Francis Walsingham

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Francis Walsingham
Walsingham.jpg

Francis Walsingham
Par John de Critz (détail)

Fonction
Secrétaire d'État en Angleterre (en)
Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Chef des services d'espionnage, diplomateVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Ursula St. Barbe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Religion

Sir Francis Walsingham (env. 1530 à Chislehurst, Kent - ) est connu comme le « maître-espion » d'Élisabeth Ire d'Angleterre dont il fut également secrétaire d'État. Admirateur de Machiavel, il est connu pour son efficacité en tant qu'espion et sa capacité à susciter intrigues et fausses intrigues pour la cause de la sécurité de la Couronne anglaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille & jeunesse[modifier | modifier le code]

Ruines de Manor House à Scadbury Park, demeure familiale des Walsingham
Famille

Francis Walsingham naquit aux alentours de 1532, probablement à Foots Cray, près de Chislehurst[1], dans une famille protestante de la petite noblesse du sud de l'Angleterre. Son père,prénommé William, était un avocat fortuné mais mourut en 1534 tandis que sa mère, Joyce, était la fille du courtisan Sir Edmund Denny et la sœur de Sir Anthony Denny, l'un des principaux gentilshommes de la chambre privée (en) d'Henry VIII[2]. William Walsingham servit dans la commission chargée d'enquêter sur les biens du cardinal Wolsey en 1530[3] et son frère aîné, Sir Edmund Walsingham, fut lieutenant de la Tour de Londres[4]. À la suite du décès de William, Joyce se remaria avec le courtisan Sir John Carey en 1538[3] dont le frère, le courtisan William Carey, était le mari de Mary Boleyn, sœur aîné de la reine Anne[5].

Des cinq sœurs de Francis Walsingham, Mary fut mariée pendant plus de 20 ans à Sir Walter Mildmay, qui fut chancelier de l'Échiquier, tandis qu'Elizabeth épousa le parlementaire Peter Wentworth[6].

Études

Il fit ses études au King's College de l'université de Cambridge de 1548 à 1550[3],[7]. Entre 1550 et 1551, il voyagea en Europe continentale avant de revenir en Angleterre en 1552 pour intégrer Gray's Inn, l'une des quatre « auberge de la Cour » permettant d'accéder au barreau[8],[9].

L'accession au trône de Marie Ire, souveraine catholique, le poussa à fuir sur le continent. Il reprit ses études de droit à Bâle puis à Padoue[10] où il fut élu par ses camarades estudiantins à leur tête en 1555[11]. Il visita la Suisse de 1556 à 1558, nouant de nombreux contacts avec des huguenots francophones comme François de La Noue[réf. souhaitée].

Débuts de carrière[modifier | modifier le code]

Parlementaire

À la mort de Marie Ire en 1558, c'est sa demi-sœur Élisabeth Ire qui lui succéda et Francis Walsingham retourna en Angleterre. Avec le soutien de l'un de ses anciens camarades d'exil, Francis Russel, 2e comte de Bedford, il fut élu en 1559 à la Chambre des Communes en tant que représentant de la circonscription de Bossiney (en)[12],[9]. Il fut réélu en 1563 pour les circonscriptions de Lyme Regis, — également sous l'influence du comte de Bedford — et Banbury mais choisit de représenter Lyme Regis[13].

En janvier 1562, il épousa Anne, fille de George Barne II, lord-maire de Londres en 1552-1553, et veuve de d'un marchand de vin, Alexander Carleill[14]. Elle mourut deux ans plus tard, Francis Walsingham récupéra la tutelle sur son fils Christopher Carleill[15],[9]. En 1566, Walsingham épousa Ursula St. Barbe ; veuve de Sir Richard Worsley , acquérant ainsi les domaines d'Appuldurcombe et de Carisbrooke Priory sur l'île de Wight[16]. L'année suivante naquit leur fille Frances. Ursula avait eu de son précédent mariage deux fils, John et George, qui furent tués en 1567 dans une explosion de poudre à canon à Appuldurcombe[17].

