Gontaud-de-Nogaret

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Gontaud-de-Nogaret
Une maison de Gontaud.
Une maison de Gontaud.
Blason de Gontaud-de-Nogaret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Marmande
Canton Marmande-2
Intercommunalité Val de Garonne Agglomération
Maire
Mandat
Thierry Constans
2014-2020
Code postal 47400
Code commune 47110
Démographie
Population
municipale
1 670 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 25″ nord, 0° 17′ 44″ est
Altitude 45 m (min. : 26 m) (max. : 132 m)
Superficie 29,51 km2
Localisation

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Gontaud-de-Nogaret

Gontaud-de-Nogaret est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur l'ancienne route nationale 641 entre Puymiclan et Fauillet, et sur ligne Bordeaux-Saint-Jean - Sète-Ville accès gare de Gontaud-Fauguerolles (désormais inactive).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Nogaret (en occitan moderne nogaret signifie « noiseraie ») renvoie soit à un noyer, arbre distinctif d'une ferme ou d'un lieu, soit à la noiseraie, productrice d'huile[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après la Chanson de la Croisade contre les Albigeois, la ville est détruite par le feu en 1209, ce qui explique que l'église Notre-Dame a dû être presque entièrement reconstruite après cette guerre.

D'après un document du 3 février 1252/1253, le feu prend dans les cornières de Gontaud et huit maisons sont détruites par les flammes[2]

À la fin de la guerre de Cent Ans, Gontaud était partagé entre plusieurs co-seigneurs. Jean de Melet, écuyer, rendit hommage au roi le 3 décembre 1469 pour sa part et portion de la seigneurie de Gontaut, mouvant du duché de Guienne (BNF, Fonds Périgord, tome 11, cote 257).

Le , la ville est prise par l'armée royale commandée par le maréchal de Gontaud. Elle est mise à sac sauf la maison de Cancon (château actuel) et la population massacrée[3].

Un incendie, le 10 mars 1800, a détruit tout un quartier de la ville.

Réunion des communes de Gontaud et de Saint-Pierre-de-Nogaret en 1965.

Le château de Gontaud-de-Nogaret[modifier | modifier le code]

Le corps de logis est couvert de chaume.

Un document daté de 1473, après la fin de la guerre de Cent Ans, dit au sujet de Gontaud : « il n’y avait point alors ni château, ni maison pour le seigneur ». Puis on apprend dans le « Nobiliaire de Guyenne et Gascogne » en date du 5 janvier 1495 que l’écuyer Jean de Melet s’est vu accorder par le roi Charles VII la faculté de racheter le « Castel et seigneurie de Gontaud » qui avaient été vendus pour 2 500 livres à Catherine d’Anglade et son fils Jean de Verdum.

C’est donc entre 1473 et 1495 que fut construit cet édifice. Pendant les guerres de religion, le 13 juillet 1580, le maréchal Armand de Gontaud, baron de Biron, à la tête de l’armée catholique, attaque Gontaud qui est aux mains des protestants. Le château sera la seule maison épargnée par ce pillage et l’incendie du village. En effet, il appartient alors à un noble catholique : Jean de Montferrand, baron de Cancon, héritier des Verdun. Le lendemain, le château sera occupé par les soldats catholiques.

Pendant les troubles de la Fronde, le 4 décembre 1652, Gontaud sera à nouveau assiégé et pillé par deux régiments de cavalerie et d’infanterie du marquis de Biron. Là encore, le château du seigneur de Montferrand sera épargné par l’armée de Condé mais pour payer cette grâce le comptable de la communauté devra donner aux assiégeants 20 boisseaux d’Avoine et neuf d’orge.

Après les Montferrand, c’est la famille Luppe d’Arblade qui possédera le château en 1661 puis Timothée de Bacalan en 1694 qui y fera effectuer les premières réparations connues. Puis ce sera messire Jean Pellet.

Le 2 octobre 1793, les biens de la famille Pellet seront saisis et le château de Gontaud sera adjugé aux enchères publiques à la citoyenne Marguerite Degalz, veuve Martineau. Le château restera la propriété de la famille Martineau jusqu’au 6 mai 1914, date à laquelle il sera vendu à monsieur Armand de Gontaud-Biron, marquis de Gontaud et de Saint-Blancard.

Mais le château manque alors cruellement d’entretien et le 5 janvier 1949 la petite tour du côté nord s’écroule sur la rue, entraînant avec elle la moitié du corps de logis.

À partir de 1955 de nombreux propriétaires se sont succédé sans engager de grands travaux. Un travail de restauration des parties existantes a été entrepris depuis 1997 par de nouveaux propriétaires. Depuis mi-2007, la moitié du corps de logis, écroulée en 1949, a été reconstruite par des entreprises locales.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gontaud-de-Nogaret Blason Écartelé d’or et de gueules[4].
Détails Ces armoiries sont celle des Gontaut-Biron
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1986 mars 2001 Gilberte Larrieu[5] UDF Conseillère générale du canton de Marmande-Est
mars 2001 en cours Thierry Constans UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 670 habitants, en augmentation de 3,28 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 416 1 017 1 510 1 184 1 268 1 324 1 357 1 370 1 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 414 1 385 1 454 1 379 1 400 1 317 1 247 1 257 1 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 128 1 143 1 068 926 953 926 943 913 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
961 1 550 1 488 1 517 1 518 1 537 1 565 1 634 1 670
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Cette commune à vocation agricole compte soixante-trois fermes d'exploitation.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Gontaud-de-Nogaret (inscrite MH) et le presbytère
  • Halle de Gontaud-de-Nogaret (inscrite MH)
  • Château de Gontaud-de-Nogaret et son jardin "médiéval" (propriété privée, inscrit MH)
  • Balance et lavoir de la place de la Mairie
  • Jardin et arcades de l'ancien cloître
  • Remparts et maison forte
  • Moulin de Gibra
  • Puits de Saint-Pierre et de Blanquine
  • Église de Saint-Pierre
  • Châteaux de Lafitte, Bistauzac, d'Escage, de Laubesc, du Marès, la maison du Faudon (propriétés privées)
  • Pigeonnier de Lafitte (propriété privée)
  • Église Saint-Martin de Bistauzac
  • Berges arborées de la Canaule (rivière qui traverse Gontaud de Nogaret), moulin à eau du chemin de ronde et lavoir
  • Fontaine de "Fonsalade"

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Distributeur de billets,
  • Tous commerces et artisanat,
  • Messe à 9h30 le dimanche,
  • Cabinet médical, kinésithérapeutique, infirmier,
  • Pharmacie,
  • Relais d'Assistance Maternelle Intercommunal, crèche familiale
  • Marché fermier le mercredi matin sous la halle

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Maternelle : 3 classes et 80 enfants environ,
  • École Primaire : 5 classes et 120 enfants environ,

Culture[modifier | modifier le code]

Banderole annonçant la fête médiévale en 2011 sur l'une des maisons du village.
  • Fête médiévale, le troisième week-end de juillet ;
  • Fête de la musique le jour du passage à l'été
  • Concerts musicaux de printemps dans l'espace de verdure de la mairie et d'automne en l'église classée Notre-Dame-de-Gontaud ;
  • Journées du moulin de Gibra en juin ;
  • Soirée cabaret de février ;
  • Bibliothèque municipale.

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Bantzenheim (France) depuis 1974

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de familles et des noms de lieux du Midi de la France, Éditions du Beffroi, 2002, pp. 549-550 (rubrique « Nougaret »).
  2. Note : Voir notes dans l'article de Philippe Tamizey de Larroque sur la prise de Gontaud en 1580.
  3. Philippe Tamizey de Larroque, Le maréchal de Biron et la prise de Gontaud en 1580, p. 485-495, Revue de l'Agenais, 1896, tome 23 (lire en ligne), p. 5-13, Revue de l'Agenais, 1897, tome 24 (lire en ligne)
  4. Armorial de France
  5. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8207 sur le site MairesGenWeb
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]