Le Retour de Godzilla (film, 1955)
| Titre original |
ゴジラの逆襲 Gojira no gyakushū |
|---|---|
| Réalisation | Motoyoshi Oda |
| Scénario |
Shigeaki Hidaka Takeo Murata |
| Musique | Masaru Satō |
| Acteurs principaux |
Hiroshi Koizumi (en) Setsuko Wakayama (ja) Minoru Chiaki Takashi Shimura |
| Sociétés de production | Tōhō |
| Pays de production |
|
| Genre | Science-fiction, action, Kaijū eiga |
| Durée | 82 minutes |
| Sortie | 1955 |
Série Showa
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Retour de Godzilla (ゴジラの逆襲, Gojira no gyakushū) est un film japonais du réalisateur Motoyoshi Oda sorti en 1955.
Deuxième film de la franchise Godzilla, il met en vedettes Hiroshi Koizumi (en), Setsuko Wakayama (ja), Minoru Chiaki et Takashi Shimura, avec Haruo Nakajima dans le rôle de Godzilla et Katsumi Tezuka dans celui d'Anguirus.
Dans ce film, le Japon lutte pour survivre au retour de Godzilla, ainsi qu'à son combat destructeur contre son ancien ennemi Anguirus. Alors qu'ils survolent les mers pour repérer des bancs de poissons, les jeunes pilotes Tsukioka et Kobayashi rencontrent Godzilla et un autre monstre en train de se livrer une bataille féroce. Les deux créatures disparaissent dans l'océan, mais refont bientôt surface près d'Osaka, qui sera dès lors le cadre d'un combat à mort entre les deux monstres et les hommes.
À la suite du fort succès du premier film Godzilla en 1954, le producteur exécutif de la Toho Co., Iwao Mori, demande au producteur Tomoyuki Tanaka de débuter la réalisation d’une suite afin de capitaliser sur l’engouement du premier opus[1]. Le réalisateur du film original, Ishirō Honda, actuellement occupé par la réalisation du drame Lovetide (Koi-geshō), la Toho remet la réalisation de ce deuxième film à Motoyoshi Oda[2].
Le producteur exécutif Iwao Mori a demandé au producteur Tomoyuki Tanaka de débuter immédiatement la production d'un deuxième film Godzilla, craignant de perdre l'élan du succès du premier film. Oda a été choisi pour réaliser le film, Ishirō Honda étant occupé à réaliser Love Makeup[3].
Synopsis
[modifier | modifier le code]Les deux pilotes, Shoichi Tsukioka et Koji Kobayashi, chassent des bancs de poissons pour une conserverie de thon à Osaka. L'avion de Kobayashi tombe en panne et est obligé d'atterrir près de l'île d'Iwato. Tsukioka atterrit pour récupérer Kobayashi et les deux rencontrent Godzilla ainsi qu'un monstre quadrupède, qui tombent d'une falaise dans l'océan. Tsukioka et Kobayashi font un rapport aux autorités d'Osaka, et découvrent que le quadrupède est un ankylosaure appelé Anguirus, dont l'espèce était autrefois en rivalité avec celle de Godzilla. Le Dr Kyohei Yamane, qui a vécu l'attaque de Godzilla en 1954, confirme que ce Godzilla est un second membre de la même espèce, et que les deux monstres ont probablement été réanimés par des essais de bombes à hydrogène. Les armes conventionnelles étant incapables de tuer Godzilla, le Dr Yamane suggère d'utiliser des fusées éclairantes pour attirer Godzilla.
Godzilla arrive sur le rivage d'Osaka. Alors que les lumières de la ville sont éteintes, les avions de la Force aérienne d'autodéfense japonaise utilisent des fusées éclairantes pour éloigner Godzilla de la côte. Godzilla poursuit les fusées et quitte le rivage. Pendant ce temps, un camion transporte des criminels vers une autre partie du pays. Les condamnés détournent le camion et après une longue poursuite avec la police, le camion s'écrase sur un bâtiment industriel et déclenche un gigantesque incendie qui attire Godzilla sur le rivage. Quelques instants plus tard, Anguirus surgit et l'attaque. Pendant que les monstres se battent, les condamnés tentent de s'échapper mais se noient lorsque le métro est inondé. Godzilla tue Anguirus et retourne dans l'océan.
