Morice Benin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Môrice Benin)
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou cette section d'une biographie doit être recyclé. (juin 2009)

Une réorganisation et une clarification du contenu est nécessaire. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Morice Benin
Description de cette image, également commentée ci-après

Morice Benin en octobre 2006.

Informations générales
Nom de naissance Moïse Ben-Haïm
Naissance (69 ans)
Casablanca, Drapeau du Maroc Maroc
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical chanson française
Instruments guitare, darbouka
Années actives depuis 1962

Morice Benin est un chanteur, auteur-compositeur-interprète français, né à Casablanca (Maroc) en 1947. Morice Benin, c'est avant tout une puissante voix de ténor, capable de passer en un instant de la colère à la plus douce tendresse.

Évolution du nom[modifier | modifier le code]

L'artiste est né à Casablanca. Après la guerre, son père - immigré en France - obtient la francisation du nom de famille. Pour ses premiers albums, il utilise dès lors son "nouveau" nom : Maurice Benin. En 1976, sur la première version de l'album C'était en 1976, la forme Môrice Benin apparaît. Ce n'est qu'en 1980, avec l'album Passage, que l'accent circonflexe disparaît définitivement et que le nom Morice Benin se stabilise [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il écrit ses premières chansons à l'âge de quatorze ans, mais le choc « originel » remonte à Jacques Brel, découvert au Théâtre municipal de Casablanca en 1962, et qui incarnera sa ferveur à pousser la voix lui aussi, à considérer la chanson comme un art majeur. Vinrent ensuite tous ses autres « pères spirituels » : Georges Brassens, Félix Leclerc, Claude Nougaro, Gilbert Bécaud, et surtout Léo Ferré, lequel accompagnera plus tard toute une partie de sa génération.

En été 1965, il débarque à Marseille, en vacances, et n'utilisera jamais son billet de retour... Il « monte » tenter sa chance à Paris, sans un sou en poche, mais avec beaucoup d'illusions : petits boulots pour survivre et grand blues dans la capitale.

Afin de « frotter » ses premières chansons à quelques oreilles averties, Morice écume les cabarets rive gauche de l'époque : Chez Georges, L'Écluse, La Contrescarpe, Le Port Salut, où il côtoie Les Enfants Terribles, Jean Vasca, et quelques autres.

Il croise alors la route du parolier-éditeur Jacques Demarny, en 1966. Celui-ci, séduit par la fougue et l'authenticité du personnage, l'introduit chez Barclay, où il enregistre son premier 45 tours, Rage de Dents, en 1967. Jacques Demarny restera longtemps l'ami de cœur, le « parrain » dans la profession.

En 1968, Maurice (il ne s'appelait pas encore Morice...) commence à se sentir trop étriqué dans le rôle de « postulant idole ». Ses idées reçues sur le monde du spectacle et sur la société en général se laminent sous le coup de cette grande prise de conscience. Une vague se profile à l'horizon, qui augure les années 1970, riches en remises en cause, en révoltes radicales..., parfois naïves, quelquefois sommaires, souvent salutaires. Il flirte avec l'écologie (mouvement très embryonnaire à l'époque), dénonce son contrat chez Barclay, et prend acte en fuyant Paris en particulier, et le show-biz en général...

Au début des années 1970, la conviction impatiente d'une force irrésistible tourne à l'évidence : puisqu'il fallait tout rebâtir, tout reprouver... il retournera à la source et ira chanter là où c'est encore possible, là où on ne l'attend pas, c'est-à-dire partout ! Cette détermination joyeuse épouse parfaitement la réalité socioculturelle de l'époque : Les MJC, foyers de jeunes travailleurs, foyers ruraux, mille-clubs, et même certains "villages-vacances" qui, regorgeant d'animateurs "passerelles", permettaient d'écouter ses chansons existentielles et poético-libertaires. Il y avait un public pour ça. Grossissant. Tout un "réseau", pas même souterrain, puisqu'il s'établissait dans chaque quartier, chaque village... et jusque dans des « caves » parisiennes, assez vastes pour contenir des dizaines de spectateurs, tous prévenus par le miraculeux bouche à oreille... La chanson portait témoignage d'une époque plutôt rebelle, où il était plus simple qu'aujourd'hui de déceler « l'ennemi » commun derrière son rideau de fard, ses strates argentées et sa suffisance.

