Bénin

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République du Bénin

Drapeau
Drapeau du Bénin
Blason
Armoiries du Bénin
Description de l'image Benin (orthographic projection with inset).svg.
Devise nationale Fraternité, Justice, Travail
Hymne national L'Aube Nouvelle
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Thomas Boni Yayi
Premier ministre Lionel Zinsou
Langues officielles Français[1]
Capitale Porto-Novo

6° 29′ N 2° 36′ E / 6.483, 2.6

Géographie
Plus grande ville Cotonou
Superficie totale 114 763 km2
(classé 102e)
Superficie en eau 1,8 %
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Indépendance de la France
Date
Démographie
Gentilé Béninois(e)
Population totale (juillet 2015) 10 448 647[2] hab.
(classé 89e)
Densité 87 2 hab./km2
Économie
PIB nominal (2010) 6,63306 milliards US$ (133e)
Monnaie Franc CFA (XOF​)
Divers
Code ISO 3166-1 BEN, BJ​
Domaine Internet .bj
Indicatif téléphonique +229

Le Bénin (prononcé en français : /benɛ̃/[3]), en forme longue la République du Bénin (en yoruba : Orílɛ̀-èdè Olómìnira ilɛ̀ Benin), est un pays d'Afrique occidentale, qui couvre une superficie de 114 763 km2[4] et s'étend sur 670 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 10 008 749 habitants en 2013[5]. Le pays fait partie de la CEDEAO. Il a comme voisins le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est, et au nord, le Niger et le Burkina Faso.

Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le , sous la dénomination de République du Dahomey. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Maga par le ministre d'État français Louis Jacquinot. En 1972, l'officier Mathieu Kérékou prend le pouvoir : il adopte en 1974 le marxisme-léninisme comme idéologie officielle du gouvernement et, en 1975, rebaptise le pays République populaire du Bénin. À la fin des années 1980, de graves difficultés économiques conduisent à la fin du régime : le Bénin entame un processus de transition démocratique et, en 1990, adopte une nouvelle constitution. Le nom de Bénin est conservé, le pays devenant simplement la République du Bénin. Mathieu Kérékou, battu aux élections, abandonne le pouvoir. Il y revient démocratiquement par les urnes en 1996, et ne rétablit pas la dictature ; il gouverne le pays jusqu'en 2006.

La capitale officielle est Porto-Novo, Cotonou étant la capitale économique.

Surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique » et l' «enfant malade de l’Afrique»[6], le Bénin a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel et l'actuel président de la République est Boni Yayi, qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du . Réélu à l’issue du premier tour de la présidentielle du 11 mars 2011, il quittera ses fonctions en mars 2016 dans le respect de la constitution qui limite le cumul à deux mandats consécutifs pour la fonction présidentielle.

Depuis la fin de la République populaire du Bénin, le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Bénin.

Localisation et frontières[modifier | modifier le code]

Localisation et frontières du Bénin.

Le Bénin partage 2 123 km de frontières terrestres avec quatre pays : le Burkina Faso (386 km), le Niger (277 km), le Nigeria (809 km) et le Togo (651 km)[2]. La Cour internationale de justice des Nations Unies a défini le la frontière actuelle entre le Bénin et le Niger, après un différend au sujet des îles dans le lit des fleuves Niger et Mékrou : neuf îles ont été attribuées au Bénin et seize, dont celle de Lété, au Niger[7].

La ligne côtière, sur le golfe (ou baie) du Bénin – dans le grand golfe de Guinée – s'étend sur 121 km[2].

Le territoire, formé d'une étroite bande de terre orientée perpendiculairement à la côte, s'étend du nord au sud sur une longueur d'environ 672 km. Il atteint une largeur de 324 km en son point le plus large[8].

Relief[modifier | modifier le code]

Vue depuis la chaîne de l'Atacora

De forme étirée entre le fleuve Niger au nord et la plaine côtière dans le sud, le relief de l'ensemble du pays est peu accidenté[9].
Le nord du pays est principalement constitué de savanes et de montagnes semi-arides, telles que la chaîne de l'Atacora, qui se prolonge au Togo et au Ghana d'une part et au Niger d'autre part[8]. Le point culminant du pays est le mont Sokbaro (ou Sagbarao) (658 mètres).
Le sud du pays est constitué d'une plaine côtière basse parsemée de marécages, lacs et lagunes, notamment la basse vallée de l'Ouémé, la lagune de Porto-Novo et le lac Nokoué, une vaste zone humide de 91 600 ha reconnue d'importance internationale par la convention de Ramsar[10].

La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières méridionales, dont l'altitude ne dépasse nulle part 10 m[8]. C'est là que les plus grandes villes du Bénin sont concentrées, notamment Porto-Novo, la capitale officielle, et Cotonou, la capitale économique et politique.

Climat[modifier | modifier le code]

Une rue de Cotonou après la pluie (octobre 2015).

Le climat du pays, situé dans une zone intertropicale, est globalement chaud et humide, avec des nuances saisonnières et géographiques liées à la latitude, au relief et à l'alternance des saisons[11].

Il tombe entre 900 et 1 300 millimètres d'eau par an, les régions les plus arrosées sont situées au sud-est, de Cotonou à Porto-Novo, l'Atacora entre Natitingou et Djougou, les régions de Dassa et de Ndali au nord de Parakou. Les maximums des précipitations sont au sud (climat équatorial), de la mi-mars à la mi-juillet, et plus faiblement en novembre et décembre.

La mousson, océanique et chargée d'humidité, souffle d'avril à novembre, du sud-ouest. L'harmattan continental et sec, souffle dans le sens inverse de la mousson (il vient du nord, du Sahel), de novembre à mai, apportant une poussière ocre orange.

Le taux d'humidité, toujours important, se situe entre 65 et 95 %. La moyenne des températures est comprise entre 22 et 34 °C, avril et mai étant les mois les plus chauds, juste après que l'harmattan a soufflé durant six mois, avant que la mousson n'apporte ses pluies.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le Bénin fait face à des défis environnementaux. Le nord du pays avec ses paysages de savane est touché par la désertification et le sud, par la déforestation. En 2014, 44 % de la population vivait dans les villes, alors que l’environnement urbain est vulnérable, pollué et dégradé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Bénin.

Le peuplement[modifier | modifier le code]

Le pays est constitué de deux aires géographiques :

  • le nord (aujourd'hui frontalier du Niger et du Burkina Faso), qui a connu le destin des peuples de la savane ;
  • le sud et le centre du pays qui sont marqués par l'histoire des peuples du golfe de Guinée.