Kobayashi est transféré dans une usine d'Hokkaido. Au cours d'une fête d'entreprise, Tsukioka, Hidemi, venue lui rendre visite, et Kobayashi sont informés que Godzilla a détruit un des bateaux de pêche de l'entreprise. Les militaires et Tsukioka se mettent à rechercher activement Godzilla. Tsukioka aperçoit Godzilla nageant vers le rivage d'une petite île glacée. Il prévient la conserverie, et Kobayashi décolle dans son avion pour changer de poste avec Tsukioka. Tsukioka, qui a été transféré dans l'armée de l'air, voyage en jet avec un vieil ami. Ils larguent des bombes sur Godzilla, mais sans succès. Godzilla se dirige alors vers la côte. Kobayashi est tué en essayant de détourner Godzilla de l'océan. Tsukioka est dévasté mais réalise que les militaires peuvent tirer des missiles sur la montagne et ensevelir Godzilla sous une avalanche. Les jets tirent des missiles, et enterrent Godzilla dans la neige et la glace.
Sortie et Accueil
[modifier | modifier le code]Le film sort dans les salles de cinéma japonaises le 24 avril 1955, coïncidant avec la période de jours fériés de la « Golden Week », un choix judicieux pour maximiser la fréquentation du public[4]. Il a généré environ 170 millions de yens de recettes de location de film (par distributeur) au Japon. Bien qu’il s’agisse d’un succès financier honorable, il demeure inférieur aux attentes suscitées par le premier opus[5]. Concernant les critiques, l’accueil est mitigé, ce qui pousse la Toho à mettre en pause les films de monstres géants (kaijū eiga) pendant sept ans. La franchise ne sera relancée qu'en 1962 avec King Kong contre Godzilla[6].
Version américaine
[modifier | modifier le code]Concernant sa distribution aux États-Unis en 1959, le film est lourdement modifié par le producteur Paul Schreibman et distribué par Warner Bros. sous le titre Gigantis, the Fire Monster[7]. Schreibman prend la décision de modifier le nom de Godzilla pour « Gigantis » afin de faire croire au public américain qu’il s’agit d’un tout nouveau monstre. Cela s’explique par la peur que le spectateur soit perdu car le Godzilla original avait péri à la fin du film de 1954[8]. Pour renforcer cette illusion de nouveauté, l’emblématique rugissement de Godzilla est légèrement modifié. De plus, la bande originale japonaise composée par Masaru Sato est quasiment intégralement supprimée pour être remplacée par des musiques de catalogue (stock music) composées par Paul Sawtell et Bert Shefter, venant de films de science-fiction américains antérieurs comme Kronos et Project Moonbase[9].
Effets spéciaux
[modifier | modifier le code]La direction des effets spéciaux est de nouveau confiée à Eiji Tsuburaya. Pour ce deuxième opus, les acteurs Haruo Nakajima (qui interprète le rôle de Godzilla) et Katsumi Tezuka (qui joue Anguirus) jouissent de costumes composés de matériaux légèrement plus souples. Ces costumes sont fabriqués à partir de moules en plâtre suivant leur morphologie, leur permettant une plus grande liberté de mouvement comparé à leur armure de 1954[10]. L’effet de mouvement accéléré et saccadé pendant les combats de monstres, caractéristique de ce film, est originairement causé par une erreur technique du caméraman, qui a filmé ces scènes avec une cadence de 18 images par seconde au lieu des 24 habituelles[11]. Tsuburaya décide finalement de préserver ces prises sous-exposées (undercranking), estimant que cet accident donne une sensation plus féroce, brutale et frénétique à l’affrontement entre les deux monstres[12]. La réalisation se démarque notamment par la production d’une vaste maquette détaillée de la ville d’Osaka, créant ainsi un standard de miniatures urbaines qui construira la renommée des studios Toho[13].
Autour du film
[modifier | modifier le code]Le film marque la première apparition d'Anguirus, le second monstre créé par la Tōhō après Godzilla, et la première apparition du second et principal Godzilla (le premier étant mort dans le premier film), qui apparaîtra par la suite dans une bonne partie de la franchise avant d'être remplacé par l'un de ses fils et ses autres versions.
Le film, même s'il n'est que le second du genre des monstres géants japonais, est surtout important comme le premier à imposer le concept de combat entre les monstres géants, qui deviendra très vite l'un des thèmes les plus appréciés du cinéma.
Thématique : l'imaginaire du désastre
[modifier | modifier le code]Fondements théoriques et esthétiques
[modifier | modifier le code]Le concept d'« imaginaire du désastre » (imagination of disaster) est défini par les historiens du cinéma comme un processus visant à poser des représentations sensibles sur des idées, permettant d'interpréter le monde par le prisme d'un regard culturellement informé[14]. Selon l'essayiste Susan Sontag, le cinéma de science-fiction tire sa spécificité de la représentation directe de l'extraordinaire, comme des mutations ou un gratte-ciel qui s'écroule, offrant au public une « impression sensible de l'événement » que le roman ne peut fournir[15]. Cet imaginaire repose sur un « goût esthétique de la destruction », où la violence est présentée de manière technique, transformant l'angoisse collective en un spectacle assimilable[16].