Il se distingue d'abord en chantant en 1973 sur le plateau du Larzac, dans un grandiose amphithéâtre naturel et sous les étoiles, devant des milliers de pacifistes, pour protester contre l'extension d'un camp militaire, puis dans les [[Manifestation à Creys-Malville en 1977|manifestations écologistes contre la centrale nucléaire de Malville]] en 1977. Il devient un des chantres de la génération contestataire, avec Bernard Lavilliers ou Maxime Le Forestier. Vient alors, un rythme de 150 concerts par an, en France, au Québec, en Allemagne, en Belgique, en Suisse. Son disque Je vis a un succès estimable, sans doute à la suite de l'impact de « Larzac 74 », avec 100 000 exemplaires vendus sans médiatisation : un record pour un disque auto-distribué, quasiment vendu sous le manteau. Les albums Peut-être, Il faudrait toujours pénétrer, C'était en 1976 et Tu vois ce que je veux dire sont de la même veine, témoins d'une formidable période créatrice. Sa poésie incisive mariée à des compositions aux arrangements soignés (flûte, violoncelle, cuivres…), font de sa discographie des années 1970 l'une des plus originales de l'époque, à l'image de Tu vois c'que j'veux dire, où Gérard Prévost, du groupe Triangle, participe.

Vivant à l'époque dans une grange de montagne aménagée, en Ariège, à Seix, entouré d'amis bergers, ses thèmes favoris sont, toujours avec un esprit critique acerbe, le bonheur du vivre autrement de la marginalité, l'écologie, la dénonciation de l'impérialisme et du show business, la relation amoureuse et les rapports femmes-hommes.

En 1976, Jacques Vassal lui consacre un paragraphe dans Français, si vous chantiez, son histoire de la chanson publiée chez Albin Michel (collection Rock & Folk), non rééditée.

Années 1980 : Une forte pincée d'exigence et de rigueur dans l'écriture, l'environnement musical et le rapport aux autres seront sa ligne de conduite plutôt que l'étiquette de "professionnalisme", et il assumera sa spécificité. Passage plusieurs semaines au théâtre de la Gaîté-Montparnasse et à la fête de l'Humanité.

En 1982, il fait tour à tour l'Olympia et le Printemps de Bourges, et sort son septième disque : Apocalypse. Premières grandes émissions avec Jean-Louis Foulquier, José Artur et Claude Villers.

En 1983, il rencontre le pianiste-arrangeur Michel Goubin, qui deviendra pour sept ans plus qu'un accompagnateur : un alter-ego musical. Osmose quasi parfaite entre le chant, les mots de Morice et les claviers et la voix de Michel. D'autres musiciens rejoignent le duo : le bassiste Serge Salibur, et la violoncelliste Dominique Brunier, disque Sémaphore. Morice chante trois semaines à la Comédie de Paris.

Début 84, nouveau disque : Aimer sans issue, salué "coup de cœur" par les disquaires, puis enregistrements publics au festival SIGMA de Bordeaux. Tournées au Québec, en Allemagne et au Maroc.

En 1985, il obtient le Prix de l'Académie Charles Cros pour son disque sur la poésie de René Guy Cadou : Chants de Solitude. En 1986 : Livre Le Chant du Fleuve et nouveau disque Escale.

1987 : Il s'installe à Grenoble et y crée la comédie musicale Dessine-moi un enfant. En janvier 88 : pour trois concerts au TLP Dejazet à Paris, il est remarqué par Nicole Londeix du Sentier des Halles, qui lui propose de passer huit semaines en mai-juin dans son théâtre. Nouveau disque : Respirer.

1989 : nouvel Olympia. Tournées au Maroc, en Suisse, en Belgique. Morice crée une collection de cassettes thématiques : Pour Prendre le Large (21 prévues au total) ... sur les sujets essentiels de la vie et met en musique des auteurs connus et inconnus (K. Gibran, R.M. Rilke, J. Delteil etc.) Rencontre d'un nouveau musicien, avec lequel il joue encore en 2009 : Dominique Dumont.

En 1990, il monte un deuxième spectacle pour les enfants : Couleurs, issu d'ateliers qu'il anime dans les écoles. Expériences riches et ressourçantes qu'il va développer trois années consécutives. Sa complicité devient plus étroite avec l'écrivain Luc-Marie Dauchez et le guitariste Dominique Dumont. Début des stages d'été, stages d'écriture en Ardèche, avec Dominique Dumont. Prix de la SACEM pour l'ensemble de son œuvre. Parution d'un deuxième disque sur les poèmes de René Guy Cadou: La Cinquième saison. En 1991 : Essentiels, nouveau disque. Concerts au TLP Dejazet et au Sentier des halles.

1992 et 1993 : Morice continue les spectacles bien sûr, mais se consacre de plus en plus à son travail avec les enfants (ateliers d'écriture de textes et chansons) et collabore avec des ethnologues et des "animateurs de terrain" dans des sites "sensibles". Tout cela donne des enregistrements et des spectacles étonnants, conçus avec des enfants  : Je fais tout ça pour toi ; La vallée grande de l'intérieur ; La mémoire du lac ; Moi, je rêve ; Aujourd'hui le soleil.

