Indiana (roman)

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Indiana
Image illustrative de l'article Indiana (roman)
Page de titre du tome 1 de la première édition d’Indiana (1832).

Auteur George Sand
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur J.-P. Roret

Mouvement = Romantisme, XIXème siècle

Date de parution 1832

Indiana est un roman de George Sand paru le 19 mai 1832 chez J.-P. Roret (Paris). Il s'agit de la première œuvre que George Sand rédigea seule et publia sous ce pseudonyme (G. Sand dans l'édition de 1832). Il développe une intrigue amoureuse, mais aussi une étude sociale et une étude de mœurs. Son personnage principal est une jeune femme, Indiana : lassée par un mari antipathique et autoritaire, elle est courtisée par un jeune homme, Raymon de la Ramière, qui n'est lui-même qu'un séducteur peu fiable. Indiana fait ainsi partie des romans féministes de George Sand au sens où il dénonce les conditions de vie peu enviables des femmes en France à une époque récente. L'action se déroule à la fin de la Restauration et au début de la monarchie de Juillet, en Brie et à Paris, ainsi que, à la fin, dans l'île Bourbon (ancien nom de l'île de La Réunion). Indiana rencontre un grand succès auprès du public et de la critique dès sa parution et permet à George Sand d'entamer sa propre carrière littéraire.

Conception du roman[modifier | modifier le code]

Indiana est le premier roman que George Sand écrit entièrement seule et qu'elle publie sous le pseudonyme masculin « G. Sand ». Elle avait déjà co-écrit plusieurs textes en collaboration avec Jules Sandeau en 1831 : Le Commissionnaire et Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, textes où elle avait déjà adopté le nom « Sand »[1]. George Sand commence à écrire Indiana au début de l'année 1832. Elle en rédige la plus grande partie durant un séjour qu'elle effectue dans son domaine de Nohant entre le 14 janvier et le 1er avril 1832[1]. Dans une lettre à son ami Émile Régnault le 27 février 1832, elle indique[1] : « je ne connais pas de sujet plus difficile à exposer en peu de mots, et plus ennuyeux à première vue (...) C'est de la vie ordinaire, c'est de la vraisemblance bourgeoise. » Dans la première rédaction, le personnage principal s'appelle Noémi, nom que George Sand change ensuite au profit d'Indiana[2]. Le roman est prévu en quatre parties. Début mars, George Sand indique dans sa correspondance qu'elle a réécrit la deuxième presque en entier et qu'elle en est à la moitié de la troisième. Lorsqu'elle repart pour Paris en avril 1832, l'écriture du livre est terminée[2].

L'action du roman se déroule à la fin de la Restauration et au début de la monarchie de Juillet, en Brie et à Paris, ainsi que, à la fin, dans l'île Bourbon (ancien nom de l'île de La Réunion), à Saint-Paul et notamment vers la Ravine Bernica. Pour les descriptions de l'île Bourbon (l'actuelle île de la Réunion), où elle n'est jamais allée, George Sand s'inspire notamment de notes prises par son ami botaniste, Jules Néraud, surnommé « le Malgache », qui avait fait dans sa jeunesse, en 1814, un voyage à Madagascar, à l'île Maurice et dans l'île Bourbon. Elle indique dans l’Histoire de ma vie[3] : « J'ai retrouvé la vision qu'il m'avait donnée de l'île de France en écrivant le roman d'Indiana et, pour ne pas copier les cahiers qu'il avait rassemblés pour moi, je n'ai pas su faire autre chose que de gâter ses descriptions en les appropriant aux scènes de mon livre. »

Résumé de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Illustration de Tony Johannot pour Indiana (réédition Hetzel, 1861).

Indiana se morfond au Lagny en compagnie de son vieux mari, le colonel Delmare, rude et autoritaire. Raymon de Ramière, jeune monarchiste plein d'esprit et avide d'intrigues amoureuses, a séduit Noun, la femme de chambre de la maison. Il rencontre Indiana lorsqu'elle fait son apparition dans le monde, à un bal: il en tombe amoureux et décide de la séduire. Noun se suicide en se noyant dans la rivière voisine.

