Gincrey

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Gincrey
L'église Sainte-Agathe.
L'église Sainte-Agathe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Belleville-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Étain
Maire
Mandat
Jean-Louis Périquet
2014-2020
Code postal 55400
Code commune 55211
Démographie
Population
municipale
63 hab. (2014)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 45″ nord, 5° 34′ 23″ est
Altitude Min. 209 m – Max. 233 m
Superficie 9,69 km2
Localisation

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Gincrey est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Unchereium (1047), Junchereium (1049), Junchereium ante Castellum Ramerudis (1049), Unkereis (1082), Junkereis (1089), Juncareium (1127), Jonquareium ante Castellum Ramerudis (1127), Junqueri (1247), Jonquereium (1250), Junquerei-la-Ville (1250), Jonquerei (1263, 1264), Junquerey (1549), Juincrey (1642, 1745), Gineray (1700), Gincray, Genecrium (1738), Juncherium, Geincrey, Juincré (1756)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1790 – Pour le spirituel : diocèse de Verdun, originairement archidiaconé de la Princerie, doyenné de Chaumont, ensuite archidiaconé de la Woëvre, doyenné de Pareid, annexe de Maucourt puis depuis 1610 annexe de Morgemoulin – Pour le Temporel : Verdunois, terre du chapitre des chanoines de la cathédrale de Verdun, bailliage de Verdun prévôté de Foameix.

En 1790 – Archiprêtré et arrondissement de Verdun, district d’Étain.

Écarts : fermes de Pierreville, de Renonvaux et du Bois d’Arc.

Histoire de Pierreville[modifier | modifier le code]

À l’origine, Pierreville est un domaine. Au Moyen Âge, une communauté rurale y vit et il y a une église. Des biens de Pierreville appartiennent aux évêques de Verdun, à l’abbaye Saint-Vanne de Verdun, à la collégiale Saint-Maur de Hattonchâtel, à l’abbaye Saint-Maur de Verdun, à des chevaliers et à bien d’autres. En 1491, Pierreville est en ruines et désert. L’évêque de Verdun cède alors Pierreville, en fief, à son prévôt de Fresnes à charge d’y construire une maison, de rassembler cent-quatre-vingts jours de terres et de prés en une seule pièce et de remettre le tout en valeur le plus tôt possible. En 1498, ce fief est converti en roture. Pendant la guerre de Trente Ans, Pierreville est à nouveau entièrement détruit et déserté. Pierreville appartient à la famille Maclot (issue du clan écossais Mac Leod), depuis au moins 1678 jusqu’en 1841. Au début du XVIIIe siècle, Pierreville est un hameau, il y a treize feux en 1724. À la révolution française, le propriétaire de Pierreville ayant émigré, tous ses biens sont séquestrés. Pierreville est vendu comme domaine national en 1797 puis est échangé contre d’autres biens en 1806 pour être intégré à la Sénatorerie de Nancy. En 1816, le domaine de Pierreville est restitué à la famille Maclot. En 1860, le comte Dessöffy de Csernek et Tarkö et son épouse Angélique Marie Laure de Saint Vincent, propriétaire de Pierreville, y font construire un château. Au cours de la première guerre mondiale, Pierreville est à nouveau totalement détruit. Une tuilerie, dite la tuilerie de Pierreville, est en exploitation déjà au début du XVIIe siècle et sera en activité jusque vers 1900. Une station télégraphique (télégraphe Chappe), faisant partie de la ligne de télégraphie aérienne Paris -Strasbourg, est installée sur le territoire de la ferme de Pierreville. Afin d’en améliorer la visibilité, le télégraphe de Pierreville est équipé d’un réflecteur ou système de réflexion installé sur le domaine de la ferme voisine de l’Épina. Ce poste est en service de 1798 à 1852[2].

Le canon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean-Louis Périquet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population : en 1700 : 17 ménages – en 1720 : 20 feux – en 1775 : 132 communiants – en 1792 : 27 citoyens actifs[3].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 63 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
168 178 171 189 204 215 219 245 240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
245 239 240 221 216 203 211 193 196
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172 178 170 100 116 112 112 100 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
85 80 72 73 70 65 65 62 63
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Agathe, origine XVIIe siècle, reconstruite en 1925.
  • La chapelle à Pierreville.
  • Exposition permanente ayant pour thèmes « le soldat allemand et la mort au cours de la grande guerre » et « la mémoire du village ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Périquet, éleveur spécialiste, habite Gincrey. Il est juge international de volailles, président de la Fédération française de volailles, premier vice-président de la Société centrale d'aviculture de France, et représentant de la France à l'Entente européenne d'aviculture.

Il est reconnu dans son milieu professionnel pour avoir écrit ou participé à la rédaction de très nombreux ouvrages sur la basse-cour. Il est également rédacteur en chef de la Revue avicole.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, .
  • Abbé N. Robinet, Pouillé du diocèse de Verdun, .
  • Marie-Jeanne Périquet, Histoire de Pierreville - Écart de la commune de Gincrey (Meuse), , 284 p. (ISBN 978-2-7466-8783-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, , p. 94
  2. Marie-Jeanne Périquet, Histoire de Pierreville Écart de la commune de Gincrey (Meuse),, , 284 p. (ISBN 978-2-7466-8783-7)
  3. Abbé N. Robinet, Pouillé du diocèse de Verdun, , p. 537, 538
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .