Muro (Haute-Corse)

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Muro
Le village de Muro vu de l'est
Le village de Muro vu de l'est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton L'Île-Rousse
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-Rousse - Balagne
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Moretti
2014-2020
Code postal 20225
Code commune 2B173
Démographie
Population
municipale
232 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 47″ nord, 8° 54′ 54″ est
Altitude 320 m
Min. 160 m
Max. 1 360 m
Superficie 7,92 km2
Localisation

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Muro est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Muro se situe en Balagne intérieure, sans façade maritime, dans l'ancienne pieve de Santo Andrea. Muro fait partie des « villages balcons » de la vallée du Regino[Note 1].

Communes limitrophes
Rose des vents Avapessa Cateri, Feliceto Feliceto Rose des vents
Montegrosso N Feliceto
O    Muro    E
S
Zilia Zilia Feliceto

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur les contreforts nord du Monte Grosso, dans la « Corse cristalline » composée de roches magmatiques avec des sédiments quaternaires dans la cuvette du Regino. Elle est accrochée au flanc d'un chaînon secondaire qui sépare la vallée du Regino de la plaine de Calenzana et se prolonge jusqu'à Capu d'Occi (563 m) au-dessus de Lumio.

Territoire communal

Son territoire suit le cours du ruisseau d'Orsoni qui prend le nom de ruisseau de Leca en aval du village. Il s'étend vers le nord en une longue bande de terre, depuis Cima di Cuzia (1 381 m) son extrémité méridionale, jusqu'à son extrémité septentrionale, un point situé à une centaine de mètres en aval de la confluence du ruisseau de Leca avec le ruisseau de Piano[1] dans la vallée du Regino.

Ce territoire est divisé en deux parties à hauteur du village :

  • au sud de Muro, c'est un étroit vallon représentant tout le bassin versant du ruisseau d'Orsoni ;
  • au nord, le vallon s'élargit et s'ouvre dans la plaine du Regino, arrosée par le ruisseau de Leca et son confluent le ruisseau de Vivajo.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cascade de Nunziata

Le ruisseau d'Orsoni[2], principal cours d'eau de la commune, naît sur le territoire communal sous le nom de ruisseau de Poggio Catinaccio à 800 m d'altitude, au lieu-dit Funtana di Curnachiaccie, sous Petra Apertusa (1 146 m). Il prend le nom de ruisseau de Leca sous le village de Muro. Son cours est ponctué par une remarquable cascade nommée « Cascade de Nunziata », visible au-dessus de la route D71, peu après la sortie sud du village. Il alimente le ruisseau de Piano[3], affluent du !fiume di Regino. Son principal affluent est le ruisseau de Vivajo[4].

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Muro bénéficie d'un climat méditerranéen aux écarts thermiques modérés. Séparée du littoral balanin par un chaînon de moyennes montagnes délimitant le nord de la vallée du Regino avec la plaine d'Aregno, et allant jusqu'à Monticello à l'est depuis Capu di Bestia (804 m - sommet « à cheval » sur Montegrosso et Avapessa), la commune de Muro se trouve de fait abritée des vents d'ouest dominants qui balayent la Balagne.

Son territoire fait partie du milieu ouvert et bocager de la vallée du Regino. Les espaces boisés occupent les hauteurs et l'alentour du village, formés principalement de chênes verts, de chênes pubescents et d'oliviers. L'étage supérieur dénudé ou couvert par un maquis bas, présente les nombreuses anciennes terrasses de culture. Comme pour toutes les communes environnantes qui sont proches de la mer, le village est en été, sous l'influence rafraîchissante de la montagne. En hiver, sa plaine est plus tempérée que ses voisines occidentales, la plaine d'Aregno, et celles du Fiume Seccu et de la Figarella (Lumio-Montegrosso-Calenzana-Calvi).