Dans les années qui suivirent, Francis Walsingham soutint activement un appui pour les Huguenots français et développa une étroite et amicale relation de travail avec Nicholas Throckmorton, son prédécesseur comme représentant de Lyme Lyme Regis et ancien ambassadeur en France[18].

En 1569, Walsingham travailla avec William Cecil pour contrecarrer des complots contre Elizabeth. Il fut ainsi des instruments de l'échec de la conspiration Ridolfi (en) qui espérait la remplacer par Marie Stuart[19]. On lui attribue la rédaction d'un texte de propagande décrivant une alliance conspirative entre Marie, Sir Thomas Howard et Roberto di Ridolfi : « Discourse Touching the Pretended Match Between the Duke of Norfolk and the Queen of Scots »[Note 1]. Après que le complot eut été dénoncé, des interrogatoire auraient été menés chez Walsingham[20],[Note 2].

Ambassadeur en France

En 1570, la reine choisit Walsingham pour appuyer les Huguenots dans leurs négociations avec Charles IX. Plus tard dans l'année, il remplaça Sir Henry Norris, 1er baron Norreys, comme ambassadeur à Paris[21]. L'une de ses premières actions fut de continuer les négociations pour un mariage entre Elizabeth et le futur Henri III mais ce plan fut finalement abandonné en raison du catholicisme de celui qui était alors le duc d'Anjou[22].

Une solution alternative fut envisagée avec le benjamin des enfants d'Henri II, François, duc d'Alençon, mais Francis Walsingham le considérait comme laid et « dénué d'un bon humour »[23]. Elizabeth avait 20 ans de plus que le duc d'Alençon et elle était soucieuse du fait que cette différence d'âge puisse paraître absurde[24].

Francis Walsingham pensait qu'il pourrait servir de manière plus efficace l'Angleterre en cherchant une alliance militaire avec la France contre les intérêts espagnols[25]. C'est ainsi que le traité défensif de Blois fut conclu en 1572 mais ne comportant pas de dispositions sur le mariage, il laissait ouvert la question de la succession d'Elizabeth[26]

Les Huguenots et d'autres protestants européens soutenaient les révoltes naissantes dans les pays-Bas espagnols. Lorsque l'opposition des catholiques déboucha sur la mort de Gaspard de Coligny et le massacre de la Saint-Barthélemy, la maison parisienne de Walsingham devient temporairement un refuge pour des protestants tels que Philip Sidney[27]. Ursula, alors enceinte, s'enfuit en Angleterre avec leur fille de quatre ans. Elle y donna naissance, en janvier 1573, à leur seconde fille, Mary[28]. Francis Walsingham retourna en Angleterre en avril[29], s'étant montré comme une personne compétente sur laquelle la reine et Cecil pouvaient compter[30].

Un conseiller aux multiples postes

Quelques mois auparavant, en 1572, Francis Walsingham s'était fit élire au Parlement dans la circonscription du Surrey ; siège qu'il conserva jusqu'à sa mort bien qu'il ne fut pas un parlementaire majeur[31],[9].

Au cours du mois de décembre suivant son retour (1573), il fut nommé au Conseil privé en tant quesecrétaire principal avec Sir Thomas Smith. Après le retrait de ce dernier en 1576, Francis Walsingham, bien qu'il ne fut pas formellement nommé Lord du Sceau Privé, prit le contrôle effectif de ce dernier[32].

Il fut adoubé chevalier le 1er décembre 1577 [33],[9] et reçu en sinécure les postes de recorder (en) de Colchester, custos rotulorum (en) du Hampshire et Grand intendant des villes de Salisbury, Ipswich et Winchester[34],[9]. Dès le , il fut nommé chancelier de l'Ordre de la Jarretière ; poste qu'il conserva jusqu'au mois de juin 1587, date à laquelle il fut remplacé par Sir Amias Paulet du fait de sa nomination au poste de chancelier du duché de Lancastre en plus de celui de principal secrétaire[35],[9].

