Bio c'bon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bio c' Bon
logo de Bio c'bon

Création 2008[1]
Fondateurs Thierry Brissaud
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Canéjan
Drapeau de la France France
Direction Thierry Chouraqui (2012-2020)

Benoît Soury depuis le 2 Novembre 2020

Actionnaires Carrefour France (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Distribution d'écoproduits et de produits alimentaires biologiques
Société mère Groupe Carrefour
Effectif 1020 (au 30/09/2020)
SIREN 501705644[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.bio-c-bon.eu

Chiffre d'affaires 150 millions € (2018)[1]

Bio c' Bon est un groupe de distribution fondé en 2008 par Thierry Brissaud[3], spécialisé dans les produits issus de l'agriculture biologique[4]. La société a été dirigée quelques mois par Philippe Vincent puis, à partir de décembre 2008, par Thierry Chouraqui[5] qui dirige également la société foncière Marne & Finance.

Le groupe compte 158 magasins[6] (120 magasins en France d'après Les Echos[7]) et est présent en France, en Italie, en Belgique, en Espagne, en Suisse et au Japon[8].

Le groupe Carrefour annonce le le rachat à la suite de son dépôt de bilan durant l'été puis son placement en redressement judiciaire[9].

Historique[modifier | modifier le code]

  • 2008 : ouverture du premier magasin
  • 2011 :10e magasin
  • 2013 : 30e magasin
  • 2014 : Ouverture du 1er magasin italien
  • 2015 : ouverture du premier magasin espagnol
  • 2016 : ouverture du premier magasin en Belgique, en Suisse et au Japon

Fin 2016, Bio c' Bon pactise avec Amazon afin de proposer un service de livraison de produits frais en 1 heure "Prime Now" à Paris et en proche banlieue[10].

Au Japon, le groupe a créé fin 2016 une coentreprise avec le groupe Æon Group pour ouvrir des magasins[11]. En mai 2018, Bio c' Bon et Æon Group annoncent un plan d'ouvertures au Japon[12].

Le 11 décembre 2018, Bio c' Bon et Æon Group annoncent que le géant japonais de la distribution rentre dans le capital de Bio c' Bon à hauteur de 20 %, en complément de la coentreprise créée pour exploiter les magasins au Japon. Le groupe Æon va désormais soutenir le développement de l'enseigne en France[13].

En juin 2020, la famille Zouari, actionnaire de Picard, annonce l'entrée en négociations exclusives pour acquérir une participation majoritaire dans Bio c' Bon[14].

Deux mois plus tard, les négociations avec la famille Zouari s'enlisent en raison des difficultés financières profondes de l'entreprise Bio c' Bon [15]. La famille Zouari met fin à l'exclusivité des négociations tout en maintenant son offre mais est désormais confrontée à une concurrence car d'autres groupes se montrent intéressés, parmi lesquels Carrefour, Casino, La Vie Claire et Biocoop[16],[17].

Le 21 août 2020, Bio c'Bon annonce en CSE être en dépôt de bilan.

Le 8 septembre 2020, l'entreprise est officiellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris[18],[19],[20]. La faillite impacte 2800 petits actionnaires qui ont investi un total de 114 millions d'euros dans les fonds de commerce[21].

Mi-septembre 2020, Naturalia et Carrefour se positionnent officiellement en proposant une offre de reprise pour Bio c' Bon[22]. Biocoop et la famille Zouari ont également transmis une offre, ce qui porte à quatre le nombre total de candidats officiels ayant transmis une proposition auprès du tribunal de commerce de Paris[23]. La compétition se réduit fin octobre entre 3 candidats : Biocoop associé à Marcel & Fils, Carrefour et Zouari[24]. Début novembre 2020, Carrefour est finalement choisi comme repreneur pour 60 millions d'euros[25].

Début septembre 2021, l'Autorité de la concurrence valide la reprise de Bio c'Bon par Carrefour, sous réserve que le groupe revende huit magasins Carrefour ou Bio c'Bon dans certaines zones où le risque d'atteinte à la concurrence est avéré[26].

