Aller au contenu

Châtillon-sous-les-Côtes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Châtillon-sous-les-Côtes
Châtillon-sous-les-Côtes
La mairie.
Blason de Châtillon-sous-les-Côtes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Étain
Maire
Mandat
Chantal Bertrand
2020-2026
Code postal 55400
Code commune 55105
Démographie
Gentilé Châtillonais, Châtillonaises
Population
municipale
175 hab. (2021 en augmentation de 1,16 % par rapport à 2015)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 45″ nord, 5° 31′ 29″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 381 m
Superficie 10,68 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Verdun
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Belleville-sur-Meuse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Châtillon-sous-les-Côtes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Châtillon-sous-les-Côtes
Géolocalisation sur la carte : Meuse
Voir sur la carte topographique de la Meuse
Châtillon-sous-les-Côtes
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Châtillon-sous-les-Côtes

Châtillon-sous-les-Côtes est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Viaunoue, le ruisseau des Vauches et le ravin de la Grande Tranchée[1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Châtillon-sous-les-Côtes[Note 1].

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[2].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 948 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bonzée_sapc », sur la commune de Bonzée à 7 km à vol d'oiseau[5], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 783,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,3 °C, atteinte le [Note 2],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Châtillon-sous-les-Côtes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Verdun, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[11]. Cette aire, qui regroupe 103 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,9 %), terres arables (18,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,5 %), prairies (10,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), cultures permanentes (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1047, une charte de Thierry évêque de Verdun, mentionnait Châtillon (Castellonium).

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Châtillon se trouve au pied du flanc et des Côtes de Meuse, à l'opposé de Verdun. Ce village ancien, devait être plus considérable autrefois, puisqu'un grand nombre de communes dépendaient primitivement de son territoire. On trouve dans les registres paroissiaux de 1635, des détails sur le passage des Suédois et les malheurs de cette époque.

L'ancien château de Mandres à 800 mètres du village, appartenait à monsieur de Custine, la dernière tour fut démolie en 1861. Il y avait un moulin avec une retenue d'eau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Daniel Bouché SE  
mars 2001 mars 2008 Étienne Escalon    
mars 2008 En cours Chantal Bertrand[15]
Réélue pour le mandat 2020-2026
SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2021, la commune comptait 175 habitants[Note 4], en augmentation de 1,16 % par rapport à 2015 (Meuse : −4,57 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443550559637703711709670645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540533540511501471440433407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394413365170188171167152173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
141128121114124117150166174
2021 - - - - - - - -
175--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châtillon-sous-les-Côtes Blason
Taillé: au 1er d'or à la tour de gueules ouverte et ajourée du champ, senestrée d'un cœur de gueules enfermé dans une couronne d'épine de sable, au 2e d'azur à saint Martin en pied de carnation, habillé et auréolé d'argent, casqué et botté d'or, coupant de son épée d'argent à la poignée d'or, son manteau de gueules et accosté de deux billettes d'or., le tout rangé en barre; à la cotice en barre d'argent brochant sur la partition[20].
Détails
Le conseil municipal a adopté le blason communal proposé et conçu et dessiné par Robert Louis, héraldiste, et Dominique Lacorde, historien, membres du Comité lorrain d’héraldique et adopté par la commune, Chantal Bertrand, maire, en tête.

La tour représente le château fort qui se dressait jadis au sommet de la côte dite du Châtelet. La cotice d’argent dessine les côtes de Meuse au pied desquelles le village est blotti.

Saint Martin, officier romain, rappelle qu’un camp romain s’étendait sur les hauteurs du village : le castrum Vabrense. Saint Martin est le patron de la paroisse.

La tour représente également les autres châteaux qui se dressaient ici : celui du hameau de Mandres qui a appartenu à la famille de nom et d’armes Mandres, d’ancienne noblesse aujourd’hui éteinte ; celui de Roncourt dans le village.

La Croix de guerre 1914-1918

La Croix de guerre a été attribuée au village avec la citation : « Sous la ligne de feu pendant près de trois ans, a été complètement détruite par des nombreux bombardements. A victorieusement opposé à l’envahisseur le rempart de ses ruines âprement défendues ».

Selon les termes de l’héraldique, le blason est taillé d’or à une tour de gueules ouvertes et ajourée du champ sénestré d’un cœur de gueules dans une couronne d’épine de sable. Taillé d’azur à un saint Martin en pied de carnation habillé et auréolé d’argent, casqué et botté d’or, coupant son épée d’argent à la poignée d’or, son manteau de gueules pour en donner moitié à un pauvre, accosté de deux billettes d’or. Taillé à la cotice d’argent brochant sur la partition.

Soutien de l’écu : deux rameaux de mirabellier supporté de tanné, feuillés de sinople et fruités d’or tachés de pourpre passée au sautoir.

Croix de Guerre 1914-1918 appendue sous l’écu et brochant sur la croisure[21].
Adopté le 4 décembre 2023.

Mandres a donné son nom à une maison dont les armoiries étaient  : D'azur à la croix d’or cantonnée de vingt billettes de même[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin, origine XIVe siècle, reconstruite en 1929.
  • Le monument aux morts.
  • Lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. « Réseau hydrographique de Châtillon-sous-les-Côtes » sur Géoportail (consulté le 9 juin 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale de Châtillon-sous-les-Côtes », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le )
  2. « SAGE Bassin ferrifère », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Châtillon-sous-les-Côtes et Bonzée », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Bonzée_sapc », sur la commune de Bonzée - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Bonzée_sapc », sur la commune de Bonzée - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Châtillon-sous-les-Côtes ».
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Verdun », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  20. « L'Armorial », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  21. « L'Est Républicain » (consulté le ).
  22. Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872