Iégor Reznikoff

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Iégor Reznikoff
Image dans Infobox.
Iégor Reznikoff (Lourdes 2016)
Biographie
Naissance
(84 ans)
Paris
Nationalité
française
Activité
mathématicien, philosophe, musicien et musicologue
Autres informations
Domaine
Logique, philosophie des sciences, philosophie antique, art sacré, archéoacoustique, anthropologie sonore

Iégor Reznikoff, né le à Paris, est un Français, mathématicien, philosophe et musicologue, spécialiste en particulier du chant sacré, ancien professeur à l'université Paris-Nanterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Iégor Reznikoff naît le à Paris, dans une famille d’origine russe issue de l'Intelligentsia de la fin du XIXe siècle et du rayonnement de laquelle le jeune Iégor a pu largement profiter.

  • Elisée Kolbassine, écrivain.
    • Olga Iéliséievna Kolbassina (Odessa 1884 - Moscou 1964) épouse Mitrophane Fedorov puis en secondes noces Viktor Tchernov.
      • (1) Nathalie (Odessa 1903 jumelle - Paris 1992) épouse Daniel Reznikoff (Moscou 1904 - Paris 1970).
        • André Reznikoff (1930), médecin.
        • Iégor Reznikoff
      • (1) Olga (1903 jumelle -1979) épouse Vadim Andreiev (1903-1976), fils de l'écrivain Leonid Andreïev.
      • (2) Ariane (1908-1974) épouse Vladimir Sossinski (1900-1987), homme de lettres, décoré en 1945 de la croix de Guerre.

Sa grand-mère maternelle, Olga Iéliséievna Kolbassina (Odessa 1884 - Moscou 1964), de la petite noblesse russo-ukrainienne, fille d’Elisée Kolbassine, écrivain, ami d'Ivan Tourgueniev, épouse en premières noces Mitrophane Fedorov[1], peintre, élève de Ilia Répine; de cette union sont nées Nathalie (Odessa 1903 - Paris 1992), future mère de Iégor Reznikoff, et sa sœur jumelle Olga (1903-1979). En secondes noces, elle épouse Viktor Tchernov, homme politique de premier plan avant la prise du pouvoir par les bolcheviques. Leader du Parti socialiste révolutionnaire (SR, parti profondément démocratique), ministre de l’Agriculture dans le gouvernement provisoire d'Alexandre Kerenski; le Parti SR étant majoritaire, Tchernov fut élu président de l’Assemblée Constituante en . Cette assemblée fut dissoute aussitôt par Lénine qui avait prévu d’arrêter et de fusiller Tchernov séance tenante. Celui-ci, averti à temps par Léon Trotski, se réfugie dans la clandestinité, puis en Europe et, enfin, en 1940 aux États-Unis. En représailles, Lénine fait incarcérer, dès , Olga Iéliséievna et ses trois filles, Nathalie, Olga et Ariane. Grâce à l’intervention de Iékaterina Pechkova, femme de Maxime Gorki, les filles d’abord, puis Olga Iéliséievna (en 1921) sont libérées et, à la demande de Maxime Gorki, Lénine leur accorde finalement l’autorisation de quitter la Russie; par l’Estonie puis Berlin, elles peuvent rejoindre Paris et s’y établir[2],[3],[4]).

De son union avec Tchernov, Olga Iéliséievna Tchernova, garde une forte empreinte socialiste et démocratique, que la famille, sous diverses formes, a toujours conservée. À Paris, Olga Iéliséievna et ses filles participent à la vie culturelle de l’émigration; elles sont très proches de Marina Tsvetaïeva, connue par Olga Iéliséievna déjà en Russie, mais surtout proches de l’écrivain et calligraphe, Alexeï Remizov, autour duquel se retrouvent beaucoup d’écrivains et intellectuels russes et français (Léon Chestov, Ivan Bounine, Boris Zaïtsev, l’orientaliste Basile Nikitine, les frères Lifar, Pierre Souvtchinsky, Pierre Pascal, spécialiste de la littérature russe, et plus tard, Armand Robin, A.Gatti, Henri Michaux, Marcel Arland, etc.), dont certains influencent le jeune Iégor. Les trois filles d’Olga Iéliséievna rencontrent chez Alexeï Remizov leurs futurs maris : Nathalie épouse le poète et typographe Daniel Reznikoff, de ce mariage sont nés André en 1930 et Iégor; la sœur jumelle, Olga, épouse le poète Vadim Andreiev, et Ariane épouse Vladimir Sossinski. En , la famille, excepté ceux qui sont au front, se réfugie à l’île d’Oléron.