Dans la deuxième partie du roman, Raymon poursuit ses avances auprès d'Indiana, qui le déteste depuis la mort de Noun et lui oppose plus de résistance que prévu. La résistance passive de Ralph n'améliore pas non plus les affaires de Raymon. Piqué, Raymon persévère et parvient de nouveau à séduire Indiana. Raymon parvient à gagner l'amitié de monsieur Delmare et à fragiliser l'amitié de ce dernier envers Ralph. Ce dernier continue à surveiller et à protéger Indiana contre Raymon. Ralph finit par révéler à demi-mots à Indiana que Raymon est responsable de la mort de Noun, mais elle ne le croit pas. Raymon arrive pour un rendez-vous avec Indiana à minuit et parvient à déjouer la surveillance de Ralph.

Dans la troisième partie, Indiana met à l'épreuve Raymon en lui rappelant la mort de Noun : il doit lui avouer sa responsabilité dans la mort de la servante. Indiana le pardonne. Mais la relation demeure platonique et Raymon veut aller plus loin. Les affaires du colonel périclitent et il décide de retourner à Bourbon avec Indiana. Raymon la persuade de feindre d'accepter en lui faisant espérer qu'ils s'enfuiront ensemble. Un matin, Raymon, rentrant d'un bal, trouve Indiana chez lui ; elle veut qu'il la cache et la protège car elle ne veut pas retourner à Bourbon avec son mari ; malgré toutes les promesses de séducteur qu'il lui avait faites, il la chasse. Indiana part à Bourbon.

Dans la quatrième partie, Raymon doit se retirer à la campagne après les revers politiques de ses soutiens, tandis qu'Indiana voit sa situation se dégrader auprès de son mari. Raymon écrit une lettre à Indiana en lui disant à mots couverts qu'il l'attend. Le colonel Delmare découvre le journal intime d'Indiana et la frappe. Elle décide de fuir, prend le bateau et rentre en métropole. Après avoir été retardée par sa santé déclinante, elle retrouve Raymon, pour apprendre qu'il est marié à Mademoiselle de Nangy, qui la chasse. Ralph, rentré en France, retrouve Indiana désespérée. Ils décident de repartir à Bourbon pour se suicider sur les lieux de leur enfance, en se jetant dans le ravin de Bernica. Avant de mourir, Ralph raconte longuement son histoire à Indiana et lui avoue ses sentiments. Ils se précipitent néanmoins tous les deux dans le ravin. Pour une raison qui n'est pas dite (renoncement ? miracle ?), le suicide échoue. Ils décident finalement de vivre ensemble, en pleine nature, retirés du monde.

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Indiana (madame Delmare). Jeune femme créole de dix-neuf ans ; d'abord élevée par un père bizarre et violent, monsieur de Carvajal, un bonapartiste exilé aux colonies après la chute de Napoléon, elle épouse le colonel Delmare lorsque son père meurt ruiné. «En épousant Delmare, elle ne fit que changer de maître ; en venant habiter le Lagny, que changer de prison et de solitude. » Elle n'est pas heureuse de ce mariage et se morfond en adoptant une tactique de résistance passive.
  • Le colonel Delmare. Militaire à la retraite, rude et autoritaire, bonapartiste, mari d'Indiana qu'il a épousée à Bourbon. Réside dans le manoir du Lagny, dont dépend une fabrique que le colonel a fait prospérer grâce à ses connaissances techniques et aux fonds de Sir Ralph.
  • Raymon de Ramière. Jeune homme brillant, éloquent, aristocrate, partisan de Martignac et de sa politique de compromis, séducteur impénitent.
  • Ralph (Sir Rodolphe Brown). Jeune homme taciturne et solitaire, cousin d'Indiana (la mère de Ralph était la sœur de celle d'Indiana), ami d'enfance d'Indiana et de Noun. Ralph fut le seul appui, le seul instituteur, le seul compagnon d'Indiana à Bourbon. Il eut le malheur d'avoir un frère plus brillant et plus démonstratif que lui ; ses parents, préférant son frère, le maltraitèrent et l'humilièrent ; il se replia sur lui-même, avec des pensées suicidaires. Lorsque son frère mourut à vingt ans, Ralph fut contraint, pour des raisons de famille, d'épouser la jeune fille destinée à son frère et d'aller vivre en Angleterre. Sa femme n'avait pour lui que du mépris. Lorsqu'elle mourut, il rentra à Bourbon, vendit ses plantations, puis se rendit en France pour rejoindre Indiana.
  • Noun. Jeune fille créole, sœur de lait d'Indiana, qu'elle a accompagnée en France pour être sa femme de chambre.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