On retrouve cette différence dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». La première fait référence aux greniers de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines, comme au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond, en Afrique occidentale, au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. Dans ces derniers, en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture, rien ne sert d'entreposer, il suffit juste de « porter ».

Jusqu'au XVe siècle, de nombreux peuples de la savane s'installent au nord :

Alors que des populations littorales s'installent au sud et au centre :

L'organisation sociale ancienne[modifier | modifier le code]

Les communautés anciennes se structurent sur la base de lignages. Vivant sur des territoires restreints, ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. Quant à leur organisation sociale, elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. L'autorité s'y exerce oralement par le partage de ces traditions. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba, Kabyé ou Tanéka.

Lorsque plusieurs lignées se regroupent, elles se structurent en chefferies. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. Il s'entoure de dignitaires, chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil.

À partir du XVe siècle, la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Il s'en est dégagé trois grandes aires culturelles : Bariba au nord, Yoruba et Aja-Ewé au sud.

Les royaumes Bariba[modifier | modifier le code]

Article connexe : Borgu.

Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie, créée au XVIe siècle par Sunon Séro, étendit sa domination sur la région. Son empereur, Séro Kpéra, meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle. D'autres royaumes bariba comme celle de Bouê (Gamia), Kika, Kouandé avec les Bagana, Kandi avec les Saka, et Parakou avec les Kobourou, ont été aussi assez célèbres.

Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers, griots, agriculteurs roturiers, artisans et esclaves. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. C'est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki.

Les royaumes Yoruba[modifier | modifier le code]

L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays et se distingue en deux royaumes : le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d'ifè Okandi (en même temps que les royaumes d'Owu, Popo, Benin, Ila Orangun et Oyo). À côté de ces deux royaumes, on retrouve une population Yoruba d'émigration plus ancienne : les Idaatsha et les Ifè et les Isha. On doit ajouter à ce groupe ancien les Manigri.

Les royaumes Aja-Ewé[modifier | modifier le code]

Selon d'anciennes traditions orales et écrites, les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado, située sur les rives du fleuve Mono au Togo. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi, et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada.

Temple Vaudou à Ouidah

Vers 1620, les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. Au sud-est, Zozérigbé crée le royaume d'Hoogbonu dans la localité d'Ajashe, future Porto-Novo. Et au nord, Hwegbaja (1645-1689) institue le royaume du Dahomey, à partir de sa capitale Abomey.

Au XVIIIe siècle, une série de conquêtes se fait sous l'autorité de douze rois traditionnels, à commencer par Gangnihessou. En 1724, Agadja (1708-1732), roi du Danhomey, s'empare du royaume d'Allada. Puis, en 1727, il soumet celui de Savi. En 1741, c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou.

Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. Le royaume a pris l'habitude d'échanger, commercialement et politiquement, avec les Portugais et les Néerlandais, arrivés à la fin du XVe siècle. Le Dahomey devient une entité politique organisée, très originale dans la région. Le royaume en est une puissance dominante. Le roi Hwegbaja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones, anciennes chasseresses d'éléphants. C'est une société complexe, raffinée, efficace mais aussi violente et sanglante, notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains.

Dès le XVIIe siècle, ces royaumes, qui se structurent autour des villes d'Allada, Hoogbonu et Abomey, prospèrent avec le développement du commerce local. Néerlandais, Portugais, Danois, Anglais, et Français installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux.

  • 1650 : construction d'un fort anglais à Ouidah
  • 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah
  • 1704 : construction d'un fort français à Ouidah
  • 1752 : installation des Portugais à Hoogbonu qu'ils rebaptisent Porto-Novo en 1782

Dans la première moitié du XIXe siècle, le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs, tomate, arachide, tabac). Des villages réguliers et propres, et des cultures bien ordonnées couvrent le pays.

Colonisation[modifier | modifier le code]

Le roi Béhanzin (1895).

Dès 1851, la France signe un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo le roi Toffa Ier, vassal du roi Glélé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889.

Par les traités de 1868 et de 1878, la région de Cotonou, située entre Ouidah, comptoir portugais, et Porto-Novo, est cédée à la France.

En 1883, le roi de Porto-Novo, souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey, signe un traité de protectorat avec la France.

L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey, le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaque en 1890 les Français à Cotonou, garde pendant 73 jours des otages français, puis assiège d'autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclare même aux Français de le laisser tranquille, défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre, je suis prêt ».

Béhanzin se rend de son propre chef pour arrêter le massacre de son peuple. Il est captif en , puis déporté en Martinique. Les établissements français sont alors regroupés au sein de la colonie du Dahomey. Dans le Nord, le royaume bariba de Nikki, qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin, oppose une vive résistance à la colonisation française. En 1899, la colonie du Dahomey intégra l'Afrique-Occidentale française (AOF) au sein de l'Empire colonial français. Les frontières furent établies d'un commun accord avec le Royaume-Uni (fixé alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo).

Après la Première Guerre mondiale, la scolarisation prend beaucoup d'importance, notamment grâce aux missions religieuses, et se développe surtout dans le sud, qui devient un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF.

Sont fondés à cette époque de nombreux partis politiques, en même temps que se développe une presse d'opposition au système colonial. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, le Dahomey devient en 1958 un État autonome au sein de la Communauté française. Le pays accède à l'indépendance le et entre, le mois suivant, aux Nations unies, sous le nom de République du Dahomey.

L'indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République du Dahomey.

Depuis l'indépendance, le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique, les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud, se disputèrent le pouvoir.

En 1963, le nord du pays veut sa revanche, tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. C'est à cette période qu'un certain colonel Christophe Soglo (l'oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays, en forçant Hubert Maga, premier président de la République du Dahomey indépendant, à démissionner.

En six ans, on enregistra quatre coups d'État et régimes militaires, venant abréger d'éphémères périodes civiles qui voient se succéder Sourou Migan Apithy, Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir.

En 1970, un Conseil présidentiel constitué de trois membres, Maga, Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la constitution. La ronde des présidents n'a pu se faire. En effet, seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l'armée, sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou, décide de reprendre en main le gouvernement, destitue le Conseil présidentiel, et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l'État dahoméen. Il est rapidement nommé commandant. Mais les militaires se trouvent désemparés, sans programme et sans idées. Leur pouvoir est vide et c'est dans ce vide que vont s'engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68.

La République populaire du Bénin (1974-1990)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République populaire du Bénin.
La place du Souvenir à Cotonou, commémorant la tentative de coup d'État de 1977[12].