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Gravure du XVIIe siècle représentant la reine Elizabeth encadrée par William Cecil (à gauche) et Francis Walsingham (à droite).

Les devoirs du secrétaire principal n'étaient pas précisément définis[36] mais comme il devait traiter l'ensemble de la correspondance royale et déterminer l'ordre du jour des réunions du Conseil, il disposait d'une grande influence sur l'ensemble des questions politiques, que ce soit sur le plan intérieur ou extérieur[37]. Durant l'accomplissement de son office, Francis Walsingham soutint l'utilisation de la puissance maritime anglaise pour explorer et ouvrir de nouvelles routes vers le Nouveau Monde. Il fut impliqué directement dans la politique et les relations diplomatiques avec l'Espagne, les Provinces-Unies, l'Écosse, l'Irlande et la France, notamment en participant à plusieurs missions dans les États voisins,[9].

Un soutien du commerce et des grandes explorations maritimes

Étroitement lié à la classe marchande, il soutint activement les projets de promotion du commerce et investit dans les compagnies de Moscovie et du Levant (en)[38]. Il appuya également les tentatives de John Davis et Martin Frobisher pour découvrir le passage du Nord-Ouest et exploiter les ressources minérales du Labrador et encouragea Humphrey Gilbert à explorer Terre-Neuve[39],[40]. Le voyage de Gilbert fut largement financé par les récusants catholiques et Walshingham fut favorable au projet en considérant qu'il était le moyen potentiel de supprimer le catholicisme en Angleterre en encourageant l'émigration des catholiques vers le Nouveau-Monde[41],[40].

Affaires espagnoles & hollandaises

Francis Walsingham fut également un des promoteurs de la lucrative circumnavigation de Francis Drake de 1578-1581, jugeant avec raison que les possessions espagnoles du Pacifique étaient vulnérables. L'entreprise était calculée pour promouvoir les intérêts protestants en embarrassant et affaiblissant l'Espagne ainsi qu'en se saisissant du trésor[42]. La première édition de The Principal Navigations, Voiages and Discoveries of the English Nation de Richard Hakluyt fut ainsi dédicacée à Walsingham[43],[9].

Francis Walsingham se fit l'avocat d'une intervention terrestre directe aux Pays-Bas pour soutenir les révoltes protestantes en utilisant l'argument que si une guerre offensive est injuste, cela n'est pas le cas de la défense de la liberté, notamment religieuse[44]. William Cecil fut plus circonspect et soutint une politique de médiation qu'Elizabeth prit à son compte[45].Walsingham fut envoyé en ambassade spécial au Pays-Bas en 1578 afin de sonder la possibilité d'un traité de paix et recueillir du renseignement militaire[46],[9].

Affaires françaises

À la mort de Charles IX en 1574, Henri III lui succéda. Entre 1578 et 1581, Elizabeth relança les tentatives de négociation de mariage avec le duc d'Anjou qui se présentait lui-même comme un protecteur des Huguenots et un dirigeant possible des Néerlandais[47]. Francis Walsingham fut envoyé en France à la mi-1581 pour discuter d'une alliance franco-anglaise mais les Français souhaitaient que la question du mariage soit réglée au préalable quand les Anglais souhaitaient l'inverse. En conséquence, il retourna en Angleterre sans aucun accord[48]. Personnellement opposé au mariage, Walsingham a peut-être montré une opposition publique[49]. Alençon était catholique et héritier d'Henri III tandis qu'Elizabeth avait passé l'âge d'enfanter et n'avait pas de successeur clairement désigné. En étant mariée à l'héritier de la Couronne de France, son décès pourrait amener à une prise de contrôle du royaume d'Angleterre par la France[50]. En comparant le (possible) couple Elizabeth – Alençon avec celui du protestant Henri de Navarre et de la catholique Marguerite de Valois dont le mariage avait eu lieu une semaine avant le massacre de la Saint-Barthélémy, le « plus terrible spectacle » dont il fut témoin, Walsingham souleva le spectre d'émeutes religieuses en cas de réalisation du mariage[51]. Elizabeth s'opposa vigoureusement à Walsingham dans une lettre[52],[53].

