Cantopop

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La cantopop est un genre musical désignant la musique chinoise de Hong Kong. Ce terme abrégé vient de l'expression Cantonese Popular music, qui signifie « Musique populaire cantonaise ». Il est parfois qualifié de HK-pop, terme venant de l'abréviation Hong Kong popular music. Il est classé comme un sous-genre de la musique populaire chinoise, la C-pop.

La cantopop tire son influence non seulement d'autres formes de musique chinoise, mais également d'une grande variété de styles internationaux, comme le jazz, le rock and roll, le rhythm and blues, la musique électronique, la musique pop occidentale. Les chansons de Cantopop sont presque toujours chantées en cantonais. Bénéficiant d'une communauté de fans internationale en particulier dans les pays de l'Asie du Sud-Est comme la Malaisie et Singapour, et dans la province de Guangdong, en Chine continentale, Hong Kong reste la plaque tournante du genre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'influence de la musique occidentale arrive pour la première fois dans la République populaire de Chine dans les années 1920, particulièrement à Shanghai[2]. L'artiste Zhou Xuan (周璇) est la première chanteuse de cantopop, décédée en 1957 après avoir eu énormément de succès. Quand la République populaire de Chine est établie par le Parti communiste, une des premières mesures prises par le gouvernement était de dénoncer la « musique pop » comme une « pornographie »[2]. Au début des années 1950, d'énormes vagues d'immigrants fuient Shanghai pour des destinations comme Le Point Nord de Hong Kong. En conséquence, beaucoup d'artistes et compositeurs de cantopop sont réclamés de Shanghai[3].

Acceptation culturelle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, la musique cantonaise disponible à Hong Kong est encore en grande partie limitée à l'opéra traditionnel cantonais et aux interprétations comiques de la musique occidentale. Tang Kee-chan (鄧寄塵), Cheng Kuan-min (鄭君綿) et Tam Ping-man (譚炳文) sont parmi les premiers artistes qui ont enregistré en cantonais. La génération du Baby boom à ce moment préféraient les exportations anglaises et américaines en plus de la musique en mandarin. La culture occidentale était à ce moment-là assimilée à « l'éducation et à la sophistication » [4], et Elvis, Johnny Mathis ainsi que les Beatles étaient célèbres.

Inversement, ceux qui préféraient la musique cantonaise étaient considérés comme démodés ou non instruits. Cheng Kum-cheung (鄭錦昌) et Chan Chai-chung (陳齊頌) étaient deux chanteurs cantonais célèbres qui avaient choisi de cibler précisément la jeune génération. Connie Chan Po-Chu est généralement considérée comme étant la première idole des adolescents de Hong Kong. Josephine Siao (蕭芳芳) est aussi une autre artiste de cette période.

Années 1970[modifier | modifier le code]

La précédente décennie portait le sol à la création de la nouvelle musique pop de Hong Kong. Beaucoup de groupes de musique locaux imitaient les groupes britanniques et américains. Deux types de musiques cantonaises locales apparurent presque simultanément en 1973. La télévision est une nouvelle merveille technologique disponible surtout pour les riches, et le contenu à l'antenne était très apprécié et respecté. Les soap operas avaient besoin d'être dans l'air du temps, et beaucoup de chansons cantonaises célèbres devinrent des génériques de la télévision[3]. Autour de 1971, Sandra Lang, une chanteuse qui n'avait jamais chanté de Cantopo auparavant, a été invitée à chanter le premier générique cantonais de la télévision The Yuanfen of a Wedding that Cries and Laughs (啼笑姻緣). Cette chanson était une collaboration entre les auteurs-compositeurs Yip Siu-Dak (葉紹德) et le légendaire Joseph Koo. C'était légendaire et supérieur aux hit-parades locaux[3].

Samuel Hui, le chanteur principal du groupe Lotus formé à la fin des années 1960, signe pour Polydor en 1972. La chanson qui le rend célèbre est le générique de début du film Games Gamblers Play, dont il est aussi la vedette. La star Roman Tam reçoit beaucoup d'éloges. Trois des chanteurs les plus célèbres des soap operas de la télévision étaient Jenny Tseng, Liza Wang et Adam Cheng. The Wynners et George Lam amassent aussi une base de grands fans avec leur nouveau style. Samuel Hui continuait à dominer les hit-parades et gagne le Centennial Best Sales Award dans les premier et second IFPI Gold Disc Presentations deux fois de suite en 1977 et 1978. Polydor devient PolyGram en 1978[3].

Années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

Pendant les années 1980, la cantopop est chantée par de grands artistes connus, les producteurs et les compagnies de disque travaillent alors ensemble. Leslie Cheung devient dès 1983, l’une des stars les plus importantes de cantopop aux côtés d’Anita Mui et Alan Tam[5].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Le groupe Twins en concert en 2007.

À la fin du XXe siècle, la cantopop est encore dominante dans le domaine de la musique populaire chinoise[6]. La mort des stars Leslie Cheung et Anita Mui en 2003 touche l'industrie. Une phase de transition prend place avec la plupart des artistes d'outre-mer comme Nicholas Tse et Coco Lee se popularisent. De ce fait, la cantopop ne se limite plus à Hong Kong. En 2005, la cantopop connait un nouvel essor. Les sociétés majeures de l'industrie à Hong Kong incluent Gold Typhoon Music Entertainment (EMI Music, Gold Label), Universal Music Group, East Asia Entertainment, Amusic et Emperor Entertainment Group. Les artistes les plus importants de cette ère sont Joey Yung, Twins, Eason Chan, Miriam Yeung, Leo Ku, et Janice Vidal. La nouvelle ère assiste à la popularisation de groupes comme at17, Soler, Sunboy'z, Hotcha, Mr. et Rubberband. Des artistes comme Stephy Tang, Kary Ng, Kenny Kwan et Renee Li entament une carrière en solo. La décennie est également nommée l'« ère du chanteur populaire » (親民歌星)[7].

Un nombre de polémiques touchent plusieurs stars à la fin de la décennie. En 2008, un scandale impliquent la mise en ligne sur Internet de photos outrageantes de stars comme Edison Chen et la chanteuse des Twins Gillian Chung, entre autres. Le scandale occupe la première page des médias locaux pendant un mois, et attire l'attention des médias internationaux[8],[9],[10]. Le scandale ternit l'image des Twins, et les force à se séparer en juin 2008, quatre mois après que le scandale ait frappé Gillian[11]. D'autres événements impliquent un scandale frappant Gary Chaw et Justin Lo[12]. En 2009, Jill Vidal et son compagnon chanteur Kelvin Kwan est appréhendé à Tokyo le 24 février 2009 pour accusation de détention de drogues[13]. Kwan est libérée sous caution après 32 jours en prison charge[14] tandis que Vidal est jugé coupable pour détention d'héroïne, et prononcé à deux ans de prison[15],[16],[17].

En janvier 2008, Gillian Chung gagne un prix : « La meilleure chanteuse de cantopop », après le succès de son groupe Twins avec Charlene Choi. Le public aime Gillian Chung, Bobo Chan et Cecilia Cheung, mais ils ont été vus imitant des actes sexuels sur des photos répandues sur Internet dans le monde entier.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Suite à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, l'influence de la cantopop diminue.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La cantopop de Hong Kong doit son origine à Shanghai. Certaines chansons ressemble à la pop britannique et américaine[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) China Briefing Media. [2004] (2004) Business Guide to the Greater Pearl River Delta. China Briefing Media Ltd. (ISBN 9889867311).
  2. a, b et c (en) Broughton, Simon. Ellingham, Mark. Trillo, Richard. (2000) World Music: The Rough Guide. Rough Guides Publishing Company. (ISBN 1858286360).
  3. a, b, c et d (en) Broughton, Simon. Ellingham, Mark. Trillo, Richard. (2000) World Music: The Rough Guide. Rough Guides Publishing Company. (ISBN 1-85828-636-0).
  4. Wiltshire, Trea. [First published 1987] (republished & reduced 2003). Old Hong Kong - Volume One. Central, Hong Kong: Text Form Asia books Ltd. ISBN Volume One 962-7283-59-2
  5. http://cine-hk.chez-alice.fr/Hkcine/SITE/Acteurs/leslie-cheung.htm
  6. (en) Donald, Stephanie. Keane, Michael. Hong, Yin (2002). Media in China: Consumption, Content and Crisis. Routledge Mass media policy. (ISBN 0-7007-1614-9). page 113.
  7. 星星同學會 episode 3
  8. (en) « Celebrity Sex Scandal », CNN,‎ 5 février 2008 (consulté le 11 février 2008).
  9. (en) « Sex scandal rocks Hong Kong » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 14 février 2008, consulté le 15 février 2009.
  10. (en) Jonathan Watts, « China riveted by stolen sex photos of Hong Kong stars », The Guardian, Londres,‎ 13 février 2008 (consulté le 15 février 2008).
  11. Clara Mak, « Twins will reunite, says Choi », South China Morning Post,‎ 5 juillet 2008 (lire en ligne).
  12. (en) Orientaldaily.on.cc. Orientaldaily.on.cc. 側田曹格肉搏街頭., consulté le 2 novembre 2011.
  13. (en) Nickkita Lau, « Pot idols on Tokyo rap », The Standard, Hong Kong,‎ 4 mars 2009 (consulté le 5 mars 2009).
  14. (en) Patsy Moy, Drug rap Wei Si in Tokyo jail as Kwan flies home, The Standard, 30 mars 2009.
  15. (en) « Prison relief as Wei Si admits heroin possession », The Standard,‎ 24 avril 2009.
  16. (en) « HK singer returns after 2-month detention », Asia One News,‎ 28 avril 2009.
  17. « 衛詩藏海洛英被日本法院判入獄兩年緩刑三年 », HK ATV,‎ 24 avril 2009 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]