En 1994, après une résidence à Boissy-Saint-Léger (94), il crée avec des enfants de maternelle un très beau spectacle sur les quatre éléments : Ici Terre, avec le soutien du Conseil général du Val-de-Marne et de la collaboration d'Alain Mollot, metteur en scène.

Exilé du show-business depuis plus de 20 ans, il se passe de promotion et remplit pourtant les salles grâce à ses seules chansons, petits bijoux exaltant les sentiments et les engagements.

En 1995, il participe à plusieurs grands festivals et collabore avec le pianiste-compositeur Eric Dartel du CNSM de Lyon. Festival d'Avignon et tournées en Grèce et en Slovaquie avec l'ami et guitariste Dominique Dumont.

En 1996, parait son quatorzième enregistrement : Funambule Amoureux et sa troisième compilation : Je chante pour demain. Avec Dominique et Jeff Siccard, Morice joue à l'Européen à Paris pour renouer avec la capitale, puis au Petit Champlain à Québec, avec Dominique, où se confirment les atomes crochus avec ses "cousins" d'Amérique...

C'est aussi le début d'une collaboration avec l'écrivain-poète et psycho-sociologue Jacques Salomé, dont il met en musique certains poèmes, et qui l'invite à chanter dans nombre de ses séminaires. De 1996 à 1998, il y aura ainsi plusieurs spectacles à la suite des séminaires organisés pour Jacques Salomé. Cela aboutira à un CD : La vie à tous (1997), enregistré en Ardèche, avec Dominique Dumont comme directeur artistique et Dominique Brunier au violoncelle. Création avec le chanteur kabyle Djamel Allam à Beaucourt (90). Instant de magie et fête.

Le Centre d'éveil artistique d'Avignon le missionne, avec trois autres artistes de disciplines différentes sur un travail autour de la mémoire, de l'idée de naissance et d'enfantement... sujet qui le passionne tout particulièrement.

Il monte avec le guitariste, complice et ami Dominique Dumont, avec la violoncelliste Dominique Brunier, le pianiste Norbert Paul, un nouveau spectacle : Vie-Vent, pour la salle Claude Nougaro, l’aérospatiale de Toulouse, livrant toutes ses chansons du crû 97.

Depuis 1990, Morice continue d'animer des stages d'écriture et de mise en chansons de textes écrits pendant le stage, surtout l'été, avec Dominique[Qui ?], expérience de fécondité d'écriture, de chant, d'alliage musical... et qui, à chaque stage, se termine par une petite "création mondiale" de chaque chanson par les stagiaires, à la fin de la semaine. La plupart de ces stages ont eu lieu en Ardèche (07). Parution du livre Demain la source (2001), illustré merveilleusement par l'ami peintre et graphiste, Claude Larosa qui crée aussi les jaquettes, le visuel, les affiches de Morice...

En 2003, il se lance dans la création d'un spectacle La Mémoire et la Mer pour, dit-il, "restituer un peu de l'émotion et de la force que cet albatros de chanteur nous a léguées pour longtemps..." Ce spectacle est sorti en CD.

Espérantophile, il a adapté en espéranto son album Vie vent : In-spir.

Aujourd'hui[Quand ?], Morice continue de chanter, avec Dominique et quelquefois avec d'autres musiciens, comme Patrick Leroux, qui a créé les arrangements du CD : La Mémoire et la Mer consacré à Ferré, devenu un spectacle tourné plusieurs fois par an. Jean-Luc Michel est aussi présent par son jeu au piano et au clavier, et avec son studio où ont lieu les enregistrements, à Lyon .

S'ensuit une certaine prolifération "d'œuvres" : Avec des enfants, des ados... jusqu'à cette "collection pour prendre le large", des nouveaux CD, (cf liste ci-dessous), quelques écarts vers d'autres auteurs : René Guy Cadou, Jacques Salomé... Un détour vers l'espéranto... jusqu'à ce CD et ce spectacle bâtis autour des chansons de Léo Ferré.

Autre spectacle pour enfants : Couleur.

Avec Dominique Dumont, Morice chante souvent, un peu partout en France et à l'étranger, dans des grandes et petites salles, et aussi "chez l'habitant"... On pousse les meubles, quelques tissus et un peu de lumière, et la magie du spectacle s'installe aussi dans une maison, ouverte par quelques personnes en affinité avec les chansons de Morice.