Ce furent des années de tensions dans la politique menée envers la France du fait du scepticisme de Walsingham face à l'imprévisibilité d'Henri III ainsi que sa méfiance envers l'ambassadeur d'Angleterre en France, Edward Stafford (en)[9]. Ce dernier passait des informations cruciales à l'Espagne en échange de la prise en charge de ses dettes de jeu. Walsingham pourrait avoir été conscient de cette duplicité de Stafford comme il lui envoyait de fausses informations, probablement dans l'espoir de tromper les Espagnols[54].

Affaires écossaises et irlandaises

Le régent écossais pro-anglais James Douglas, que Walsingham avait soutenu, fut détrôné en 1578. Après l'échec du raid de Ruthven (en) destiné à assurer un gouvernement anglophile à l'Écosse[55], Francis Walsingham se rendit à contre-cœur à la cour écossaise en août 1583, sachant que cette mission diplomatique avait peu de chances de réussir[56]. Jacques VI rejeta les avis de Walsingham en matière de politique intérieure en lui disant être un « toi absolu » en Écosse. Walsingham répondit avec un discours portant sur

young princes were many times carried into great errors upon an opinion of the absoluteness of their royal authority and do not consider, that when they transgress the bounds and limits of the law, they leave to be kings and become tyrants.

— Calendar State Papers Scotland, vol. 6 (1910), pp. 603, 609 ; Wilson 2007, p. 170

« les jeunes princes qui ont à de nombreuses reprises été portés à de graves erreurs sur la plénitude de leur autorité royale et ne considèrent pas que lorsqu'ils transgressent les limites du droit, ils cessent d'être rois pour devenir tyrans. »

Un pacte mutuel de défense fut mis en place en 1586 avec le traité de Berwick (en)[57].

Edward Denny, cousin de Walsingham, combattit en Irlande durant la seconde rébellion de Desmond (en) et fut l'un des colons anglais ayant obtenu des terres confisquées dans le Munster[58]. Le beau-fils de Francis Walsingham, Christopher Carleill, commanda les garnisons de Coleraine et de Carrickfergus[59]. Walsingham pensait que la campagne irlandaise était sous-développée et espérait que la colonisation puisse augmenter la productivité des domaines[60]. Cette politique amena aux tensions entre colons anglais et irlandais autochtones qui marquèrent l'histoire de l'Irlande[61].

Le maître-espion d'Elizabeth[modifier | modifier le code]

Il envoie en 1580 Anthony Bacon (1558-1601) en France pour le renseigner sur l'avancée des huguenots, puis sur la montée en gloire d'Henri de Navarre, futur Henri IV.[réf. nécessaire]

Walsingham, inspiré par son zèle protestant à contrer le catholicisme en Angleterre, approuva l'usage de la torture à l'encontre des prêtres et les suspects de conspirations[62]. Le jésuite Edmund Campion fut parmi ceux ayant été torturés et condamnés à mort sur la base des « aveux » ainsi soutirés : il fut pendu, traîné et équarri à Tyburn en 1581[63]. Francis Walsingham n'ayant jamais oublié les atrocités commises à l'encontre des protestants lors de la Saint-Barthélémy, craignait qu'un tel événement se produise en Angleterre en cas de résurgence du catholicisme[64]. Son beau-frère et diplomate Robert Beale, qui était à Paris avec Walsingham au moment du massacre, résuma ainsi les vues de Francis Walsingham :

I think it time and more than time for us to awake out of our dead sleep, and take heed lest like mischief as has already overwhelmed the brethren and neighbours in France and Flanders embrace us which be left in such sort as we shall not be able to escape.