En novembre 1974, Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l'État. En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin, du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin.

De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place, mais les résultats sont mitigés. Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980, réélu en 1984, Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d'État en 1988.

Dans les années 1980, la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. En 1987, les plans du FMI imposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires, gel des embauches, mises à la retraite d'office. En 1989, un nouvel accord avec le FMI sur un programme d'ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. Le Bénin, avec l'appui décisif de la France à laquelle le président Kérékou a décidé de faire confiance, entame une transition démocratique parfaitement réussie conjointement avec le processus de réformes économiques.

Un gouvernement de transition, mis en place en 1990, ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre, Nicéphore Soglo, bat Mathieu Kérékou à l'élection présidentielle du 24 mars 1991.

Les premières années du renouveau démocratique[modifier | modifier le code]

Nicéphore Dieudonné Soglo, le premier président élu de l'ère du renouveau démocratique, devrait remettre le pays sur les pistes de l'économie de marché en créant les conditions favorables à la croissance économique. À la faveur du renouveau du système de gouvernement, le président Soglo redorera le blason des religions endogènes en se conciliant les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale du vaudou.

Cependant, le poids des contraintes sociales à la croissance économique ainsi que les ajustements structurels qui visaient, entre autres, la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population. De plus, les trafics traditionnels s'épanouissent au grand jour (whisky, essence, ciment, voitures, etc.).

Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative, le président Nicéphore Soglo, accusé de népotisme par ses adversaires, est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du . C'est un choc pour Nicéphore Soglo qui, après avoir crié au complot, envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s'en va méditer plus de quatre mois, hors d'Afrique, les raisons de ses erreurs fatales.

Démocratiquement, Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise, après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de 1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin.

Les élections législatives de donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l'ancien président Nicéphore Soglo. Ces élections marquent l'échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP), le parti d'un des proches du président Kérékou, l'homme d'affaires Séfou Fagbohoun.

Cependant, en , Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84,06 % des voix. Arrivé en tête au premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu'à celui d'Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ».

Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans, Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.

La présidence de Boni Yayi[modifier | modifier le code]

Le président Yayi prêtant serment (2006)

Depuis 2001, le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques, en raison de la situation difficile du port autonome de Cotonou, du choc pétrolier, de la crise du secteur du coton, de la contrebande très étendue, des effectifs pléthoriques de l'administration ou encore des sérieux problèmes d'approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l'agriculture, relativement diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins.

C'est ainsi que lors des élections de mars 2006, les Béninois ont décidé d'exprimer leur « ras-le bol » et que le novice en politique, l'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Mathieu Kérékou avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %).

Mathieu Kérékou qui avait refusé de changer la constitution n'a pas pu se représenter. Il n'en était pas moins opposé à Boni Yayi, trop novice à son goût.

En effet, à quelques jours des résultats l'ancien président, surnommé « le caméléon », a plongé le pays dans le doute, en affirmant publiquement que lors du déroulement de l'élection il y avait eu des dysfonctionnements dans l'organisation, avec des problèmes de listes électorales et de cartes d'électeur.

Malgré cela, la coordination des observateurs internationaux indépendants s'est félicitée au cours d'une conférence de presse à Cotonou, du déroulement du second tour de l'élection présidentielle au Bénin, jugeant qu'il avait été de « très bonne tenue ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Bénin.

Le , le nouveau président de la République du Bénin, 54 ans, est officiellement installé dans ses villas à Cotonou.

Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire », a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines, une gouvernance concertée, le développement de l'esprit d'entreprise, la construction de nouvelles infrastructures.

L'ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l'issue du deuxième tour de scrutin le , rassemblant 74,51 % des suffrages, contre 25,49 % pour Me Adrien Houngbédji, qui a présenté ses félicitations au nouvel élu.

Candidat indépendant, Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè, Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l'Assemblée nationale, avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour, à l'issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %, contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji.

Ministère des Affaires étrangères.

Apparemment, les consignes de vote ont été suivies. Toutefois, certains observateurs estiment qu'avec ou sans consignes, le « candidat du changement » serait passé. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d'affaires, Boni Yayi (économiste) incarne l'espoir d'une reprise économique, l'amoindrissement du chômage, la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance.

Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouest-africains à partir de la campagne agricole 2006-2007.

Quoique entouré de toute la classe politique, Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. « Nous sommes venus pour produire de la richesse », dit-il, refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». Cependant, des sources bien informées indiquent qu'il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement.

Les élections législatives du donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Le président Boni Yayi a été réélu pour un second mandat lors des élections présidentielles de mars 2011. Obtenant plus de 55 % des voix, contre 35 % pour son principal concurrent Adrien Houngbédji, Boni Yayi a été élu dès le premier tour. Il s'est engagé, dès sa prise de fonction, à ne pas modifier la constitution dans le but de briguer un troisième mandat et quittera donc ses fonctions en mars 2016, à l'issue des prochaines élections présidentielles.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Alibori Atakora Borgou Donga Collines Plateau Zou Couffo Atlantique Ouémé Mono Littoral
Départements du Bénin .
Articles détaillés : Département du Bénin et Communes du Bénin.
Départements 
Le Bénin est divisé en douze départements :
Communes 
Après la réforme de 1999, les sous-préfectures et les circonscriptions urbaines ont été remplacées par 77 communes[13].
Villages 
Depuis l'amendement de la Liste des unités administratives locales en 2013, le Bénin compte 5 288 villages et quartiers de ville[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Bénin.
Vente d'essence (kpayo)

Le Bénin est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Sa monnaie est le franc CFA.

Il appartient au groupe des pays les moins avancés. En termes d’indice de développement humain (IDH), il se classe au 166e rang sur 188 du rapport PNUD 2015[15], reculant d'une place par rapport à 2014[16]. Pour 2016, il se situe au 158e rang sur 189 du rapport Doing business, qui calcule l'indice de la facilité de faire des affaires, contre 162e l'année précédente[17].

Champ de coton au nord du Bénin (2004).

Pourtant le taux de croissance, tombé à 2,5% en 2010 (le plus bas de l’Afrique de l’Ouest), est depuis 2011 légèrement supérieur à 5%[18]. Mais la croissance, la baisse de l'inflation et le développement des infrastructures[19] ne suffisent pas pour réduire la pauvreté globale, du fait de l'absence de redistribution, de la pression démographique et de la présence d’un secteur informel très important, en forte progression depuis les années 1980[20].

