Gilbert Cesbron

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Gilbert Cesbron
Naissance
Paris
Décès (à 66 ans)
Paris
Activité principale
écrivain
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Gilbert Cesbron, né le à Paris et mort le [1] à Paris, est un écrivain français d’inspiration catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Condorcet à Paris, puis à l’École des sciences politiques, Gilbert Cesbron se destine au Conseil d’État, mais bifurque vers une carrière dans la radio, activité qu’il mènera en parallèle avec son activité d’écrivain dans laquelle il débute en 1934 par le recueil de poèmes Torrent.

Son premier roman, Les Innocents de Paris, paraît en Suisse en 1944 et obtient un véritable succès qui lui offrira le prix de la Guilde du Livre, la même année. Sa notoriété s’affirme en 1948 avec Notre prison est un royaume qui reçoit le prix Sainte-Beuve, ainsi qu’avec sa pièce la plus célèbre, également adaptée à la radio et à l’écran : Il est minuit, docteur Schweitzer, publiée en 1952.

Il publie en 1957 un recueil de textes dont une partie ont paru en roman-feuilleton dans divers journaux dont le Figaro : Libérez Barrabas, dont un thème récurrent est l’insensibilité contemporaine.

Il reçoit le prix Prince-Pierre-de-Monaco pour l’ensemble de son œuvre en 1962.

Au printemps 1972, il met fin à son métier d’homme de radio et se tourne vers l’action sociale en devenant secrétaire général du Secours catholique pendant un an. Il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable en mai 1978. La même année, il reçoit le prix de la ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre.

Il meurt le 12 août 1979, à son domicile parisien. Il est enterré au cimetière de Bourré (Loir-et-Cher). Son épouse Dominique est décédée en 2003.

Œuvre[modifier | modifier le code]

En tant que romancier, essayiste, auteur dramatique, Gilbert Cesbron prend pour toile de fond de ses récits des thèmes d’actualité qui le passionnent : les prêtres ouvriers dans Les saints vont en enfer, la jeunesse délinquante dans Chiens perdus sans collier, l’euthanasie dans Il est plus tard que tu ne penses ou la violence, et la non-violence dans Entre chiens et loups.

Ses romans sont caractérisés par une intention de pénétrer la réalité de la société contemporaine avec le regard d’un chrétien convaincu qui souhaite « évoquer la morale sans se prétendre moraliste », ainsi qu’il le disait lui-même.

C’est avec une tendresse et une sincérité évidentes que Cesbron se penche dans ses écrits sur la misère, la souffrance, l’humiliation des classes les plus défavorisées. Partagé entre style populaire et coquetteries littéraires, Cesbron parvient par le choix des sujets qu’il aborde à se faire apprécier d’un vaste public.

Ses livres ont été traduits en plusieurs langues, entre autres le portugais.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Les Innocents de Paris (1944)
  • On croit rêver (1945)
  • La Tradition Fontquernie (1947)
  • Notre prison est un royaume (1948), 1 299 000 ex. vendus[2]
  • La Souveraine (1949)
  • Boismort où l'oiseau chante (1950)
  • Les saints vont en enfer (1952), 1 648 000 ex. vendus[2]
  • Chiens perdus sans collier (1954), éditions Robert Laffont, 3 982 000 ex. vendus[2].
  • Vous verrez le ciel ouvert (1956), 653 000 ex. vendus[2]
  • Il est plus tard que tu ne penses (1958), 1 098 000 ex. vendus[2]
  • Avoir été[3] (1960)
  • Entre chiens et loups (1962)
  • Une abeille contre la vitre (1964)
  • C’est Mozart qu’on assassine (1966), 1 183 000 ex. vendus[2]
  • Je suis mal dans ta peau (1969)
  • Voici le temps des imposteurs (1972)
  • Don Juan en automne (1975)
  • Mais moi je vous aimais[4] (1977), 1 034 000 ex. vendus[2]
  • Compagnons de la nuit (1938, édité en 1995)

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • D’Outremonde (Recueil de 23 contes) (1949)
  • Traduit du vent (1951)
  • Tout dort et je veille (1959)
  • La Ville couronnée d’épines (1964)
  • Des enfants aux cheveux gris (1968)
  • Un vivier sans eau (1979)
  • Leur pesant d’écume (1980)
  • Tant d’amour perdu (1981)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Chasseur maudit (1953)
  • Ce siècle appelle au secours (1955)
  • Libérez Barabbas (1957)
  • Une sentinelle attend l’aurore (1965)
  • Lettre ouverte à une jeune fille morte (1968)
  • Ce que je crois[5] (1970)
  • Des leçons d’abîme (1971)
  • Mourir étonné (1976)
  • Huit paroles pour l’éternité (1978)
  • Passé un certain âge ( 1980)
  • La regarder en face, (méditations sur la mort) Éditions Robert Laffont, (1982), Mille copeaux d’ébène, L’écluse, Un mémorial de marbre noir, « Il y avait là un jardin… ».

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Il est minuit, docteur Schweitzer, suivi de Briser la Statue (1952), 757 000 ex. vendus[2]
  • L’Homme seul, suivi de Phèdre à Colombes et de Dernier Acte (grand prix d’art dramatique, Enghien, 1961)
  • Mort le premier, suivi de Pauvre Philippe (1970)

Divers[modifier | modifier le code]

  • Torrent (poèmes) (1934)
  • Les Petits des Hommes (album de photos avec texte) (1954)
  • Il suffit d’aimer (récit de la vie de sainte Bernadette ; scénario du film éponyme réalisé par Robert Darène) (1960)
  • Journal sans date (tome 1) (1963)
  • Tant qu’il fait jour (Journal sans date, tome 2) (1967)
  • Un miroir en miettes (Journal sans date, tome 3) (1973)
  • Merci l’oiseau ! (poèmes) (1976)
  • Ce qu’on appelle vivre (propos recueillis par Maurice Chavardès) aux éditions Stock, 1977
  • Bonheur de rien (1979)
  • Un désespoir allègre (1983)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Une association[8], « Les Amis de Gilbert Cesbron », a été créée en 1990 avec Ludovique, Arnaud et Tristan Cesbron. Elle édite un périodique annuel appelé les Cahiers Gilbert Cesbron, vendu au numéro auprès de l’association.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commémorations à venir : Gilbert Cesbron par Vivien Cesbron sur Culture.fr, un site du Ministère de la culture et de la communication.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Nombres d’exemplaires vendus selon Quid éd. 2006
  3. Première partie du téléfilm adapté du roman éponyme de Gilbert Cesbron. Une archive de l'INA.
  4. En 1977, Gilbert Cesbron lit des extraits de son dernier livre, Mais moi je vous aimais et s'exprime sur son œuvre. Une archive de l'INA.
  5. Gilbert Cesbron interrogé sur Ce que je crois. Une archive de l'INA.
  6. Extrait du film d'André Haguet, adapté de la pièce éponyme de Gilbert Cesbron.
  7. Extrait du film de Jean Delannoy, adapté du roman éponyme de Gilbert Cesbron.
  8. Contact : 126 boulevard Saint-Germain - 75006 Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]