Iégor Reznikoff a eu sept enfants, issus de deux mariages.

Formation[modifier | modifier le code]

Outre la culture russe de sa famille, Iégor Reznikoff bénéficie de l’éducation française: école maternelle des sœurs à Saint-Denis d’Oléron, école primaire à Niort et Cachan, École alsacienne, lycée Lakanal à Sceaux et lycée Buffon à Paris. Il poursuit des études supérieures à la faculté des sciences de Paris. Le cours 1956-1957 du mathématicien Jacques Dixmier l'incite à se diriger vers les mathématiques. Il se spécialise en logique mathématique; sous la direction de Georg Kreisel, il soutent sa thèse de doctorat d’État en 1966 devant le jury composé de Georg Kreisel, Gustave Choquet, Henri Cartan, Jacques Dixmier, Daniel Lacombe).

Parallèlement à ses études secondaires, il poursuit son éducation musicale au piano et en composition avec Bep Geuer (1889-1979), femme compositeur hollandaise, puis avec Yvette Grimaud (élève d’Olivier Messiaen et condisciple de Pierre Boulez) qui introduit le jeune Iégor à l'écoute subtile des intervalles non tempérés.

En philosophie, influencé par les cours de Claude Khodoss au lycée Buffon, puis par ceux de Jean Wahl à la Sorbonne, il prépare une thèse sur Léon Chestov (non soutenue). Iégor Reznikoff enseignera la philosophie antique et la philosophie des sciences.

Enseignement[modifier | modifier le code]

De 1961 à 1971, Iégor Reznikoff enseigne les mathématiques dans les universités de Paris, Orléans et Reims. Invité par Alfred Tarski à l’université de Californie à Berkeley en 1971, à la suite de ses travaux en logique mathématique, il est nommé titulaire de la chaire de logique au département de philosophie à l’université de Paris X (aujourd’hui université Paris-Nanterre) de 1971 à 2008. Il y dirige cinq thèses au sein de ce département [a]. Professeur émérite, il continue à participer à des séminaires et congrès[6].

Dans le domaine musical, il enseigne l’intonation juste des gammes anciennes et dans cette approche, le chant chrétien antique, dans plusieurs établissements, conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, conservatoire d'Amsterdam, Académie Sibelius, conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg, conservatoire Tchaïkovski de Moscou[7], ainsi que dans de nombreuses communautés religieuses.

Travaux[modifier | modifier le code]

Mathématiques, logique mathématique et fondements de la physique[modifier | modifier le code]

Les travaux de Iégor Reznikoff portent principalement sur la logique mathématique et l’algèbre. En 1963-1964, il résout une question posée par Alfred Tarski en 1930[8],[9], réactualisée par Georg Kreisel et Ernst Specker et restée alors ouverte, concernant l’axiomatisation indépendante d’ensembles non dénombrables de formules de la logique classique[CRAcad 1],[IR 1],[10]). Ces questions d’indépendance qui remontent aux fondements de la géométrie (indépendance de l’axiome d’Euclide sur les parallèles) ont été reprises par David Hilbert dans son approche des fondements de la géométrie et de l’arithmétique, la question générale étant « peut-on ramener un ensemble infini d’axiomes à un ensemble d’axiomes indépendants, ensemble équivalent au précédent ? »

