Jean-Pierre Denis (homme d'affaires)

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Jean-Pierre Denis
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Jean-Pierre Denis, né le à Quimper, est un homme d'affaires et chef d’entreprise français. Ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée au début du premier mandat de Jacques Chirac, il est depuis 2008 président du Crédit mutuel de Bretagne et du Crédit mutuel Arkéa[1]. Il est aussi à l'origine de la création de l'organisme public de financement des PME innovantes, Oséo, en 2005.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et formation[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Denis grandit à Audierne, dans le Finistère. Son père était médecin[2]. Il effectue ses études secondaires au lycée Saint-Louis, à Châteaulin et après un an de classe préparatoire intègre HEC Paris[2] (promotion Allez les cadres[2]). Il étudie ensuite à l’Université Paris II-Panthéon-Assas et entre enfin à l'ENA (promotion Montaigne). Il est titulaire d’une maîtrise en droit et d’une maîtrise en sciences économiques[3].

Conseiller politique[modifier | modifier le code]

En 1988, à l’issue de son cursus à l’ENA, Jean-Pierre Denis intègre l’Inspection des Finances. En 1992, il rejoint la mairie de Paris comme directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac[4]. Élu chef de l’État, trois ans plus tard, ce dernier le nomme secrétaire général adjoint de la présidence de la République[5]. Il se trouve en désaccord d’opinion avec le secrétaire général Dominique de Villepin[6], et quitte l’Élysée en 1998 à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale[7]. Un conseiller de l’Élysée conserve le souvenir d’« un homme étonnant, à la fois assez sympathique, parlant volontiers football, et capable de mauvais coups, et qui ne cessait de monter les gens les uns contre les autres »[8].

Chef d'entreprise (de 1998 à 2007)[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Denis entre alors à la Compagnie générale des eaux (devenue en 1998 Vivendi) au poste de conseiller pour les opérations de croissance externe du président, Jean-Marie Messier[9]. Il est ensuite nommé directeur général en 1999[10] puis président de Dalkia, poste qu'il occupe de 1999 à 2003 (groupes Vivendi puis Veolia Environnement).

En 2003, il est élu président du directoire de la Banque de développement des petites et moyennes entreprises (BDPME)[11]. Parallèlement il est président-directeur général du Crédit d’équipement des petites et moyennes entreprises (CEPME), et PDG de l'Agence nationale de valorisation de la recherche (Anvar)[12].

En , Jean-Pierre Denis participe à la création de l'organisme public de financement des PME innovantes Oséo dont il devient le PDG[13].

Crédit Mutuel Arkéa (depuis septembre 2007)[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, Jean-Pierre Denis devient vice-président exécutif, puis, un an plus tard, président du groupe Crédit Mutuel Arkéa et du Crédit Mutuel de Bretagne. Le Crédit Mutuel Arkéa, deuxième pôle régional du Crédit Mutuel français, emploie 9 000 salariés et compte 3,2 millions de clients[14].

En octobre 2014, un bras de fer s'engage entre Jean-Pierre Denis (Crédit Mutuel Arkéa) et Michel Lucas (Crédit Mutuel de l’Est ou CM11-CIC), président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel : Jean-Pierre Denis voit d'un mauvais œil la concurrence que mène son homologue oriental sur des marchés tels que la région parisienne ou en Bretagne, ainsi que le contrôle qu'il opère sur le groupe via son président, Michel Lucas. Il saisit le 6 octobre 2014 l’Autorité de la concurrence et le tribunal de grande instance de Paris, et défend une scission du groupe afin de reprendre le contrôle sur sa filiale[15],[16]. En janvier 2016, le tribunal de grande instance de Paris lui donne raison en reconnaissant les manœuvres abusives du CM11-CIC[17].

En 2016, Jean-Pierre Denis saisit en référé le tribunal administratif de Rennes quand la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) vote un blâme à l’encontre du Crédit Mutuel Arkéa, en raison du refus de cette dernière de transmettre certaines informations prudentielles et de respecter son obligation de solidarité avec les autres entités de la CNCM . Quelques mois plus tard, le tribunal administratif de Rennes estime que la CNCM n’était pas dans son droit et donne raison à Jean-Pierre Denis[18].

En octobre 2016, Jean-Pierre Denis se voit rappeler par la Banque de France que « l’existence d’un seul et unique organe central pour le Crédit Mutuel ainsi que son organisation découle aujourd’hui de la loi française et qu’une résolution qui s’en affranchirait serait dénuée d’effet juridique »[19]. En décembre 2016, Jean-Pierre Denis voit le dossier arriver entre les mains du Conseil d’État qui statue en faveur de la CNCM et déclare que « la société́ Crédit Mutuel Arkéa est tenue de respecter les demandes de la Confédération nationale agissant dans le cadre de ses prérogatives d’organe central »[20].

