Francis Walsingham

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Francis Walsingham
Walsingham.jpg

Francis Walsingham
Par John de Critz (détail)

Fonction
secrétaire d'État en Angleterre (en)
Informations générales
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
chef des services d'espionnage, diplomateVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Ursula St. Barbe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Sir Francis Walsingham (env. 1530 à Chislehurst, Kent - ) est connu comme le « maître-espion » d'Élisabeth Ire d'Angleterre dont il fut également secrétaire d'État (en). Admirateur de Machiavel, il est connu pour son efficacité en tant qu'espion et sa capacité à susciter intrigues et fausses intrigues pour la cause de la sécurité de la Couronne anglaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille & jeunesse[modifier | modifier le code]

Ruines de Manor House à Scadbury (en), demeure familiale des Walsingham

Famille[modifier | modifier le code]

Francis Walsingham naquit aux alentours de 1532, probablement à Foots Cray (en), près de Chislehurst[1], dans une famille protestante de la petite noblesse du sud de l'Angleterre. Son père,prénommé William, était un avocat fortuné mais mourut en 1534 tandis que sa mère, Joyce, était la fille du courtisan Sir Edmund Denny et la sœur de Sir Anthony Denny, l'un des principaux gentilshommes de la chambre privée (en) d'Henry VIII[2]. William Walsingham servit dans la commission chargée d'enquêter sur les biens du cardinal Wolsey en 1530[3] et son frère aîné, Sir Edmund Walsingham, fut lieutenant de la Tour de Londres[4]. À la suite du décès de William, Joyce se remaria avec le courtisan Sir John Carey en 1538[3] dont le frère, le courtisan William Carey, était le mari de Mary Boleyn, sœur aîné de la reine Anne[5].

Des cinq sœurs de Francis Walsingham, Mary fut mariée pendant plus de 20 ans à Sir Walter Mildmay, qui fut chancelier de l'Échiquier, tandis qu'Elizabeth épousa le parlementaire Peter Wentworth[6].

Études[modifier | modifier le code]

Il fit ses études au King's College de l'université de Cambridge de 1548 à 1550[3],[7]. Entre 1550 et 1551, il voyagea en Europe continentale avant de revenir en Angleterre en 1552 pour intégrer Gray's Inn, l'une des quatre « auberge de la Cour » permettant d'accéder au barreau[8].

L'accession au trône de Marie Ire, souveraine catholique, le poussa à fuir sur le continent. Il reprit ses études de droit à Bâle puis à Padoue[9] où il fut élu par ses camarades estudiantins à leur tête en 1555[10]. Il visita la Suisse de 1556 à 1558, nouant de nombreux contacts avec des huguenots francophones comme François de La Noue[réf. souhaitée].

Débuts de carrière[modifier | modifier le code]

Parlementaire[modifier | modifier le code]

À la mort de Marie Ire en 1558, c'est sa demi-sœur Élisabeth Ire qui lui succéda et Francis Walsingham retourna en Angleterre. Avec le soutien de l'un de ses anciens camarades d'exil, Francis Russel, 2e comte de Bedford, il fut élu en 1559 à la Chambre des Communes en tant que représentant de la circonscription de Bossiney (en)[11]. Il fut réélu en 1563 pour les circonscriptions de Lyme Regis, — également sous l'influence du comte de Bedford — et Banbury mais choisit de représenter Lyme Regis[12].

En janvier 1562, il épousa Anne, fille de George Barne II, lord-maire de Londres en 1552-1553, et veuve de d'un marchand de vin, Alexander Carleill[13]. Elle mourut deux ans plus tard, Francis Walsingham récupéra la tutelle sur son fils Christopher Carleill[14]. En 1566, Walsingham épousa Ursula St. Barbe (en) ; veuve de Sir Richard Worsley , acquérant ainsi les domaines d'Appuldurcombe (en) et de Carisbrooke Priory (en) sur l'île de Wight[15]. L'année suivante naquit leur fille Frances. Ursula avait eu de son précédent mariage deux fils, John et George, qui furent tués en 1567 dans une explosion de poudre à canon à Appuldurcombe[16].

Dans les années qui suivirent, Francis Walsingham soutint activement un appui pour les Huguenots français et développa une étroite et amicale relation de travail avec Nicholas Throckmorton, son prédécesseur comme représentant de Lyme Lyme Regis et ancien ambassadeur en France[17].

