École de Chaillot

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École de Chaillot
Informations
Fondation 1887
Fondateur Anatole de Baudot
Régime linguistique français
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 47″ nord, 2° 17′ 27″ est
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Direction
Directeur Mireille Grubert
Chiffres clés
Troisième cycle Diplôme de spécialisation et d'approfondissement (DSA), mention architecture et patrimoine
Divers
Site web http://www.citechaillot.fr/formation/l_ecole_de_chaillot.php

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
École de Chaillot

L'École de Chaillot, anciennement « Centre d'études supérieures d'histoire et de conservation des monuments anciens » (CESHCMA), fondée en 1887 à Paris, est un établissement public d'enseignement supérieur ouvert sur concours à des architectes déjà diplômés. Elle constitue aujourd'hui l'une des trois composantes de la Cité de l'architecture et du patrimoine avec l'Institut français d'architecture (IFA) et le Musée des monuments français créé en 1879 par Eugène Viollet-le-Duc. Elle est installée dans l'aile et le pavillon de Paris du Palais de Chaillot, dans le 16e arrondissement.

Historique[modifier | modifier le code]

Anatole de Baudot - Plaque commémorative à l'église Saint-Jean-de-Montmartre

L'histoire de l'institution commence en 1887. À l'occasion de la création du Musée des monuments français dans le Palais du Trocadéro, une chaire d'histoire de l'architecture française du Moyen Âge et de la Renaissance est confiée à un disciple de Viollet-le-Duc, Anatole de Baudot (1834-1915), l'un des théoriciens du béton armé et le maître de l'école rationaliste française. Elle s'appelait alors « Cours Chaillot ». Il restera l'unique titulaire de cette chaire jusqu'à l'arrêt des cours en 1915.

En 1920 est créé par arrêté un « Cours spécial de l'architecture et des arts qui s'y rattachent » au palais du Trocadéro, qui cessera en 1935, et qui reprendra sous la forme d'un « Diplôme d'études supérieures pour la connaissance et la conservation des monuments anciens » en 1936 (dont les enseignements seront localisés à l'École des Beaux-Arts et à l'Institut d'urbanisme). En 1970 est inauguré au palais de Chaillot le « Centre d'études supérieures d'histoire et de conservation des monuments anciens » (CESHCMA), dont les enseignants sont architectes en chef des monuments historiques ou archéologues. À partir de 1969, l'enseignement s'élargit à la ville puis au paysage, en incluant l'étude des espaces protégés. Récemment et pendant une courte durée[évasif], l'école poursuivit son activité sous le titre de « Centre des hautes études de Chaillot » (CEDHEC) pour reprendre enfin[Quand ?] la dénomination d'« École de Chaillot ».

Elle conduit trois types d'activités : le cycle d'études spécialisées, l'école d'application des architectes et urbanistes de l'État, ainsi que des actions de coopération internationale, dont des cours à l'étranger. Certaines de ces formations sont menées en partenariat avec d'autres écoles ou instituts.

Cursus et durée des études[modifier | modifier le code]

L'école est un établissement public d'enseignement supérieur.

Elle est accessible après un concours d'entrée (sélection sur dossier, puis épreuves de dessin et oral).

Le cursus est organisé sur deux ans. La formation s'articule autour de trois pôles : celui de l'édifice, celui de la ville et du paysage, et celui de l'histoire, de la législation et de la gestion du patrimoine.

L'édifice[modifier | modifier le code]

La connaissance du patrimoine est enseignée sous l'angle de l'évolution des mises en œuvre et étudiée, période par période, depuis l'Antiquité jusqu'au XXe siècle. Elle fait appel à la recherche documentaire, aux nombreuses techniques de représentation ainsi qu'aux instruments de repérage, aux techniques de reconnaissance et d'auscultation des matériaux et des structures. L'étude de la pathologie des structures passe par l'histoire comparée des techniques et des modes de construction, par l'analyse, la mise en surveillance, la recherche et la localisation de l'origine des causes d'altérations : agressions extérieures, défaillance interne ou surcharge produite par des modifications d'usage, etc.

Le diagnostic structurel doit permettre de choisir les interventions - d'urgence, de restauration ou d'entretien -, traditionnelles ou innovantes.

Étude et diagnostic doivent conduire les maîtres d'œuvre au projet de restauration et de réutilisation de l'édifice.

La ville et le paysage[modifier | modifier le code]

Le programme développe l'analyse de la ville d'un point de vue patrimonial et d'usage (habitat, circulation, équipement). Les différentes méthodes d'enregistrement de données et les critères de classification, d'inventaire et de protection sont examinés de façon critique. On y utilise les apports de l'analyse historique, de la lecture des tissus urbains et de leurs composants considérés comme des documents.

Il s'agit d'identifier les caractères morphologiques particuliers des centres anciens, puis de sélectionner des procédures réglementaires et opérationnelles pour les interventions : plan local d'urbanisme, zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, secteur sauvegardé, opération programmée d'amélioration de l'habitat… et de proposer les mieux adaptées dans le cadre du droit du sol et du droit du patrimoine.

Cet enseignement prend en compte l'émergence de la notion de paysage urbain et naturel, qui met en œuvre différentes échelles spatiales, avec des composantes très diverses : économique, culturelle, technique, juridique. L'objectif est de mesurer la complexité des problèmes posés et d'apporter des éléments de réflexion qui ouvrent au dialogue avec les divers intervenants.

Cet enseignement doit permettre de conduire les différents types d'études urbaines existantes.

L'histoire et la notion de patrimoine[modifier | modifier le code]

L'enseignement de l'histoire trace les grands cadres historiques d'une culture stylistique, typologique et technique, indispensables à l'identification de la valeur patrimoniale du bâti, qu'il soit ancien ou moderne. Les décors civils et religieux et les arts monumentaux, comme les vitraux, les peintures murales et la sculpture, sont également étudiés.

Cet enseignement vise à intégrer les exigences de la démarche archéologique et historique. Il ne s'agit pas de former des historiens, mais des professionnels. Les premiers ont la charge de repérer, identifier et de faire connaître l'architecture, les seconds doivent en assurer la restauration, la conservation, l'adaptation et le renouvellement selon les besoins de la collectivité.

La législation et la gestion du patrimoine[modifier | modifier le code]

La restauration et la réutilisation des édifices et la gestion des centres anciens, au-delà des problèmes strictement structurels et physiques, soulèvent des questions de philosophie abordées dans les débats de doctrine vus sous l'angle de l'histoire ou de l'actualité, mais aussi des considérations liées à l'économie du bâtiment. Les perspectives, possibilités et opportunités offertes par la réutilisation, qui représentent tout le champ de l'ouverture du patrimoine sur le monde de demain, sont illustrées par des exemples.

L'enseignement permet en outre d'acquérir une connaissance approfondie de la législation sur les monuments historiques et les espaces protégés. Il concerne aussi l'organisation des administrations chargées de ces secteurs. Il en retrace l'évolution historique, étroitement liée à celle de la notion de patrimoine.

Contenu des enseignements[modifier | modifier le code]

L'enseignement consiste, après un concours d'entrée organisé chaque année et une sélection parmi des architectes déjà diplômés, à former des professionnels spécialisés dans la réhabilitation, la restauration, la réutilisation et la mise en valeur de bâtiments ou de sites anciens : les Architectes du Patrimoine, plus exactement architecte ayant un DSA « architecture et patrimoine » car le terme « Architecte du Patrimoine » n'est pas encore reconnu par le ministère de la Culture. Il prépare également aux concours d'architecte urbaniste de l'État option patrimoine - pour exercer le poste d'architecte des bâtiments de France (ABF).

Les étudiants bénéficient également, comme support pédagogique, de la collection de maquettes et de la mathériauthèque: du Centre de recherches sur les Monuments historiques, l'un des quatre départements de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, qui a été installée dans ses locaux réamenagés à Charenton-le-Pont en avril 2014.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]