Château Trompette (Bordeaux)

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Château Trompette
Image illustrative de l'article Château Trompette (Bordeaux)
Le plan-relief du château Trompette au XVIIe siècle.
Début construction XVe siècle
Propriétaire actuel Aucun vestiges
Coordonnées 44° 50′ 45″ Nord 0° 34′ 20″ Ouest / 44.8458, -0.5722[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Guyenne
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
Commune Bordeaux

Géolocalisation sur la carte : Bordeaux

(Voir situation sur carte : Bordeaux)
Château Trompette

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Château Trompette

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château Trompette

Le château Trompette, déformation de château Tropeyte, était une forteresse, aujourd’hui rasée, qui se dressait sur la commune de Bordeaux dans le département de la Gironde, en région Aquitaine

Il a été construit au nord de la ville après la guerre de Cent Ans, sous Charles VII.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château Trompette était situé dans le département français de la Gironde sur la commune de Bordeaux. Il se trouvait à l'emplacement de l'actuelle esplanade des Quinconces.

Il a été construit avec le château du Hâ et permettait au roi d'imposer son pouvoir, car les bordelais avaient subi 300 ans d'influence anglaise. Ainsi le choix de l'emplacement du château Trompette est tel qu'il est tourné autant vers la ville que vers le fleuve[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château prit le nom du quartier Tropeyte[3], nom d'une source (l'actuelle fontaine Daurade) qui alimente un ruisseau s'écoulant sur le côté sud de cours du Chapeau Rouge (Fossats de Tropeyta en 1450). Il a été assimilé au nom de la trompette par attraction paronymique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plan du Château Trompette en 1753.
Le port de Bordeaux vu devant le château Trompette en 1776.

Après la bataille de Castillon en 1453, la ville de Bordeaux passe, après trois siècles de domination anglaise, sous l'autorité des rois de France. Peu de temps après cette victoire, le roi de France, Charles VII, ordonne la construction du « château du Far » (devenu château du Hâ), du fort-Louis[4] (dans le quartier Sainte-Croix), et du « château Trompette »[5], pour protéger le pays contre une nouvelle offensive anglaise et surtout pour contrôler la ville fraîchement conquise. Le château fut construit par Jean II de Bourbon[6]. Pour s'être ralliée de nouveau aux Anglais malgré sa reddition à Dunois en 1451, la ville de Bordeaux dut, ainsi que d'autres villes de Guyenne, supporter le coût des constructions. Ce château est le symbole de l'autorité royale à Bordeaux.

Pendant les guerres de religion, Symphorien de Durfort, seigneur de Duras, tente de s’en emparer, sans succès, en 1562[7]. Au moment de l’Ormée, il tombe aux mains de la ville révoltée et est détruit par les Bordelais. Il est restauré par l’ingénieur La Mothe d'Argencour (1653-1655).

Louis XIV décide de le reconstruire, en 1659, sous la forme d'une citadelle bastionnée. Il faut d'abord détruire deux couvents et des bâtiments de particuliers. La construction du second château Trompette est entreprise en 1664 et dure onze ans. Colbert a chargé le chevalier de Clerville d'en faire les plans. Les travaux sont supervisés par l'ingénieur et architecte Nicolas Payen. En 1680, Vauban signale les faiblesses du château et propose un projet mais l'abandonne pour se consacrer à la citadelle de Blaye complétée du fort Paté et du fort Médoc. Le château est vendu par Louis XVI en 1787. Il est définitivement détruit en 1818 pour permettre la réalisation de la place des Quinconces.

En 2006, les travaux d'aménagement des lignes du tramway sur la place des Quinconces ont mis au jour des vestiges du château. Une maquette ancienne du château Trompette, conservée au musée des Plans-reliefs (Hôtel des Invalides, Paris) permet de se rendre compte à quoi ressemblait cette fortification avant sa destruction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps.
  2. Meaudre de Lapouyade 1918, p. 26.
  3. Annick Descas, Dictionnaire des rues de Bordeaux.
  4. Régaldo-Saint-Blancard, P. « Fort Louis ». Revue archéologique de Bordeaux, 89, 1998, pp. 69-142.
  5. Meaudre de Lapouyade 1918.
  6. Louis Aubret, Marie-Claude Guigue, Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, par Louis Aubret, conseiller au Parlement de Dombes 1695-1748, publiés pour la première fois, d'après le manuscrit de Trévoux, avec des notes et des documents inédits, par M. C. Guigue, tome III, Trévoux, 1868, p. 2 [lire en ligne].
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Librairie Arthème Fayard, (ISBN 2724207858), p. 257

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexander March, « Le Château-Trompette de Bordeaux et son décor architectural », Bulletin monumental, Société française d'archéologie, no 154-4,‎ , p. 317-327 (lire en ligne)
  • Maurice Meaudre de Lapouyade, Du retour des Anglais à Bordeaux en 1452 : Pourquoi fut bâti le château-Trompette, Mâcon, Imprimerie Protat fr., , 47 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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