Le port autonome de Cotonou (PAC)[21] constitue l'un des pivots de l'économie béninoise[22]. Cependant 80 % des marchandises importées sont réexportées vers le Nigeria, ce qui rend le pays très dépendant de son puissant voisin.
L'autre source de richesses est le coton[22], mais les principales cultures sont surtout vivrières : igname, manioc, maïs, sorgho, riz paddy, fruits et légumes[9].
L'élevage concerne principalement le cheptel bovin qui comptait plus de 2 millions de têtes en 2012[23].
La pêche reste souvent artisanale, elle est concurrencée par les bateaux étrangers[9].
Le tourisme représente 2,5% du PIB du pays, qui occupe la cinquième place des destinations en Afrique de l’Ouest. En 2013 il a accueilli 230 946 visiteurs étrangers contre 219 949 en 2012. Ses principaux atouts sont les plages et les cités lacustres du sud (Ganvié), les parcs animaliers au nord (Pendjari et W), Abomey et ses palais royaux, Ouidah, lieu de mémoire de l'esclavage et berceau du culte vaudou[24].

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

L'absence de gestion des déchets au Bénin oblige la population à entasser ses ordures au bord des routes avant d'y mettre le feu lorsque le tas devient conséquent. Ces pratiques sont la source d'inévitables maladies liées à ce type de pollution.
Les rues de Cotonou restent encore majoritairement faites de terre et sont peu praticables, notamment en saison humide - Quartier Avotrou. Octobre 2015.

Le pays est encore très en retard au niveau de l'aménagement du territoire. Il manque notamment cruellement d'une véritable infrastructure de transport, ce qui empêche ou ralentit grandement le développement du pays.

La politique d'urbanisme est elle aussi balbutiante. À Cotonou et dans les autres grandes villes, les services de voirie n'ont permis de bitumer qu'une petite partie des rues mais la majorité des voies de circulation reste faite de terre souvent bosselée et se remplissant d'eau à la moindre pluie.

L’électrification encore insuffisante dans le pays met un frein au développement économique et connait des interruptions régulières quand elle est présente. Environ 70 % de la population béninoise a accès à de l’eau potable salubre, et 46 % seulement à des services d’assainissement.

Pour aider à son développement, le Bénin bénéficie depuis 2010 d'une subvention importante mise à la disposition du Bénin par le peuple des États-Unis à travers le Millennium Challenge Corporation dans le cadre d’un accord de don signé entre les deux pays[25].

Le deuxième accord de don, d’un montant de 411 millions de dollars, a été signé en juillet 2015 pour la mise en œuvre de son prochain programme (2016-2021) axé essentiellement sur la reconstruction du sous-secteur de l’énergie électrique. Ce programme couvre quatre domaines : la production, la distribution, les réformes institutionnelles et l’énergie décentralisée.

Le premier accord (2006-2011), d’un montant de 300 millions de dollars avait porté sur quatre projets : le foncier, la justice, les services financiers et le port de Cotonou[26].

D'autres pays ont aussi des programmes d'aide au développement du Bénin comme par exemple la France au travers de l'agence française de développement[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Démographie du Bénin et Villes du Bénin.
Somba devant sa maison

Succédant au Recensement général de la population et de l'habitat de 2002 (RGPH3), un quatrième recensement (RGPH4) s'est déroulé en 2013. Ses résultats définitifs ont été publiés en juin 2015[28], mais des estimations sont calculées plus fréquemment.

L'effectif de la population a évolué à un rythme soutenu[29]. Le pays comptait 878 000 habitants en 1910 et 1 528 000 en 1950. Après l'indépendance, on en compte 2 106 000 en 1961, puis 3 331 210 en 1979 et 4 915 555 en 1992. Le recensement de 2002 dénombre 6 769 914 personnes[29]. Selon une estimation de juillet 2015, le Bénin compte à cette date 10 448 647 habitants et se classe au 88e rang mondial[2].

Jeune femme peule

La population béninoise est jeune et à dominance féminine, majoritairement rurale[29], mais les citadins représentent déjà 44 % en 2015 et le taux annuel d'urbanisation était de 3,67 % entre 2010 et 2015[2].

Le Bénin est constitué d'un grand nombre d'ethnies, d'importance numérique variable et de répartition géographique inégale[30]. Selon le recensement de 2002 (qui inclut les populations apparentées), les Fon sont les plus nombreux (39,2%), fortement localisés dans les départements du sud. Les Adja (15,2%) sont concentrés dans le Mono et le Couffo. Les Yoruba (12,3%) sont très présents dans les départements des Collines et du Plateau. Les Bariba (9,2%), les Peul (7%), les Batammariba (6,1%) et les Dendi (2,5%) vivent plutôt dans le nord[30].

Le Bénin abritait plusieurs milliers de réfugiés, notamment en provenance du Togo, mais ce nombre a considérablement diminué depuis la mise en œuvre, avec l'appui du HCR, d'une nouvelle stratégie d'intégration en 2013[31].

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Bénin.

La langue officielle du Bénin est le français[32]. Le prestige de cette langue, comme langue des médias, de l'administration et des communications interethniques, pousse à son apprentissage, notamment en milieu urbain[33]. Une variété de français dénommée « français d'Afrique » s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Il s'agit d'un parler presque argotique[34].
Le Bénin est membre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF).

Une cinquantaine de langues africaines sont parlées sur le territoire béninois. Parmi elles, une vingtaine seulement dépassent un cercle restreint. La plus répandue est le fon, suivi par le yoruba, le goun, le mina, l’adja et le bariba[33].

L’anglais est utilisé dans le monde des affaires, notamment pour les échanges avec le Nigeria voisin[33].

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Bénin.

La Constitution de 1990 proclame la laïcité de l'État et la liberté de pensée, d'expression et de pratique religieuses[35].

D'après le recensement de 2002 (RGPH3), 27 % des habitants sont catholiques, 24 % musulmans, 17 % sont praticiens du vaudou, 6 % appartiennent à d’autres groupes religieux autochtones et 5 % à l’Église du christianisme céleste. Il existe d'autres communautés rassemblant moins de 5 % de la population, telles que les méthodistes, les adeptes de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons), les Témoins de Jéhovah, les bahaïs, les baptistes, les pentecôtistes, les membres de l’Église de l'Unification (Moon) et les eckankars. 7% de la population se déclare sans affiliation religieuse[35].

