KwaZulu-Natal

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KwaZulu-Natal
Image illustrative de l'article KwaZulu-Natal
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Type Province
Capitale Pietermaritzburg
Autres villes Durban
Premier ministre Zweli Mkhize (ANC)
Démographie
Population 9 426 019 hab. (2001)
Densité 102 hab./km2
Langue(s) Zoulou (80,6 %)
Anglais (13,6 %)
Xhosa (2,3 %)
Afrikaans (1,5 %)
Groupes ethniques Africains (85,3 %)
Asiatiques (8,5 %)
Blancs (4,7 %)
De couleur (1,5 %)
Géographie
Superficie 92 100 km2

Le KwaZulu-Natal (souvent connu tout simplement comme le « KZN ») est une province de l'Afrique du Sud. Il représente une fusion de l'ancienne province de Natal avec le bantoustan zoulou de KwaZulu. La province la plus peuplée de l'Afrique du Sud, le KZN se nomme justement la province jardinière et reste très largement zouloue. La province compte aussi une importante communauté d'origine indienne. Il s'étend du Swaziland et du Mozambique jusqu'au Cap-Oriental au sud. Dans l'intérieur, le KZN est limitrophe du Royaume de Lesotho et des provinces de l'État-Libre et de Mpumalanga. Il reste une monarchie zouloue dans la province.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de KwaZulu-Natal est l'adjonction de KwaZulu, qui signifie pays des Zoulous, lieu du peuple du ciel, et de Natal, nom donné à cette partie du monde par Vasco de Gama qui naviguait au large des côtes durant la période de Noël 1497[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1970, ce qui subsiste de l'ancien Royaume zoulou est intégré dans le bantoustan appelé Zululand puis KwaZulu, dans le cadre de la politique de l'apartheid. La région est dirigée par Mangosuthu Buthelezi, prince Zoulou, fondateur en 1975 de l'Inkatha Freedom Party (IFP), avec l'approbation de l'ANC, mais qui, à partir de 1980, se veut une alternative modérée à cet ANC[1].

En 1994, le bantoustan est réintégré dans l'Afrique du Sud. Il s'est vu adjoindre des territoires de la province « blanche » du Natal, avec qui il était déjà inextricablement imbriqué, et compose aujourd'hui la province du KwaZulu-Natal[1].

Des affrontements sanglants ont opposés les partisans de l'IFP et de l'ANC dans les années 1990[2],[3], alors que l'IFP perdait progressivement de son influence[4].

Loi et gouvernement[modifier | modifier le code]

L'immeuble du parlement provincial, à Pietermaritzburg.

Le Congrès national africain (ANC) n'a pas gagné de majorité absolue lors des élections sud-africaines de 2004. Pourtant, le soutien à ce parti augmente par rapport à celui à l'Inkatha Freedom Party qui dominait autrefois la politique zouloue.

Gouvernement provincial[modifier | modifier le code]

Le gouvernement provincial de KwaZulu-Natal siège à Pietermaritzburg. La législature de la province est composée de 80 membres.

Composition de la législature suite aux élections de 2009 :

Congrès national africain (ANC) - 51
Inkatha Freedom Party (IFP) - 18
Alliance démocratique (DA) - 7
Minority Front (MF) - 2
Parti chrétien démocrate africain (ACDP) - 1
Congress of the people (COPE) - 1

Gouvernements municipaux[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales du 1er mars 2006, l'ANC obtint 46,54 % des suffrages provinciaux contre 38,57 % à l'Inkatha Freedom Party suivi de la DA (8,38 %) et du Minority Front (1,61 %).

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de KwaZulu-Natal est la plus grande de toute province d'Afrique du Sud (selon le recensement de 2001[5]).

Zoulous du Natal en habit traditionnel
Paysages du Drakensberg en hiver

La majorité du peuple (56,9 %) habite les zones rurales, et l'économie de la province est surtout agraire. Le taux d'alphabétisation est de 65 %. Le taux de chômage serait de plus de 50 %[5].

Regroupements de population   Langues parlées
africain 84,9 %   le zoulou 80,9 %
asiatique 8,5 %   l'anglais 13,6 %
blanc 5,1 %   le xhosa 2,3 %
de couleur 1,5 %   l'afrikaans 1,5 %

Villes majeures[modifier | modifier le code]

Durban et Pietermaritzburg sont les pôles urbains principaux. D'autres villes notables sont : Empangeni, Kokstad, Ladysmith, Newcastle, Port Shepstone, Richards Bay, KwaDukuza, Tongaat, Ulundi, et Vryheid.

Universités et Hautes Études[modifier | modifier le code]

À l'heure du recensement de 2001, 22,9 % de la population de KwaZulu-Natal âgée de 20 ans au moins n'ont reçu aucune éducation, et 4,8 % ont bénéficié d'études supérieures[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les monts du Drakensberg (les « montagnes du Dragon » en afrikaans ou uKhahlamba en zoulou) traversent la région. Le parc classé sur la liste du patrimoine mondial protège la faune, la flore et les nombreux vestiges archéologiques locaux. L'un des plus beaux panoramas de la région est très certainement l'Amphithéâtre.

La province compte aussi avec la prestigieuse Réserve d'Hluhluwe-Umfolozi.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jacqueline Polunic, « KwaZulu, Natal, KwaZulu-Natal : identités ou identité d'une nouvelle province sud-africaine ? », Géographie et Cultures, no 28,‎ , p. 15-30 (ISBN 2738473539, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via L'Harmattan
  2. « La violence au Kwazulu-Natal menace toujours la paix civile en Afrique du Sud », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Frédéric Chambon, « Le président Mandela dénonce la flambée de violence au Kwazulu-Natal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Frédéric Chambon, « Le recul de l'Inkatha au Kwazulu-Natal limite son influence en Afrique du Sud », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. a, b et c « Provincial Profile 2004. KwaZulu-Natal », sur statssa.gov.za

Lien externe[modifier | modifier le code]