En 2016, il a touché une rémunération de 1 599 931 euros19. Entre 2009 et 2016, sa rémunération, a augmenté de 290%. En juin 2017, Jean-Pierre Denis salue les performances de la banque[21] : « Nous n’avions jamais franchi la barre des 300 millions, une progression de 40% en trois ans, un doublement, au million près, en quatre ans ! »[22].

En juin 2017, l’Autorité de la concurrence donne tort à Jean-Pierre Denis en affirmant qu’il n’y a pas de concurrence entre le Crédit Mutuel Arkea et les autres entités du groupe Crédit Mutuel (Crédit Mutuel 11, CIC, etc.). L'Autorité tranche ainsi en faveur des prérogatives de la Confédération nationale du Crédit Mutuel : « le Groupe Crédit Mutuel constitue une entreprise unique au regard du droit de la concurrence [...] les agences de notation notaient le groupe Crédit Mutuel dans son ensemble »[23].

En décembre 2017, Jean-Pierre Denis reçoit une réponse du Tribunal de l’Union européenne qui revient sur la question de la surveillance prudentielle et lui donne tort en estimant que « la BCE est en droit d’organiser une surveillance prudentielle du groupe Crédit Mutuel par l’intermédiaire de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, y compris à l’égard du Crédit Mutuel Arkéa »[24].

En janvier 2018, il inaugure les nouveaux locaux de Fortuneo à Guipavas, qui accueillent les 300 salariés de la banque en ligne du Crédit Mutuel Arkéa, un « vaisseau numérique [pensé pour] favoriser la transversalité et le travail collaboratif ». Jean-Pierre Denis revendique l’ancrage territorial d’Arkéa en soulignant « qu’on peut être fier de ses racines tout en restant compétitif et innovant »[25].

En février 2018, il annonce le soutien de Crédit Mutuel Arkéa au skipper Sébastien Simon pour le Vendée Globe 2020 aux côtés de Paprec Group : « un jeune marin très talentueux, structuré et exigeant avec lui-même » que la banque a décidé d’accompagner « dans cette formidable aventure qui va lui permettre de franchir de nouveaux caps. »[26].

Le Conseil d’État dans 3 décisions rendue le 9 mars 2018 rejettent les demandes de Jean-Pierre Denis à l'exception de la procédure de sanction qui est partiellement censurée pour des questions de forme (respect du contradictoire). Le Conseil d’État rejette également « l’essentiel des demandes du Crédit Mutuel Arkéa, qui voulait faire annuler certains des nouveaux statuts de la Confédération nationale du Crédit Mutuel »[27].

Le 12 mars 2018, Jean-Pierre Denis fait face à un refus du projet d’indépendance par la Banque centrale européenne et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, estimé d'une « validité juridique douteuse »[28]. Le 22 mars, il reçoit un courrier des mêmes autorités qui explique qu’elles n’ont pas reçu un « schéma d’organisation susceptible de permettre aux caisses locales qui feraient le choix de quitter le Crédit Mutuel, de préserver un modèle coopératif et mutualiste ». Après avoir pris acte de ce « rappel à l’ordre », Jean-Pierre Denis indique que « plusieurs scénarios sont à l’étude et font l’objet de travaux menés avec les conseils du groupe pour soumettre une proposition aux autorités bancaires françaises et européennes qui préservera le statut coopératif et mutualiste du groupe »[29].

Le 18 avril 2018, Jean-Pierre Denis donne les résultats du vote d'orientation pour l’indépendance d’Arkéa vis-à-vis du Crédit Mutuel . Le « oui » l’emporte à 94,4%. Néanmoins, la Confédération nationale du Crédit Mutuel avait affirmé quelques jours avant les résultats qu’elle ne les reconnaîtrait pas car elle jugeait la consultation invalide. Pour justifier sa décision, la Confédération avait pointé du doigt le fait que le vote s’effectuait à main levée et que la durée de celui-ci aurait permis l’exercice de manœuvres et de pressions[30]. De son côté, Jean-Pierre Denis affirme que le vote s'est opéré de manière totalement décentralisée, dans 307 caisses, et dans une douzaine de départements. Il ajoute qu'il n'y a pas eu une seule contestation des votants rapportée dans les procès-verbaux, y compris chez ceux qui ont voté contre l'indépendance[31].