Les statistiques ne reflètent pas la place réelle du vaudou au Bénin, son berceau historique au XVIIe siècle[36]. En effet de nombreux Béninois associent sa pratique à celles d'autres religions. D'abord diabolisé par les voyageurs, combattu par les missionnaires, interdit dans les années 1970 sous le régime marxiste de Kérékou, le culte du vaudou est l’objet, depuis 1993, d’une fête nationale, célébrée le 10 janvier et de plus en plus populaire[37].

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement supérieur au Bénin.
Association de mères pour le maintien des filles à l'école.

Au Bénin, le système éducatif doit faire face à une pression démographique soutenue, avec une augmentation probable de 25 % de la population scolarisable entre 2010 et 2020, donc des dépenses en éducation[38]. Malgré un environnement macroéconomique peu favorable au cours des dernières années, le secteur de l'éducation conserve une priorité budgétaire plus forte que dans les autres pays d’Afrique subsaharienne. Les secteurs public et privé se sont développés conjointement, la couverture scolaire s'est accrue à tous les niveaux d'enseignement, mais, en ce qui concerne l'enseignement primaire, il reste à en améliorer l'accès et à réduire les abandons en cours de cycle[38]. En effet, le travail des enfants reste un problème au Bénin car le pays se trouve être celui ayant le plus d’enfants de 7 à 14 ans qui travaillent, parmi les pays pour lesquels les données sont disponibles (2008). Le pourcentage est de 76 % pour les filles et de 72,8 % pour les garçons[39].

Université des sciences et technologies du Bénin

Le pays dispose de deux universités publiques, l'Université d'Abomey-Calavi (UAC) et l'Université de Parakou (UP), créées en septembre 2001[40] en remplacement de l'université du Dahomey, fondée en 1970[41] et devenue l'université nationale du Bénin en 1975. Il existe d'autres établissements publics, tels que l'École du patrimoine africain (EPA), l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM) ou le Centre béninois de la recherche scientifique et technique (CBRST) et de nombreux établissements privés, tels que l'Université des sciences et technologies du Bénin (USTB).

Médias[modifier | modifier le code]

Siège de l'ORTB à Cotonou

La constitution du Bénin, adoptée en 1990, garantit et protège la liberté d'expression, y compris la liberté de la presse, dans ses articles 23 et 24. L'article 23 affirme que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements ». L’article 24 dispose que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par l’État. Elle est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans les conditions fixées par une loi organique »[42].

Le Bénin a été longtemps été considéré comme l'un des exemples de démocratie moderne en l’Afrique de l’Ouest, bénéficiant d'une liberté de la presse satisfaisante, malgré la pauvreté[43]. Cependant la situation se dégrade peu à peu, particulièrement après l'élection présidentielle de 2006 : difficultés d’accès aux sources d'information, conditions de vie et de travail difficiles des journalistes, financements occultes, manque de professionnalisme. . En 2013 le Bénin se situe au 79e rang du classement mondial de la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières[44]. En 2015 il est rétrogradé à la 84e place, sur 180 pays[45].

Les footballeurs internationaux Désiré Segbe Azankpo et Stéphane Sessègnon.

L'Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB) est la société nationale de radio-télévision publique du Bénin.

Sport[modifier | modifier le code]

Le football est le sport le plus populaire au Bénin. Créée en 1962, la Fédération béninoise de football est membre de la FIFA et de la CAF. L'équipe du Bénin de football est surnommée « les Écureuils ». De nombreux joueurs béninois sont recrutés à l'échelon international[46].

Le handball et l'athlétisme sont également très appréciés, des filles comme des garçons[46].

Outre ces sports importés à l'origine par la colonisation, des activités plus traditionnelles sont également pratiquées, telles que la lutte ou le sharro, une sorte d'affrontement viril à l'aide de longs bâtons, auquel se livrent les jeunes nomades peuls[46].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Bénin.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Les Palais royaux d'Abomey sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial depuis 1985[47]. D'autres sites culturels figurent sur la liste indicative : l'habitat vernaculaire du nord Bénin[48], les quartiers anciens et le palais royal de Porto-Novo[49], les quartiers anciens et la Route de l'Esclave d'Ouidah[50], le site lacustre de Ganvié[51], le village souterrain d'Agongointo-Zoungoudo[52].

Arts visuels[modifier | modifier le code]

Arts anciens 

Abomey, l'ancienne capitale du royaume précolonial du Danhomè, a produit un art de cour florissant, dont témoignent les bas-reliefs, portes, sièges, trônes et poteaux sculptés, les statues en bois ou en métal, les récades ciselées, les tentures à motifs appliqués[53].

Art contemporain 

Fondée à Cotonou en 2005, la Fondation Zinsou est la première structure béninoise dédiée à l'art contemporain[54]. En 2013 elle ouvre un musée à Ouidah, qui présente une partie de sa collection[55].

Les plasticiens Cyprien Tokoudagba, Romuald Hazoumè, Charly d'Almeida ou Dominique Zinkpè sont quelques-uns des grands noms contemporains[56].

Photographie 

L'un des pionniers, Joseph Moïse Agbojelou (1912-2000), fut le président de l'Association des photographes professionnels du Dahomey, qui ne comptait qu'une dizaine de membres en 1950[57].
Le contemporain Mayeul Akpovi filme d'abord les grandes villes françaises avant de revenir à Cotonou où il prend quelque 20 000 photos pour créer une vidéo, Cotonou in Motion[58].

Cinéma 

Plusieurs cinéastes béninois vivent en France de longue date, comme Sylvestre Amoussou ou Jean Odoutan, fondateur du Festival international du film de Ouidah (Quintessence) en 2003 et de l'Institut cinématographique de Ouidah (ICO) en 2006[59].
L'acteur Djimon Hounsou tente aussi sa chance en France, mais fait carrière aux États-Unis, à travers des films d'action tels que Gladiator, Blood Diamond, Amistad, Never Back Down, Forces spéciales et Les Gardiens de la Galaxie[60].

Théâtre 

Depuis 1991, le Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) réunit pendant une semaine une centaine de troupes dans les grandes villes du pays : Cotonou, Porto-Novo, Ouidah, Abomey et Parakou[61].

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature béninoise.

C'est une littérature essentiellement de langue française[62], née dans l'entre-deux-guerres, dans l'ancienne colonie du Dahomey. Les différents genres littéraires apparaissent dans l'ordre suivant : le roman, avec L'Esclave (1929) de Félix Couchoro, le théâtre (1933-1937), le conte et la légende (1941-1946) et enfin la poésie (1954)[63].

