Element (logiciel)

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Element
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Description de l'image Element web 1.7.28 screenshot.png.
Informations
Développé par New Vector (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 1.7.31 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/vector-im/element-web.gitVoir et modifier les données sur Wikidata
Assurance qualité Intégration continue et intégration continueVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Java, JavaScript et Objective-CVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation Linux, Android, Microsoft Windows, macOS et iOSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Anglais, français, mandarin, espagnol, russe, portugais et polonaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Client de messagerie instantanée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Licence Licence Apache version 2.0Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web element.ioVoir et modifier les données sur Wikidata

Element (précédemment Riot.im) est un logiciel libre de messagerie instantanée lié à la norme Matrix et distribué sous la licence Apache 2.0. Il est disponible via une application Web, sur PC (Windows, MacOS, Linux) et mobile pour Android et iOS. Le développement de l'application est effectué par la société New Vector Limited, qui est aussi impliquée dans le développement de la norme Matrix.

Element prend en charge le chiffrement de bout en bout, le fonctionnement par groupe (appelés communauté), l'existence de salons et le partage de fichiers entre utilisateurs. L'inscription ne requiert pas de numéro de téléphone.

Plateformes[modifier | modifier le code]

L'accès est possible par une application Web, par un client lourd pour les systèmes d'exploitation principaux, ainsi que par une application mobile pour Android et iOS[2].

Organisation et financement[modifier | modifier le code]

Le développement de l'application est effectué par la société New Vector Limited[3], qui est aussi impliquée dans le développement de la norme Matrix[4].

Technologie[modifier | modifier le code]

Réseau matrix
Bleu = Home serveurs fédérés
Rouge = Applications services, ponts vers Skype, IRC, Slack, etc.
Vert = Serveurs d'identité, lien entre MXID et 3PID
Jaune = Clients tels que Element, Nheko, Revolt, Quaternion, GNOME Fractal et autres…

Element prend en charge le chiffrement de bout en bout, le fonctionnement par groupe (appelés communauté), l'existence de salons et le partage de fichiers entre utilisateurs[5]. L'inscription ne requiert pas de numéro de téléphone[6]. Avec l'utilisation de la norme Matrix, Element laisse les utilisateurs choisir le serveur auquel ils veulent se connecter[7].

Element est construit autour du kit de développement Matrix React SDK[8], basé sur React, afin de faciliter la création de clients Matrix. Riot est principalement construit autour des technologies web et utilise Electron, une infrastructure logicielle permettant de créer des applications bureau à partir d'applications web, pour distribuer leur logiciel sur Windows, macOS et Linux. Les clients Android et iOS sont développés et distribués en utilisant les outils respectifs aux plateformes.

Sur Android, l'application est disponible sur le Google Play Store[9] et F-Droid[10], avec des modifications mineures. Par exemple, la version distribuée sur F-Droid ne contient pas l'extension propriétaire Google Cloud Messaging.

Histoire[modifier | modifier le code]

Element s'appelle Vector[5] quand il sort en [11], mais il est renommé Riot en septembre[12] après l'intervention de la Canadian Brand Consultancy LP/AD. En novembre, la première implémentation du chiffrement de bout en bout est publiée[13].

En , une nouvelle application est publiée à cause d'une défaillance du serveur de production sur lequel se trouvent les clés de signature de l'application Android[14]. Les développeurs recommandent à tous les utilisateurs de mettre à jour leur version[15].

Après avoir annoncé le le changement de nom, Riot.im (le client de messagerie) et New Vector (la société qui développe Riot) sont renommés Element le 15 juillet 2020[16],[17]. Quant à Modular, l'hébergeur de serveurs fédérés, il est renommé Element Matrix Services.

En juillet 2020, Element décroche un contrat auprès du système d'éducation publique allemand qui permet à 500 000 personnes d'utiliser la messagerie[18].

En décembre 2020, Element Matrix Service (EMS) met en place un service permettant de simplifier la migration de Slack vers Element.[19]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Element est réputé pour sa capacité à se connecter à d'autres applications de messagerie comme IRC, Slack, Telegram et d'autres[20]. Il intègre la voix et la vidéo pair-à-pair et les discussions de groupe via WebRTC. Étant donné qu'il est possible d'auto-héberger l'application et le serveur de discussion, Element est souvent recommandé par les défenseurs de la vie privée[21].

Element supporte le chiffrement de bout en bout des conversations un-à-un et des salons[22], ainsi que des appels un-à-un bien que cela ne soit pas explicité dans la documentation[23][réf. à confirmer]. Depuis 2020, les nouvelles conversations non-publiques sont chiffrées de bout en bout par défaut ; pour les salons publics, cette fonctionnalité doit être activée manuellement[24].

Logo de la norme Matrix

Réception[modifier | modifier le code]

Étant donné qu'Element est le client Matrix le plus développé, il est recommandé comme point de départ pour les nouveaux utilisateurs de Matrix, même par le projet lui-même[25]. Dans les médias il est parfois perçu comme une alternative à Slack[4],[26],[27] ou d'autres clients de messagerie[28],[29].

Element semble populaire dans les communautés du logiciel libre et de l'open source, où il est parfois recommandé de par sa nature fédérée[30]. Cette orientation technique se reflète dans les plus grands salons de la plateforme Matrix, qui comportent des distributions Linux et des salons sur les cryptomonnaies[31].

L'application a été téléchargée en 2018 plus de 50 000 fois dans le Google Play Store[32], avec des utilisateurs supplémentaires via F-Droid ou sur d'autres plateformes.