Un miroir des traumatismes historiques japonais
[modifier | modifier le code]Produit au milieu des années 1950, Le Retour de Godzilla s'inscrit dans un contexte marqué par les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945, et l'incident nucléaire du Daigo Fukuryū Maru en mars 1954[17].
L'historien Yoshikuni Igarashi souligne que le film ravive consciemment la mémoire des raids aériens de la Seconde Guerre mondiale[18]. Lors de l'attaque d'Osaka, la ville est plongée dans l'obscurité totale pour respecter des restrictions d'éclairage, rappelant les couvre-feux imposés face aux bombardiers américains B-29[18]. Après le passage du monstre, le paysage urbain désolé reproduit fidèlement les paysages de ruines de 1945[19].
Mémoire de la guerre et sens du sacrifice
[modifier | modifier le code]La mort de Godzilla, enseveli sous la glace sur une île isolée de la mer d'Okhotsk, évoque pour certains analystes le destin des garnisons japonaises abandonnées dans le Pacifique Nord, comme celle de l'île d'Attu en 1943[19].
Le thème du sacrifice est porté par le pilote Kobayashi[19]. Contrairement au sacrifice du docteur Serizawa dans le film de 1954, l'acte suicidaire de Kobayashi dans Le Retour de Godzilla cherche à donner un sens à la perte, suggérant que les sacrifices personnels servent de fondement à la sécurité de la nation d'après-guerre[19],[20].
Évolution vers la crise écologique
[modifier | modifier le code]L'imaginaire du désastre amorce également une mutation esthétique. En faisant s'affronter deux créatures, le film emprunte aux codes du catch professionnel (puroresu), alors en pleine ascension au Japon[18]. Cette spectacularisation contribue à apprivoiser la terreur indicible du désastre original pour l'orienter vers le divertissement de masse[18].
Enfin, cet imaginaire s'élargit progressivement pour refléter les angoisses liées à la crise écologique et aux désastres industriels (maladie de Minamata, asthme de Yokkaichi)[20]. Cette transition vers une critique environnementale trouvera son prolongement dans les suites de la franchise, où les créatures incarnent les dérives de la pollution humaine[20].
Acteurs
[modifier | modifier le code]| Acteur | Nom en japonais | Rôle |
|---|---|---|
| Hiroshi Koizumi | 小泉博 | Shoichi Tsukioka |
| Setsuko Wakayama | 若山セツ子 | Hidemi Yamaji |
| Minoru Chiaki | 千秋実 | Kôji Kobayashi |
| Takashi Shimura | 志村喬 | Kyohei Yamane-hakase |
| Masao Shimizu | 清水将夫 | Dr. Tadokoro (Zoologiste) |
| Seijirô Onda | 恩田清二郎 | Capitaine Terasawa |
| Sonosuke Sawamura | 沢村宗之助 | Shingo Shibeki |
| Yoshio Tsuchiya | 土屋嘉男 | Tajima |
| Mayuri Mokushô | 木匠マユリ | Yasuko Inouye (Opératrice radio) |
| Minosuke Yamada | 山田巳之助 | Chef de la défense civile |
| Yukio Kasama | 笠間雪雄 | Koehi Yamaji (Président de la pêcherie) |
| Senkichi Ōmura | 大村千吉 | Prisonnier évadé |
| Ren Yamamoto | 山本廉 | Commandant du navire de débarquement |
| Shin Ōtomo | 大友伸 | Chef des prisonniers |
| Takeo Oikawa | 及川武夫 | Commissaire de police d'Osaka |
| Shōichi Hirose | 広瀬正一 | Prisonnier |
| Teruko Mita | 三田照子 | Madame 'Yayoi' |
| Haruo Nakajima | 中島春雄 | Godzilla |
| Katsumi Tezuka | 手塚勝巳 | Anguirus |
| Miyoko Hoshino | 星野みよ子 | Chanteuse de cabaret |
| Toku Ihara | 伊原徳 | Policier |
| Takuzō Kumagai | 熊谷卓三 | Capitaine du Hokkai-Maru |
| Tadao Nakamaru | 中丸忠雄 | Policier |
| Hideo Shibuya | 渋谷英男 | Visiteur du cabaret |
| Shigemi Sunagawa | 砂川繁視 | Visiteur du cabaret |
| Masaaki Tachibana | 立花正明 | Policier |
| Kôji Uno | 宇野晃司 | Assistant de Shibeki |
| Shin Yoshida | 吉田新 | Prisonnier |
Fiche technique
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- Titre : Le Retour de Godzilla
- Titre original : ゴジラの逆襲 (Gojira no gyakushū)
- Titre anglais : Godzilla Raids Again
- Réalisation : Motoyoshi Oda
- Scénario : Shigeaki Hidaka, Shigeru Kayama et Takeo Murata
- Musique : Masaru Satō
- Pays d'origine :
Japon - Langue originale : japonais
- Société de production : Tōhō
- Monstres : Godzilla, Anguirus
- Format : noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - son mono
- Genre : science-fiction, action, kaijū eiga
- Durée : 82 minutes[21] (métrage : neuf bobines - 2 238 m[21])
- Dates de sortie :
Distribution
[modifier | modifier le code]- Hiroshi Koizumi (en) : Shōichi Tsukioka
- Setsuko Wakayama (ja) : Hidemi Yamaji, la fille de Kōhei
- Minoru Chiaki: Kōji Kobayashi
- Takashi Shimura : Dr. Kyohei Yamane
- Masao Shimizu : Dr. Tadokoro
- Seijirō Onda : Capitaine Terasawa
- Sōnosuke Sawamura : Shingo Shibeki
- Yoshio Tsuchiya : Tajima
- Yukio Kasama : Kōhei Yamaji
- Mayuri Mokushō (ja) : opératrice radio Yasuko Inoue
- Haruo Nakajima : Godzilla
- Katsumi Tezuka : Anguirus
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Godzilla Raids Again » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Steve Ryfle, Japan's Favorite Mon-Star: The Unauthorized Biography of "The Big G" (Toronto: ECW Press, 1998), 59.
