Guillaume Chiche

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Guillaume Chiche
Illustration.
Guillaume Chiche en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans et 4 mois)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re des Deux-Sèvres
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM (2017-2020)
EDS (2020)
NI (depuis 2020)
Prédécesseur Geneviève Gaillard
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Niort (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (2013-2016)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de Université de Poitiers
Université Paris-Descartes

Guillaume Chiche, né le à Niort, est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) puis de La République en marche (LREM), il est élu député lors des élections législatives de 2017 dans la 1re circonscription des Deux-Sèvres. Depuis , il est membre du bureau exécutif de LREM.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Guillaume Chiche est le fils de Robert Chiche et Martine Courjaud, deux « figures » du Parti socialiste niortais[1],[2],[3]. Il a six sœurs[4]. Il grandit à Niort puis étudie le droit à l'université de Poitiers puis à l'université Paris-Descartes[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il s'engage à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) et au Mouvement des jeunes socialistes. Il est membre du bureau national de l'UNEF et de La Mutuelle des étudiants. Au Parti socialiste, il s'engage auprès de Dominique Strauss-Kahn[3]. Il est chargé de mission particulier de la vice-présidente de l'enseignement supérieur et de la recherche sous la direction de Jean-Paul Huchon à la région Île-de-France, puis conseiller chargé de la décentralisation dudit président sous sa dernière mandature jusqu'en [3].

Député[modifier | modifier le code]

Guillaume Chiche est élu député de la première circonscription des Deux-Sèvres sous l'étiquette de La République en marche lors des élections législatives de 2017, avec plus de 60 % des voix au second tour face à Nathalie Seguin, candidate de La France insoumise[3],[6]. À l'Assemblée nationale, il rejoint le groupe La République en marche.

Au début de la mandature, Le Monde indique qu'il fait partie d'une petite dizaine de députés qui forment « la garde avancée d'Emmanuel Macron, au Palais-Bourbon comme dans les médias. Des janissaires dévoués corps et âme au chef de l'État, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu'à lui[7]. »

En , il propose dans un rapport parlementaire la suppression du quotient familial. La présentation du texte est reportée faute de signature du corapporteur, le député LR Gilles Lurton qui dénonce une mesure surgie « au dernier moment ». La proposition suscite une vive hostilité dans l'opposition[8].

En 2018, alors que le gouvernement menace de reporter le projet de loi relatif à la bioéthique, il prépare une proposition de loi sur la procréation médicalement assistée (PMA), avant de renoncer face aux assurances de l'exécutif[4]. En 2019, il est chef de file du groupe LREM, avec Aurore Bergé, sur le projet de loi qui inclut notamment le droit à la « PMA pour toutes »[4]. Contrairement à Aurore Bergé, il défend l'autorisation de la PMA post-mortem, qui est rejetée par l'Assemblée[9].

Lors de la pandémie de Covid-19, il met en garde contre le traçage numérique des individus, évoquant le risque d'« un fractionnement de nos droits ou d’une logique de restrictions de libertés ciblées et individualisées »[10].

En , il intègre le bureau exécutif de LREM : il est, avec Laurent Saint-Martin, chargé de la prospective, c’est-à-dire de contribuer au corpus idéologique du parti[11]. La Lettre A le situe alors à l'aile gauche de LREM, indique qu'il « multiplie les critiques contre Bercy pour infléchir la trajectoire économique du gouvernement », est « toujours proche de Jean-Paul Huchon » et « s'appuie sur ses réseaux poitevins et plusieurs transfuges du Parti socialiste »[12].

Toujours membre du bureau du parti[13], il quitte le groupe parlementaire de LREM en pour le naissant groupe Écologie démocratie solidarité. Trois mois plus tard, il vote contre la confiance au gouvernement Jean Castex[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « CHICHE Robert », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr.
  2. Yves Revert, « Guillaume le conquérant », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  3. a b c et d Sylvia Zappi, « Dans les Deux-Sèvres, la foi inébranlable d'un jeune député macroniste », Le Monde,‎ , p. 7 (lire en ligne).
  4. a b et c Jannick Alimi, « PMA, crises aux urgences : à la rentrée, ces députés vont faire parler d’eux », sur leparisien.fr, (consulté le 2 janvier 2020).
  5. Coralie Roland, « Guillaume Chiche représentera la première circonscription des Deux-Sèvres à l'Assemblée nationale », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France Télévision, (consulté le 24 janvier 2019).
  6. Xavier Le Roux, « Débat : deux candidats que tout oppose vraiment », sur La Nouvelle République, (consulté le 21 mars 2018).
  7. Cédric Pietralunga et Alexandre Lemarié, « Les snipers de la Macronie », sur Le Monde, (consulté le 24 octobre 2017).
  8. « Tollé après la proposition d’un député LRM de supprimer le quotient familial », sur Le Monde (consulté le 21 mars 2018).
  9. L'Obs avec AFP, « La PMA post-mortem rejetée par les députés », sur nouvelobs.com, (consulté le 2 janvier 2020).
  10. Romain Herreros, « Le "tracking" envisagé contre le coronavirus dénoncé par plusieurs députés LREM », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 7 avril 2020).
  11. « Val-de-Marne : le député Laurent Saint-Martin (LREM) prend du galon », sur leparisien.fr, (consulté le 11 février 2019).
  12. « Guillaume Chiche, de la bande de Poitiers à l'aile gauche LREM, ses réseaux contre les "technos" », sur lalettrea.fr, (consulté le 11 février 2019).
  13. Jean Rouziès, « Guillaume Chiche, nouveau Marcheur dissident à l'Assemblée : « Je change de véhicule… » », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le 15 juillet 2020).
  14. Noémie Guillotin, « Le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche ne vote pas la confiance au gouvernement », sur France Bleu, (consulté le 15 juillet 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]