Maîtresse Françoise

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Maîtresse Françoise
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Maîtresse Françoise

Biographie
Pseudonyme
Annick Foucault
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Maîtresse Françoise, ou Annick Foucault de son nom de plume, est une dominatrice et écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1994, lorsque son livre Françoise Maîtresse est publié chez Gallimard dans la collection « Digraphe[1] », Maîtresse Françoise figure comme l'un des auteurs qui introduisent le sadomasochisme en littérature grand public :

« On peut voir cette publication chez Gallimard/Digraphe, en pleines années 90, comme un phénomène de société[2] … »

Françoise Maîtresse est en effet le récit autobiographique d'une femme révélant quelles « cassures » peuvent amener à choisir des pratiques sexuelles que d'aucuns considèrent comme « perversions » et qu'elle nomme « liberté ».

Dès sa publication, des homme de lettres — tels Pierre Bourgeade et Jean-Jacques Pauvert — évoquent « une liberté en marche, une liberté inconsciente d'elle-même[3] » et parlent d'une « œuvre majeure de la littérature érotique de ces dix dernières années[4] ».

Françoise Maîtresse est par ailleurs traduit dans plusieurs langues, dont l'espagnol[5] et l'italien[6].

Cette notoriété l'amène à être régulièrement invitée dans les talk shows[7] télévisés français et à accorder des interviews[7] à propos du bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme (BDSM).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dans ses écrits, Maîtresse Françoise aborde la compréhension du masochisme selon une approche psychanalytique et philosophique qui dessine les contours d'une « érotisation de la barbarie » :

« Mais, à force de se montrer, de se commercialiser et donc de se banaliser, je crains que le masochisme perde sa substantifique moelle, à savoir sa subversion profonde. Car si le SM est un jeu avec le pouvoir, c'est surtout une mise en cause de celui-ci, puisque les rôles et les scénarios sont définis par le plus faible, ou du moins celui ou celle qui veut s'en donner les apparences. Définir, cadrer et manipuler son bourreau me semble être quand même un grand pas dans l'histoire de l'humanité. Comme aime à dire Françoise, autre, avec toi, célèbre domina parisienne : [...] en érotisant la barbarie, les fétichistes et sadomasochistes castrent les vrais bourreaux de leurs armes »

— Extrait d'une interview de Jean Streff par Maîtresse Cindy[8]

Les expériences charnelles relatées dans Françoise Maîtresse font écho, selon l'auteure, à la pensée philosophique de Gilles Deleuze. Charles J. Stivale, professeur d'université américain, spécialiste du philosophe, s'exprime en ces termes[9] sur l'hommage d'Annick Foucault à Gilles Deleuze[10] : « Une réflexion perceptive et fascinante sur la Vénus à la fourrure de Gilles Deleuze et sur ses relations au sado-masochisme ».

Profession - Collaboration[modifier | modifier le code]

À partir de 1989, elle participe à diverses émissions de télévision dont :

Elle est repérée par des majors de la télématique en raison de sa participation aux forums sur les messageries Minitel. Elle vend sa boutique de prêt à porter et accepte une proposition de collaboration : participation intense aux forums, conseils et participation aux diverses rubriques : fiches de lecture, guide[note 1]. Elle tient aussi un rôle d'attachée de presse. Elle enchaîne les émissions de télévision.

Elle collabore de 1989 à 1994 avec la messagerie 3615 Sado. Elle y est abritée, avec son propre code : 3615 Fetish. Elle rompt en 1994. Elle ouvre sa propre entreprise, 3615 Missm. Puis, deux ans plus tard, elle fusionne avec 3615 Dress. Elle y collabore jusqu'à la fin du Minitel.

Réception critique de Françoise Maîtresse[modifier | modifier le code]

Dans un article publié par Libération Hélène Hazera écrit :