Versions dérivées (forks)[modifier | modifier le code]

Logos : "Tchap" et de "Citadel Team"

Prévu pour être fonctionnel à l’été 2018, Tchap[33] est un fork d'Element développé par la Direction interministérielle du numérique (DINSIC) française afin que ses fonctionnaires ne soient plus dépendants des messageries telles que Telegram et WhatsApp[34]. Il permet des échanges chiffrés, sécurisés et est compatible avec n'importe quel poste de travail et terminal mobile[35].

Thales, société spécialisée dans la défense et la sécurité, a également produit une version dérivée d'Element avec sa messagerie Citadel Team[36].

À la fin de l’année 2017, la tentative de rapprochement entre la DINSIC et Thales pour unifier Tchap et Citadel Team échoue[37].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Release 1.7.31 », (consulté le 23 juin 2021)
  2. (en) « Riot – Riot – open team collaboration », sur about.riot.im (consulté le 18 octobre 2018).
  3. « Element Secure Messenger | About », sur element.io (consulté le 25 février 2021)
  4. a et b (en) « Riot wants to be like Slack, but with the flexibility of an underlying open source platform », TechCrunch (consulté le 18 octobre 2018).
  5. a et b « Riot-im », sur directory.fsf.org (consulté le 4 septembre 2018).
  6. « Element Secure Messenger », sur element.io (consulté le 25 février 2021)
  7. (en) « Riot: A Distributed Way of Having IRC and VOIP Client and Home Server », sur itsfoss.com (consulté le 4 septembre 2018).
  8. (en) « vector-im/riot-web », sur GitHub (consulté le 18 octobre 2018).
  9. (en) « Riot.im - open team collaboration - Apps on Google Play », sur play.google.com (consulté le 18 octobre 2018)
  10. « F-Droid Site » (consulté le 18 octobre 2018).
  11. Riot.im, « Say Hello To Vector! », sur Riot.im, (consulté le 18 octobre 2018)
  12. Riot.im, « Let’s Riot! », sur Riot.im, (consulté le 18 octobre 2018)
  13. Riot.im, « Riot releases end-to-end encryption: get ready to chat securely! », sur Medium, (consulté le 18 octobre 2018)
  14. « Riot.im - Communicate, your way » (consulté le 1er mai 2019)
  15. « Riot.im Android security update » (consulté le 1er mai 2019)
  16. (en) « The world is changing... », sur The Riot.im Blog, (consulté le 15 juillet 2020)
  17. « Welcome to Element! », sur Element Blog, (consulté le 15 juillet 2020)
  18. (en-US) « Slack-rival Element wins largest ever collaborative software deal », sur Sifted (consulté le 23 septembre 2020)
  19. « Element Matrix Services simplifies Slack migration », sur Element Blog, (consulté le 25 février 2021)
  20. (en-US) « Riot: A Distributed Way of Having IRC and VOIP Client and Home Server | It's FOSS », It's FOSS,‎ (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2018)
  21. (en) Peng Zhong, « Riot - Projects - PRISM Break », sur prism-break.org (consulté le 18 octobre 2018)
  22. (en) « Element FAQs § End-to-end encryption », sur Site officiel d'Element (consulté le 19 juillet 2020)
  23. (en) « Add entry about E2EE of calls in Riot FAQ · Issue #57 · vector-im/vector.im », sur GitHub, (consulté le 19 juillet 2020)
  24. (en) Matthew Hodgson, « Riot Web 1.6, RiotX Android 0.19 & Riot iOS 0.11 — E2E Encryption by Default & Cross-signing is here!! », sur The Riot.im Blog, (consulté le 19 juillet 2020)
  25. (en-US) « Try Matrix Now! | Matrix.org », sur matrix.org (consulté le 4 novembre 2018).
  26. Sean Tilley, « Riot, a Decentralized Slack‐like Messenger (Powered by Matrix) », sur Medium, (consulté le 4 novembre 2018)
  27. (de) « Open Source und verschlüsselt: Das steckt hinter dem Slack-Rivalen Riot », t3n News (consulté le 4 novembre 2018).
  28. (en) « Yet another messaging platform: Why Riot? | Security, Insights, and Results for your Drupal or WordPress Website », sur freelock.com (consulté le 4 novembre 2018).
  29. (de) « Echtzeitkommunikation ausprobiert: Willkommen in der Matrix - Golem.de » (consulté le 4 novembre 2018).
  30. (de) « Messaging und Open Source – Ein kurzer Blick auf Riot.IM (Gastbeitrag) – DeathMetalMods », sur deathmetalmods.de (consulté le 4 novembre 2018).
  31. (en) « Matrix Rooms: Top by members (Public) », sur matrixstats.org (consulté le 4 novembre 2018).
  32. (en) « Riot.im - open team collaboration - Apps on Google Play », sur play.google.com (consulté le 4 novembre 2018)
  33. « Riot et Matrix : tout savoir sur ces logiciels », sur Tchap, (consulté le 7 juin 2020)
  34. Guénaël Pépin, « À la découverte de Riot, l'outil libre derrière la future messagerie de l’État français », sur NextInpact, (consulté le 7 juin 2020)
  35. « L'État français s'appuie sur le logiciel de messagerie open source Riot et le protocole Matrix pour remplacer WhatsApp et Telegram », sur Developpez.com (consulté le 23 août 2020).
  36. « Discussions, téléphonie et visioconférences Citadel Team », sur citadel.team (consulté le 25 février 2021)
  37. « Tchap », sur Tchap.fr (consulté le 7 juin 2020)