Cnaeus Domitius Ahenobarbus (consul en 32)

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Gnaeus Domitius Ahenobarbus
Domizio enobarbo, padre di nerone, busto di restauro, inv. 2222.JPG
Buste de Gnaeus Domitius Ahenobarbus.
Fonctions
Consul en 32
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Activités
Père
Mère
Fratrie
Domitia Lepida Minor
Lucius Domitius Ahenobarbus (d)
Domitia
Domitia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Gens

Gnaeus Domitius Ahenobarbus, né le 11 décembre vers l'an -17 ou -2, et mort en janvier 40 ap. J.-C., est un préteur et consul en 32 sous Tibère. Il est le père de l'empereur romain Néron.

Famille[modifier | modifier le code]

Gnaeus Domitius Ahenobarbus est le fils de Lucius Domitius Ahenobarbus et d'Antonia Major dite Antonia l'Aînée (fille de Marc Antoine et d'Octavie). Se prénommant Cnaeus, il a probablement un frère aîné, Lucius Domitius Aenobardus, celui-ci est peut être représenter sur l'Ara Pacis, il a deux sœurs aînés, Domitia Lepida Maior et Domitia Lepida Minor[1].

En 28, il épouse la fille de son cousin Germanicus, Agrippine la Jeune, dont on ne lui connaît qu'un fils, Lucius Domitius Aenobarbus, le futur Néron[2].

Débat sur sa date de naissance[modifier | modifier le code]

Les historiens connaissent le jour de sa naissance grâce à Tacite, qui nous donne le 11 Décembre. Son année de naissance est quand à elle inconnue, ce qui donne lieu à un débat historiographie entre des dates de naissance distante de 15 ans[3],[4].

Hypothèse d'une naissance en -17[modifier | modifier le code]

L'hypothèse d'une date de naissance dite "haute", en 17 av.J.-C., est souvent donné avec comme arguments; la représentation hypothétique de Cnaeus sur l'Ara Pacis[5], l'identification à Caius Iulius César Vipsanianus du Caius César nommé par Suétone, ce qui date le meurtre de son affranchie à l'an 2, ainsi qu'une date de naissance plus proche du mariage de ses parents en -25. Cependant, elle offre des désavantage par rapport à son consulat en 32, les membre de la famille impérial bénéficiant souvent d'un avancement dans leurs cursus honorum.

Hypothèse d'une naissance en -2[modifier | modifier le code]

L'hypothèse d'une date de naissance dite basse, en 2 av.J.-C., est donnée avec comme arguments, le consulat de Cnaeus en 32 (les membres de l'aristocratie possédant un âge minimum de 33 ans pour l'accès au consulat), l'identification à Germanicus du Caius César nommé par Suétone, ce qui date le meurtre de son affranchie entre l'an 17 et 19 et l'identification du grand frère de Cnaeus, Lucius, sur l'Ara Pacis[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Décrit par Suétone comme détestable et malhonnête, il accompagne en orient son cousin Caius César, on ne si il il s'agit des campagnes militaire de Caius César en l'an 2 ou de Germanicus entre 17 et 19, il y tue l'un de ses affranchie qui s'était refuser de boire autant qu'il le lui ordonnait[6]. Peu de temps après ce meurtre, il écrasa exprès un enfant dans un bourg de la Via Appia. De plus, toujours selon Suétone, à Rome, sur le forum, il arracha un oeil à un chevalier qui lui adressait des reproches[6].

En 28, lors de sa préture, il refusa de donner les récompense aux victoires des conducteurs de chars, et devant les plaintes des chefs des factions, il édicta qua l'avenir les prix serait payer en une seule fois[6].

Il est consul ordinaire en 32 avec pour collègues Lucius Arruntius Camillus Scribonianus[7],[8].

Peu de temps avant la mort de Tibère, il fut accusé de lèse-majerté, d'adultères et de relation incestueuse avec sa sœurs Lepida, mais fut sauvé par le changement d'empereur[6].

Il mourut en janvier de l'an 40 d'hydropisie à Pyrgi, aujourd'hui le village de Sainta-Severa[6].

En décembre 55, son fils Néron demande au sénat l'érection d'une statue à la mémoire de son père Cnaeus[9].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Werner Eck, « The Prosopographia Imperii Romani and Prosopographical Method », dans Fifty Years of Prosopography, British Academy, (lire en ligne).
  2. Publius Cornelius Tacitus, Annales, vol. IV, p. 75.
  3. (it) Andrea Frediani et Sara Prossomariti, Le grandi dinastie di Roma antica, Newton Compton Editori, (ISBN 978-88-541-7372-9), p. 244.
  4. Syme, Ronald, 1903-1989., The Roman revolution (ISBN 978-80-87888-58-2 et 80-87888-58-8, OCLC 958299146, lire en ligne).
  5. a et b Ronald Syme, The Augustan aristocracy, Clarendon Press, (ISBN 0-19-814731-7 et 978-0-19-814731-2, OCLC 18835098, lire en ligne).
  6. a b c d et e Suétone, Vie des 12 Césars, vol. VI : Vie de Néron, p. 5.
  7. James H. Oliver et Attilio Degrassi, « I fasti consolari dell' impero romano dal 30 avanti Cristo al 613 dopo Cristo », The American Journal of Philology, vol. 74, no 4,‎ , p. 450 (ISSN 0002-9475, DOI 10.2307/292071, lire en ligne, consulté le ).
  8. Publius Cornelius Tacitus, Annales, vol. VI, p. 1.
  9. Publius Cornelius Tacitus, Annales, vol. XIII, p. 10.

Sources[modifier | modifier le code]