En 1993-94, Iégor Reznikoff démontre le résultat plus fort que tout ensemble de formules de la logique classique (de cardinalité régulière), est équivalent à un ensemble libre de formules (libre au sens algébrique des algèbres de Boole)[CRAcad 2],[CRAcad 3]. Il étudie aussi ces problèmes du point de vue de la récursivité et de la logique intuitionniste. Ces résultats, en logique, sur les notions d’indépendance et d’indépendance absolue (notion de formules libres) donnent une base, un fondement logique et non seulement philosophique, à la Monadologie de Leibniz, la question scientifique et philosophique, mais aussi existentielle, apparemment insoluble, étant, surtout depuis la mécanique newtonienne : « comment la liberté est-elle possible dans un monde de perpétuelle causalité ? »

Dans le même esprit, concernant les fondements de la physique, il donne une preuve logique du Free Will Theorem de John Conway et Simon Kochen[IR 2], et, concernant le déterminisme, une preuve que ni en physique quantique, ni en physique classique, le déterminisme absolu, même théorique, n’est possible: le Démon de Laplace ne peut prévoir sa mémoire future[IR 3]. Sur ce sujet toujours actuel, il a donné aussi un exposé philosophique et plus général[IR 4]. L’article Sur une définition réaliste et discrète du temps physique (Réflexions physiques et logiques sur les théories du temps), écrit en l'honneur de Jacques Merleau-Ponty[IR 5], montre que le temps est essentiellement une création de la conscience grâce à la propriété essentielle de celle-ci qui est la mémoire ; la physique ne connaît que la notion fondamentale de changement et ne peut définir le temps qui passe, ni surtout ce qui différencie le passé et le présent. En ce qui concerne justement la conscience, postulant que seule la conscience connaît la conscience, Reznikoff s’efforce de montrer rigoureusement par des arguments logiques et topologiques, contre les tendances contemporaines, que certaines propriétés de la conscience visuelle ne peuvent s’expliquer par des données uniquement physiques[IR 6].

Musicologie, art sacré et chant antique[modifier | modifier le code]

En musique, au début des années 1970, devant les évolutions de la liturgie catholique, Iégor Reznikoff aborde la question des fondements de l’art sacré, en particulier dans la compréhension et à partir des exemples des liturgies anciennes encore vivantes (chrétiennes d’Orient, bouddhiques, hindoues…). Il insiste sur la distinction nécessaire entre art religieux et art sacré. L’art religieux (peinture, musique, architecture…) a un prétexte, un motif religieux, mais ses moyens sont les mêmes que ceux de l’art profane correspondant, tandis que l’art sacré, au sens propre, est fonctionnel, sa fonction étant d’aider à la prière et de permettre un accès à des niveaux profonds de conscience; aussi les moyens de l’art sacré sont spécifiques[11],[IR 7]. Dans ce contexte, il mène une réflexion approfondie et comparée sur les traditions des Églises d’Occident et d’Orient. Le texte antique qui aborde le sujet d’une relation possible au monde «invisible», est évidemment grec, c’est le Timée de Platon, texte sur lequel Reznikoff fera un cours au département de philosophie de l’université de Paris X, de 1975 à 2008[IR 8],[12].

En ce qui concerne le chant, il entreprend, en 1972, un travail sur le chant chrétien antique. Dès 1974, sous l’influence d’Yvette Grimaud, il aborde ce chant suivant l’intonation juste de la modalité et des gammes antiques (non tempérées), et pour cela, étudie dans cet esprit la musique et le chant de très nombreuses traditions orales, d’abord byzantines et des Églises d’Orient, puis avec des maîtres d’autres traditions (Nageswara Rao Mokapati, Darioush Tala'i, Kudsi Ergüner…)[13], et organise des concerts privés avec eux. L’approche du chant, compte tenu de sa création latine (de la fin du IVe siècle à la fin du VIe siècle), de sa fixation (fin VIIIe siècle) et compte tenu de sa transmission essentiellement orale (jusqu’aux Xe et XIe siècles), sans notes de musique, sans partitions, mais avec la chironomie (mouvement de la main qui suit le mouvement du son dans le corps et qui donne la notation en neumes) et toujours suivant les intervalles des gammes antiques (principalement la gamme pythagoricienne et la naturelle), cette approche apparaît radicalement nouvelle. Sur des bases musicales sérieuses et musicologiques modernes, elle disqualifie, dans une grande mesure, les approches note par note et suivant la gamme tempérée du piano, issues des chœurs de la fin du XIXe s. et toujours pratiquées par ailleurs. Dans le même esprit, il réhabilite le chant de soliste – dont le Graduel est en grande partie constitué – s’attirant ainsi les foudres des intégristes. Il a des échanges suivis et féconds avec l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, en particulier avec Eugène Cardine, Dom Jean Claire, Maître de Chapelle, et Dom Hourlier; il participe avec eux au colloque sur le chant grégorien, à Strasbourg (1975)[IR 9],[IR 10].