— Robert Beale , Cooper 2011, p. 80

« Je pense qu'il est temps et plus que temps que nous sortions de notre profond sommeil et que nous tenions compte que les évènements catastrophiques ayant déjà touché nos frères et voisins de France et Flandres peuvent nous atteindre de telle sorte que nous ne puissions être capable de fuir. »

— Cooper 2011, p. 80

La traque des prêtres catholiques et supposés conspirateurs par Francis Walsingham reposait sur l'emploi d'informateurs[65] et l'interception des correspondances[66]. Ses principaux collaborateurs comprenaient le cryptographe Thomas Phelippes (en), expert en déchiffrement et falsification et Arthur Gregory, compétent en matière de contournement et réparation invisible des sceaux[67].

La lutte contre les conspirations anti-élisabéthaines

En mai 1582, des lettres de l'ambassadeur d'Espagne en Angleterre, Bernardino de Mendoza, à destination des Écossais, furent interceptées par Sir John Forster qui les transmis à Walsingham. Ces courriers indiquaient l'existence d'un complot des États catholiques pour envahir l'Angleterre et remplacer Elizabeth par Marie Stuart[68]. En avril 1583, Walsingham disposait d'un espion, identifié plus tard comme étant Giordano Bruno, au sein de l'ambassade française de Londres[Note 3]. Son agent lui rapporta que Francis Throckmorton, neveu de vieil ami de Francis Walsingham, Nicholas Throckmorton, a rendu visite à l'ambassadeur Michel de Castelnau Mauvissière[69]. En novembre 1583, après six mois de surveillance, Throckmorton fut arrêté et torturé pour assurer des aveux impliquant Mendoza[70],[71]. La conspiration Throckmorton (en) appelait à une invasion de l'Angleterre avec une insurrection intérieure pour libérer Marie Stuart et déposer Elizabeth[72]. Francis Throckmorton fut exécuté en 1584 tandis que Mendoza fut expulsé[73].

Prendre au piège Marie Stuart, reine d'Écosse

Après l'assassinat à la mi-1584 de Guillaume Ier d'Orange-Nassau, le dirigeant des Hollandais révoltés contre l'Espagne, une intervention militaire anglaise dans le bas pays fut projeté avec le traité de Sans-Pareil de 1585[9],[74]. Ce meurtre eut aussi pour résultat de conforcer la peur d'Elizabeth quant à sa sûreté[75] d'où l'association entre Walsingham et William Cecil pour exécuter toute personne ayant tenté ou réussi à renverser ou assassiner la reine. Le Parlement vota en mai 1585 une loi sur la sûreté de la reine (Safety of the Queen, etc. Act 1584 (en)) instituant une procédure légale contre tout prétendant au trône impliqué dans un complt contre la reine. Le mois suivant, la reine d'Écosse Marie Stuart fut placée en détention avec Sir Amias Paulet, ami de Walsingham, comme geôlier[76]. À Noël, elle fut transférée dans le château-fort de Chartley[77]. Francis Walsingham donna comme instruction à Paulet d'intercepter l'ensemble de la correspondance de la reine d'Écosse et de bloquer toute possibilité pour elle d'établir une correspondance clandestine[78]. Dans une tentative réussie de la piéger, Walsingham mis en place une seule exception : un moyen caché pour Marie de passer clandestinement sa correspondance dans un tonneau de bière. Marie est induite en erreur, pensant pouvoir communiquer secrètement alors que les courriers sont décryptés par les agents de Walsingham[9],[79]. En juillet 1586, Anthony Babington écrivit à Marie à propos d'un complot imminent pour la libérer et tuer Elizabeth. Marie Suart répondit en approuvant et encourageant clairement les plans de Babington[9],[80]. Francis Walsingham fit arrêter Babington et ses complices : 14 d'entre-eux sont exécutés en septembre 1586[81]. En octobre, en application de la loi sur la sûreté de la reine, le procès de Marie Stuart est ouvert : elle fait face à 36 commissaires dont Walsingham[82].

Durant la présentation des preuves qui l'incriminaient, Marie Stuart s'effondra et pointant, accusatrice, que

tout cela est le travail de Monsieur de Walsingham pour ma destruction

« all of this is the work of Monsieur de Walsingham for my destruction »

— Hutchinson, p. 118-120

Francis Walsingham répondit que

Dieu m'en est témoin, en tant qu'individu, je n'ai rien fait d'indigne d'un honnête homme et en tant que secrétaire d'État, rien de contraire à mon devoir

« God is my witness that as a private person I have done nothing unworthy of an honest man, and as Secretary of State, nothing unbefitting my duty. »

— Hutchinson, p. 165

Marie Stuart fut déclarée coupable et le mandat pour son exécution fut rédigé[83] mais Elizabeth hésita longuement à le signer malgré la pression de Walsingham[84]. Ce dernier écrivit à Sir Amias Paulet pour lui demander de trouver « quelque moyen de raccourcir la vie » de Marie pour alléger le fardeau d'Elizabeth mais celui-ci répondit, indigné,

Dieu ne plaise que je puisse effectuer un acte si contraire à ma conscience, ou de laisser une si grande tâche sur ma pauvre postérité pour avoir versé le sang sans loi ou mandat.

« God forbid that I should make so foul a shipwreck of my conscience, or leave so great a blot to my poor posterity, to shed blood without law or warrant. »

— Hutchinson, p. 181-182

Walsingham s'arrangea pour exécuter Marie Stuart : Elizabeth signa le mandat le 1er février 1587 et le confia à William Davison qui avait été nommé comme secrétaire d'État adjoint en septembre 1586. Le mandat fut ensuite confié à William Cecil et un conseil privé, réuni sans qu'Elizabeth soit informé, décida de d'exécuter la sentence dès que possible. Marie Stuart fut décapitée dans la semaine. En apprenant l'exécution, Elizabeth clama qu'elle ne l'avait pas autorisée, Davison n'étant pas censé se séparer du mandat : il fut arrêté et emprisonné à la Tour de Londres. Walsingham ne subit que peu la colère royale, s'étant retiré, soi-disant malade, dans les jours qui précédèrent et suivirent l'exécution[85]. Davison fut finalement libéré en octobre 1588, sur l'ordre de Walsingham et de Cecil[86].

L'Invincible Armada

À partir de 1586, Francis Walsingham reçu de nombreuses dépêches de ses agents des communautés marchandes et courts étrangères détaillant les préparatifs espagnols pour l'invasion de l'Angleterre[87]. Le recrutement d'Anthony Standen, un ami de l'ambassadeur toscan, fut un exceptionnel succès de renseignement grâce aux révélations de ses dépêches[88]. Francis Walsinfham entreprit de préparer l'Angleterre à l'invasion, notamment en supervisant une substantielle reconstruction du port de Douvres[89] et encouragea une stratégie plus agressive. Sur ses instructions, l'ambassadeur anglais à Constantinople, William Harborne, tenta sans succès de persuader l'Empire ottoman d'attaquer les possessions espagnoles en Méditerranée dans l'espoir de détourner une partie de leurs forces[90]. Walsingham appuya également Francis Drake pour son raid sur Cadix en 1587 visant à dévaster la logistique espagnole[91]. L'Invincible Armada prit la direction de l'Angleterre en juillet 1588 et Walsingham leva sur ses deniers personnels une troupe de 260 soldats[92]. Le , après la dispersion de la flotte d'invasion, Lord Henry Seymour, commandant de la flotte anglaise, écrit à Walsingham :

vous avez plus combattu l'ennemi avec votre plume que beaucoup des nôtres au sein de notre marine.

— Lord Henry Seymour , Cooper 2011, p. 317

« you have fought more with your pen than many have in our English navy fought with their enemies. »

— Cooper 2011, p. 317

En matière de renseignement extérieur, Walsingham étendit ses réseaux à l'ensemble de l'Europe et de la Méditerranée[93], allant au-delà des habitudes des secrétaires d'État en y apportant son flair, son ambition et son argent[94]. Il forma un réseau d'informateurs bien plus large que ce qui avait été fait auparavant[93] et visa notamment les catholiques exilés[95]. Son réseau a pu compter parmi ses membres l'auteur dramatique Christopher Marlowe[96] qui vécut en France aux alentours de 1585 et été connu du mécène Thomas Walsingham[97].

