Dallage (construction)

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Un dallage est un ouvrage de grandes dimensions, généralement en béton ou béton armé, qui repose uniformément sur le sol.

Principes généraux[modifier | modifier le code]

Contrairement à un plancher porté ou une dalle, un dallage est un ouvrage qui repose sur le sol, transmettant directement les charges qui lui sont appliquées sur le sol.

Constitution[modifier | modifier le code]

Le dallage se décompose en trois parties essentielles :

  • Le support

Il est constitué du sol et d'une couche de forme éventuelle. La couche de forme est un lit de sable et de granulats concassés qui est compacté, afin d'obtenir une plate-forme homogène et stable. On vérifie la compacité de la plate-forme grâce à des essais à la plaque réalisés par un laboratoire géotechnique.

La couche de forme ainsi obtenue est souvent recouverte d'un film de polyéthylène. Ce film est déconseillé dans la mesure où il peut parfois constituer des réservoirs d’eau (condensations, arrosages) en sous face du dallage et aggraver les soulèvements par retraits différentiels aux angles des panneaux et le long des bordures[1].

  • Le corps du dallage

C'est l'ouvrage en béton à proprement parler. Il peut être armé suivant l'utilisation qu'il en est faite et son épaisseur se calcule en fonction des charges appliquées.

  • Le revêtement éventuel

Il peut s'agir d'une simple chape de ciment ou d'un revêtement de protection.

Joints[modifier | modifier le code]

Différents types de joints sont mis en œuvre lors de la réalisation d'un dallage. Ces joints ont des rôles différents en fonction de leur localisation ou de leur type même.

  • Les joints de rupture ou d'isolement

Les dallages ne doivent pas être solidarisés à la structure verticale du bâtiment, dans la mesure où le sol situé sous les fondations peut tasser de manière différente de la couche de forme sur laquelle repose le dallage. Une exception peut cependant parfois être faite pour les dallages des maisons individuelles.

Ces joints sont réalisés sur toute l'épaisseur du dallage.

  • Les joints de dilatation

Sous l'effet des variations de température, le béton armé se dilate, des joints sont alors réalisés pour éviter que les ouvrages ne se fissurent.

Si le dallage est soumis à des charges roulantes, comme dans un bâtiment industriel par exemple, les joints doivent être conjugués.

Ces joints sont réalisés sur toute l'épaisseur du dallage.

  • Les arrêts de coulage ou joints de construction

Lorsque le dallage est réalisé en plusieurs fois, des joints se créent au niveau des arrêts de coulage. Ces joints sont semblables à des joints de dilatation si ce n'est que les nappes de treillis soudé ne sont pas coupées.

  • Les joints de retrait

Lors de la prise du béton, le phénomène de retrait du béton peut engendrer une fissuration du béton. Pour pallier ce problème, des sciages doivent être réalisés sur le dallage.

Ces joints sont réalisés sur environ un tiers de l'épaisseur du dallage.

Dimensionnement[modifier | modifier le code]

En France, la méthode de mise en œuvre des dallages et les règles de calcul de dimensionnement sont décrites dans le Document technique unifié n°13.3[2].

Le dimensionnement du dallage est déterminé en fonction de sa destination. Le dallage peut être en béton non armé, en béton armé, ou encore en béton additionné de fibres.

Dans le cas d'un dallage en béton armé, les armatures sont calculées suivant l'Eurocode 2[3] ou les règles BAEL.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Les normes citées ne sont pas disponibles librement mais sont vendues par l'AFNOR

  1. NF P 11-213-1 / DTU 13.3 partie 1, article 5.3.3, NOTE 1
  2. DTU 13.3, normes de la série NF P 11-213-x
  3. EC2, norme NF EN 1992-1

Liens internes[modifier | modifier le code]