Mausoléo

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Mausoléo
Mausoléo
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-Rousse - Balagne
Maire
Mandat
Jean Toussaint Antonelli
2020-2026
Code postal 20259
Code commune 2B156
Démographie
Population
municipale
17 hab. (2017 en stagnation par rapport à 2012)
Densité 0,87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 14″ nord, 9° 00′ 32″ est
Altitude 720 m
Min. 527 m
Max. 2 030 m
Superficie 19,43 km2
Élections
Départementales L'Île-Rousse
Localisation
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Mausoléo

Mausoléo est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Giussani.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Avec Pioggiola, Olmi-Cappella et Vallica, Mausoléo est l'une des quatre communes de la piève de Giussani, une microrégion montagneuse de l'arrière-pays balanin située dans la partie septentrionale du parc naturel régional de Corse, au nord-ouest de l'île.

Relief[modifier | modifier le code]

Gorges du Francioni.

Mausoléo est une commune enclavée par celle d'Olmi-Cappella dans toute sa partie orientale et méridionale. Le ruisseau de Francioni dans sa partie basse la sépare d'Olmi-Cappella.

Sa partie orientale, comprise entre Pioggiola au nord et Calenzana à l'ouest, est représentée par un chaînon de montagnes partant de Punta Radiche (2 012 mètres), passant par Punta di Sordali (1 845 mètres), Cima all'Altare (1 781 mètres), Cima Gallichiccia (1 279 mètres) jusqu'à Cima Pagliaghju (1 183 mètres). Les deux flancs du chaînon montagneux, délimités par la Tartagine au sud et par la rivière de Melaja son affluent au nord, sont boisés et couverts de pins laricio. Ils représentent près de la moitié de la forêt domaniale de Tartagine-Melaja.

Le territoire de la commune occupe l'amont de la vallée de la Tartagine, cerné par le vaste cirque de Tartagine lequel est formé par les hauts sommets que sont Monte Padro, Cima di a Statoja, Capu Ladroncellu, Monte Corona, Capu a u Dente, Monte Grosso et San Parteo.

Le territoire de la commune compte plus de 1 000 hectares de prés.

Accès[modifier | modifier le code]

Une seule route permet l'accès au village de Mausoléo : la D 563. Celle-ci s'y termine en cul-de-sac. Pour y arriver, emprunter la D 963 jusqu'à l'intersection avec la D 563. Le village se situe à près de 2 km plus loin.

La route D 963 continue jusqu'à la maison forestière de Tartagine-Melaja devenu un gîte d'étape en 2006. Elle se poursuit en une piste remontant dans la forêt territoriale de Tartagine, longeant le cours de la Tartagine et se terminant sur le territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pioggiola Pioggiola Olmi-Cappella Rose des vents
Pioggiola, Calenzana N Olmi-Cappella
O    Mausoléo    E
S
Calenzana Olmi-Cappella Olmi-Cappella

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village de Mausoléo a été construit sur un éperon rocheux à (738 mètres) d'altitude, plein sud, face au Monte Padro (2 393 mètres). Le bâti est très ancien. Les maisons regroupées ont pour la plupart leurs volets fermés. En effet, la commune ne compte que 14 habitants (2008). Point de commerce donc ici. La seule activité visible est le pastoralisme (élevage caprin et bovin).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'après Giovanni della Grossa, chroniqueur insulaire de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle, Mausoléo aurait été fondé par une tribu espagnole deux siècles environ avant Jésus-Christ, au lieu-dit Piana al Molino, 200 mètres plus bas que le village actuel. Ce dernier aurait été bâti vers la fin du XIVe siècle. Il comptait alors 45 feux. Ses habitants venaient de San Giovanni : « Musuléu vicariatus giovanei ». l'abbé Juge-André Giudicelli précise dans sa monographie que l'église de San Giovanni était restée encore longtemps l'église paroissiale de Mausoléo avec résidence du Piévan.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XIVe siècle, Mausoléo devient le chef-lieu de la piève de Giussani dont les lieux habités vers 1520 étaient la Cappella, l’Olmo, lo Musuleo, Valica, li Porcili, Lecciole, la Piogiola. PATRO, "pieve" devenue, en 1789, le canton de Olmi Capella[1].

Peu avant l’annexion de l’île par la France en 1769, la pieve de Giussani avait 6 villages, Pogiolo, Porcoli, Mausoleo, Uallica, Olmi, e Capella, et comptait 810 habitants. La pieve civile était dans le ressort de la « Giurisditione di Algagliola e Calui ... II. Pieue di Giussani : Poggiolo, e Porcili 303. Mausoleo 96. Uallica 68. Olmi, e Capella 344 »[2]. Sur le plan religieux, le Giussani relevait du diocèse d'Accia et Mariana.

La piève de Giussani deviendra le canton de Padro au .

Par décret du de Napoléon 1er qui fusionna les départements du Golo et du Liamone, le canton du Padro devint celui d'Olmi-Capella.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1954 : la commune de Mausoléo comptait 70 habitants, autant qu'en 2008.
  • 1971 - 1973 : Mausoléo intègre le nouveau canton de Belgodère qui est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Muro, Belgodère et Olmi-Cappella.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 août 2006 Antoine Fabiani-Antonelli    
septembre 2006 En cours Jean-Toussaint Antonelli PRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2017, la commune comptait 17 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
117120139152161166155158158
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
158164172163168175176154156
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
152132131116105103727970
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
674938141112161717
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église San-Salvadore et mairie.
  • Église paroissiale San-Salvadore (Saint-Sauveur). Elle a été bâtie au XVIe siècle sur un sanctuaire ancien et remaniée au XVIIIe siècle. Elle présente un petit clocher massif. À l'intérieur se trouvent plusieurs œuvres remarquables : une statue de saint Jean-Baptiste en bois d'olivier, des fonts baptismaux en bois, un tabernacle en bois sculpté et donné par un moine de Corbara, un tableau toile peinte Intercession de la Vierge et de Saint Jean-Baptiste auprès de la Trinité pour les âmes du purgatoire daté de 1680, une bannière de procession, etc.