Vie familiale, décès et succession[modifier | modifier le code]

La fille cadette de Francis Walsingham, Mary, mourut à l'âge de sept ans en juillet 1580[98]. Sa fille aîné, Frances, épousa, malgré l'opposition initiale d'Elizabeth pour des raisons inconnues, Sir Philip Sidney le 21 septembre 1583[99]. Dans le contrat de mariage, Francis Walsingham accepta de rembourser des dettes de Sidney à hauteur de 1 500 £ et offrir à sa fille et son beau-fils l'usufruit du manoir de Barn Elms situé dans le Surrey. Une petite-fille naquit en novembre 1585, prénommée Elizabeth en hommage à la reine qui était également la marraine tandis que Robert Dudley,1er comte de Leicester, un oncle de Sidney, était le parrain[100]. L'année suivante, Philip Sidney fut tué au combat au Pays-Bas et Walsingham dut prendre à sa charge une part de ses considérables dettes. Peu de temps après, Frances accoucha difficilement d'une fille mort-née[101],[9].

À partir de 1571, Walsingham est affecté par une mauvaise santé l'obligeant à se reposer régulièrement sur ses terres. Il souffrait de diverses carnosités, de maux de tête, d'estomac ou des reins et de difficultés à uriner[102]. Les diagnostics proposés vont du cancer au diabète en passant par l'infection urinaire ou les calculs rénaux[103],[9]. Il mourut le dans sa maison de Seething Lane[104],[9].

L'historien William Camden écrivit que Francis Walsingham était mort « d'une carnosité croissant intra testium sunctas »[105]. Il fut enterré le lendemain, à côté de son beau-fil, dans l'intimité après une simple cérémonie à la cathédrale Saint-Paul de Londres[106],[9]. Après la destruction de la cathédrale et du tombeau dans le grand incendie de Londres de 1666, le nom de Francis Walsingham apparaît sur le monument moderne listant les noms de ceux dont les tombeaux ont disparu.

Family group of the Tudors with the figures of War, Peace and Plenty
An Allegory of the Tudor Succession est un don d'Elizabeth à Walsingham. Il est écrit sur le bas de l'image « De la Reine à Walsingham ce tableau est offert ; Marque du contentement de son peuple et de son propre contentement. »[107]
Plus soucieux de politique que de sa fortune personnelle, il mourut en laissant des dettes considérables. Le mariage de sa fille avec le comte d'Essex préserva cependant sa veuve de la misère.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Walsingham est l'un des personnages principaux des films de Shekhar Kapur, Elizabeth (1998) et Elizabeth : L'Âge d'or (2007), où il est interprété par Geoffrey Rush. Dans la série télévisée Elizabeth I, son rôle est tenu par Patrick Malahide.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie, notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  105. Hutchinson, p. 254
  106. Hutchinson, p. 254; Cooper 2011, p. 324
  107. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées h244.
Notes
  1. Certains auteurs comme Hutchinson (Hutchinson 2007, p. 39) ou Conyers Read, cités dans l'Oxford Dictionnary of National Biography lui attribuent tandis que d'autres soutiennent le contraire (Wilson 2007, p. 66)
  2. Élément à vérifier car traduction incertaine.
  3. L'agent de Walsingham signait ses rapports Henry Fagot. En 1991, le professeur John Bossy, de l'université de New York,affirma dans Giordano Bruno and the Embassy Affair que fagot était Bruno. Plusieurs biographes comme Hutchinson (p.103) et Wilson (pp. 168-169) acceptent cette identification quand d'autres comme M. Greengrass ou Elizabeth Gleason pensent que cette identification n'est que circonstancielle et non prouvée.