Onzain

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Onzain
Grande Rue près de la place de l'Église.
Grande Rue près de la place de l'Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Onzain
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois-Agglopolys
Statut Commune déléguée
Maire délégué Pierre Olaya
2017-2020
Code postal 41150
Code commune 41167
Démographie
Gentilé Onzainois
Population 3 456 hab. (2014 en augmentation de 0.2 % par rapport à 2009)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 01″ nord, 1° 10′ 30″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 119 m
Superficie 29,89 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Veuzain-sur-Loire
Localisation

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Onzain

Onzain est une ancienne commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Onzain est une petite ville de 3 500 habitants localisée dans le département français de Loir-et-Cher, dans le centre du pays. Onzain est située sur la Loire, près de Blois. Elle est également arrosée par la Cisse, affluent de la Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Guy de Bury est appelé « Sire d'Ozain » dans une charte de l’abbaye de Marmoutier en 1276. Sans doute une forteresse existe-t-elle alors, faisant partie du système de défense édifié plus tôt par les comtes de Blois contre les comtes d'Anjou, tout comme Bury, lié à Onzain, ainsi que Chaumont, les Montils, Candé, Fossé, Pontijou.

De 1358 à 1380 les Anglais occupent la région, dont la « forteresse d'Onzain » dès octobre 1358, et aussi Bury dont il ne reste que des ruines en 1362.

C'est cette forteresse qu'apporte en dot Jeanne Guénand, descendante de Guy de Bury, à son Epoux, Hélion de Neillac en 1380. Celui-ci est un important personnage de la Cour des rois Charles V puis Charles VI, et il entreprend, avec son frère Guillaume, de reconstruire le château en 1381, qui comporte un donjon dont le linteau de la porte existe toujours, déposé au cloître Saint-Saturnin de Blois. La base de ce donjon est aujourd'hui encore visible à la partie nord-ouest des douves. Le roi encourage Hélion, qui défie quelque peu son suzerain, le comte de Blois Guy II de Chatillon, lequel n'a pas été toujours un vassal fidèle et obéissant du roi. Hélion sera « sépulturé », à sa demande, en « l'église parrochiale donzin ».

La fille d'Hélion, Jeanne, mariée en 1402 à Guillaume d'Argenton, hérite du château, que ses descendants garderont durant tout le XVe siècle.

Le cardinal de la Balue est emprisonné dans une cage de fer, au château d'Onzain, en 1470, sur ordre de Louis XI.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1498, Jeanne de Chambes, autre descendante de Jeanne de Neillac, rachète à ses cousins Renée de la Haie et Joachim de Montespedon le château et la totalité des domaines. Mariée à Jean de Polignac, gouverneur de Livourne, elle a accompagné en Blésois Anne de Bretagne dont elle est la dame d'honneur et qui sera la marraine de leur fille Anne. Leurs armoiries figurent sur la clé de voûte de la chapelle seigneuriale de l'Église, église dont ils construisent le chœur et les deux chapelles.

Anne de Polignac, veuve à 19 ans de Charles de Bueil, seigneur de Sancerre, tué en 1515 à Marignan, se remarie en 1518 à François II de la Rochefoucault, seigneur de Verteuil. Ils agrandissent le château de la Rochefoucault, en Charente, actuellement visitable, et reconstruisent le château d'Onzain, conservant la tour-donjon cylindrique, et bâtissant deux ailes en équerre et une chapelle. Ils font également édifier la nef et les bas-côtés, le clocher de l'église, ainsi que le portail Sud typiquement Renaissance.

Leur fils aîné, François III de la Rochefoucauld, héritier de la seigneurie, d'abord lieutenant de François de Guise, devient sous l'influence de sa seconde épouse, un des chefs du parti huguenot, tout en restant l'ami de Charles IX. Venu à Paris pour être témoin au mariage du Roi de Navarre, il est tué le matin de la Saint-Barthélémy (24 août 1572).

En 1563, le château d'Onzain sert de prison pour le prince de Condé, fait prisonnier à Dreux, qui essaie de s'en évader, est repris et conduit à Amboise. Le château a été confisqué en 1562 par Catherine de Médicis, comme possession d'un protestant.

Le château est vendu par les héritiers de la Rochefoucault au marquis de Vibraye puis, en 1642, à Charles de Rostaing, arrière petit-fils de Florimond Robertet, qui avait fait construire le château de Bury vers 1515.

Charles de Rostaing avait déjà acheté Bury en 1633. Il obtient en 1642 du roi Louis XIII que les terres de Bury et Onzain soient réunies en un seul Comté, le Comté de Rostaing. Il meurt à Paris en 1660.

François de Rostaing, son deuxième fils, hérite du Comté et commande aussitôt à Gaspard Imbert le retable de l'Église, dont il reste quatre statues, restaurées en 1992. Après sa mort en 1666, sa veuve Anne-Marie d'Urre d'Aiguebonne laisse Bury tomber en ruines, et est appelée à la Cour de Louis XIV, en 1680, pour être dame d'honneur de sa fille préférée, Mademoiselle de Blois ; elle y reste dix ans.

En 1720, elle fait don de sa seigneurie, de son château, et de ses dettes, au Comte de Varax, son neveu. Celui-ci et son fils, Jacques-Marie de Perrachon, reçoivent Voltaire à Onzain.

Le plan-terrier d'Onzain, détenu à la Mairie d'Onzain, est réalisé de 1737 à 1743.

