Crépey

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Crépey
Crépey
Rue de l'Église à Crépey.
Blason de Crépey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Daniel Thomassin
2020-2026
Code postal 54170
Code commune 54143
Démographie
Gentilé Crépeyens [1]
Population
municipale
391 hab. (2019 en augmentation de 2,89 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 43″ nord, 5° 58′ 20″ est
Altitude Min. 297 m
Max. 434 m
Superficie 20,9 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Crépey

Crépey est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fig1 - Crepey - ban communal

La commune d'une superficie de 2139 hectares est arrosée par le ruisseau d'Uvry sur plus de 2 km.[2] D'après les données Corine Land Cover, le territoire communal comprenait en 2011, près de 55 % de terres arables et prairies, 44 % de forêts et 1.3 % de zones bâties[3].

Communes limitrophes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crépey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,7 %), terres arables (33,6 %), prairies (11,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), zones urbanisées (1,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une mention ancienne de Crépey est Crespiacus en 869[11]. Les noms latins de Crépey furent Crepeium et Crepiacum[12].

Le pouillé ecclésiastique de B Picart utilise la forme latinisée Crepeium.

Un plan des bois de Crépey fut demandé à un arpenteur en 1726, de nombreux micro-toponymes y figurent[13] qui existent encore : La Champelle, Le Charmé, Les côtes, Corcieux.(Fig1)

Histoire[modifier | modifier le code]

Les habitants sont surnommés « Crépey les faous »[14].

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupations anciennes ont été mises en évidence sur le territoire communal (lieu dit les Tuilottes) et versées au musée lorrain de Nancy, les artéfacts ont peut-être été abimés lors de son incendie en 1870[15].

D'après les chroniques il y aurait un établissement gallo-romain au lieu dit La Ferté[16]

La commune de Crépey en 1726

Moyen-âge et renaissance[modifier | modifier le code]

Les chroniques historiques font remonter la fondation du village au IXe siécle ainsi que le précise Lepage :

«.Dans une charte de l'évêque Frotaire, de 856, en faveur de l'abbaye St. Epvre de Toul; ce prélat donna aux religieux l'église de Crépey (basilicam de Crepiaco[12]

En 936, l'empereur Othon accorde le patronage de la cure.

En 1280, un Vautrin de Crévéchamps (écuyer) reçoit des revenus de cette commune en échange de six semaines de garde par ses soins à Einville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le village fut traversé par les troupes en opération lors de la guerre de 1870[17]. et des habitants cités lors du premier conflit mondial :

«M. l'abbé Bourguignon, curé de Crépey. - Le 28 avril 1918, cité à l'Ordre du 1210 Régiment d'Artillerie lourde (Ordre no 251) « Excellent serviteur, a toujours et partout fait son devoir, a été blessé deux fois dans l'exercice de ses fonctions de brigadier-brancardier(...))»[18]

Le 20 juin 1940, le 132e RIF forme un dernier « carré » face à l'avance allemande[réf. nécessaire].

La commune abrita un dépôt de munitions de l'armée de l'air. Utilisé dès 1919, il est achevé en 1936 puis fermé le . Il porta les noms suivants : Compagnie de Munitions 642, DRMu 04.651, ESMu 04.651. Il faisait partie a sa dissolution de l'Établissement principal des munitions Alsace-Lorraine[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Robert Simon    
    André Marchal    
avant 1988   Raymond Jénin    
  mars 2001 Jean-Marie Marchal    
mars 2001 mai 2020 Andrée Rouyer[20]   Retraitée de la fonction publique
mai 2020 En cours Daniel Thomassin[20],[21]   Ancien ouvrier

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2019, la commune comptait 391 habitants[Note 3], en augmentation de 2,89 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726777827878926991976955981
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
880913817817765725721630561
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
536527455421369357413415357
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
347314297274272326341380397
2019 - - - - - - - -
391--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lepage précise dans sa notice sur ce bourg et pour la période du XIXe siècle : « Surf. territ. :1,075 hect. en terres lab., 122 en prés, 54 en vignes, 720 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 10 hectol. 50 litres, en orge 15, en seigle 11, en avoine 18; planté en vignes 50. On y élève des bêtes à cornes et des chevaux. Il y a plusieurs carrières de pierres de taille[12]. » Le village avait donc une tradition agricole et viticole, mais a possédé un artisanat de la pierre.(les Poirières, probable altération de pierrièr(es))[16]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[26]), la commune de Crépey était majoritairement orientée[Note 4] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 490 hectares (surface cultivable communale) en forte baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 778 à 346 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 5 (14 auparavant) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 6 unité(s) de travail[Note 6]. (19 auparavant)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Nativité-de-la-Vierge, reconstruite en 1787.
  • Chapelle Saint-Lambert, remaniée XIXe siècle.
  • Guéoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

[Information douteuse]L'aumônier Paul Crépey participa au XVIIIe siècle à la reconstruction de l'église de Crepey. Il dirigea les travaux et s'assura qu'ils aboutissent. Son nom fut donné à la commune lors de sa mort en 1815. Après son décès, une messe était célébrée chaque année en son honneur mais il semble que cette tradition se soit perdue.

