La Mare au diable

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La Mare au diable
Image illustrative de l'article La Mare au diable
Page de titre de la première édition.

Auteur George Sand
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Desessart
Lieu de parution Paris
Date de parution 1846
Nombre de pages 93

La Mare au diable est un roman de George Sand publié en 1846. La première édition est publiée à Paris chez Desessart en 1846[1]. Généralement rattaché à la série de romans dits "champêtres" de George Sand, La Mare au Diable est un roman court qui décrit une intrigue amoureuse dans la société paysanne du Berry, dont il donne délibérément une vision en partie idéalisée, quoique il comprenne aussi une description précise de certains de ses aspects, comme le mariage paysan qui forme le sujet de son Appendice. La Mare au diable a remporté un succès immédiat à sa parution et est resté l'un des romans les plus connus de l'auteure. Le roman a fait l'objet de plusieurs adaptations au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Élaboration du roman[modifier | modifier le code]

Le manuscrit de La Mare au diable est conservé à la Bibliothèque nationale de France[2].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le corps du texte est la narration de la fin du veuvage de Germain. Cette histoire est encadrée par une « Notice » où l'auteur explique ses motivations à écrire La Mare au Diable et d'un « Appendice » où l'évocation du mariage de Germain est en fait le prétexte pour consigner les traditions du Berry. On peut ainsi considérer que La Mare au diable se compose de trois parties, précédées d'une brève dédicace de l'auteur à son amant de l'époque : Frédéric Chopin.

Notice[modifier | modifier le code]

George Sand décrit une gravure faisant partie de la série des Simulacres et historiées faces de la mort de Hans Holbein le Jeune, qui relèvent du genre de la danse macabre. La gravure montre un laboureur qui travaille dans on champ, courbé sur sa charrue ; la Mort le guette, ce qui laisse supposer que la vie des paysans n'est qu'une suite de souffrances sans espoir. George Sand explique sa tristesse et son insatisfaction devant une vision aussi sinistre de la vie paysanne, et c'est cette gravure qui l'a incitée à tenter une autre description de la vie des paysans qui laisserait une place à l'espoir.

La fin du veuvage de Germain[modifier | modifier le code]

Le père Maurice conseille à son beau-fils, Germain, veuf de 28 ans, de se remarier avec une veuve d'un village voisin. Lors du trajet pour aller la rencontrer, Germain se perd dans une forêt et trouve un endroit où se poser pour la nuit, la « Mare au diable », avec son fils, le petit Pierre, et Marie, une jeune fille de 16 ans douce et belle qui part travailler comme bergère. Il tombe amoureux de la jeune bergère, qui le repousse à cause de son âge. Au matin levé, il confie son fils à la bergère et part rencontrer la veuve au village de la Fourche, mais n'apprécie pas qu'elle ait déjà trois autres prétendants dont elle entretient vainement les espoirs. Retournant chercher son fils, il apprend que la bergère est partie précipitamment. Il la retrouve et la protège du fermier dont elle avait dû fuir les avances. De retour sains et saufs au village, ils n'osent se parler pendant plusieurs mois jusqu'à ce que Germain, pressé par sa belle-mère, confronte Marie qui lui avoue son amour.

Appendice : « Les noces de campagne »[modifier | modifier le code]

L'appendice consiste en un récit du mariage de Germain avec Marie. George Sand y détaille les différentes coutumes qui accompagnaient les mariages entre paysans dans le Berry à son époque.

Analyse[modifier | modifier le code]

Un roman social[modifier | modifier le code]

Le roman commence par un commentaire d’une allégorie de Hans Holbein le Jeune, une gravure représentant la mort et un laboureur, cette estampe fait partie d'une série intitulée Les Simulachres de la mort. Il se déroule dans le cadre champêtre du Berry, parmi des personnages de paysans. George Sand cherche à donner une dignité littéraire à des personnages considérés comme frustes. Ils manifestent une grande élévation morale et possèdent une psychologie complexe, rapportée aux gravures de Holbein le Jeune[réf. nécessaire].

Les éléments romantiques[modifier | modifier le code]

Le roman contient une description fidèle à l’esthétique du romantisme : lien avec la nature, fantastique subtil, importance de la musique[réf. nécessaire]

Le site de la mare au Diable (2004) près de Mers-sur-Indre (France)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Première édition de La Mare au diable consultable sur Gallica (portail de la Bibliothèque nationale de France). Page consultée le 16 avril 2017.
  2. Lubin (1976), p. 89.
  3. Fiche du film La Mare du diable sur le site Unifrance. Page consultée le 16 avril 2017.
  4. Notice de La Mare au diable en bande dessinée par Voro sur le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France. Notice consultée le 16 avril 2017.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Lane, « Voyage et initiation dans La Mare au diable », George Sand, voyage et écriture, vol. 24, no 1,‎ (lire en ligne)
  • Georges Lubin, « Dossier George Sand », Romantisme, no 11 « Au-delà du visible »,‎ , p. 86-93 (ISSN 0048-8593, lire en ligne)
  • Jean-Marie Privat, « La Mare au diable ou comment "faire le populaire" », article sur le site du Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture (LAHIC), membre de l'Institut interdisciplinaire de l'anthropologie du contemporain (IIAC), le 29 juillet 2004. [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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