  • Madame de Carvajal. La tante d'Indiana. Issue d'une grande famille espagnole, « elle est de ces femmes qui ne peuvent se résoudre à être rien ». Son mari bonapartiste est mort lors de la chute de Napoléon. Elle s'est retirée à Paris où elle s'est enrichie grâce à des spéculations de bourse. Elle a obtenu les faveurs de la cour. Elle a acheté pour Indiana le manoir du Lagny et la fabrique qui en dépendait ; elle témoigne au début beaucoup d'affection à sa nièce, parce que son élévation dans le monde pourrait servir ses intérêts, mais elle ne veut plus la revoir après le scandale de la fuite d'Indiana chez Raymon.
  • Madame de Ramière. La mère de Raymon. Une aristocrate ayant survécu à la révolution. C'est une bonne, qui témoignera de l'intérêt et de la compassion pour Indiana.
  • Mademoiselle de Nangy. La future femme de Raymon de Ramière.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Indiana paraît en deux volumes, signé du pseudonyme « G. Sand », chez les libraires J.P. Roret et H. Dupuy, en mai 1832, avec un premier tirage à 750 exemplaires, ce qui est dans la moyenne pour l'époque. Un second tirage de 400 exemplaires paraît à la mi-mai[2].

Le roman remporte un succès immédiat et éclatant. Le 16 mai 1832, Le Journal des Débats évoque avec retenue un « récit chaleureux et plein d'intérêt, qui est empreint de tous les défauts et aussi de toutes les qualités de l'époque moderne ». Le 31 mai, un article du Figaro, probablement écrit par Henri de Latouche, le mentor littéraire de George Sand, donne un avis enthousiaste[4] : « Toutes les émotions douces et vraies, tout l'intérêt haletant d'un récit bien fait et bien conduit, toute la vivacité d'impressions jeunes et senties, tout ce qui fait un livre qui parle à l'âme et au coeur, vous le trouverez dans ce livre en deux volumes qui a pour titre Indiana. » Le même jour, d'autres articles paraissent dans L'Artiste, La Caricature, la Chronique de la Quinzaine. Dans la Chronique de la Quinzaine, Félix Pyat voit dans le roman « tout à la fois un amour sensuel, une volupté fougueuse et une exquise délicatesse de sentiments. » Le 14 juin, Le Temps publie un article élogieux admirant « un talent d'observation et d'analyse très distingué » chez l'auteur du roman, tout en lui reprochant « quelques invraisemblances dans la suite des événements ». Le 24 juin, dans Le Cabinet de lecture, Henri Boussage compare Indiana au roman de Stendhal Le Rouge et le Noir, au profit du premier[4] : « La physionomie de Raymon, énergique, originale, est plus naturelle que celle de Julien qui, à vrai dire, n'est qu'une nature exceptionnelle, tandis que Raymon est la formule la plus exactement calquée de cette société mourante qui n'a plus d'esprit que dans le coeur, qui se fait du coeur avec de l'esprit. »

Le critique littéraire et écrivain Sainte-Beuve photographié par Bertall dans les années 1860.

Le 5 octobre 1832, Indiana bénéficie d'une critique par Sainte-Beuve dans Le National. Le critique y apprécie le choix de situer l'intrigue à une époque récente, presque contemporaine : c'est « un monde vrai, vivant, nôtre, à cent lieues des scènes historiques et des lambeaux de Moyen âge dont tant de faiseurs nous ont rompus jusqu'à satiété. » Il est convaincu par « des mœurs, des personnages comme il en existe autour de nous, un langage naturel, des scènes d'un encadrement familier, des passions violentes, non communes, mais sincèrement éprouvées ou observées, telles qu'il s'en développe encore dans bien des coeurs sous l'uniformité apparente et la régularité frivole de notre vie. » Cependant, il affirme qu'« Indiana n'est pas un chef-d'œuvre », car il est moins convaincu par la seconde moitié du livre, après qu'Indiana est repoussée par Raymon : « il y a là un point, une ligne de démarcation où la partie vraie, sentie, observée du roman se termine ; le reste, qui semble d'invention presque pure, renferme encore de beaux développements, de grandes et poétiques scènes ; mais la fantaisie s'efforce de continuer la réalité, l'imagination s'est chargée de couronner l'aventure. » Un tel article de Sainte-Beuve, pour un premier roman, reste à l'époque une consécration pour le nouvel écrivain[5].

