Patricia de Lille

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Patricia de Lille
Illustration.
Fonctions
Maire du Cap
Prédécesseur Dan Plato
Successeur Dan Plato
Ministre des affaires sociales du Cap-Occidental

(8 mois et 9 jours)
Premier ministre Helen Zille
Gouvernement Zille
Prédécesseur Ivan Meyer
Successeur Albert Fritz
Députée à l'Assemblée nationale
pour le Cap-Occidental

(16 ans, 4 mois et 14 jours)
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Beaufort West (Province du Cap, Afrique du Sud)
Nationalité Sud-africaine
Parti politique Congrès Pan Africain (1989-2003)
Démocrates indépendants (2003-2010)
Alliance démocratique (2010-2018)

Patricia de Lille, née le à Beaufort West, dans la province du Cap, est une femme politique sud-africaine, membre du Parlement (1994-2010) et maire de la ville du Cap du 1er juin 2011 au 31 octobre 2018 sous les couleurs de l'Alliance démocratique.

Ancienne membre du Congrès panafricain, elle avait fondé en 2003 le parti des Démocrates indépendants qu'elle intégra au sein de l'Alliance démocratique en août 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle et syndicale[modifier | modifier le code]

Patricia de Lille est technicienne de laboratoire au Cap de 1974 à 1990. Syndicaliste, elle est élue à l'exécutif national de l'Union sud-africaine des travailleurs de la chimie en 1983.

En 1988, elle est élue vice-présidente du Conseil national des syndicats (National Council of Trade Unions - NACTU).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Patricia de Lille et Helen Zille en 2010
Affiche électorale de l'Alliance démocratique figurant Patricia de Lille, Helen Zille et Lindiwe Mazibuko (2011).

En 1989, De Lille est élue au comité exécutif du Congrès panafricain, un mouvement de libération africaniste, qu'elle représente lors des négociations constitutionnelles qui mèneront aux premières élections multiraciales d'Afrique du Sud le 27 avril 1994.

Élue députée du PAC, elle préside la commission des transports au Parlement de 1994 à 1999, tout en étant la vice-présidente du groupe parlementaire du PAC.

En 2003, elle rompt avec le PAC et fonde son propre parti, les Démocrates indépendants, plus centriste, qui obtient 1,7 % des voix et sept députés lors des élections générales d'avril 2004.

Considérée comme une progressiste et une féministe, Patricia de Lille a été critiquée au sein même de son parti pour son autoritarisme, pour son absentéisme au Parlement et par les autres partis de l'opposition pour les connotations « mugabesques » de ses discours.

En 2010, elle préside à la fusion des Démocrates indépendants avec l'Alliance démocratique. En septembre de la même année, elle devient ministre au développement social de la province du Cap-Occidental, fonction qu'elle conserve jusqu'au 31 mai 2011.

Le 14 mars 2011, candidate au poste de maire du Cap, Patricia de Lille s'impose lors des élections internes de l'Alliance démocratique face à Grant Pascoe, Shehaam Sims et face au maire sortant Dan Plato pour obtenir la nomination du parti lors des élections municipales qui se tiennent le 18 mai suivant. Sa liste est facilement élue avec plus de 60 % des voix face à plusieurs listes concurrentes dont celle de l'ANC. Le 1er juin, elle est élue maire de la municipalité du Cap par le conseil municipal par 137 voix contre 75 à Tony Ehrenreich (ANC).

En avril 2015, elle est élue chef provincial de l'Alliance démocratique au Cap-Occidental, s'imposant avec 69 % des voix des militants contre Lennit Max[1].

En 2018, ses relations se détériorent avec son propre parti. Vivement critiquée pour sa gestion de la sécheresse qui frappe Le Cap depuis les trois dernières années, elle entre en confrontation avec la direction de la DA en avril 2018 d'autant plus qu'elle rend un hommage appuyé à Winnie Mandela à l'occasion du décès de cette dernière et participe à une réunion publique des Economic Freedom Fighters (Combattants pour la liberté économique, gauche radicale).

En mai 2018, elle est exclue de l’Alliance démocratique pour faute professionnelle et pour avoir manqué à son devoir, perdant alors sa position de maire du Cap, qu'elle détenait en tant qu'élue de la DA[2]. Elle est alors remplacée par le maire adjoint de la ville, Ian Neilson en attendant que la DA nomme un nouveau candidat et que le conseil municipal du Cap procède à l'élection du maire. Cependant, elle conteste en procédure simplifiée cette décision devant un tribunal du Cap devant lequel elle obtient gain de cause le 15 mai 2018. Elle est alors rétablie dans ses fonctions de maire du Cap tout comme est annulé son exclusion de la DA. Une autre audience sera tenue plus tard[3]. Parallèlement, elle était aussi en pourparlers avec l'ANC pour obtenir un poste diplomatique à Washington DC en contrepartie de son ralliement[4].

Le 8 août, à la suite de 13 mois de crise avec son parti, l'Alliance Démocratique, Patricia de Lille annonce qu'elle démissionnera de sa fonction de maire du Cap. Celle-ci prend effet le 31 octobre 2018[5] tout comme sa démission de l'Alliance démocratique.

Divers[modifier | modifier le code]

En 2004, elle est élue à la vingt-deuxième place sur la liste des 100 personnalités marquantes d'Afrique du Sud (100 Greatest South Africans).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Patricia de Lille est mère de deux enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. DA Western Cape backs Maimane for party leader, News24, 18 avril 2015
  2. La maire du Cap limogée de son poste par son parti, TV5 Monde, 8 mai 2018
  3. Un tribunal rétablit à son poste la maire du Cap limogée, TV5 Monde, 15 mai 2018
  4. Patricia de Lille 'wants job in Washington' for joining the ANC, The Herald, 14 mai 2018
  5. « Afrique du sud. La maire du Cap démissionne », L'Humanité,‎ (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]