Les grosses pluies orageuses ont lieu normalement à l'automne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Muro est traversé par la route départementale 71, route de la corniche balanine qui relie Lumio à Belgodère à flanc de coteaux par l'ancien itinéraire de la route nationale 197. À la sortie orientale du village se détache la route départementale 13, qui descend vers la plaine du Regino avant de remonter vers Santa-Reparata-di-Balagna, et dont l'embranchement D 113 suit le Regino quasiment jusqu'à son embouchure.

Transports[modifier | modifier le code]

Le village de Muro est distant de[Note 2] :

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Panorama de Muro

La commune comporte trois principaux lieux habités :

Muro village[modifier | modifier le code]

Dominé par le pic Avazeri (751 m), le village de Muro est orienté à l'est, à l'adret du vallon du ruisseau de Leca, sous-affluent du Regino par le ruisseau de Piano. Mais l'exposition étant importante à la sulana (adret)[Note 3], l'été y est plus brûlant. Sa remarquable grande église, la Santissima Annunziata, située au nord, domine le bourg. En face d'elle, de l'autre côté de la petite Piazza di a Ghjesgia (litt. place de l'église), se trouve la confrérie.

Poggiali[modifier | modifier le code]

Le hameau de Poggiali (i Pughjali) aux habitations regroupées, se situe à 500 m au nord-est du village de Muro. Presque désertifié, il compte de nombreuses maisons ruinées. S'y trouve la chapelle Saint-Antoine (Sant' Antone) avec la statuette du saint dans la petite niche coiffant le portail. On y accède par une petite route communale en « cul-de-sac ».

Murato[modifier | modifier le code]

Hameau de Murato

Situé au nord du village, le hameau de Murato se présente avec des habitations dispersées. Il est traversé par la route D71. À partir de la D71, une petite route conduit au cimetière communal où se trouve une chapelle San Ghjacumu (Saint-Jacques) restaurée en 1997 grâce aux dons de Maria Di Vincenza.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du corse muru qui désigne un mur d'enceinte[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 844, Boniface II marquis de Toscane et tutor Corsicæ abandonne l'île aux Sarrasins qui pillaient ses côtes depuis 714. La Corse est alors occupée par les Maures. Muru doit son nom à une vieille citadelle maure, nommée Muru Vecchiu.

Vers 860 démarre la reconquête de l'île. Le nord-est de la Corse, partie la plus proche de la terre ferme, est reconquis par Oberto ancêtre des Malaspina et des Obertenghi, un descendant de Boniface (Bonifacio) marquis toscan fondateur de Bonifacio.

Les marquis de Massa de la lignée des Obertinghi, sont les descendants du marquis Alberto Ruffo, qui au XIe siècle, aurait chassé les Sarrasins de Rome et contribué à la défense de la Corse. Tous les descendants d'Alberto Ruffo[Note 4] portaient le titre de marquis de Corse[6].

Le fief des marquis de Massa di Corsica s'étendait sur tout le « Deçà des Monts », c'est-à-dire l'actuelle Haute-Corse moins le Cap Corse.

Au XIIe siècle une première communauté s'établit dans la plaine et édifie une église dédiée à San Giovanni Evangelista. Ses ruines sont encore visibles au nord de Poggiali.

Au XVe siècle, le chancelier De Negri de l'excellentissime chambre de la Sérénissime République de Gênes déclare au « livre de la noblesse Génoise », la famille Morati de la province de Balagne, de l'île de Corse. De Negri déclare établir d'après des documents authentiques présentés par la famille Morati et des extraits de « la chancellerie de San Prassede de la ville de Rome » que

« le Chevalier François Morati, de la ville de Tivoli, dans les états pontificaux, après avoir pris part en qualité de volontaire à la campagne contre les Lombards qui assiégeaient les états pontificaux, est parti en 794, en compagnie d'autres marquis, comtes et chevaliers, pour chasser les Sarrazins de l'île de Corse et, les ayant chassés, ils furent seigneurs de l'île et François Morati eut pour sa part le château et la forteresse de Morato, aujourd'hui appelé village de Muro. »

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle vers 1520, la pieve de Santo Andrea, diocèse de Mariana, était formée des communautés de Muro, Feliceto, Nessa, Iustiniani (Giustiniana, actuel hameau de Speloncato) et Speloncato. La pieve comptait alors 1 350 habitants[7].