En 1569, Walsingham travailla avec William Cecil pour contrecarrer des complots contre Elizabeth. Il fut ainsi des instruments de l'échec de la conspiration Ridolfi (en) qui espérait la remplacer par Marie Stuart[18]. On lui attribue la rédaction d'un texte de propagande décrivant une alliance conspirative entre Marie, Sir Thomas Howard et Roberto di Ridolfi (en) : « Discourse Touching the Pretended Match Between the Duke of Norfolk and the Queen of Scots »[19]. Après que le complot eut été dénoncé, des interrogatoire auraient été menés chez Walsingham[20],[NdT 1].

Ambassadeur en France[modifier | modifier le code]

En 1570, la reine choisit Walsingham pour appuyer les Huguenots dans leurs négociations avec Charles IX. Plus tard dans l'année, il remplaça Sir Henry Norris, 1er baron Norreys, comme ambassadeur à Paris[21]. L'une de ses premières actions fut de continuer les négociations pour un mariage entre Elizabeth et le futur Henri III mais ce plan fut finalement abandonné en raison du catholicisme de celui qui était alors le duc d'Anjou[22].

Une solution alternative fut envisagée avec le benjamin des enfants d'Henri II, François, duc d'Alençon, mais Francis Walsingham le considérait comme laid et « dénué d'un bon humour »[23]. Elizabeth avait 20 ans de plus que le duc d'Alençon et elle était soucieuse du fait que cette différence d'âge puisse paraître absurde[24].

Francis Walsingham pensait qu'il pourrait servir de manière plus efficace l'Angleterre en cherchant une alliance militaire avec la France contre les intérêts espagnols[25]. C'est ainsi que le traité défensif de Blois fut conclu en 1572 mais ne comportant pas de dispositions sur le mariage, il laissait ouvert la question de la succession d'Elizabeth[26]

Les Huguenots et d'autres protestants européens soutenaient les révoltes naissantes dans les pays-Bas espagnols. Lorsque l'opposition des catholiques déboucha sur la mort de Gaspard de Coligny et le massacre de la Saint-Barthélemy, la maison parisienne de Walsingham devient temporairement un refuge pour des protestants tels que Philip Sidney[27]. Ursula, alors enceinte, s'enfuit en Angleterre avec leur fille de quatre ans. Elle y donna naissance, en janvier 1573, à leur seconde fille, Mary[28]. Francis Walsingham retourna en Angleterre en avril[29], s'étant montré comme une personne compétente sur laquelle la reine et Cecil pouvaient compter[30].

Un conseiller aux multiples postes[modifier | modifier le code]

Quelques mois auparavant, en 1572, Francis Walsingham s'était fit élire au Parlement dans la circonscription du Surrey ; siège qu'il conserva jusqu'à sa mort bien qu'il ne fut pas un parlementaire majeur[31].

Au cours du mois de décembre suivant son retour (1573), il fut nommé au Conseil privé en tant que secrétaire principal (en) avec Sir Thomas Smith. Après le retrait de ce dernier en 1576, Francis Walsingham, bien qu'il ne fut pas formellement nommé Lord du Sceau Privé, prit le contrôle effectif de ce dernier[32].

Il fut adoubé chevalier le 1er décembre 1577 [33] et reçu en sinécure les postes de recorder (en) de Colchester, custos rotulorum (en) du Hampshire et Grand Intendant (en) des villes de Salisbury, Ipswich et Winchester[34]. Dès le , il fut nommé chancelier de l'Ordre de la Jarretière ; poste qu'il conserva jusqu'au mois de juin 1587, date à laquelle il fut remplacé par Sir Amias Paulet du fait de sa nomination au poste de chancelier du duché de Lancastre en plus de celui de principal secrétaire[35].

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Gravure du XVIIe siècle représentant la reine Elizabeth encadrée par William Cecil (à gauche) et Francis Walsingham (à droite).

Les devoirs du secrétaire principal n'étaient pas précisément définis[36] mais comme il devait traiter l'ensemble de la correspondance royale et déterminer l'ordre du jour des réunions du Conseil, il disposait d'une grande influence sur l'ensemble des questions politiques, que ce soit sur le plan intériur ou extérieur[37]. Durant l'accomplissement de son office, Francis Walsingham soutint l'utilisation de la puissance maritime anglaise pour explorer et ouvrir de nouvelles routes vers le Nouveau Monde. Il fut impliqué directement dans la politique et les relations diplomatiques avec l'Espagne, les Provinces-Unies, l'Écosse, l'Irlande et la France, notamment en participant à plusieurs missions dans les États voisins[38].

Étroitement lié à la classe marchande, il soutint activement les projets de promotion du commerce et investit dans les compagnies de Moscovie et du Levant (en)[39]. Il appuya également les tentatives de John Davis et Martin Frobisher pour découvrir le passage du Nord-Ouest et exploiter les ressources minérales du Labrador et encouragea Humphrey Gilbert à explorer Terre-Neuve[40]. Le voyage de Gilbert fut largement financé par les récusants catholiques et Walshingham fut favorable au projet en considérant qu'il était le moyen potentiel de supprimer le catholicisme en Angleterre en encourageant l'émigration des catholiques vers le Nouveau-Monde[41]. Francis Walsingham fut également un des promoteurs de la lucrative circumnavigation de Francis Drake de 1578-1581, jugeant avec raison que les possessions espagnoles du Pacifique étaient vulnérables. L'entreprise était calculée pour promouvoir les intérêts protestants en embarrassant et affaiblissant l'Espagne ainsi qu'en se saisissant du trésor[42]. La première édition de The Principal Navigations, Voiages and Discoveries of the English Nation de Richard Hakluyt fut ainsi dédicacée à Walsingham[43].

Le maître-espion d'Elizabeth[modifier | modifier le code]

Il mit à profit ses compétences de diplomate en se consacrant à une activité de contre-espionnage intense. Il éventa plusieurs complots contre Élisabeth :

  • Il envoie en 1580 Anthony Bacon (1558-1601) en France pour le renseigner sur l'avancée des huguenots, puis sur la montée en gloire d'Henri de Navarre, futur Henri IV ;
  • à la fin de l'année 1583, il fit arrêter les activistes catholiques Francis Throckmorton (décapité en 1584) et Anthony Babington, qu'il fit avouer sous la torture, et obtint l'expulsion d'Angleterre de l'ambassadeur d'Espagne, Bernardino de Mendoza, qui subventionnait les factieux ;
  • à partir de cette date, il mit sous surveillance la reine d'Écosse Marie Stuart, mais malgré une remarquable analyse cryptologique d'un de ses agents, Thomas Phelippes, qui mit à nu la correspondance de la souveraine, Walsingham dut forcer les événements pour obtenir une preuve de la culpabilité de la reine.
  • Dès 1587, les renseignements fournis par un de ses agents en Espagne, Anthony Standen, lui permirent d'informer la reine de l'imminence d'une invasion espagnole avec la formation d'une flotte d'invasion, l'Invincible Armada. Le raid de Francis Drake sur l'arsenal de Cadix, puis la préparation militaire en Angleterre mirent en échec cette opération.