« Maîtresse Françoise : le fouet et la plume. À l’heure où le sadomasochisme fait vendre, Annick Foucault, une autorité en matière de domination, publie ses souvenirs et livre sa philosophie sur les amours à l'impératif. Une nouvelle de Balzac, Un prince de la bohème, traite plaisamment de la soumission sexuelle. Mais, en plein XIXe siècle, où toute maison de plaisir se devait d'avoir ses « bourrelles », Balzac a oublié un type social : la dominatrice. Aujourd'hui le sadomasochisme est un marché : le mensuel Demonia tire à 39000 exemplaires, et les libraires proposent des témoignages qui, s'ils restent crus, ne relèvent plus uniquement de la pornographie. Et puis les mesdames « panpan-cucul » se sont entichées de littérature, et même de philosophie. Dorénavant, elles avancent dans la vie le fouet d’une main, la présentation de Leopold von Sacher-Masoch par Deleuze de l'autre. Dernière en date des penseuses-fouettardes, Annick Foucault, dont l'autobiographie livre le nom de bataille [...]: Maîtresse Françoise. Comment une jeune fille à la mère autoritaire (la fille découvrira que maman, elle aussi...), après un passage masochiste. devient une dominatrice courue[12]... »

Dans un article publié par la Tribune de Genève en 1994, Jean Pache écrit :

« Faut-il toujours à l'amour son théâtre de la cruauté ? Le cœur et la chair échappent rarement au plaisir de la souffrance. Annick Foucault le dit à sa façon : « Si le rire est le propre de l'homme » qui intéresse le naturaliste, le propre de l'homme tout court, en quelque sorte, il semble que celui de l'homme métaphysique soit le plaisir supérieur de la souffrance. Celle qu'il inflige, celle qu'il subit. De tout temps, l'amour en fit ses délices et sa mystique ; la religion, l'art, la littérature, une voie royale vers la transcendance. La plus importante, peut-être, la seule souvent qui leur fut commune. Encore faut-il s'entendre sur plaisir et la souffrance. En tête d'un chapitre de son Françoise Maitresse, Annick Foucault écrit : « La mode sado a engendré beaucoup de faux-semblants qui exaspèrent les puristes. […] L'émotion ne s'apprend pas. Onirique, elle arrive d'un lointain voyage, du plus profond de notre inconscient ». Et que dire de leurs galipettes littéraires ? Au bord d'une falaise le vide – « Françoise Maîtresse est un livre étrange et prégnant. » Selon Pierre Bourgeade qui l’introduit en spécialiste, « celle qui parle est autodidacte ». D’une expérience de vie qui la fait passer des fastes (au sens étymologique) du masochisme à ceux de la domination, elle tire « un texte écrit sur le ton du témoignage » mais qui, on ne sait par quelle grâce, approche la théâtralité de l’univers sadomasochiste d’un Genet ou d’un Arrabal. En tout cas n'y sont pour rien les références à Gilles Deleuze « qui aurait marqué à cette inattendue disciple amitié et considération ». C'est l'immédiateté, au contraire, la part du subconscient, l'authenticité, telles que les prônaient les surréalistes, qui opèrent ici. Et des phrases comme celle-ci : « Le sadomaso, c'est emmener quelqu'un au bord d'une falaise, lui montrer le vide, lui donner le vertige le plus total, mais sans le laisser tomber[13]. » »

Dans un article publié par L'Express et intitulé « Les mille-feuilles des filles d'Éros », Jean-Pierre Dufreigne écrit :

« Quand les écrivaines couchent leurs fantasmes sur le papier Des gourmandes. Oui. Gourmande de cuisine épicée, Annick Foucault la sado-maso (« Françoise maîtresse », Gallimard), qui se confesse et catalogue ses amants (« Ciré noir », « Mozart », « Strip poker », « Rocky », « Testa rossa ») selon leurs désirs les plus intimes ou leurs spécialités — elle a déclaré qu'ils avaient été ravis de se rencontrer couchés sur le papier[14]. »

Dans un article publié par Il Messaggero en 1995, Costanzo Costantini écrit, présente et interroge :

« Elle est Annick Foucault, mais elle est surtout connue sous des appellations évocatrices telles que Françoise Maitresse La Dominatrice[15], la réincarnation des années quatre-vingt-dix, La Vénus à la fourrure, la personnalité de Leopold von Sacher-Masoch portée à l'écran par Laura Antonelli. Annick Foucault est propriétaire d’un service Minitel réservé aux amateurs de sadomasochisme. Elle est rédactrice et éditrice d’un magazine portant sur le même sujet. Inspirée par le philosophe Gilles Deleuze, elle est devenue écrivaine, avec le froid du détachement. Je la rencontre à Rome où elle présente son livre. Elle revêt une apparence trompeuse : sous son doux sourire maternel se love une personnalité double ainsi qu'une biographie formidable. Née à Marseille, elle a rapidement perdu son père […] Elle subit pour la première fois les actions sadiques de la part d’une religieuse. — Sacher-Masoch enseigne que c’est toujours le masochiste qui détermine la loi du rituel et donc la femme qui inflige les mauvais traitements est un outil, un objet : qu’en penses-tu ? — Oui, répond Françoise, c’est un fait, mais Deleuze affirme que le sado-masochisme est un monstre sémiologique, et que réunir les deux tendances est une aberration. Je tends à surmonter mes tendances sadiques. Le sadisme est destructeur, c’est un produit issu du régime patriarcal. D'après Gilles Deleuze, si un masochiste rencontre un sadique, chacun fuit ou périt[16]. Le sadisme de celui qui jouit d'infliger des violences à l'autre hors consentement peut devenir criminel. Le masochiste, lui, cherche la mère, il veut revenir à l'enfance, rétablir le temps où il n'avait aucune responsabilité. — Mais la nécessité d'être humilié et puni ne naît-elle pas d'un sentiment de culpabilité ? — La culpabilité est le fruit de notre lâcheté : je regarde le sadisme des autres, de la société patriarcale, j’en ai souffert. Avoir écrit un livre m’a libérée. (…) J'ai trouvé un équilibre merveilleux et maintenant le sadisme moral, celui de la société, ne m'atteint plus[17]. »

Dans un essai publié en 2000, Annie Le Brun relève ː

« le « grand succès[18] » de Françoise Maîtresse, mais aussi ce qu'elle estime être la « consternante nouveauté[18] » du point de vue d'Annick Foucault sur le sado masochisme, qu'elle résume en citant un passage du livre : « Tout ceci est du théâtre et le théâtre n'est pas la réalité. Il ne s'agit pas de briser un individu, ni psychologiquement, ni physiquement. Il faut jouer le mal pour ne pas le faire[19]. » Annie Le Brun cite aussi à ce sujet un autre propos d'Annick Foucault : « Je crois que l'être humain a besoin de se laisser aller à une certaine faiblesse. Si cette faiblesse est théâtralisée, si elle est jouée, où est le problème ? Ils ressortent renforcés, troquent leurs chaînes pour leurs costumes trois-pièces; et rentrent chez eux apaisés, fortifiés[20]. » Pour Annie Le Brun, il s'agit là d'une réduction de la sexualité « à un jeu de rôle et, qui plus est, un jeu de rôle socialement utile »[21]. Elle rapproche le point de vue d'Annick Foucault de celui de Michel Foucault, qui écrit : « Je ne dirais pas [que le jeu S/M] constitue une reproduction, à l'intérieur de la relation érotique, de la structure du pouvoir. C'est une mise en scène des structures du pouvoir par un jeu stratégique capable de procurer un plaisir sexuel ou physique[22]. » Annie Le Brun estime que, chez Annick Foucault comme chez Michel Foucault « cette théâtralisation se paye au prix d'une désexualisation manifeste si ce n'est d'une désérotisation implicite »[21] et d'un « glissement de la scène érotique à un simulacre théâtralisé des rapports de pouvoir »[23], qui procèdent d'une « censure par excès »[24], voire, pour Annick Foucault, d'une forme de « moralisme »[25]. »

Dans un essai publié en 2004, Anne Larue exprime un autre point de vue sur le rapport au jeu de l'auteure :