Iégor Reznikoff est alors amené à étudier, pour la pratique du chant, la résonance des églises préromanes et surtout romanes[14]. Il enregistre plusieurs CD de chant ancien mais aussi ses propres créations (Grand Magnificat, Cantates à sainte Marie-Madeleine, Cantate à saint Michel). Sous l’impulsion de Michel Hugo, il repend les questions de l’origine et de l’histoire du chant grégorien. Au séminaire sur l’Antiquité tardive de Pierre Riché, au département d’histoire de l’université de Paris X, en 1977, il donne la preuve indiscutable (Lettre V du pape et écrits carolingiens) que si Grégoire le Grand a joué un rôle important pour ce qui concerne le Sacramentaire qui porte son nom, il n’a, par contre, rien à voir avec le chant appelé «grégorien» par les restaurateurs de la fin du XIXe siècle. Selon Iégor Reznikoff, ce chant, quant au style musical et mélodique, ne provient pas de l’Église de Rome, même s’il lui est apparenté, mais essentiellement de la tradition des Gaules chrétiennes, tradition qui était encore celle des Carolingiens qui ont progressivement fixé le chant[15],[IR 11],[IR 12],[IR 13].

Ayant travaillé le chant liturgique avec plusieurs monastères ou communautés (en particulier avec le Monastère cistercien de Rochefort en Belgique, la Communauté de l’Arche de Lanza del Vasto, …), il a une œuvre liturgique importante, en latin et en français, mais aussi dans d’autres langues.

Dans un article que la revue Diapason lui consacre en 2010, l'éditorialiste du magazine le qualifie de « l'un des meilleurs spécialistes du chant sacré […] un découvreur, un styliste et un guide spirituel »[16].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le travail de Iégor Reznikoff sur la résonance romane, et plus généralement des édifices sonores, l’amène, à l’invitation du préhistorien Michel Dauvois, à étudier, dès 1983, celle des grottes préhistoriques à peintures[b].

C’est l’occasion d’une grande découverte: la corrélation entre les emplacements des peintures et la qualité acoustique de ces emplacements dans la grotte. Découverte qu'il présente à l'Académie des sciences en 1987[16],[CRAcad 4],[18]. Ces travaux[19],[20],[21] sont à l'origine du développement de l'archéoacoustique, branche de l’archéologie qui étudie l'acoustique en relation avec les sites et les objets archéologiques; ils ont été repris et les résultats confirmés (notamment par Riitta Rainio[22] et Margarita Diaz-Andreu[23] pour les peintures en plein air).

Anthropologie sonore et thérapie par le son[modifier | modifier le code]

Ces travaux sur le chant, sur la voix, la perception corporelle du son, l’intonation juste des gammes naturelles, enfin sur la résonance et les sons dans la préhistoire, se rapportent à ce que Iégor Reznikoff nomme l’« Anthropologie Sonore », c’est-à-dire ce qui concerne le son et l’homme. Plusieurs articles traitent de ce sujet[24],[IR 17],[IR 18], et plus particulièrement de la thérapie par le son de la voix, sujet sur lequel il a donné de nombreux enseignements[25],[26],[IR 19],[c].

Discographie[modifier | modifier le code]

Iégor Reznikoff, « beau baryton chaleureux »[27], chante a capella et rappelle que l'accompagnement du grégorien à l'orgue est une invention du XIXe siècle[16].

  • Alleluias et Offertoires des Gaules, Harmonia Mundi 1980 (CD 1989).
  • Le Chant du Thoronet (avec une étude sur la résonance dans l’architecture romane), Studio SM, Paris, 1981 (CD 1989).
  • Le Chant de Fontenay (avec une étude sur la résonance dans l’architecture cistercienne), Studio SM, Paris, 1989.
  • Le Chant de Vézelay : le vase de parfum (avec une étude sur la résonance de la basilique de Vézelay), Studio SM, Paris, 1992.
  • Le Chant de Vézelay : Marie-Madeleine au tombeau, Studio SM, Paris, 1993.
  • Le Chant du Mont Saint-Michel (avec une étude sur la résonance romano-gothique de l’église abbatiale), Studio SM, Paris, 2001. Réédition ADF-Bayard, 2021. Cet enregistrement obtient plusieurs critiques élogieuses :
    • le « Diapason d’Or » en à l'issue de la critique du magazine Diapason qui conclut « La réflexion de Reznikoff pour faire résonner un lieu et choisir la musique qui lui convient, est exemplaire et rare. L'enregistrement est un précieux témoignage de cet art »[27] ;
    • les ffff du magazine Télérama ;
    • le classement en premier de la catégorie « musique classique » pour Les Voix Ensevelies, sélectionnées par la BNF et l’Opéra de Paris pour L’Urne du XXIe siècle[28].
  • Early Christian Chants, Smiling stars (Helsinki), 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Iégor Reznikoff est directeur de thèse pour les cinq thèses suivantes en philosophie :
    • Jean Moncelon, Sous le signe d'Abraham : Louis Massignon, l'ami de Dieu, Khalil Allâh, 1990
    • Jean-Pierre Belna, Conceptions du nombre à la fin du XIXe siècle : Dedekind, Cantor, Frege, 1993
    • Jean Boulier-Fraissinet, La double négation : introduction à l'expression cohérente de l'itinéraire spirituel, 2000
    • Nicolas Go, L'art comme pratique de la joie (l'exemple de la musique classique de l'Inde du nord), 2001
    • Illo Humphrey, De institutione arithmetica et De institutione musica de Boèce : dans l'enseignement scientifique et philosophique du Haut Moyen âge en Neustrie : édition d'un manuscrit du IXe siècle, 2004[5]
  2. Iégor Reznikoff étudie les grottes du Portel, Fontanet et Niaux, puis celles de Rouffignac, Labastide, Bernifal, Les Trois Frères, Cussac, mais surtout, de façon détaillée, celles d’Isturitz, Oxocelhaya et d’Arcy-sur-Cure, ainsi que la grotte de Kapova (Oural)[IR 14],[IR 15],[IR 16] en attendant d'étudier celles de Lascaux et de Chauvet[17].
  3. Depuis 1984, il donne chaque année un stage Résonance sonore dans le corps et thérapie par le son, au Centre de l’Assomption à Lourdes.

Références[modifier | modifier le code]

Comptes rendus de l'Académie des sciences[modifier | modifier le code]

  1. Iégor Reznikoff, « Tout ensemble de formules de la logique classique est équivalent à un ensemble indépendant », 260,‎ , p. 2385-2388.
  2. Iégor Reznikoff, « Axiomatisations libres I », 318, série 1,‎ , p. 875-878.
  3. Iégor Reznikoff, « Axiomatisations libres II », 319, série 1,‎ , p. 311-314.
  4. Iégor Reznikoff, « Sur la dimension sonore des grottes à peintures du paléolithique », (304) II no 3 et (305),‎ , p. 153-156 et 307-310.

Ecrits de Iégor Reznikoff[modifier | modifier le code]