Ambroise-Julien-Clément de Feillet, Conseiller au Parlement de Paris achète le château en 1753, puis le vend en 1760 à Michel-Jean-Hugues de Péan, gouverneur général du Québec jusqu'à 1759, date de l'arrivée des Anglais. Ce dernier est incarcéré à la Bastille, de novembre 1761 à juin 1764, pour avoir spéculé sur le blé au Québec. Il meurt en 1782 et son épouse, Angélique-Renaud d'Avène des Méloizes se sépare du château en 1791.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le nouveau propriétaire est Eugène-Joseph-Stanislas Foullon d'Ecotier, fils de l'intendant Joseph Foullon, tué par la foule à Paris le 22 juillet 1789. Il a été intendant de la Guadeloupe, puis de la Martinique jusqu'en 1790. Il échappe à l'échafaud, bien qu'incarcéré à la Conciergerie de Paris le 21 avril 1794. Il a la chance de n'être jugé que le 31 octobre, et il est acquitté. Il est conseiller général du canton d'Herbault, maire d'Onzain en 1812. Il a des revers de fortune et part pour la Martinique en 1816.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La propriété a été saisie en 1816, vendue en lots. Le château est démoli de 1823 à 1826 et les matériaux sont également vendus.

Les terrains, le site sont achetés en 1824 par Charles-Louis Panckoucke, éditeur et libraire à Paris, cousin et successeur du fondateur du journal « Le Moniteur » de 1789. Il ne garde que le bois du Pavillon et c'est son fils, Ernest Panckoucke, qui fait édifier le château du Pavillon et ses annexes, entre 1845 et 1865. Il est maire d'Onzain de 1860 à 1865. Après sa mort en 1886, son gendre, Oscar de Vallée, magistrat de la Cour d'appel de Paris et sénateur inamovible, fait grandement agrandir le château, avec des serres, des écuries, des remises et des logements pour le personnel. C'est aujourd'hui le domaine des Hauts de Loire.

La maison sise actuellement au milieu des douves est construite vers 1850, après qu'aient été créées en 1841 les rues de la Ragadinière, de la Fontaine, de l'Ecrevissière, de la Justice et du Château.

La rue du Parc et la rue Traversière naissent en 1868 de la division de la propriété appelée « Jardins bas d'Onzain ».

Le premier pont sur la Loire est inauguré le dimanche 17 octobre 1858.

Le premier train passe à Onzain le 26 mars 1846, actuellement gare d'Onzain qui est très active car plus de 200 trains passent sur la ligne ; c'est la gare qui dessert le Château et les jardins de Chaumont-sur-Loire. De nombreux trains de voyageurs permettent le transit de nombreuses et nombreux Onzainois qui travaillent à Blois, Orléans, voire Paris, Amboise et Tours.

La commune d'Onzain d'une superficie de 3 000 hectares environ est en plein expansion, elle avait en 1789 une population de 1 400 habitants.

Onzain n'est chef de canton que de septembre 1790 à octobre 1801. La Loire est alors une barrière administrative.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Onzain[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Actuellement, depuis que la vallée de la Loire a été inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO, celle-ci devient de plus en plus un axe de développement économique et surtout touristique.

Des locaux du pensionnat Gougeon né en 1839, va naître en 1881 l'école primaire supérieure, devenue aujourd'hui collège de près de 650 élèves.

Le , Onzain est intégrée à la commune nouvelle de Veuzain-sur-Loire, dont elle est le chef-lieu, avec le statut de commune déléguée[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Pierre Diard divers gauche  
1995 2001 Jean Boussard divers droite Médecin
1989 1995 Jean-Pierre Diard divers gauche -
1983 1989 Pierre Grenier divers droite -
1971 1983 Guy Lemoine PCF Conseiller général du canton d'Herbault (1976-1982)
1965 1971 Jean Bouquin divers droite -
1945? 1965 Charles Diard Parti radical -

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 456 habitants, en augmentation de 0,2 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 485 1 368 1 790 1 823 1 847 1 884 1 892 2 071 2 178
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 193 2 254 2 480 2 309 2 322 2 146 2 298 2 476 2 385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 339 2 321 2 249 2 211 2 190 2 165 2 214 2 245 2 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 388 2 715 2 741 2 946 3 080 3 141 3 411 3 478 3 456
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 24,8 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 30,1 %).
Pyramide des âges à Onzain en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,9 
9,7 
75 à 89 ans
13,4 
14,5 
60 à 74 ans
14,8 
21,3 
45 à 59 ans
19,5 
18,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,8 
15 à 29 ans
13,2 
19,9 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village situé sur les rives de la Loire, dernier fleuve sauvage européen, classé dans le patrimoine mondial de l'UNESCO.
  • Domaine des Hauts de Loire, restaurant, classé deux étoiles au guide Michelin.

Personnalités natives de la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités illustres de la commune[modifier | modifier le code]

+ QB

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Onzain (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries d'Onzain se blasonnent ainsi :


D'azur à la fasce haussée d'or, accompagnée en pointe d'une roue de six rayons du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. « Arrêté no 41-2016-09-26-004 création commune nouvelle de Veuzain-sur-Loire à compter du 1er janvier 2017 », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Loir-et-Cher,‎ , p. 295-299 (lire en ligne [PDF]).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Onzain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vie Associative[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]