- ↑ David Kalat, A Critical History and Filmography of Toho's Godzilla Series, 2e éd. (Jefferson: McFarland & Company, 2010), 36.
- ↑ (en) Steve Ryfle, Japan's Favorite Mon-Star: The Unauthorized Biography of the Big G, ECW Press (ISBN 1550223488, lire en ligne)
- ↑ Steve Ryfle, Japan's Favorite Mon-Star, p. 61.
- ↑ David Kalat, A Critical History and Filmography, p. 38.
- ↑ Stuart Galbraith IV, The Toho Studios Story, p. 110-111.
- ↑ David Kalat, A Critical History and Filmography, p. 39.
- ↑ Steve Ryfle, Japan's Favorite Mon-Star, p. 64-65.
- ↑ David Kalat, A Critical History and Filmography, p. 40.
- ↑ August Ragone, Eiji Tsuburaya: Master of Monsters (San Francisco: Chronicle Books, 2007), 45-46.
- ↑ Steve Ryfle, Japan's Favorite Mon-Star, p. 60.
- ↑ August Ragone, Eiji Tsuburaya, p. 46.
- ↑ Stuart Galbraith IV, The Toho Studios Story: A History and Complete Filmography (Lanham: Scarecrow Press, 2008), 110.
- ↑ Jean-Baptiste Massuet, Le Dessin animé : une esthétique de l'excès, Presses universitaires de Rennes, 2022.
- ↑ Susan Sontag, « Images du désastre », dans L'Œuvre parle (Œuvres complètes, vol. 5), trad. Guy Durant (Paris : Christian Bourgois, 2010 [1965]), 314-315.
- ↑ Susan Sontag, « Images du désastre », dans L'Œuvre parle (Œuvres complètes, vol. 5), trad. Guy Durant (Paris : Christian Bourgois, 2010 [1965]), 321.
- ↑ Inuhiko Yomota, « The Menace from the South Seas: Honda Ishirō's Godzilla (1954) », dans Japanese Cinema: Texts and Contexts, éd. Alastair Phillips et Julian Stringer (Londres : Routledge, 2007), 102.
- Yoshikuni Igarashi, Bodies of Memory: Narratives of War in Postwar Japanese Culture, 1945-1970 (Princeton: Princeton University Press, 2000), 119.
- Yoshikuni Igarashi, Bodies of Memory: Narratives of War in Postwar Japanese Culture, 1945-1970 (Princeton: Princeton University Press, 2000), 120.
- William M. Tsutsui, « Is Your War over Now? Nationalism, Nostalgia, and Japan’s Long Postwar from Gojira (1954) to Godzilla Minus One (2023) », Humanities 13, no. 6 (2024): 158.
- (ja) Le Retour de Godzilla sur la Japanese Movie Database
- ↑ « Les films japonais sortis en France en salle », sur www.denkikan.fr (version du sur Internet Archive)
- ↑ (en) Stuart Galbraith, Japanese Filmography: A Complete Reference to 209 Filmmakers and the Over 1250 Films Released in the United States, 1900 Through 1994, Mcfarland, , 509 p. (ISBN 9-780786-400324), p. 184
Liens externes
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Le Retour de Godzilla, critique sur Horreur.com
- fiche du Retour de Godzilla sur Kaijusroyaume
- fiche du Retour de Godzilla sur le site Le Monde des kaiju