Devant la menace permanente sarrasine et la malaria, les gens se réfugient dans la montagne. Ils édifient un premier lieu de culte vers 1560. L'église se révèle bien vite trop petite face à la poussée démographique. Elle est rasée et remplacée par une nouvelle église, l'origine de la Santissima Annunziata.

Au début du XVIIIe siècle, Muro fait partie de la pieve de Santo Andrea qui comptait environ 900 habitants et avait pour seuls lieux habités Muro (423 hab.), Feliceto (228 hab.) et Nessa (157 hab.). Muro était dans le ressort de la juridiction civile d'Ajgajola et Calvi[8].

  • 1768 - après la cession de la Corse à la France, l'île passe sous administration française. Santo Andrea prend le nom de pieve de Regino.
  • 1778 - Le 4 mars, survient une "épouvantable catastrophe" comme le rappelle une plaque apposée sur le transept droit. Sous le poids de la neige, la coupole s'effondre sur les fidèles, causant la mort de 39 femmes et un vieillard[Note 5].
  • 1789 - la Corse fait partie du royaume de France. Avec la Révolution française, est créé en 1790 le département de Corse, puis en 1793, celui de El Golo (l'actuelle Haute-Corse). La commune se trouvait dans le district de Calvi (arrondissement de Calvi en 1801). Elle portait le nom de Muro (An II). En 1801 on retrouve le même nom au Bulletin des lois.
  • 1793 - La pieve de Regino devient le canton de Regino (chef-lieu Muro). En 1828, il devient le canton de Muro[9].
  • 1821 - À partir de cette année, les actes d’état-civil ne sont plus rédigés en italien mais en français. Muro se développe, devient chef-lieu de canton, possède un bureau de poste et une gendarmerie. En 1851, sa population atteint 1 537 habitants.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 14-18

La fin du XIXe siècle voit une décroissance spectaculaire de la population, suivie et aggravée au XXe par la disparition progressive des services publics : poste de douane, perception, justice de paix, gendarmerie, collège ; seule la Poste a pu être conservée.

En 1926, Muro intègre l'arrondissement de Bastia, puis en 1946 celui de Calvi.

Depuis la réorganisation opérée en 1973, avec la fusion imposée des cantons de Muro, Belgodere et Olmi-Cappella, Muro n'est plus chef-lieu d'un canton de 9 communes (Algajola, Aregno, Avapessa, Cateri, Feliceto, Lavatoggio, Muro, Nessa et Speloncato), mais l'une des 19 communes du nouveau canton de Belgodère[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Champ d'oliviers séculaires à Murato

Jusqu'à récemment encore, l'économie locale reposait sur l'agriculture. Les gens vivaient de l’exploitation des oliviers (Muro a compté jusqu'à 15 moulins à huile (fragni entraînés par des ânes, et fabriche à augets sur les rivières), des cerises, des châtaignes et des amandiers. La sériculture était également développée, les mûriers fort nombreux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Pierre Oberti . .
mars 2014 en cours Jean-Baptiste Moretti DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Muro est membre :

  • de la Communauté de communes de l'Île-Rousse - Balagne ;
  • du syndicat intercommunal de la mise en valeur de la plaine du Regino ;
  • du syndicat intercommunal d'électrification de Balagne ;
  • du syndicat intercommunal pour la défense contre l'incendie et la protection de la nature ;
  • du syndicat intercommunal pour l'équipement hydraulique de la Balagne ;
  • du SIVU pour la couverture sanitaire de la Balagne[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 232 habitants, en diminution de -12,12 % par rapport à 2009 (Haute-Corse : 5,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
734 920 1 015 1 163 1 239 1 307 1 346 1 537 1 279
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 290 1 277 1 072 1 055 1 064 1 113 1 130 1 201 1 118
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 055 1 027 920 906 815 805 633 523 426
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
400 323 283 276 248 263 235 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1999, la commune comptait 248 habitants. Près de 40 % de sa population avait 60 ans ou plus (moyenne nationale 21,3 %), et 19 % entre 20 et 39 ans (moyenne nationale 28 %)[15].