Un peu plus tard, le 30 novembre 1832, Gustave Planche, dans la Revue des deux Mondes, analyse à son tour le livre à la lumière du deuxième roman de l'auteure, Valentine, paru peu de temps auparavant : « L'idée mère de Valentine est, comme dans Indiana, la lutte de l'amour contre la loi, le duel de la passion contre la société. » Lui aussi critique la fin du livre[6] : « Le livre devait finir au mariage de Raymon. C'était un dénouement sombre, impitoyable, à la manière d'Eschyle ; l'expiation pour le crime voulu, le châtiment terrible pour une faute à laquelle le temps seul avait manqué : le bonheur est de trop dans les dernières pages. »

Indiana suscite en outre les critiques des conservateurs qui y voient une attaque contre l'institution du mariage. Dans le Journal des Débats du 4 novembre 1832, Jules Janin affirme[5] que « l'auteur s'élève avec toute la puissance et toute la verve d'une indignation personnelle contre le mariage. » Dans La Revue de Paris en 1834[6], Granier de Cassagnac comprend le roman (ainsi que les romans suivants de Sand) comme une critique systématique du mariage influencée par le saint-simonisme, de sorte que l'auteur revendiquerait ainsi que « les mœurs domestiques et sociales soient radicalement réformées et mises en harmonie avec cette position nouvelle des femmes ». Dans la préface à la réédition de 1842, George Sand explique[7] : « Ceux qui m’ont lu sans prévention comprennent que j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société. »

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

  • L'aspect autobiographique : Dans Histoire de ma vie, George Sand s'est défendue de tout parallèle entre la situation d'Indiana et la sienne : «On n'a pas manqué de dire qu'Indiana était ma personne et mon histoire. Il n'en est rien.» On ne peut néanmoins s'empêcher de constater que les malheurs d'Indiana ressemblent à ceux d'Aurore Dudevant ; il y a une parenté entre le colonel Delmare, «vieille bravoure en demi-solde», et Casimir Dudevant, officier démissionnaire.
  • L'aspect féministe : George Sand s'en explique clairement dans sa préface à l'édition de 1842 :
« Ainsi, je le répète, j’ai écrit Indiana, et j’ai dû l’écrire ; j’ai cédé à un instinct puissant de plainte et de reproche que Dieu avait mis en moi, Dieu qui ne fait rien d’inutile, pas même les plus chétifs êtres, et qui intervient dans les plus petites causes aussi bien que dans les grandes. Mais quoi ! celle que je défendais est-elle donc si petite ? C’est celle de la moitié du genre humain, c’est celle du genre humain tout entier ; car le malheur de la femme entraîne celui de l’homme, comme celui de l’esclave entraîne celui du maître, et j’ai cherché à le montrer dans Indiana. On a dit que c’était une cause individuelle que je plaidais ; comme si, à supposer qu’un sentiment personnel m’eût animé, j’eusse été le seul être infortuné dans cette humanité paisible et radieuse ! Assez de cris de douleur et de sympathie ont répondu au mien pour que je sache maintenant à quoi m’en tenir sur la suprême félicité d’autrui.
Je ne crois pas avoir jamais rien écrit sous l’influence d’une passion égoïste ; je n’ai même jamais songé à m’en défendre. Ceux qui m’ont lu sans prévention comprennent que j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société. Je n’avais point à faire un traité de jurisprudence, mais à guerroyer contre l’opinion ; car c’est elle qui retarde ou prépare les améliorations sociales. La guerre sera longue et rude ; mais je ne suis ni le premier, ni le seul, ni le dernier champion d’une si belle cause, et je la défendrai tant qu’il me restera un souffle de vie. »
  • Le contexte historique et politique : George Sand laisse apparaître en filigrane l'évolution entre le ministère Martignac (la politique des concessions), le ministère Polignac (la ligne dure) et la chute de Charles X (le drapeau tricolore flotte sur Bordeaux quand Indiana revient en métropole).

