Guy Carcassonne

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Guy Carcassonne
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Guy Carcassonne, né le à Paris (France) et mort le à Saint-Pétersbourg (Russie), est un juriste français spécialiste du droit constitutionnel, professeur des universités en droit public à l’université Paris-Nanterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Photographie de Guy Carcassonne

Guy Carcassonne fait ses études supérieures à l'université Paris-Nanterre (Paris-X), il y obtient la licence en droit (1971) et les diplômes d'études supérieures en droit public (1972) et en science politique (1973).

Il obtient un doctorat d'État en droit en 1979 avec une thèse sur la transition démocratique en Espagne, à l'université Paris-Nanterre. Il réussit l'agrégation de droit public en 1983.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Il est nommé assistant, puis maître-assistant à Paris-Nanterre. La première matière qu'il enseigne est le cours de libertés publiques de 1979 à 1981.

Il est nommé professeur des universités de droit public à l'université de Reims après l'obtention de l'agrégation, et rejoint l'université Paris-X en 1988.

Il est membre du cabinet de Michel Rocard lorsque celui-ci est Premier ministre, comme conseiller aux relations avec le Parlement.

En , il est nommé au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, mis en place par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Idées[modifier | modifier le code]

Il est dans la succession de son maître et ami, le doyen Georges Vedel, « unificateur » du droit public en France, l’un des plus grands constitutionnalistes français. Il est également impliqué en tant qu'intellectuel dans l’ensemble des débats publics contemporains, notamment à travers une chronique pour Le Point et de nombreuses tribunes dans Le Monde.

Sa réflexion porte notamment sur l’idée républicaine, une éventuelle Sixième République, le quinquennat, l’élection du président de la République, et l’histoire des institutions. Il s’est prêté en 1996 au difficile exercice du commentaire constitutionnel avec son ouvrage La Constitution.

Contrairement à son collègue de l’IEP de Paris Olivier Duhamel, qui considère la Ve République comme viciée à la base et s’est rallié à l’idée de la création d’une VIe par révision constitutionnelle, Carcassonne défend la constitution de 1958 et considère qu’elle est suffisamment souple pour permettre toute évolution du système politique. Il est particulièrement hostile au cumul des mandats qu’il considère comme l’un des éléments majeurs du déclin du Parlement[1].

Son expertise a été requise par le gouvernement de Lionel Jospin et par le Mouvement des entreprises de France (Medef) sur des sujets délicats, comme le comité d’éthique entrepreneuriale, la constitution afghane ou le statut pénal du chef de l’État, ou encore, l'inversion du calendrier électoral en 2002.

Il est membre du Club des juristes[2], du comité directeur de l’Institut Montaigne[3] et du comité de rédaction de la revue Pouvoirs.

Entrée de l'« amphi A » du « bâtiment F » de l'université de Nanterre, rebaptisé « Amphi Guy Carcassonne ».

Il est l'un des spécialistes les plus critiques à l'égard de l'inflation législative et dénonce notamment le fait que « tout sujet du 20 heures fabrique une loi ». Il critique également un nombre d'interdictions croissant dans la législation française[4].

Son enseignement porte notamment sur la Question prioritaire de constitutionnalité et la revalorisation du parlement.

Un amphithéâtre de l'université Paris-X au sein de l'UFR « droit et sciences politiques » a été rebaptisé et porte désormais le nom de « Guy Carcassonne ». Il est inauguré par la Garde des sceaux le .

Vie privée[modifier | modifier le code]

Guy Carcassonne meurt à 62 ans d'une hémorragie cérébrale lors d'un voyage à Saint-Pétersbourg en Russie[5],[6].

Deux filles sont issues de son mariage avec Francisca Sol Puig, Marie et Nuria. Divorcé, il devient le conjoint de l'auteure de bande dessinée Claire Bretécher en 1983. Ils ont un fils, Martin, en 1984.

Autres[modifier | modifier le code]

Il fait une apparition en tant que figurant dans le film Le Plus Beau Métier du monde (1996) lors de la scène de l'anniversaire.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Rapport officiel[modifier | modifier le code]

  • « Étude sur la compatibilité entre la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Constitution[7] », rapport au Premier ministre, 1998

Articles[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Roger, « Le constitutionnaliste Guy Carcassonne est mort », Le Monde, (consulté le 24 septembre 2014).
  2. Vincent Nouzille, « Comment un petit club d'avocats et de juristes inspire les lois », sur Nouvel Obs avec rue89,
  3. Institut Montaigne – Tout sur l'Institut – Qui travaille à l'Institut Montaigne ?
  4. Guy Carcassonne, « Il est désormais recommandé d'interdire », huffingtonpost.fr, 23 janvier 2012.
  5. Patrick Roger, « Le constitutionnaliste Guy Carcassonne est mort », Le Monde, .
  6. Hélène Combis, « Le grand constitutionnaliste Guy Carcassonne est mort », sur France Culture, (consulté le 22 juillet 2013)
    « Né le 14 mai 1951 … Le grand spécialiste du droit constitutionnel Guy Carcassonne est mort ce lundi 27 mai à Saint-Petersbourg, où il était en voyage, des suites d’une hémorragie cérébrale. »
  7. Voir sur ladocumentationfrancaise.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]