Heracleum sphondylium

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Heracleum sphondylium, la Berce sphondyle, Berce commune ou " grande berce ", est une plante herbacée bisannuelle de la famille des apiacées des prairies d'Eurasie.

Elle est aussi communément appelée patte d'ours par la forme de ces feuilles, mais aussi par une multitude de noms vernaculaires dont frênelle dans l'Ouest de la France[1],[2].

Elle affectionne les sols riches et humides. Elle était autrefois commune aux abords des haies et parfois au rebords des prés et des fourrières, par exemple en moyenne montagne humide.
Elle peut atteindre 2 m de hauteur, est moins toxique que la dangereuse (risque de brûlures graves à son contact par très forte photosensibilisation) et invasive Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) qui peut atteindre 4 m de haut, mais conserve les mêmes risques pour les personnes présentant un terrain favorable.

Description[modifier | modifier le code]

Organes reproducteurs

Graine

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon NCBI (27 févr. 2012)[4] :

  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. montanum
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. orsinii
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. pyrenaicum
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. sibiricum
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. sphondylium
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. ternatum
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. transsilvanicum
  • sous-espèce Heracleum sphondylium subsp. verticillatum

Usages alimentaires[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle on utilisait les jeunes pousses et les jeunes feuilles pour accompagner les viandes en mélange avec d'autres herbes. On peut aussi les utiliser en potage ou cuite comme des épinards. La plante était utilisée en Russie pour confectionner le bortsch (potage traditionnel). Au printemps la plante est riche en vitamine C. Elle est riche en glucides, en protéines. Elle est aromatique et riche en éléments minéraux. Les graines sont très aromatiques et utilisées comme aromates. Macérées dans l'alcool, elles donnent une liqueur digestive et calmante. En Russie, on fait sécher les tiges coupées en rondelles que l'on utilise comme friandise.

Fourrage ou nourriture cunicole[modifier | modifier le code]

Dans la montagne vosgienne, cette grande berce sauvage était dénommée par divers dérivés romans du terme latin "pastinaca", à l'origine du panais en français[5]. Il s'agit d'une "herbe aux lapins", autrefois très recherchée par les éleveurs possédant des clapiers[6]. La plupart des lexicologues ont traduit le terme dialectal par "panais", sans se rendre compte que cette "herbe aux lapins" n'en était pas[7].

Usages médicinaux[modifier | modifier le code]

La plante est réputée hypotensive, diurétique et diminuant le taux d'urée. Elle était jadis utilisée contre l'épilepsie.

La teinture est utilisée pour soigner les troubles sexuels chez l'homme et la femme. Elle est utile dans les syndromes prémenstruels et les hémorragies dysfonctionnelles. Elle est aussi utilisée dans les troubles de la ménopause.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Dottin, Glossaire des parlers du Bas-Maine (Département de la Mayenne), Paris, H. Welter, Éditeur, (réimpr. Slatkin Reprint, 1978), p. 209
  2. G. Dottin et J. Langouët, Glossaire du parler de Pléchâtel (Canton de Bain, Ille-et-Vilaine), Genève, Slatkin Reprint, , p. 66
  3. données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004
  4. NCBI, consulté le 27 févr. 2012
  5. La plante sauvage se nomme patenay dans le vallée de la Fave, petné ou pètné(y) dans la haute vallée de la Meurthe, ce mot étant de genre masculin. Les locuteurs dialectaux pouvaient le qualifier avec l'adjectif grand (lorsqu'il montait en fleur), ou suivant le lieu de récolte : du talus, forestier, des haies, des bords de chemin...
  6. Il existe des restrictions d'emploi à ce fourrage nutritif qui aide les lapins à "se faire les dents" grâce à la (micro)silice incorporée aux tiges, tout en leur apportant une bonne digestion et un bien-être, il ne faut point qu'il soit compressé sans air et qu'il "chauffe", sinon l'ingestion devient toxique pour l'animal qui en est friand
  7. Les paysans connaissaient autrefois la plante cultivée, le panais, de même que cette même plante redevenue sauvage, le panais sauvage. Ils les désignaient par un qualificatif additionnel s'il était nécessaire. En réalité, l'explication la plus simple pour ces dénominations est qu'ils considéraient le panais et la grande berce comme appartenant à la même famille. Lorsqu'ils cueillaient du "patenay" ou "petné" pour les lapins dans les talus ombrés et sur les rebords de haies, il n'était pas besoin de préciser.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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