Le 11 mai 2018, l'AGEFI publie le classement des rémunérations des dirigeants de banques françaises[32] en 2017 dans lequel Jean-Pierre Denis figure à la sixième place avec une rémunération de 1,59 millions d'euros (fixe + variable), devant celle de François Pérol, président du groupe mutualiste BPCE sur cette période[33],[32]. L'AGEFI indique que « les dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa restent bien mieux payés que ceux du Crédit Mutuel-CIC ».

Le 29 août 2018, le groupe Arkéa a publié ses résultats semestriels avec un résultat net qui s’élève à 247 millions d’euros[34]. Le PNBA progresse de 7,9 % par rapport au premier semestre 2017 à plus d’un milliard d’euros. Le résultat d’exploitation est en hausse de 7,4 %, à 311 millions d’euros, contre 289 millions d’euros à fin juin 2017. Le ratio de solvabilité Common Equity Tier One se stabilise à 18,3 % contre 18,5 % à fin 2017. Le total de bilan du groupe Arkéa progresse de 4,6 milliards d’euros au premier semestre 2018, à 132,9 milliards d’euros. Le portefeuille clients augmente de 3,6 % au cours du premier semestre 2018 et s’élève désormais à 4,4 millions de sociétaires et clients. A l'occasion de la publication de ces résultats, Jean-Pierre Denis à déclaré : "Arkéa a su tirer profit de la diversité et de la complémentarité de ses métiers pour présenter un tableau économique de premier ordre. Le groupe Arkéa démontre une nouvelle fois sa pleine capacité à poursuivre sa belle trajectoire de croissance en toute indépendance, au service de ses sociétaires et clients. Cette réussite montre enfin la pertinence de notre modèle de banque agile, innovante, exclusivement tournée vers l’économie réelle et engagée au plus près de ses territoires"[35].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Denis est trésorier de la LFP depuis 200517. Il a été président par intérim de la Ligue de football professionnel (LFP) pendant une durée de 4 mois, du 27 mai au 11 novembre 2016, pour pallier le départ du président démissionnaire Frédéric Thiriez[36]. Nathalie Boy de La Tour lui a succédé à ce poste[37].

Depuis le 9 juin 2008, Jean-Pierre Denis est administrateur indépendant pour Kering. Son mandat est renouvelé par l'Assemblée générale mixte du 29 avril 2016 qui prendra fin le 31 décembre 201916. Il bénéficie à ce titre de jetons de présence d'un montant de 104 842 euros en 2016[33].

