Vianne de Gontaut-Biron

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Vianne de Gontaut-Biron
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Vianne de Gontaut-Biron (1225-1280) est la fille de Vital de Gontaut-Biron, seigneur de Mongaillard (actuel département de Lot-et-Garonne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier mariage[modifier | modifier le code]

Vianne à la mort de son père reçoit en héritage le château de Mongaillard et ses dépendances, celui de Puch, de Gontaud en Agenais et d'autres de moindre importance. Elle épouse alors Amanieu VI d'Albret et lui apporte toute sa dot. Le mariage est déclaré nul par une bulle du pape Clément IV au prétexte d'une parenté spirituelle existant entre les époux, le 22 septembre 1268[1].

Deuxième mariage[modifier | modifier le code]

Elle est mariée alors au seigneur de Bazas, Hélie de Castillon mais s’en sépare aussitôt puisqu’elle demande au pape d'annuler ce second mariage, car les preuves retenues pour l’annulation du premier mariage étaient fausses. En 1271, le pape Grégoire X lui donne satisfaction. Toutefois, elle ne retrouvera sa dot qu’après un procès qui se termina à son total avantage le 29 avril 1279[1].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Après avoir légué ses biens au fils de sa sœur Indié, Jourdain de l'Isle, Vianne se retire à Condom (Gers) où elle avait, dès l'an 1261, contribué à fonder le couvent des Dominicains[2], et dans lequel elle fait bâtir sa demeure particulière. Elle contribue ensuite à la fondation du couvent de Prouillan (ou Pontvert) près de Condom, lequel était affilié au monastère de Prouille et destiné exclusivement à l'accueil de jeunes filles nobles.

Elle meurt le 21 février 1280[1],[note 1].

En l'honneur de sa tante, Jourdain de l'Isle donnera le nom de Vianne à la bastide qu’il fonde en 1284[1].

Vianne de Gontaut-Biron a par ailleurs fait don à l'évêque d'Agen des dîmes redevables sur la paroisse de Saint-Cirice[2], un territoire probablement situé sur l'actuel hameau de Saint-Cirice, entre Condom et Vianne, aujourd'hui rattaché à la commune de Moncrabeau[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Lamy (i.e. Louis Ferdinand), Société des sciences, lettres et arts d'Agen, Société académique d'Agen, « Revue de l'Agenais », vol. 7, 31 janvier - 29 février 1880, p. 1-4.
  • Jules de Bourousse de Laffore, Notes historiques sur des monuments féodaux ou religieux du département de Lot-et-Garonne, p. 1-4, Revue de l'Agenais, année 1880, tome 7 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d L. Bottacin, La bastide de Vianne, J.Owen, 1970
  2. a et b « Congrès Archéologique de France - Séances générales , Société française d'archéologie, citation du cartulaire d'Agen, 1875..
  3. Revue de l'Agenais, vol. 7, 1880.
  4. « Moncrabeau. La croix de Saint-Cirice restaurée », ladepeche.fr, 7 novembre 2011.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Date du calendrier au style ancien, à l'an 1281 selon le calendrier en vigueur à la fin du XIXe siècle[3].