  1. (en) Iegor Reznikoff (trad. Ioannis Souldatos), « Every set of first-order formulas is equivalent to an independent set » [PDF], sur ArXiv.org,
  2. (en) Iegor Reznikoff, « A Logical Proof of the Free-Will Theorem » [PDF], sur ArXiv.org, .
  3. (en) Iegor Reznikoff, « A Class of Deductive Theories that cannot be Deterministic: Classical and Quantum Physics are not deterministic » [PDF], sur ArXiv.org, .
  4. Iégor Reznikoff, « Le déterminisme et le libre arbitre aujourd’hui » [PDF], sur Presses Universitaires de Paris Nanterre, .
  5. (en) Iegor Reznikoff, « On a realistic and discrete definition of time: logical and physical reflections on the theories of time » [PDF], sur Academia.edu, .
  6. (en) Iegor Reznikoff, « A logical and topological proof of the irreducibility of consciousness to physical data » [PDF], sur ArXiv.org, .
  7. Iégor Reznikoff, « Fondements de l’Art sacré », Echanges 180,‎ .
  8. Iégor Reznikoff, « La vision unitaire des Arts, de la Musique et du Monde dans l’Antiquité et dans les traditions de l’Art sacré », Analyse musicale 5,‎ , p. 55-63.
  9. Iégor Reznikoff, « Le chant grégorien et les traditions de chant sacré », Vie spirituelle 623,‎ .
  10. Iégor Reznikoff, Pour une Anthropologie des voix, Nicole Revel éd., Paris, L'Harmattan, , 353 p. (ISBN 2-7384-1913-5), p. Le Chant occidental antique à la leçon des traditions orales
  11. Iégor Reznikoff, Actes du colloque “Musique, littérature, société au Moyen Age”, Paris, Honoré Champion, , 485 p. (ISBN 2-901121-05-5), p. Le Chant Grégorien et le Chant des Gaules (p.75-84).
  12. Iégor Reznikoff, Haut Moyen-Age, culture, éducation et société, Etudes offertes à Pierre Riché, Paris, Érasme, , p. Le Chant des Gaules sous les Carolingiens (p.323-341).
  13. (en) Iégor Reznikoff, Die Handschriften des Hofschule Kaiser Karls des Grossen, Trier (Allemagne), Verlag für Geschichte und Kultur, , 542 p. (ISBN 978-3-945768-11-2), The Meaning of Cantus Romanus in the Carolingian Manuscripts (p.487-498).
  14. Iégor Reznikoff, L’art pléistocène dans le monde, Actes du Congrès IFRAO, Bulletin de la Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, LXV-LXVI, Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, 2010-2011, p. La dimension sonore des grottes paléolithiques et des rochers à peintures (CD p.45-56).
  15. Iégor Reznikoff, L’art pléistocène dans le monde, Actes du Congrès IFRAO, Bulletin de la Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, LXV-LXVI, Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, 2010-2011, p. L'existence de signes sonores et leurs significations dans les grottes paléolithiques (CD p.1741-1747).
  16. (en) Iegor Reznikoff, Sounds Like Theory, Helsinki, Monographs of the Archaeological Society of Finland 2, (ISBN 978-952-67594-7-0, lire en ligne [PDF]), On the Sound Related to Painted Caves and Rocks (p.101-109).
  17. (en) Iegor Reznikoff, « On primitive elements of Musical meaning » [PDF], The Journal of Music and Meaning, no 3, .
  18. Iégor Reznikoff, « Le Chant d’Orphée : chamanisme, orphisme, sacrifice et puissance du son », Sorgue no 3,‎ , p. 85-103.
  19. (en) Iegor Reznikoff, « Foundations of sound therapy », The Journal of the Acoustical Society of America, vol.123 no 5, Pt.2,‎ , p. 3798.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Marina Shenderova, Hudozhjnik Mitrophan Fedorov (Le peintre Mitrophane Fédorov), 1870-1941, Voronèje (Russie), , 304 p. (ISBN 978-5-91338-087-6).
  2. (en) Olga Chernov Andreyev, Cold Spring in Russia, Ann Arbor (Etats-Unis), Ardis, , 284 p. (ISBN 0-88233-303-8)