En 2012, Jean-Pierre Denis occupe le poste d'administrateur de la caisse de Crédit Mutuel de Pont-Croix (Finistère). Il est également administrateur de Nexity (31 406 euros de rémunération en 2016[33]), ainsi que de Paprec Holding, entre autres[3]. Il appartient par ailleurs au conseil de surveillance de Tikehau Capital[38], « le fonds financier qui a embauché François Fillon »[39].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Retour du capital : les fusions-acquisitions en France et dans le monde, Olivier Costa de Beauregard, Jean-Pierre Denis, Pierre Diani, Philippe Duc [et al.] ; sous la direction de Baudouin Prot et Michel de Rosen ; Editions Odile Jacob, 1990[40].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Durupt, « Crédit mutuel Arkea. 2009 a redonné des couleurs », sur letelegramme.com, (consulté le 12 novembre 2012)
  2. a, b et c « Jean-Pierre Denis, 36 ans, actuel secrétaire général adjoint de l'Elysée en attendant mieux dans le privé. Rastichirac », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  3. a et b « Rapport annuel 2016 », sur arkea.com (consulté le 18 avril 2018)
  4. Jean-Pierre Denis, ce breton têtu qui préside Arkéa, Challenges, 24 octobre 2016
  5. Marie-Dominique Lelievre, « Jean-Pierre Denis, 36 ans, actuel secrétaire général adjoint de l'Élysée en attendant mieux dans le privé. Rastichirac », sur Liberation.fr, (consulté le 11 novembre 2012).
  6. Eric Aeschimann et Pascal Riche, « Moins d'État, moins d'impôt », nouveau slogan ? Une partie de la majorité pousse à l'abandon du thème de la « fracture sociale », sur Liberation.fr, (consulté le 13 novembre 2012).
  7. La rédaction de L'Express, « Législatives 97 - Comment Chirac s'est laissé convaincre », sur lexpress.fr, (consulté le 20 novembre 2012)
  8. « Jean-Pierre Denis, le « bonnet rouge » du Crédit mutuel », sur Le Monde.fr (consulté le 18 avril 2018)
  9. Olivier Toscer, « Recrutements politiques », sur lepoint.fr, (consulté le 14 novembre 2012)
  10. « Jean-Pierre Denis - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 6 avril 2018)
  11. « Jean-Pierre Denis - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 6 avril 2018)
  12. « La mission de rapprochement BDPME-Anvar confiée à Jean-Pierre Denis - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 6 avril 2018)
  13. « Comptes rendus de la commission des finances, de l'économie générale et du plan (2005-2006) - Séance du 13 septembre 2006 », sur site officiel de l'Assemblée nationale, (consulté le 17 novembre 2012).
  14. Sébastien Panou, « Crédit Mutuel Arkéa : bénéfices records en 2011 », sur Ouest-france.fr, (consulté le 21 novembre 2012).
  15. Grégoire Pinson, « Pourquoi le Crédit Mutuel va être coupé en deux », sur Challenges.fr, (consulté le 15 juin 2016)
  16. Pierre Cavret, « Crédit Mutuel Arkéa. Le bras de fer entre Jean-Pierre Denis et Michel Lucas », sur Ouest-france.fr, (consulté le 15 juin 2016)
  17. Renaud Belleville, « Jean-Pierre Denis, l’Astérix de la banque », sur Lopinion.fr, (consulté le 15 juin 2016)
  18. « Le Crédit Mutuel prononce un blâme à l’encontre d’Arkéa - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 18 avril 2018)
  19. « Conflit au Crédit Mutuel : les pouvoirs publics mettent en garde le président d’Arkéa - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 18 avril 2018)
  20. Conseil d'État, 3ème - 8ème chambres réunies, 13/12/2016, 403418, Inédit au recueil Lebon, (lire en ligne)
  21. BFM BUSINESS, « Les bons résultats du Crédit Mutuel Arkéa confortent son projet de scission », sur BFM BUSINESS (consulté le 16 avril 2018)
  22. « Crédit Mutuel Arkéa. Des résultats records, une stratégie confortée », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  23. « Le Crédit Mutuel est un « groupe unique » pour l'Autorité de la concurrence », cBanque Actu,‎ (lire en ligne)
  24. « Crédit Mutuel : le Tribunal de l'Union européenne déboute Arkéa - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 18 avril 2018)
  25. « Fortuneo chouchoute ses 300 salariés », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  26. « Sébastien Simon dévoile son projet Vendée Globe avec Vincent Riou sur Arkea-Paprec - Course au Large », Course au Large,‎ (lire en ligne)
  27. Reuters Editorial, « Crédit mutuel: Le Conseil d'Etat rejette des demandes d'Arkéa », FR,‎ (lire en ligne)
  28. « Crédit Mutuel Arkéa : son projet retoqué par la BCE et la Banque de France », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  29. « Crédit mutuel Arkéa. Mise en garde des autorités bancaires », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  30. « Crédit Mutuel Arkéa : un vote massif pour l’indépendance et des questions », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  31. « Arkea - La Confédération du Crédit Mutuel a une attitude de mauvais perdant. », sur LaTribune.fr,
  32. a et b « Les patrons de banques françaises ont été gâtés l’an dernier - Actualités Banque & Assurance », L'AGEFI,‎ (lire en ligne)
  33. a, b et c Laurent Mauduit, « Les salaires mirobolants du patron d’Arkéa », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  34. « Arkéa publie des résultats record », sur Les Echos, (consulté le 30 août 2018)
  35. « Communiqué de presse du groupe Arkéa », sur arkea.com, (consulté le 29 août 2018)
  36. « Jean-Pierre Denis élu président par intérim de la LFP », Sport24,‎ 2016-05-27cest18:13:47+0200 (lire en ligne)
  37. « Qui est Nathalie Boy de la Tour, la nouvelle Présidente de la LFP? », sur LEquipe.fr,
  38. « Conseil de surveillance », sur www.tikehaucapital.com (consulté le 17 mai 2018)
  39. Laurent Mauduit, « Les salaires mirobolants du patron d’Arkéa », sur Mediapart (consulté le 17 mai 2018)
  40. « CCFr | Base Patrimoine : Le Retour du capital[Texte imprimé]: les fusions-acquisitions en France et dans le monde  / Olivier Costa de Beauregard, Jean-Pierre Denis, Pierre Diani, Philippe Duc... [et al.] ; sous la dir. de Baudouin Prot et Michel de Rosen », sur ccfr.bnf.fr (consulté le 18 avril 2018)