« Plus tard, Françoise devient maîtresse à son tour ; pas maîtresse d’école, comme Zazie dont la noble ambition est de « faire chier les mômes » Elle devient Maîtresse Françoise, ou plutôt Françoise maîtresse, parodie de titre enfantin dans le genre de Martine écuyère ou de Mademoiselle Wiz, maîtresse sorcière. [...] Le roman d’Annick Foucault joue aussi sur le fait que la « maîtresse » est d’abord la maîtresse d’école – l’enfant Zazie telle qu’elle sera plus tard. Françoise, c’est d’abord le nom d’une petite fille de douze ans, elle, Annick Foucault, l’auteur de ce roman autobiographique : Françoise maîtresse. Françoise, qui joue à la maîtresse, invente, comme les enfants, des noms pour tout le monde : Human Bomb, Momie de Soie, Matricule 4501, Le Noyé, Imprimante Laser… tels sont les sobriquets de ses amis. Elle fait allusion aux « grands films de sévices » de son enfance pour expliquer l’attrait sexuel de certaines scènes : « cow-boys, sexes d’étalons, tortures de pirates, viols d’Apaches, femme attachée au mât d’un navire pour recevoir le fouet. […]. John Wayne aussi donnait des fessées cruelles et savantes. Il retroussait les jupons des jeunes femmes avec hiératisme ». Le roman est traversé par les grandes lignes de fuite du masochisme : solitude sauvage et gaie des interconnexions humaines, accomplissements ex enfantins dans le jeu, humour frondeur, souplesse dans la riposte à la répression ordinaire. Il s’y manifeste la dimension décalante, exutoire, conjuratoire et raffinée du jeu. L’auteur a lu Deleuze ; ceci explique peut-être cela – mais peut-être pas. Dompteuse de cirque, Françoise a l’impression d’être « dans une cage où on aurait mélangé les fauves et les caniches ». « Théâtreuse » dans l’âme, elle monte tous les jours sur les planches : « quelles que soient mes misères de clown, le spectacle doit continuer ». À un amant qui retrouve trop facilement à son goût la maman sous la dominatrice, elle rétorque : « Ne comptez pas sur moi pour vous aider à ranger vos petits soldats de plomb. Restons ludiques. Fouet ? Jeux théâtralisés ? » Être ludique, ce n’est justement pas être un enfant geignard ou dépendant ; c’est être un adulte capable de jouer à l’enfant, et d’apprécier la distance que vaut le jeu. Cette même distance est à l’œuvre dans le rapport avec ce que la psychanalyse (qui, elle, n’a aucun humour) prend tellement au sérieux quand elle définit le masochisme : « la mort, chez nous, est comédie, comme la peur est factice, fabriquée pour jouir ». Le masochiste refuse aussi de geindre sur son « incroyable solitude », dont l’« équilibre si rare entre la souffrance et le plaisir » lui permet de prendre conscience. Il est une machine désirante, qui cherche à se connecter sur d’autres machines : « une maso recherche la greffe vivante » [26]. »

Jean-Jacques Pauvert commente Françoise Maîtresse et inclut un texte d'Annick Foucault dans une de ses anthologies érotiques[27].

Citation[modifier | modifier le code]

« Un homme de haute pensée porte ainsi attention à une expérience dont la relation, dans sa simplicité, pourrait inciter à l'indifférence ceux qui, nombreux, tendent à ne prendre en compte l'écrit qu'à travers les espaces vertigineux de supposés abîmes littéraires. Or, rien de tel, ici. L'abîme n'est pas littéraire, il est, modestement humain[7]. »

— Pierre Bourgeade, extrait de la préface de Françoise Maîtresse[3]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Maîtresse Françoise lors d'une séance BDSM, avec un sujet attaché sur une roue, en 2009.

Récit[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • (it) Annick Foucault (trad. Delia Coletti), Françoise Maîtresse la dominatrice [« Françoise maîtresse »], Milan, éd. Sonzogno, (1re éd. 1995 sous le titre « La dominatrice : Françoise maîtresse »), 207 p. (ISBN 8845407500 et 9788845407505, OCLC 797741703)
  • (es) Annick Foucault (trad. Joaquín Jordá), El ama : memorias de una dominadora [« Françoise maîtresse »], Barcelone, éd. Tusquets, coll. « La Sonrisa verticale », 1996 (isbn 8472237877 et 9788472237872) (oclc 40313236) 222 p., réimpression en 1998 contenant 235 p. c/o éd. Círculo de Lectores in coll. « La Sonrisa vertical (Círculo de Lectores) » (ISBN 8422669587 et 9788422669586) (OCLC 807066560) puis à nouveau 222 p. en 2e édition c/o Tusquets en 2008 (ISBN 9788472237872 et 8472237877) (OCLC 433948796)

Textes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • « Élodie en sous-sol », Digraphe, no 65, septembre 1993.
  • « Magnum le Chien », Digraphe, no 66, décembre 1993.
  • « Les femmes pornocrates », Digraphe, no 70, septembre 1994.
  • « Laissez-nous », Digraphe, no 79, hiver 1997.
  • « Laissez-nous », Marquis Magazine, no 19.
  • « Pleine lune », Marquis Magazine no 21, photos Christophe Mourthé.
  • « Interview JG-Leather », Marquis Magazine, no 23, photos Christophe Mourthé.
  • « Dominatrix Park - Les dernières amazones », Marquis Magazine, no 31, photos Christophe Mourthé.
  • « Tu montes Maître ou je te monte ? », Newlook, septembre 1994.
  • « Agathe, tu ne jouiras point ! », Newlook, juillet 1994.
  • « Ciré noir », Penthouse, 1995.
  • Préface à Retour à Roissy de Pauline Réage, dessins de Loïc Dubigeon, éditions Astarté, 1995. 48 p.
  • « Mon premier esclave », De l'infini au zéro. Anthologie historique des lectures érotiques de Jean-Jacques Pauvert, Stock, 2001.
  • « Petit cul », Mes lectures érotiques. Morceaux choisis de Jean-Jacques Pauvert, La Musardine, 2015.

Performances[modifier | modifier le code]

  • Les Bruits d'Avila, Sorbonne, texte de Philippe Guénin[29], mise en scène par Monique Kissel.
  • Transfiguration, texte de Philippe Guénin, Théâtre Poème, Bruxelles[30] et théâtre du Lavoir moderne, Paris, 1995.
  • Participation à Paris Dernière, 1994, reprise dans le DVD le dvd Les Années Paris Première, M6 Vidéo, 2011[31].
  • Maîtresse Françoise et Maîtresse Antoinette, performances et entretiens, DVD le dvd, 2012.

Presse[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Dufreigne, « Les mille-feuilles des filles d'Eros »[32], L'Express, 18 août 1994.
  • Isabelle Girard : « Les vrais secrets d'une fouetteuse »[33].
  • Giovanni Firmian : « Se vai con un uomo non dimenticare la frustra » [34].
  • Costanzo Costantini : « Preferisco masochisti : a loro piace la mamma »[35].
  • Consuello Aranii: « Annick Foucault Françoise Maîtresse Directrice d'un service minitel en France »[36].
  • Giovanni Firmian : « L'amour est un chat à neuf queues » [37].

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

France Culture[modifier | modifier le code]