Paul Hazoumé est l'auteur du premier roman historique africain (Doguicimi, 1938), mais, comme Couchoro, il ne dénonce pas l'emprise coloniale. Les premiers regards critiques sur la société apparaissent dans les années 1960, avec Olympe Bhêly-Quenum ou Jean Pliya au théâtre[64].

Les années 1980 voient le développement de la littérature féminine et de la bande dessinée béninoise[65].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique béninoise est moins connue à l'étranger que d'autres musiques africaines, cependant quelques-uns de ses artistes sont de grandes stars internationales comme Angélique Kidjo, Wally Badarou, Jesse Franklin (William Gomez), Wily Mignon, Kèmi, Dossi ou encore le feu Gnonnas Pedro.

Même s'il y a des rythmes et des courants musicaux propres au pays (Tchinck, Soyoyo, Zekede, Noudjiou, …), il est vrai qu'à l'international ils ne sont pas très repris. N'oublions cependant pas que de grands courants musicaux comme différents types de salsa par exemple prennent leurs racines dans les rythmes animistes et de cérémonies Vodoun et Orishas du Bénin. Ces rythmes sont donc encore très présents aux Antilles (Cuba, Haïti, Porto-Rico, Jamaïque) et en Amérique du Sud. Il faut également noter que le mouvement hip-hop est assez présent au Bénin depuis quelques années auprès de la jeunesse : le mélange francophone, anglophone et traditionnel donne d'ailleurs des styles assez remarquables.

  • La génération de la Dance Funk Decade : Jesse Franklin (William Gomez), avec une expérience entièrement reconnue sur toutes les ondes radios européennes, américaines, australiennes et japonaises (sur de grands labels comme Carrère, DiscAZ, Ricordi, arista, Geffen, BMG, A&M records).
  • Les populaires : Vivi l'Internationale, Isbath Madou, Sophie Edia, El Rego, Jean Adagbenon, Gangbé Brass Band, Robinson Sipa, Nel Oliver, Bless Antonio, Affo Love, Richard Flash, Ricos Campos, Ras Bawa, Alévi, Alèkpéhanhou, Gbézé, Jospinto, Bel monde Z, Pélagie la vibreuse, Wily Mignon, Kèmi, Sagbohan Danialou, Nydal Khelly, Kiinzah, Don Metok, G.G Lapino, Petit Miguelito, Kona, Fanny, Nelly, Anna Téko, Sèssimè, Norbeka, Zomadokokpon, Teriba, Zouley Sangaré, etc.
  • Le mouvement Hip-Hop - R'n'B : Projet Minwi-Flow, Zeynab, yvan, Nila, Secteur Trema, Dibi Dobo, Pépé Oleka, Kuamy Mensah, Afafa, Diamant Noir, Cotonou City Crew, Ardiess, H2O, Dhalai-k, Kaysee Montejàno, LKS-Clan, Kaizah, Esprit Neg, Nasty Nesta, Mister Blaaz, Self Made Men, B-Syd, DAC, K-libr Volkaniq, Méthod X, Enod, Duce, Roccah, Jay Killah, Polo Orisha, Mutant, Adinon, Jupiter, 3K6, Kemtaan, 3 Game, CTN Heroes, Rim-K, Cyano-Gêne, ADN, 3e Monarchie, WP Baba Djèdjè, Orpair, Big C, Young J, Marshall Cyano, Wilf Enighma, Sam, Radama Z, Shinnin, E-ray, Cruiz AG, Sam Seed, Inox, BMG Yari, Fool' Faya, Mamba Noir, Beezy Baby, Eric le blanc, Assane Sas, Vision, All Baxx, Moona, Sakpata Boy, Trust Infinity Crew, Riacemau.
  • Le zouk : Richard Flash, Martin Hod, Miss Espoir

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Igname pilée à la sauce tchayo
Article connexe : Cuisine béninoise.

Les habitudes alimentaires des Béninois varient selon la zone géographique, le climat, la végétation et le sol[66]. La cuisine est riche et mélange volontiers les traditions ancestrales locales, celles du Brésil, des pays arabes, d'autres pays africains et d'Europe.

Les produits de base sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le gari (ou farine de manioc) et l'igname. La majorité des préparations emploient du piment, du sel, de l'oignon, de la tomate, du gombo, de l'huile de palme ou d'arachide[66].

De nombreux plats du terroir sont vendus dans la rue, par des marchandes ambulantes, dans des maquis, ou sur les marchés[66].

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Défilé de femmes lors de la fête nationale à Cotonou le 1er août 1999
Fêtes et jours fériés
Date Nom Célébration Indication
1er janvier Jour de l'an Civile Premier jour de l'année du calendrier grégorien
10 janvier Fête du vodoun Traditionnelle Célébration des religions traditionnelles
Date variable
28 mars en 2016
17 avril en 2017
Lundi de Pâques Chrétienne Résurrection de Jésus ; le lendemain du 1er dimanche qui suit la 1re pleine lune du printemps
1er mai Fête du Travail Civile Journée internationale des travailleurs
Date variable
5 mai en 2016
25 mai en 2017
Ascension Chrétienne Montée de Jésus au Ciel ; 40 jours après Pâques
Date variable
16 mai en 2016
5 juin en 2017
Lundi de Pentecôte Chrétienne Descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres ; 50 jours après Pâques
1er août Fête Nationale Civile Journée de l'Indépendance
15 août Assomption Chrétienne Montée de la Mère de Jésus au Ciel
1er novembre Toussaint Chrétienne Célébration de tous les saints
25 décembre Noël Chrétienne Naissance de Jésus
Date variable estimée*
26 février en 2010
Maouloud Musulmane Anniversaire de Mahomet ; le 12 du mois de Rabia al Awal
Date variable estimée*
21 septembre en 2009
10 septembre en 2010
Ramadan Musulmane Fête de la rupture du jeûne ; le 1er du mois de Shawwal
Date variable estimée *
27 novembre en 2009
16 novembre en 2010
Tabaski Musulmane Sacrifice d'Ismaël ; le 10 du mois de Dhou al Hijja

(*) Date variable estimée : les célébration islamiques sont déterminées en fonction de l'état de la lune et fixées peu avant.