Sur la façade est apposée une plaque commémorative en marbre sur laquelle est écrit : Ci-gît l'Abbé Antoine Giudicelli professeur au petit séminaire d'Ajaccio décédé à Olmi-Cappella le à l'âge de 38 ans. Requiem.

  • La mairie, en bordure de route et attenante à l'église San-Salvadore, est l'ancienne chapelle de la confrérie Santa Croce. Cette dernière a fusionné avec les confréries des trois autres villages du Giussani pour la nouvelle confrérie San Parteu de Pioggiola.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Ponts génois[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs ponts génois sur la commune :

  • pont de l'Alzello, situé sur le ruisseau éponyme[Note 2], au nord du village. Il permet de relier Mausoléo à Olmi-Cappella.
  • pont du Francioni, situé au fond de la vallée encaissée du Francioni.
  • pont de Melaja, situé sur la rivière Melaja, « à cheval » sur Mausoléo et Asco.

Ces ouvrages se trouvent sur l'itinéraire d'étroits sentiers de transhumance qui autrefois, étaient empruntés par les bergers niolins pour se rendre avec leur troupeau en Balagne ou dans le Filosorma, en passant notamment, par Asco et Bocca di Laggiarello, la maison forestière de Tartagine et Bocca di Tartagine, ou encore Pioggiola, Bocca di Croce d'Olu et au-delà. Un sentier franchit la rivière Melaja, qui prend sa source au pied du Monte Grosso, ouvre une voie d'accès vers le sommet pour ensuite redescendre sur Calenzana.

Au nord, sur la commune de Pioggiola, sont deux autres ponts génois (de Forcili et d'Avarozia) dans la portion du sentier entre Mausoléo et Pioggiola.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt domaniale de Tartagine-Melaja[modifier | modifier le code]

La forêt d'une superficie de 2 783 ha que se partagent les communes d'Olmi-Cappella et de Mausoléo, est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique[7]. La zone couvre 1 347 ha du territoire communal d'Olmi-Cappella, de Pioggiola et de Mausoléo.

Elle offre de vastes possibilités de balades et de randonnées. L'ancienne maison forestière devenue privée est aujourd'hui un gîte d'étape.

La chênaie de Vallica[modifier | modifier le code]

La commune partage avec les communes d'Asco, d'Olmi-Cappella et de Vallica une forêt d'une superficie de 905 ha, classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (validation nationale 2011), et qui a pour nom : Chênaie de Vallica[8].

Les crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Cinto[modifier | modifier le code]

La commune partage avec 15 autres communes, une vaste ZNIEFF (30 803 ha) comprenant l'ensemble du haut massif du Cinto au sens large, où prennent naissance les fleuves et les rivières Golo, Asco, Fango, Figarella, Fiume Seccu, Tartagine et Regino. Cette zone s'étend du col de Battaglia (au nord), au-dessus des villages de Speloncato et de Pioggiola, jusqu'au col de Vergio (au sud).

« Cette chaîne se distingue des autres grands massifs par sa nature géologique constituée en grande partie par des roches d'origine volcanique (rhyolites). La géomorphologie de ces reliefs est marquée par la trace des anciens glaciers (cirques, moraines...) »[9].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Monolithe. Au milieu du village, sur un petit mont appelé Cima, se trouve une pierre branlante qui pèse plus de 3 tonnes, qu'un homme seul pourrait faire bouger.
  • Monument aux morts

Cinéma[modifier | modifier le code]

Mausoléo apparaît dans Au cul du loup, un film de Pierre Duculot, avec Christelle Cornil et François Vincentelli, sorti en 2012
Ce film fut en compétition au festival du premier film d'Annonay 2012.

Dans le film, une jeune femme quitte sa vie qui la lasse et va s'installer dans une vieille maison mal entretenue que son grand-père lui a léguée. Elle s'attache vite au lieu et à ses habitants et décide de rénover la maison qui part en ruines[10].

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale, Saint Jean-Baptiste, le de chaque année.

Association[modifier | modifier le code]

L'Aria (Association des rencontres internationales artistiques), créée en 1998 par l'acteur Robin Renucci, est un pôle d'éducation et de formation par la création théâtrale dans la tradition de l'éducation populaire. Des rencontres théâtrales ont lieu toute l'année, surtout en été avec les Rencontres internationales de théâtre en Corse dans le Ghjunsani. Elle a son siège à Olmi-Cappella.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Le ruisseau d'Alzello est le nom donné au ruisseau de Francioni dans la partie de son cours comprise entre la limite de la commune avec Pioggiola, jusqu'en amont de la passerelle située à l'est du village de Mausoléo

Références[modifier | modifier le code]

  1. Corse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  2. Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. ZNIEFF 940004190 - Forêt d'altitude de Tartagine-Melaja sur le site de l’INPN.
  8. ZNIEFF 940004205 - Chênaie de Vallica sur le site de l’INPN.
  9. ZNIEFF 940004233 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Cinto sur le site de l’INPN.
  10. Festival du 1er film d'Annonay → site officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]