Adjuvant pour matériau cimentaire

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Les adjuvants pour matériaux cimentaires sont des produits chimiques ajoutés au matériaux cimentaires tel que les coulis, les mortiers de ciment et les bétons de ciment pour modifier leurs caractéristiques. Les ajouts de ces adjuvants, réalisés lors du malaxage, sont le plus souvent inférieurs à 5 % en masse de ciment[1].

Typologie[modifier | modifier le code]

Les types d'adjuvants (ou additifs) les plus courants sont les suivants[2] :

  • les accélérateurs : ils accélèrent l'hydratation (le durcissement) du béton ;
  • les retardateurs de prise : ils ralentissent l'hydratation du béton et sont utilisés lorsque les conditions de mise en place sont difficiles (où le durcissement partiel du béton avant que la coulée ne soit terminée est indésirable) ;
  • les entraîneurs d'air : ils ajoutent et entraînent de minuscules bulles d'air dans le béton, ce qui réduit les dommages au cours des cycles de gel-dégel et augmente la durabilité. Cependant, l'air entraîné implique un compromis avec la résistance (1 % d'air entraîné peut diminuer la résistance en compression de 5 %) ;
  • les plastifiants : ils augmentent la maniabilité du béton frais, ce qui lui permet d'être mis en place plus facilement. Les plastifiants peuvent également être utilisés pour réduire la teneur en eau du béton et améliorer la résistance et les caractéristiques de durabilité. Les superplastifiants sont une classe de plastifiants qui ont moins d'effets nuisibles et peuvent être utilisés pour augmenter davantage la maniabilité par rapport aux plastifiants traditionnels ;
  • les pigments : ils peuvent être utilisés pour changer la couleur du béton, pour l'esthétique ;
  • les agents de mouture : ajoutés lors du broyage du ciment, ils permettent de lutter contre le phénomène de réagglomération. Les ajouts se situent entre 0,01 % et 0,25 % en masse.
  • un agent "biodynamisant" est présenté par la firme suisse PNEUMATIT[3], afin, selon elle, de "mettre la vie dans le béton". Le produit lutterait contre les effets "perturbateurs" que la firme prête au béton ordinaire : "effets perturbateurs émanant du béton – indépendamment de son architecture. Ils se manifestent sous forme de léger malaise sous-jacent, d’irritabilité, de sensations de froid intérieur et peuvent aller jusqu’à des troubles organiques". Le béton ainsi traité "a un effet bienfaisant et stimule les processus physiologiques humains.Les impressions ressenties dans des pièces construites avec du béton Pneumatit® sont décrites en termes de chaleur, de liberté, d’ampleur, de repos, de douceur, de meilleure respiration". Mais ces effets ne sont pas ressentis systématiquement car "des murs dont la présence serait sensible en permanence ne nous laisseraient pas libres". Les "actifs" sont un fémur de geai, et une coquille de nautile, traitant huit millions de m3 de béton. Ce béton biodynamique, inspiré de l'anthroposophie, semble avoir convaincu[4] plusieurs architectes ( y compris pour les socles d'éoliennes) mais un signalement [5] a été adressé au service des Fraudes français.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) U.S. Federal Highway Administration, « Admixtures », (consulté le 25 janvier 2007)
  2. (en) Cement Admixture Association, « Admixture Types » (consulté le 25 décembre 2010)
  3. « Pneumatit », sur pneumatit.ch (consulté le 7 août 2018)
  4. « Le béton biodynamique dans un hôtel de Rennes » (consulté le 17 août 2018)
  5. « le béton biodynamique signalé aux autorités »,

Article connexe[modifier | modifier le code]