Adaptations[modifier | modifier le code]

Adaptations au théâtre[modifier | modifier le code]

Le succès du roman lui vaut deux adaptations au théâtre dès 1833. Le dramaturge Eugène Scribe adapte l'intrigue pour en tirer un vaudeville, Le Gardien, joué au Théâtre du Gymnase, puis publiée. Ludovic Halévy et Francis en tirent un drame en cinq parties qui conserve le titre du roman et est joué sur une « musique de M. Paris » à partir du 2 novembre 1833 au théâtre de la Gaieté ; le texte de la pièce est édité la même année à Paris chez le libraire Barba[8],[9].

Adaptation radiophonique[modifier | modifier le code]

En 1836, Charles Méré adapte Indiana à la radio sous la forme d'une comédie radiophonique en deux actes et 16 tableaux comprenant une orchestration d'Hirschmann et une musique de Chopin ; la réalisation radiophonique est de G. Colin. La pièce est diffusée sur Radio-Paris en 1936[10].

Adaptation à la télévision[modifier | modifier le code]

Indiana a fait l'objet d'une adaptation en téléfilm pour la télévision française en 1966 : Indiana réalisé par Edmond Tyborowski, avec Clotilde Joano dans le rôle-titre, Marpessa Dawn dans le rôle de Noun, Paul Guers dans celui de Raymond de la Ramière, Olivier Lebeau dans le celui de sir Ralph et Pierre Gatineau dans celui de M. Delmare. Le téléfilm a été diffusé pour la première fois sur la première chaîne de l'ORTF le 5 juillet 1966[11].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 356.
  2. a, b et c George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 357.
  3. George Sand, Histoire de ma vie, Paris, Gallimard, collection de la Pléiade, tome II, p. 108, citée par Béatrice Didier dans sa Notice à Indiana dans l'édition "Folio classiques", Gallimard, 1984 (réimpression de 2016), p. 367.
  4. a et b George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 359.
  5. a et b George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 360-361.
  6. a et b George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 362.
  7. George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, préface à l'édition de 1842, p. 46-47.
  8. George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, Notice, p. 362.
  9. Ludovic Halévy et Francis, Indiana, drame en cinq parties. Représenté pour la première fois sur le théâtre de la Gaîté, le 2 novembre 1833, Barba, libraire au Palais-Royal (Paris),
  10. Notice de l'adaptation d'Indiana par Charles Méré sur le catalogue général de la Biblothèque nationale de France. Notice consultée le 14 avril 2017.
  11. Fiche du téléfilm Indiana de 1966 sur l'Internet Movie Database. Page consultée le 14 avril 2017.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions du roman[modifier | modifier le code]

  • Édition de 1832 : George Sand, Indiana, 2 tomes, J.-P. Roret (Paris), (présentation en ligne). [Tome 1] [Tome 2]
  • George Sand, Indiana, Calmann Lévy (Paris), . [lire en ligne]. Cette édition contient la notice (édition de 1852), la préface à l'édition de 1832 et la préface à l'édition de 1842. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • George Sand, Indiana, édition de Béatrice Didier, Paris, Gallimard, coll. "Folio classiques", 1984, réimpression 2016. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Liste des éditions : Georges Vicaire (préf. Maurice Tourneux), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, 1801-1893 : éditions originales, ouvrages et périodiques illustrés, romantiques, réimpressions critiques de textes anciens ou classiques, bibliothèques et collections diverses, publications des sociétés de bibliophiles de Paris et des départements, curiosités bibliographiques, etc., t. VII (SA-ZU), Paris, A. Rouquette, (présentation en ligne, lire en ligne), p. 194-196 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Études savantes[modifier | modifier le code]

  • Éric Bordas, Indiana de George Sand, Paris, Gallimard, Foliothèque n°119.
  • Cynthia Harvey, « Les règles du jeu au féminin. Indiana ou la conquête d’un espace de liberté », dans la revue Tangence, n°94, 2010, p. 11–22. [lire en ligne]
  • Albert Le Roy, George Sand et ses amis, Paris, Ollendorff, [lire en ligne] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Françoise van Rossum-Guyon, « Puissances du roman : George Sand », dans la revue Romantisme, 1994, n°85 « Pouvoirs, puissances : qu'en pensent les femmes ? », p. 79-92. [lire en ligne]
  • (en) Marta L. Wilkinson, Antigone’s Daughters. Gender, Family, and Expression in the Modern Novel, New York, Peter Lang, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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