Depuis 1997 existe aussi une association, Chansigne, qui édite un bulletin trimestriel.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Peut-être
  • 1973 : Il faudrait toujours pénétrer les gens…
  • 1974 : Je vis
  • 1975 : Peut-être[2]
  • 1976 : C'était en …
  • 1978 : Tu vois c'que j'veux dire[3]
  • 1980 : Passage
  • 1981 : Apocalypse
  • 1982 : Sémaphore
  • 1983 : Aimer sans issue
  • 1984 : Chants de solitude - René Guy Cadou (Prix de l'Académie Charles Cros 1985)
  • 1985 : Chemin d'Alliance
  • 1987 : Escale
  • 1988 : Respirer
  • 1990 : La Cinquième Saison - Morice Benin chante René Guy Cadou
  • 1991 : Essentiel
  • 1996 : Funambule amoureux
  • 1999 : La vie à tous - textes de Jacques Salomé
  • 2000 : Vie Vent
  • 2001 : Breizh ardente
  • 2001 : In'spir (en espéranto)
  • 2002 : Après le déluge
  • 2003 : La Mémoire et la Mer - Morice Benin chante Léo Ferré
  • 2005 : Être
  • 2007-2008 : Pour prendre le large[4]
    • Naître
    • Agir
    • Offrir
    • S'épanouir
    • Aimer
    • Éprouver
    • Atteindre (1re version)
    • Partir (hors collection[5])
  • 2009 : Atteindre (2e version)
  • 2009 : L'Élan
  • 2012 : Des astres annoncés
  • 2014 : Infiniment

Albums en public[modifier | modifier le code]

  • 1984 : En public

Compilations[modifier | modifier le code]

Certains titres sont réenregistrés à cette occasion.

  • 1988 : Vol.1 : De je vis… en escale
  • 1991 : Vol.2 : Des pays…à ...respirer
  • 1995 : Vol.3 : Je chante…pour demain
  • 1998 : Comme un fleuve - Morice Benin chante René Guy Cadou (compilation des deux albums "Cadou"[6])
  • 1998 : Vol.4 : Ose…la petite vie
  • 2003 : Vol 5 : Chanter… souffle d'homme
  • 2009 : Arpenteurs - Morice Benin chante Joseph Rouzel (compilation + 2 inédits)

EP, 45 tours et divers[modifier | modifier le code]

  • 1969 : Rage de dents - 45 tours EP
  • 1972 : Maurice Benin Chante - mini 33 tours 17 cm 4 titres
  • 1987 : Résister - 45 tours

Morice Benin écrit également pour et avec les enfants. Depuis 1990, il anime régulièrement des Ateliers-création" avec des enfants qui ont donné naissance à plusieurs CD :

  • 1987 : Dessine moi un enfant - comédie musicale
  • 1991 : Couleurs
  • 1995 : Ici Terre
  • 1998 : Différents
  • 2001 : Je vais vous dire un secret
  • 2008 : Florilège

En mars 2010, sortie du premier enregistrement vidéo de Morice Benin en concert, sur DVD (Chemin Buissonnier). Le disque regroupe des titres de la tournée de 2006, qui suivait la sortie de l'album Être : Simple, Fils de la vie, Breizh ardente, Désir dépaysé, Mère au foyer, Dieu du portable, On avance, Là-bas vers le Caucase, La nuit obscure, Les pays n’existent pas, Une fois, Que reste-t-il ?, Être fidèle, Souffle d’homme, T’es unique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  •  ???? : Le mal de terre
  •  ???? : L'univers des miroirs
  •  ???? : Chant du fleuve
  • 1979 : Chemin de solitude
  •  ???? : Dans notre pays
  • 1983 : Prémices à l'éveil de l'ours
  • 2001 : Demain la source
  • 2003 : L'homme qui se prenait pour un chanteur
  • 2010 : Sous le signe d'Hélène Cadou, collectif, éditions du Traict

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir les pochettes des albums sur le site Pressibus
  2. Version réenregistrée de l'album de 1972 + inédits.
  3. Disque entièrement réenregistré en 1979, avec un titre en moins.
  4. Collection CD issue d'une première collection de 18 cassettes. Textes de Khalil Gibran, Hélène Cadou, Claude Bugeon, Morice Benin, Raïner-Maria Rilke, Jean Bies, Jean Vasca, Jean-Pierre Nicol, Pierre Reverdy, André Verdet, René Guy Cadou, Anne Testard, Henri Miller, Philippe Forcioli, Arnaud Lannoux, Luc-Marie Dauchez, Alain Manach, Joseph Rouzel, Bruno Ruiz, René Daumal, Joseph Deleil...
  5. Inédits réservés aux abonnés à l'ensemble de la collection.
  6. Certains titres sont réenregistrés.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]