Santé[modifier | modifier le code]

Indicateurs statistiques[modifier | modifier le code]

Alimentation d'un nouveau-né à la maternité de la Lagune (1999)

Au Bénin, selon une estimation de 2015, le taux de natalité est de 36,02‰ et le taux de mortalité de 8,21‰[2]. La mortalité néonatale, infantile et infanto-juvénile restent élevées[67]. Le niveau de l’espérance de vie à la naissance est faible, mais il a progressé pour atteindre 61,47 ans en 2015[2]. Le taux de fécondité demeure important, avec 4,95 naissances vivantes par femme. On compte 405 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes[2].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Les maladies transmissibles constituent encore les principales causes de morbidité et de mortalité[67]. Le paludisme et les infections respiratoires aigües sont les deux premières causes de consultation soit respectivement 39,6% et 14,9% des cas en 2008. Viennent ensuite les autres affections gastro-intestinales (6,8%), les traumatismes (5,8%) et les maladies diarrhéiques (3,5%). L’incidence des trois maladies prioritaires que sont le paludisme, les IST/VIH/SIDA et la tuberculose demeure inquiétante[67]. Pour les touristes, une vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire[68].

On observe également l'émergence de maladies non transmissibles (MNT), telles que l'hypertension artérielle, le diabète ou l’obésité. Ces pathologies sont liées principalement à une alimentation déséquilibrée, à l’inactivité physique, au tabagisme et à la consommation nocive d’alcool[67].

Malnutrition[modifier | modifier le code]

Selon l'UNICEF, « le Bénin fait partie des pays les moins avancés dans la réalisation de progrès en matière de nutrition. La malnutrition, encore présente notamment dans le nord du pays, entretient le cycle de la pauvreté, maintient des pans entiers de la population dans une situation de vulnérabilité et menace la prospérité[69]». Au niveau national, c'est un enfant béninois sur trois qui souffre encore de malnutrition[70]. En 2015, quatre agences du système des Nations unies, à savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont accordé au Bénin, un appui financier de plus de 2,5 millions de dollars US, sur une période de trois ans, en vue de lutter contre la malnutrition chronique dans les communes rurales de Malanville et Karimama, au nord du pays, les plus affectées et les plus vulnérables sur le plan nutritionnel au Bénin avec un taux de malnutrition deux fois supérieur à la moyenne nationale[71].

Codes[modifier | modifier le code]