En 2007, la population de Muro est remontée à 263 habitants, augmentation portant sur le nombre des actifs (+34 %), accompagnée d'une augmentation du nombre des résidences principales (+ 13 %)[10]. La base BANATIC[Note 7] du ministère de l'Intérieur donne pour 2011 une population totale de 275 habitants[11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école primaire publique au village. Le collège Pascal Paoli, le plus proche établissement secondaire, se situe à L'Île-Rousse, distant de 15 km. Le lycée de Balagne; établissement d'enseignement général et technologique publics, se trouve également à L'Île-Rousse.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecins ni d'infirmiers à Muro. Le médecin le plus proche est établi à Aregno (7 km). Les infirmiers les plus proches sont à Lumio et Algajola (13 km). Le centre hospitalier de Calvi-Balagne, ex antenne médicale de Balagne (AMU de Calvi), le plus proche hôpital, est distant de 16 km.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • 25 juillet - Saint Jacques : fête de la paroisse

Sports[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

Muro est le départ (altitude 390 m) d'un sentier permettant de se rendre, soit à Feliceto, soit à Zilia (380 m) en franchissant la Bocca di Foata (732 m).

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse (Église Santissima Annunziata) relève du diocèse d'Ajaccio.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts

Santissima Annunziata[modifier | modifier le code]

Église de la Santissima Annunziata

L'église paroissiale de la Santissima Annunziata (Très Sainte Annonciation), se situe au nord du village qui est desservi par la rue des Trois de Muro (Carrughju di i Tre di Muru), une bretelle à la route D71. De style baroque, elle a été construite au milieu du XVIIe siècle, puis reconstruite au XIXe siècle après l'effondrement de la coupole survenu le pendant l’office des Cendres, faisant 60 morts[10].

Son plan en croix latine avec nef unique s'inspirerait de l'Annunziata de Gênes. Les dimensions sont imposantes : 31 mètres de long, 12,5 mètres de large, 22 mètres de haut pour la façade, 25 pour le clocher.

La façade est exceptionnelle : sa hauteur est soulignée par des fausses colonnades et plusieurs corniches peintes en blanc tranchant sur le fond rose de l'ensemble. Elle est décorée de plusieurs statues. Au-dessus de la porte d'entrée, dans des niches à fond bleu, un Sacré-Cœur entouré de Marie et Joseph ; plus haut, encadrant une verrière de l'Annonciation, les saints patrons de la paroisse Jean l'Évangéliste et Jacques le majeur ; plus haut encore et à l'extérieur du volume principal, les saints apôtres Pierre et Paul ; tout en haut, sous un fronton triangulaire, une colombe rayonnante est sculptée en bas-relief.

L'intérieur est richement décoré dans le style baroque : dorures, nombreux tableaux dans les chapelles latérales dont une Annonciation du XVIIe siècle, peintures en trompe-l'œil sur la voûte de la coupole, autel et chaire en marbre blanc, colonnes torses autour des autels secondaires, etc.

S'y trouve aussi un orgue daté de 1796, commandé par Tommaso Pagnini, prêtre et facteur d’orgue de Lucca (Italie), qui a été restauré à l’identique en 1982 par J-F Muno[10].

Campanile de la Santissima Annunziata

L'édifice est non classé. Il renferme toutefois des œuvres remarquables, toutes propriété de la commune et classées au titre des Monuments historiques :

  • autel du maître autel[16]
  • clôture de chœur[17]
  • tableau La Vierge au rosaire avec saint Dominique et sainte Catherine de Sienne[18]
  • tableau Le Baptême du Christ[19]
  • tableau Notre-Dame du Mont-Carmel[20]
  • tableau L'Assomption de la Vierge[21]
  • tableau Jésus à terre sous le poids de la croix[22]
  • tableau La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne[23]
  • tableau La Vierge intercédant pour les âmes du purgatoire[24].