  • Émission Mauvais genres de François Angelier, le  : Maîtresse Françoise est interviewée par Céline du Chéné sur la femme fatale. Pour Maîtresse Françoise, il existe un parallèle entre le, la vampire et la femme fatale : sitôt percés, l'un l'une et l'autre disparaissent[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Par ailleurs grande ordonnatrice de messagerie 3615 pour le compte d’un major de la télématique, la bonne tenue intellectuelle de ses forums lui vaut la fidélité de lecteurs avertis ». Marc Daum pour Philippe Cousin, L’Encyclopédie du sadomasochisme, La Musardine, 2000, p. 176.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Foucault 1994
  2. Pauvert 2001, p. 303–309
  3. a et b Préface de Pierre Bourgeade à Françoise Maîtresse, op. cit.
  4. 4e de couverture de Françoise Maîtresse, La Musardine, 2000, op. cit.
  5. Foucault et Jordá 1996
  6. Foucault et Coletti 1995
  7. a, b et c Livres et publications étrangères : synopsis et florilège des divers écrits internationaux, parus respectivement dans la presse française, italienne, britannique, espagnole, suisse, belge, allemande ... mention de quelques performances télévisées & talk-shows ... maitresse-francoise.com. Page consultée le 4 août 2011.
  8. [PDF] « Maîtresse Cindy interviewe tous azimuts des pratiquants sadomasochistes et des non-pratiquants », par Maîtresse Cindy et Jean Streff, maitresse-cindy.com, 4 février 2006.
  9. Recensement des textes et liens internet en rapport avec Gilles Deleuze, sur la page web personnelle de Charles J. Stivale à la Wayne State University : « Annick Foucault, "Homage to Gilles Deleuze" : a fascinating and perceptive reflection on Deleuze's Venus in Furs and on his relations to sado-masochism (by Annick Foucault, author of Maîtresse Françoise ed. Collection Digraphe - Mercure de France) ».
  10. Annick Foucault : « Hommage à Gilles Deleuze »
  11. Monique Monique Ayoun, « Il m'a trompé avec moi-même », "Biba",‎
  12. Hélène Hazera, « Maîtresse Françoise : le fouet et la plume. », Libération,‎
  13. Jean Pache, « Faut-il toujours à l'amour son théâtre de la cruauté ? », Tribune de Genève,‎
  14. Jean-Pierre Dufreigne 1994
  15. Françoise Maîtresse, La Dominatrice, Sonzogno, , 207 p.
    « ... un nombre impressionnant de cas de masochistes fournissant sa longue expérience de Domina ou Dominatrix. »
  16. Leopold von Sacher-Masoch (trad. Aude Willm, préf. Gilles Deleuze), Présentation de Sacher-Masoch : le froid et le cruel... La Vénus à la fourrure [« die Damen im Pelz »], les Éditions de Minuit, , 276 p., cf. avant propos de Gilles Deleuze en page 6 (notice BnF no FRBNF33162517)
  17. Costanzo Costantini, « Françoise Maitresse La Dominatrice : Héroïnes sexe / Entretien avec Annick Foucault sur son livre La dominatrice », Il Messaggero,‎
  18. a et b Le Brun 2004, p. 231
  19. Françoise Maîtresse, p. 8
  20. L'Événement du jeudi, 19 mai 1994, cité par Jean-Jacques Pauvert dans sa présentation de Françoise Maîtresse , p. 7.
  21. a et b Le Brun 2004, p. 232
  22. Michel Foucault et F. Durand-Bogaert (traduction), « Michel Foucault, une interview : sexe, pouvoir et la politique de l'identité » ; entretien avec B. Gallagher et A. Wilson, Toronto, juin 1982 », dans Dits et écrits (1976-1988), t. II, Gallimard, coll. « Quarto », 2001, p. 1562.
  23. Le Brun 2004, p. 232-233
  24. Le Brun 2004, p. 233
  25. Le Brun 2004, p. 234
  26. Larue 2004, p. 130-131
  27. Jean-Jacques Pauvert, Mes lectures érotiques : morceaux choisis (Littérature érotique française, anthologies), Paris, La Musardine, coll. « Lectures amoureuses » (no 187), , 702 p. (ISBN 284271671X et 9782842716714, notice BnF no FRBNF44460519, lire en ligne), Annick Foucault, « Françoise Maîtresse (1994) », pp. 509-511 ...
  28. France Culture, François Angelier, « Mauvais genre », 18 septembre 2013, cf. minutage 08:58 à 09:23
  29. Voir la revue Digraphe no 70 (photo et texte Bruits d'Avila), septembre 94, et no 78 « la Mort de Paris VIII » (texte "Théâtre" Boudot), automne 96.
  30. La Bellone - Maison du Spectacle rue de Flandre Bruxelles[1]
  31. François Aubel, « Thierry Ardisson : "Je suis un O.S. de la télé" », Evene.fr, 7 décembre 2011.
  32. Jean-Pierre Dufreigne , « Les mille-feuilles des filles d'Eros », L'Express
  33. Isabelle Girard, « Les vrais secrets d’une fouetteuse », "L'Événement du jeudi",‎
  34. Giovanni Firmian, « Se vai con un uomo non dimenticare la frustra », "L'Europeo",‎
  35. « Preferisco masochisti : a loro piace », "Il Messaggero",‎
  36. « Annick Foucault Françoise Maîtresse Directrice d'un service minitel en France », "Playmen",‎
  37. Giovanni Firmian, « L'amour est un chat à neuf queues », "Amica.it",‎
  38. François Angelier, « Le crépuscule des sous-dieux : figures du savant fou de Frankenstein à Norbert Wiener », Mauvais genre, France Culture,‎ (résumé, lire en ligne [audio]), cf. minutage 05:32 à 12:27 !
  39. Week end MAUVAIS GENRES : Les femmes fatales (rencontre avec Hélène Fillières), lauréats du prix Mauvais Genres 2013 [2]
  40. a et b François Angelier (journaliste), Laurent Paulré (réalisateur), Jean-Baptiste Thoret, Philippe Rouyer, Céline du Chéné, Christophe Bier, Claire Martin du Gard et Pascale Dassibat, « L'amour - fouet ou le monde masochien : Cécile Guilbert, Alain Robbe-Grillet, Harry Kumel », Mauvais genre, France Culture,‎ (résumé, lire en ligne [[audio]])
    « Invités : Cécile Guilbert, romancière ; Maîtresse Françoise. »

Liens externes[modifier | modifier le code]