Parmi les nombreux indicateurs et hommes de main que Walsingham payait sur ses rentes, on compte le poète Christopher Marlowe.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il eut une fille, Frances. Plus soucieux de politique que de sa fortune personnelle, il mourut en laissant des dettes considérables. Le mariage de sa fille avec le comte d'Essex préserva cependant sa veuve de la misère.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Walsingham est l'un des personnages principaux des films de Shekhar Kapur, Elizabeth (1998) et Elizabeth : L'Âge d'or (2007), où il est interprété par Geoffrey Rush. Dans la série télévisée Elizabeth I, son rôle est tenu par Patrick Malahide.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie, notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Simon Adams, Alan Bryson et Mitchell Leimon, « Walsingham, Sir Francis (c.1532–1590), principal secretary », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press,‎ (1re éd. 2004), 64 016 p. (ISBN 9780198736431, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) John Bossy, Giordano Bruno and the Embassy Affair, London: Yale University Press,‎ , 294 p. (ISBN 0300049935, LCCN 91050538)
  • (en) Stephen Budiansky, Her Majesty's Spymaster : Elizabeth I, Sir Francis Walsingham, and the Birth of Modern Espionage, New-York, Viking,‎ , 235 p. (ISBN 0670034266, LCCN 2004061198)
  • (en) Conyers Read (3 volumes), Mr Secretary Walsingham and the Policy of Queen Elizabeth, Oxford, Clarendon Press,‎ (notice BnF no FRBNF31183792)
  • (en) Conyers Read, « Walsingham and Burghley in Queen Elizabeth's Privy Council », The English Historical Review, vol. XXVIII, no CIX,‎ , p. 34-58 (lire en ligne)
  • (en) John P. D. Cooper, The Queen's agent : Francis Walsingham at the Court of Elizabeth I, Londres, Faber & Faber,‎ , 375 p. (ISBN 9780571218264, LCCN 2011507399)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Robert Hutchinson, Elizabeth's Spy Master : Francis Walsingham and the Secret War that Saved England, Londres, Weidenfeld & Nicolson,‎ , 375 p. (ISBN 978-0753822487)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Bethany Latham, Elizabeth I in film and television : a study of the major portrayals, Jefferson NC, McFarland,‎ , IX-287 p. (ISBN 9780786437184, LCCN 2011005069)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Geoffrey Parker, The Grand Strategy of Philip II, New Heaven, Yale University Press,‎ , XX-446 p. (ISBN 0300075405, LCCN 98007352)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Martha Rozett, Constructing a world : Shakespeare's England and the new historical fiction, Albany, SUNY Press,‎ , IX-206 p. (ISBN 0791455513, LCCN 2002024049)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Simon Singh (trad. de l'anglais), Histoire des codes secrets : De l'Égypte des pharaons à l'ordinateur quantique [« The code book »], Éditions Jean-Claude Lattès,‎ , 430 p. (ISBN 2-253-15097-5, notice BnF no FRBNF37086555)
  • (en) Derek Wilson, Sir Francis Walsingham : A Courtier in an Age of Terror, New York, Carroll & Graf,‎ (ISBN 9780786720873)Document utilisé pour la rédaction de l’article
Références
  1. Cooper 2011, p. 5, Hutchinson, p. 295
  2. Cooper 2011, p. 7-12, Hutchinson 2007, p. 26
  3. a, b et c Hutchinson 2007, p. 28
  4. Cooper 2011, p. 7, Hutchinson 2007, p. 26, Wilson 2007, p. 6
  5. Cooper 2011, p. 12, Hutchinson 2007, p. 296, Wilson 2007, p. 5-6
  6. Cooper 2011, p. 42, Hutchinson 2007, p. 30, 296, Wilson 2007, p. 12-13
  7. Walsingham, Francis dans (en) J. Venn et J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press,‎ 1922–1958 (ouvrage en 10 volumes)
  8. Cooper 2011, p. 19-20, Hutchinson 2007, p. 28, Wilson 2007, p. 17-18, Adams et al. 2014
  9. Cooper 2011, p. 26-28
  10. Cooper 2011, p. 27, Hutchinson 2007, p. 29, Wilson 2007, p. 31
  11. Cooper 2011, p. 39 ; Adams 2014 ; Wilson 2007, p. 35
  12. Cooper 2011, p. 42 ; Wilson 2007, p. 39
  13. Cooper 2011, p. 45 , Hutchinson 2007, p. 30
  14. Cooper 2011, p. 45 ; Adams 2014 ,Hutchinson 2007, p. 30-31
  15. Cooper 2011, p. 46 ; Hutchinson 2007, p. 31
  16. Hutchinson 2007, p. 31
  17. Hutchinson 2007, p. 34 ; Wilson 2007, p. 41-49
  18. Hutchinson 2007, p. 39-42 ; Wilson 2007, p. 61-72
  19. Certains auteurs comme Hutchinson (Hutchinson 2007, p. 39) ou Conyers Read, cités dans l'Oxford Dictionnary of National Biography lui attribuent tandis que d'autres soutiennent le contraire (Wilson 2007, p. 66)
  20. Cooper 2011, p. 57-58 ; Hutchinson 2007, p. 42 ; Wilson 2007, p. 68-69
  21. Hutchinson 2007, p. 3043-44
  22. Cooper 2011, p. 65-71, Wilson 2007, p. 75-76, Hutchinson 2007, p. 46-47
  23. Hutchinson 2007, p. 48
  24. Cooper 2011, p. 112, Hutchinson 2007, p. 48
  25. Wilson 2007, p. 76
  26. Cooper 2011, p. 74
  27. Cooper 2011, p. 77-79, Hutchinson 2007, p. 48-50
  28. Hutchinson 2007, p. 53
  29. Hutchinson 2007, p. 83-84
  30. Wilson 2007, p. 83-84
  31. Wilson 2007, p. 156, Adams et al. 2014
  32. Cooper 2011, p. 87-88
  33. Wilson 2007, p. 127, Adams et al. 2014, Hutchinson 2007, p. 243
  34. Adams et al. 2014, Hutchinson 2007, p. 244, 348
  35. Adams et al. 2014, Hutchinson 2007, p. 243-244
  36. Wilson 2007, p. 92
  37. Cooper 2011, p. 87-96, Wilson 2007, p. 92-96
  38. Adams et al. 2014
  39. Cooper 2011, p. 237, Wilson 2007, p. 241
  40. Cooper 2011, p. 260,263-265, Hutchinson, p. 246
  41. Cooper 2011, p. 265, Hutchinson, p. 246
  42. Wilson 2007, p. 144-145
  43. Adams et al. 2014, Cooper 2011, p. 269, Wilson 2007, p. 241
Notes
  1. Élément à vérifier car traduction incertaine.