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Autres[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de confrérie. L'oratoire Santa Croce, chapelle de la confrérie (a Casazza) créée en 1440 et remise en activité en 2005 après de longues années de sommeil, se situe en vis-à-vis de l'église paroissiale.
  • Chapelle Sant' Antone, située au hameau de Poggiali, la chapelle offre une façade d'inspiration voisine de celle de l'église paroissiale, mais centrée ici sur le seul saint Antoine. Le fronton porte l'inscription latine « SI QUÆRIS MIRACULA » (litt. Si tu cherches des miracles), premiers mots d'un répons à Saint Antoine célébrant les nombreux miracles attribués au saint (il a calmé les éléments, rendu aux éclopés leur intégrité, etc.)[25].
  • Chapelle San Ghjacumu (Saint-Jacques). La petite chapelle qui se trouve au bout du chemin conduisant au cimetière communal de Murato, a été restaurée en 1997 comme on peut le lire sur une plaque de remerciement à Maria Di Vincenza.
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique :

Oliveraies et boisements des collines de Balagne

Muro fait partie des 18 communes de Balagne concernée par la ZNIEFF 940004142 - Oliveraies et boisements des collines de Balagne (2e génération), zone réparties sur trois des principale vallées de la Balagne : la vallée du Fiume Seccu, le bassin d'Aregno et la vallée du Regino[26].

Autres[modifier | modifier le code]

À l'est du village, le ruisseau d'Orsoni descend en belles cascades, proches de la route de Feliceto.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Morati, abbé, jurisconsulte.
  • Hyacinthe Yvia-Croce (19..?-1981), journaliste, poète écrivain, historien[27], lexicographe.
  • Jean Ferrandi (1920-1989), figure de l'Algérie française, né et inhumé dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'art baroque en Corse, cahiers Corsica Bastia 1997
  • Nicolas Mattei - Les églises baroques de Corse, étude historique et artistique - Thèse de doctorat en Lettres 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les villages nichés au-dessus de la vallée du Regino, au nombre de treize, sont : Cateri, Avapessa, Muro, Feliceto, Nessa, Speloncato, Ville-di-Paraso, Costa, Occhiatana, Belgodère, Sant'Antonino, Santa-Reparata-di-Balagna et Monticello
  2. Les distances routières mentionnées dans cette page sont extraites de ViaMichelin.fr
  3. par opposition à l'umbria (ubac)
  4. Alberto Ruffo est le petit-fils du comte Bonifacio. En 825 il est chargé de la défense de la Corse. Il sera remplacé dans cette tâche en 844 par fils Adalbert
  5. D'après la notice affichée dans l'église, réalisée par Michel Pierre d'après les recherches et rédaction de "Jojo Avazeri"
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. BANATIC Base Nationale sur l'intercommunalité

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Piano (Y7610520) » (consulté le 10 mai 2012)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Orsoni (Y7611180) » (consulté le 10 mai 2012)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Piano (Y7610520) » (consulté le 18 juin 2015)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Vivajo (Y7611140) » (consulté le 18 juin 2015)
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1474 Lire en ligne
  6. [1] Colonna De Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse - Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Éditeurs 5, rue Palatine Paris VIe 1916
  7. [2] Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti ADECEC
  8. [3] Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a, b, c et d [4] Site non officiel de la commune
  11. a et b [5] La CC di E Cinque Piève di Balagna sur la base BANATIC
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. [6] Population de Muro sur le journal du Net
  16. Notice no PM2B000616, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no PM2B000617, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no PM2B000615, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no PM2B000614, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Notice no PM2B000613, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Notice no PM2B000612, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Notice no PM2B000611, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM2B000610, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM2B000609, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Texte complet du répons à Saint Antoine
  26. [7] Fiche ZNIEFF 940004142 - Oliveraies et boisements des collines de Balagne à l'INPN
  27. Yvia-Croce, Hyacinthe (notice BnF no FRBNF11929550)