  3. Jean Bodiou, Un printemps de glace en Russie, Saint-Pierre d’Oléron, Editions Locales de Saint-Pierre d’Oléron, 300 p. (ISBN 9782953609127)
  4. (ru) Olga Iéliséievna Tchernova Kolbassina, Vospominania o Sovietskih Tiurmah (Souvenirs des Prisons Soviétiques), Berlin (Allemagne), Edition du Groupe de Paris d’Assistance au Parti Socialiste Révolutionnaire, .
  5. Répertoire des thèses.
  6. « REZNIKOFF, Iegor (émérite) », sur le site du département de philosophie de l'université Paris-Nanterre (consulté le ).
  7. Pierre Péju, « Iégor Reznikoff. L’espace, sa chambre d’écho », Philosophie Magazine,‎ (lire en ligne Accès payant).
  8. (de) Alfred Tarski, « Über einige fundamentale Begriffe der Metamathematik », C.R. Soc. Sci. Lettres, Varsovie 23,‎ , p. 22-39.
  9. (en) J. H. Woodger, Logic, Semantics, Metamathematics, Oxford, Oxford University Press, , 471 p..
  10. (en) Peter Wojtylak, « Independant axiomatizability of sets of sentences », Ann. Pure Appl. Logic, 44,‎ , p. 259-299.
  11. Colloque International Nicée II, 787-1987. Douze siècles d’images religieuses, Paris, François Boespflug & Nicolas Lossky éd., , 515 p., p. La transcendance, le corps et l’icône dans les fondements de la liturgie (p.75-91).
  12. Rémi Astruc et Alexandre Georgandas, Le Mythe de la Caverne Aujourd'hui, ce que Platon dit de nous, Paris, Ellipses, , 192 p. (ISBN 978-2-340-00507-5), p. 165-174
  13. « Faire revivre la Louange », Terre du Ciel, no 22,‎ , p. 22-29.
  14. Alexandre Galand, Field Recording, l'usage sonore du monde en 100 albums, Marseille, Formes, , 305 p. (ISBN 978-2-360-54070-9), p. 158-159
  15. Le Grand Atlas des Religions, Paris, Encyclopaedia Universalis, , 413 p. (ISBN 2-85229-920-8), p. 315-316
  16. a b et c Jean-Marie Piel, « Iégor Reznikoff - La grande résonance », in Diapason, no 485, , p. 8 et 9.
  17. André Manoukian, Sur les routes de la musique, Paris, HarperCollins / France Inter, , 192 p. (ISBN 979-1-0339-0932-3, lire en ligne), Du rock dans la caverne (p.73-76).
  18. Iégor Reznikoff et Michel Dauvois, « La dimension sonore des grottes ornées », Bulletin de la Soc. Préhist. Française, no 8,‎ , p. 238-246 (lire en ligne Accès libre)
  19. Olivier Rescanière, « Pourquoi les grottes ornées résonnent-elles si bien? », Libération,‎
  20. E.R., « Archéologie : le son des grottes dopait l'art pariétal », Science&Vie no 1092,‎ , p. 22 (lire en ligne)
  21. Jérémie Bazart, « La voix, le GPS des hommes préhistoriques », L'Humanité Dimanche,‎
  22. (en) Riitta Rainio, « Acoustic measurements and digital image processing suggest a link between sound rituals and sacred sites in northern Finland », Journal of Archaeological Method and Theory,‎ , p. 453-474 (lire en ligne)
  23. (en) Margarita Diaz-Andreu, « The soundscapes of Baja California Sur: Preliminary results from the Cañón de Santa Teresa rock art landscape », Quaternary International,‎ , p. 166-177 (lire en ligne)
  24. (en) V. Ivanov, L'Espace Eurasien, son, mot, image (Evrasiiskoie Prostranstvo, zvuk, slovo, obraz), Moscou, Iazyki Slavianskoi Kultury, , 581 p. (ISBN 5-94457-137-3), p. 408-414
  25. (en) « Reaching deep consciousness to heal. Therapy of Pure Sound », Caduceus no 23,‎ , p. 16-18.
  26. Ascension et hypostases initiatiques de l'âme. Tome 1 des actes du colloque international d'histoire des religions Psychanodia, Neuilly-sur-Marne, Les Amis de I.P. Couliano, , 571 p. (ISBN 978-2952504201), p. 413-426
  27. a et b Olivier Opdebeeck, « Iégor Reznikoff - Chant grégorien », in Diapason, no 486, , p. 130.
  28. « L'Urne du XXIe siècle », sur le site de la BNF (consulté le ).