Anecdote dont on ne peut que fortement douter, puisqu'en 1800 Crépey s'appelait déjà Crepei. De plus les noms latins de Crépey furent Crepeium et Crepiacum. Sources : Notice de la Lorraine de Dom Calmet, paru en 1840 chez Mme George à Lunéville, lire p.249: Crepei et Germini: Crepei, Crepiacum, est la mère église de Germini, Germiniacus, ou Grimaldi Vicus, ou Grimaldi Vicinum. Crepei, village de Lorraine, diocède de Toul, situé à quatre lieues de Nancy; l'église est dédiée à la Nativité Notre-Dame. Collateur, l'abbé de Saint Evre ; décimateur, le curé pour un tiers dans les grosses et menues dîmes, l'abbé de St. Evre pour les deux autres tiers. Seigneur, l'abbé de St-Evre, bailliage et cour souveraine de Nancy.(...)le nom de Crepei, Crepiacum, se trouve dans de très anciennes chartes(...). Les chapelles de Saint Jean Baptiste et de Saint Jean l'Evangéliste, fondées dans l'église de Crepei, sont unies ; le revenu est de douze écus.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crépey Blason
D'or au pairle réduit courbé de gueules accompagné en chef d'un fer à cheval de sable, à dextre d'un arbre de sinople et à senestre d'une gerbe de blé du même ; au chef ondé d'azur chargé d'un alérion d'argent accosté à dextre d'un caillou d'argent et à senestre d'un grelot du même.
Détails
Blason adopté par la commune en septembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • P. Marchal, Les histoires d’un village sans histoire : CRÉPEY, études touloises, Toul, 2013.
  • Pierre Marchal, Si Crépey m'était conté : fiauves et patois du village et alentour, Malzeville, P. Marchal, , 184 p. (ISBN 978-2-9536916-0-3, BNF 42210541).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  4. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  5. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  6. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Ruisseau d'uvry [A5410400] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le ).
  3. « Fiche Ma commune », sur SIGES (consulté le ).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. NEGRE (E.) Toponymie générale de la France. (1990), t. 1, p. 551.
  12. a b et c Lepage, Henri., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, etc., (OCLC 561948412, lire en ligne), tome 1, P 129.
  13. Hocquard (16-17 ; arpenteur) Auteur du texte, « Plan des bois de Crepey. A. Can ton du grand jury ; B. Canton du Rappe ; C. Canton du Carmé ; D.Canton de labrévoir ; E. Lavoye de Crésil ; F. Canton de Braveau ; G. Canton de la Champelle ; H. Canton de la Coste ; I. Canton de Corsieux. [1 : 5 000 environ]. Déclarons que la présente carte est figurative des lieux », sur Gallica, (consulté le ).
  14. Marchal, Pierre, 1941-..., Si Crépey m'était conté : fiauves et patois du village et alentour, Malzeville, P. Marchal, dl 2010, 184 p. (ISBN 978-2-9536916-0-3 et 295369160X, OCLC 762856009, lire en ligne).
  15. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), P 49 in (Journal de la Société d'Archéologie lorraine, 1858, p. 7.7.).
  16. a et b « Crépey, un village sans histoire », Etudes touloises,‎ (lire en ligne) :

    « il y eut au moins un domaine rural sur notre territoire « une villa ». D’après l’abbé Rey (Bulletin paroissial, 1902), ce domaine était situé sur le lieu-dit « grimauvoisin », près de « la Ferté ». »

    .
  17. La guerre de 1870-71.... 11, 1901-1914 (lire en ligne), Le quartier général de l'armée se portera le 19 à Crépey et Germiny, le 20 à Vaucouleurs, le 21 à Houdelaincourt ».
  18. René (1876-195) Auteur du texte Hogard, Le clergé du diocèse de Nancy pendant la guerre 1914-1918 : Livre d'or : l'abbé R. Hogard,..., (lire en ligne).
  19. L'Espolette : Spécial SIMu, vol. n° 139, Amicale des Artificiers du Matériel de l'Armée de terre, 4e trimestre 2011, 24 p..
  20. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  21. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip ».