Camille Savoire

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Camille Savoire est né le 6 juillet 1869 et est décédé le 5 avril 1951. Devenu médecin, il se distinguera pour sa lutte contre la tuberculose à laquelle il consacrera sa vie. Il sera un franc-maçon renommé dont le rôle dans la création du Grand Directoire des Gaules fut essentiel.

Camille Savoire (1869-1951).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est initié à 23 ans, le , dans la loge La Réforme de la Grande Loge symbolique écossaise créée en 1880 et qui sera une des causes de la création de la Grande Loge de France par le Suprême Conseil de France; il quitte cette grande loge au bout d’un an pour adhérer à une loge du Grand Orient de France. En 1913 il intègre le Grand Collège des Rites dont il devient Grand Commandeur en 1923 et ce durant 12 ans, jusqu’en 1935. Médecin spécialiste de la tuberculose, Camille Savoire voyageait beaucoup en Europe à l’occasion de congrès médicaux, il en profite pour établir de nombreux contacts avec des maçons étrangers et des liens avec plusieurs obédiences en Europe. 33e du Rite écossais ancien et accepté. Il est armé Chevalier bienfaisant de la Cité sainte le 11 juin 1910 à Genève en prenant pour nom d’ordre Eques a Fortitudine.

Il a aussi appartenu au chapitre martiniste Saint André Apôtre no 2, fondé par Serge Constantinovitch Markotoune[1] sur la base d'une patente délivrée par Jean Bricaud le 22 décembre 1920. Ce chapitre regroupait principalement de nombreux Russes et Ukrainiens en exil, mais aussi des Français, travaillant principalement au Rite écossais rectifié, et avait repris le titre distinctif d'un chapitre de Kiev.

Après une existence entièrement consacrée à la vie maçonnique, Camille Savoire, fatigué et malade, décède le 5 avril 1951.

Grand Directoire des Gaules[modifier | modifier le code]

Camille Savoire, qui joua un rôle important dans la création du Grand Directoire des Gaules, entra en contact avec le Grand Prieuré indépendant d’Helvétie en cherchant à établir des liens avec les obédiences étrangères en s’affiliant à une structure amie du Grand Orient mais non ostracisée par son rejet de la référence au Grand Architecte de l'Univers.

C'est ainsi que les 20 et 25 mars 1935, fut constitué, lors d'une tenue de la Préfecture de Genève au temple de l’impasse d’Argenson à Neuilly-sur-Seine, le Grand Directoire des Gaules, acte officialisé par la remise d'une « Charte-constitutive & Lettres-patentes[2] » pour le réveil du Régime écossais rectifié en France, sous l’obédience du Grand Directoire des Gaules[3].


La Charte-constitutive & Lettres-patentes pour le réveil du Régime écossais rectifié en France, sous l’obédience du Grand Directoire des Gaules, stipule : « Voulant assurer définitivement le réveil en France du Rite Écossais Rectifié, tel qu’il y fut jadis pratiqué (…) après que les requérants eurent pris, tant en leur nom qu’au nom de leurs mandants, l’engagement solennel de pratiquer le Rite Écossais Rectifié en conformité des statuts de l’Ordre tel qu’il est encore en usage en Suisse, et notamment de maintenir dans leur intégralité les décisions arrêtées aux divers Convents de Kohlo, en 1772, de Wilhelmsbad, en 1782, et des Gaules, en 1778, tendant à assurer au Rite Rectifié son uniformité. (…) Le Grand Prieur d’Helvétie, ès qualité, a expressément reconnu le Grand Directoire des Gaules comme puissance régulière, autonome et indépendante du Régime Rectifié en France (…). » (Fait et signé sous les Sceaux du Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie, du Grand Directoire Écossais Rectifié et de la Préfecture de Genève, à Genève, et à Paris, les 20 et 23 mars 1935)[4].

Grand Prieuré des Gaules (15 décembre 1946)[modifier | modifier le code]

Camille Savoire, souhaitant protéger et préserver l’existence du Grand Directoire des Gaules et celle de ses membres, le jour de la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, mettait officiellement l’Ordre en sommeil. Mais si immédiatement après la fin de la guerre, le 15 décembre 1946, il déclarait réveillé le Grand Directoire des Gaules, il le faisait en le déclarant en Préfecture de Nanterre (Haut-de-Seine) sous la dénomination créée in abstracto de « Grand Prieuré des Gaules » (G.P.D.G.), dénomination qui n'avait jamais été utilisée lors du réveil du Régime rectifié en 1935 comme il est aisé de le constater à la lecture de la Charte-Patente délivrée en mars 1935 par le Grand Prieuré d'Helvétie, mais qui cependant fut désormais celle dont on fit usage[5].

Décorations[modifier | modifier le code]

Ruban de commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur Commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Camille Savoire (préf. Jean Marc Vivenza), Camille Savoire: Regards sur les Temples de la Franc-Maçonnerie, Hyères, coll. « Archives et documents maçonniques », , p. 238.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Markotoune, Sergueï Nicolaïevitch Homme politique ukrainien. Martiniste avant d'être franc-maçon. L. L'amitié des peuples. 32e degré. Vécut à Paris., Nina Berberova, Les Francs-maçons russes du XXe siècle, Actes Sud, Arles, 1990, p. 135.
  2. « Charte constitutive » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.directoirenationaldeslogesreuniesetrectifie.hautetfort.com.
  3. Camille Savoire et J.-M. Vivenza 2015, p. 36-47.
  4. Camille Savoire et J.-M. Vivenza 2015, p. 41.
  5. Camille Savoire et J.-M. Vivenza 2015, p. 70-74.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]