Le Bénin a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Fon-gbe, le Yoruba, le Bariba, le Goun-gbe, l'Aja-gbe et l'Ayizo-gbe ont le statut de langues nationales.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h The World Factbook [1]
  3. http://www.wordreference.com/fren/B%C3%A9nin
  4. http://www.gouv.bj/geographie-du-benin Information générale sur le site officiel du gouvernement béninois
  5. http://www.insae-bj.org/?file=files/publications/RGPH4/Plaquette_RGPH4_fomat%20A5.pdf
  6. Ketchiemen Arol, Dictionnaire de l'origine des noms et surnoms des pays africains, Favre, 316 p., p. 56 à 59
  7. Affaire du Différend frontalier (Bénin/Niger). Résumé de l’arrêt du 12 juillet 2005 [2]
  8. a, b et c Kolawolé Sikirou Adam, « Le Bénin : données géographiques », in Hélène Joubert et Christophe Vital, Dieux, rois et peuples du Bénin : arts anciens du littoral aux savanes, Paris, 2008, p. 15-16 (ISBN 978-2-7572-0185-5)
  9. a, b et c Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 104-105 (ISBN 978-2-86950-426-4)
  10. (en) Service d'information sur les sites Ramsar [3]
  11. Kolawolé Sikirou Adam et Michel Boko, Le Bénin, SODIMAS, Cotonou, EDICEF, Paris, 1983, 95 p., extrait en ligne [4]
  12. (en) Mathurin C. Houngnikpo et Samuel Decalo, « Mercenary assault on Cotonou », in Historical Dictionary of Benin, Scarecrow Press, 2012 (4e éd.), p. 253-254
  13. « Les communes du Bénin », portail du Gouvernement, [lire en ligne], consulté le 19 décembre 2015
  14. « Administration territoriale: Tout sur les nouvelles unités administratives », Le Matinal, 18 juillet 2013, [lire en ligne]
  15. Rapport sur le développement humain 2015, p. 30, [lire en ligne]
  16. Rapport sur le développement humain 2014, p. 182, [lire en ligne]
  17. « Doing Business. Bénin », Groupe de la Banque mondiale, [lire en ligne], consulté le 21 décembre 2015
  18. L'Afrique en 2016, hors série Jeune Afrique, p. 126
  19. Alain Faujas, « Bénin : le secteur informel plombe l’économie », Jeune Afrique, 9 avril 2015, [lire en ligne]
  20. Le secteur informel au Bénin : problématique et perspectives de contribution à l'économie nationale, rapport du Conseil économique et social, 2011, p. 5, [lire en ligne]
  21. Site officiel
  22. a et b Alain Faujas, « L’économie béninoise, côté pile et côté face… », Jeune Afrique, 5 juin 2014, [lire en ligne]
  23. « Les races bovines du Bénin », [lire en ligne], consulté le 23 décembre 2015
  24. « Les sites touristiques du Bénin ont accueilli plus de 230 000 visiteurs », Intellivoire, 5 juin 2014, [lire en ligne], consulté le 21 décembre 2015
  25. Site du MCA Bénin
  26. Le MCA-Benin II, vient d’être approuvé par le MIllenium Challenge Corporate - 24haubenin.info
  27. L'AFD au Bénin: un partenaire pour le développement durable.
  28. « Résultats définitifs du RGPH4 : 10 008 749 habitants dénombrés, dont 51,2% de femmes », La Nation, 29 juin 2015
  29. a, b et c Kolawolé Sikirou Adam, « Le Bénin : données géographiques », op. cit., p. 19-20
  30. a et b RGPH3, Synthèse des analyses en bref, Cotonou, octobre 2003, p. 19
  31. « Aperçu opérationnel sous-régional 2015 - Afrique de l'Ouest », HCR, [lire en ligne], consulté le 21 décembre 2015
  32. Article premier de la Constitution du Bénin, [lire en ligne]
  33. a, b et c « Langues », Consulat du Bénin (Bordeaux), [lire en ligne]
  34. Les formes de français à Cotonou
  35. a et b Rapport 2014 sur la liberté de religion dans le monde. Bénin, humanrights.gov, [lire en ligne], consulté le 20 décembre 2015
  36. Georges Dougueli, « Au cœur de la puissance vaudoue », in Jeune Afrique, 8 juillet 2015, [lire en ligne]
  37. Delphine Bousquet, « Le jour du vaudou », Libération, 6 janvier 2012, [lire en ligne]
  38. a et b « Résumé exécutif », Bénin. Rapport d’état du système éducatif, juillet 2014, p. 21-26, [lire en ligne]
  39. Le travail des enfants au Bénin.
  40. Décret no 2001-365 du 18 septembre 2001
  41. Décret no 70-217 CP/MEN du 21 août 1970
  42. Constitution de la République du Bénin, [lire en ligne]
  43. « Rapport annuel 2007 », Reporters sans frontières, p. 8, [lire en ligne]
  44. Marcel Zoumènou, « La liberté de la presse en pleine dégringolade », in La Nouvelle Tribune, cité par Courrier international, 6 mai 2013
  45. Classement mondial de la liberté de la presse 2015, consulté le 19 décembre 2015 [5]
  46. a, b et c Falola Toyin et jean-Jacques Daniel, « Benin. Sports and Games », Africa: An Encyclopedia of Culture and Society, ABC-CLIO, 2015, p. 65-66 (ISBN 9781598846669)
  47. « Palais royaux d'Abomey », UNESCO [6]
  48. « La Réserve W du Niger et l'habitat vernaculaire du nord Bénin », UNESCO [7]
  49. « a ville de Porto-Novo : quartiers anciens et Palais Royal », UNESCO [8]
  50. « La ville d'Ouidah : quartiers anciens et Route de l'Esclave », UNESCO [9]
  51. « Site lacustre de Ganvié », UNESCO [10]
  52. « Village souterrain d'Agongointo-Zoungoudo », UNESCO [11]
  53. H. Joubert et C. Vital, Dieux, rois et peuples du Bénin, op. cit.
  54. Hermann Boko, « Au Bénin, la fondation Zinsou fête ses dix ans », sur Lemonde.fr,‎
  55. Julien Maron, « MARIE-CÉCILE ZINSOU : « Parlons de l'Afrique de manière positive » », sur Mensquare.com,‎
  56. « Découverte de l'art africain contemporain : Bénin », Ars Ante Africa, [lire en ligne], consulté le 21 décembre 2015
  57. « Joseph Moïse Agbojelou », in L'Afrique par elle-même. Un siècle de photographie africaine, Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren, p. 52-55 (ISBN 978-2909571584)
  58. Diane-Audrey Ngako, « Le Cotonou vibrant de Mayeul Akpovi », Le Monde/Afrique, 18 mars 2015, [lire en ligne]
  59. « Une jeune géné­ra­tion de ciné­phi­les et de vidéas­tes : réa­li­tés du Bénin », Clap Noir, 24 janvier 2010, [lire en ligne]
  60. (en) Bénin sur l’Internet Movie Database
  61. (en) Pascal Wanou, « Benin. Towards a meeting of worlds », The World of Theatre: Edition 2000, p. 28-30
  62. Adrien Huannou, La Littérature béninoise de langue française : des origines à nos jours, Karthala, Paris, 1984, p. 9
  63. A. Huannou, La Littérature béninoise de langue française, op. cit., p. 283
  64. « La littérature béninoise en un clin d'oeil », Lire les femems écrivains et les littératures africaines, [lire en ligne], consulté le 20 décembre 2015
  65. Christophe Cassiau-Haurie, « Le vivier méconnu de la bande dessinée béninoise », in Africultures, 4 octobre 2007, [lire en ligne]
  66. a, b et c Martine Ella Amouro, « On mange bien au Bénin », Africultures, 1er octobre 2000, [lire en ligne], consulté le 20 décembre 2015
  67. a, b, c et d « Bénin. Résumé analytique », African Health Observatory (AHO), [lire en ligne], consulté le 19 décembre 2015]
  68. « Bénin. Conseils aux voyageurs. Santé », France-Diplomatie, [lire en ligne], consulté le 19 décembre 2015
  69. « Bénin: L’ONU appelle à investir dans la lutte contre la malnutrition, un frein au développement », Organisation mondiale de la Santé (OMS), [lire en ligne], consulté le 19 décembre 2015
  70. « Bénin : un enfant sur trois de moins de cinq ans souffre de malnutrition chronique », UNICEF, 28 mai 2014, [lire en ligne]
  71. « Les agences du système des Nations Unies au chevet des enfants malnutris du nord du Bénin », Agence de presse africaine (APA), 22 octobre 2015, [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Irène Albert, Des femmes, une terre : une nouvelle dynamique sociale au Bénin, L'Harmattan, 1993, 264 p. (ISBN 978-2-7384-2201-9)
  • Ogunsola John Igue et Bio G. Soule, L'État entrepôt au Bénin : commerce informel ou solution à la crise ?, Karthala, 1992, 210 p. (ISBN 978-2-86537-360-4)
  • Philippe David, Le Bénin, Karthala, 1995, 187 pages
  • Paulin J. Hountondji et al. Économie et société au Bénin : d'hier à demain, L'Harmattan, 2000, 264 p. (ISBN 978-2-7384-9388-0)
  • Hélène Joubert et Christophe Vital, Dieux, rois et peuples du Bénin. Arts anciens du littoral aux savanes, Somogy, Paris, 2008, 304 p. (ISBN 978-2-7572-0185-5)
  • Michael Judex, Julia Röhrig,Oliver Schulz, Hans-Peter Thamm (dir.), IMPETUS Atlas du Bénin. Résultats de recherche 2000-2007, Université de Bonn, traduit de l'allemand, 2009 (3e éd.), 128 p. (ISBN 978-3-9810311-8-8) [lire en ligne]
  • Kadiatou Konaré, Akambi Akala, Jean Aholou et Paul Akoha, Le Bénin des talents : Guide touristique et culturel, Cauris Éditions, 2006, 271 p. (ISBN 978-2-914605-17-5)
  • Oladé Okunlola Moïse Laleye, La décentralisation et le développement des territoires au Bénin, L'Harmattan, 2003, 327 p. (ISBN 978-2-7475-5034-5)
  • Bernard Passot, Le Bénin : les hommes et leur milieu : guide pratique, L'Harmattan, 1996, 335 p. (ISBN 978-2-7384-4138-6)
  • Gérard Rondeau, Voyages au Bénin, Arganier, 2004, 224 p. (ISBN 978-2-912728-12-8)
  • UNFPA, Philippe Delanne, Viviane Froger Fortaillier, Nous, les femmes du Bénin, Ed Textims, France, 2004, 192 p. (ISBN 295224930X)
  • FATOM, Philippe Delanne, Viviane Froger Fortailler, E Fourn, V Assogba, Le guide de Cotonou, Porto Novo, Ouidah et Ganvié, Ed SEPIA, 2011, 312 p. (ISBN 978-2-84280-194-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]