Activité[modifier | modifier le code]

L’entreprise revendique un positionnement "bio", accessible et de proximité. Il se traduit notamment par les nombreux services gratuits qu’elle propose tels que des rendez-vous naturopathie, des services de recyclage, de l’échange de presse ou encore du « plant-sitting » (garde de plantes l’été)[27], etc. En Île-de-France, Bio c’ Bon est partenaire d'Emmaüs Défi depuis juillet 2015, offrant ainsi aux clients la possibilité de faire des dons d’objets directement dans une sélection de magasins[28].

Aspects financiers[modifier | modifier le code]

Lors du dépôt de bilan de l'été 2020, la situation financière du groupe apparaît fragile. Bio c'Bon a un passif de 200 millions d'euros, dont 30 millions d'impayés. Le réseau français des 120 points de vente réalise 130 millions de chiffre d'affaires, et une perte annuelle de 20 millions d'euros. Certains magasins paient un loyer très élevé qui ne leur permet pas d'être rentables[7].

Communication[modifier | modifier le code]

L’entreprise est très impliquée dans l’univers du running et organise des courses au départ de ses magasins partout en France. Elle est aussi partenaire de grands événements tels que les 20 km de Paris, le marathon de Bordeaux, Marseille-Cassis ou Nice-Cannes, etc.[29],[30].

Le nom de l'entreprise peut inspirer la confusion entre qualités biologiques et qualités gustatives.

Polémique[modifier | modifier le code]

Traces de pesticides[modifier | modifier le code]

Une enquête de France 3 révèle en 2017 que les carottes bio de Bio c' Bon contiennent plus de traces de pesticides que les carottes issues de l'agriculture conventionnelle de Leader Price ou de Carrefour. Les carottes analysées, que la journaliste présente comme venant de Bio c' Bon, présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires […] totalement interdits dans la culture biologique »[31].

Mise en cause pour des traces infimes de pesticides, 20 à 160 fois inférieures à la norme européenne relative à la protection des consommateurs, l’enseigne a immédiatement fait réaliser une contre-analyse par un laboratoire agréé et aucune trace de pesticide n’a été trouvée sur les carottes[32]. Les résultats ont été aussitôt mis à disposition sur le site Internet de Bio c’ Bon[33].

Petits épargnants lésés[modifier | modifier le code]

Plus de 2800 petits épargnants ont été attirés par des promesses de rendement exagérées. Dans certains cas, une garantie de rendement de 7 % était indiquée dans le pacte d'actionnaires. Ces montants n'ont pas été payés. Certains de ces actionnaires ont obtenu que le tribunal de Paris reconnaisse leur créance[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bio c’Bon serait en grande difficulté », sur https://www.lsa-conso.fr (consulté le )
  2. Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  3. « Les dessous du développement à marche forcée de Bio c'Bon », sur Libre Service Actualités (consulté le ).
  4. Olivia Détroyat, « Le succès du bio exacerbe la concurrence », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  5. « BIO C BON SAS (PARIS 15) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 501705644 », sur www.societe.com (consulté le )
  6. « Bio c’Bon placée en redressement judiciaire et en passe d’être rachetée », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. a et b Philippe Bertrand, « La bataille fait rage pour la reprise de Bio C Bon », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. http://bio-c-bon.eu/fr/nos_magasins
  9. Le distributeur spécialisé Bio c’Bon et son millier de salariés repris par Carrefour, Le Monde, 2 novembre 2020
  10. « Amazon livre le frais en une heure », sur strategieslogistique.com (consulté le ).
  11. « Bio c’Bon s’allie au géant Aeon pour initier les Japonais au Bio », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Des Français partent à la conquête du marché bio japonais », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Le géant japonais de la distribution Aeon prend 20 % de Bio c’Bon », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Bio c' Bon racheté par le propriétaire de Picard », sur Les Echos,
  15. Lorraine Fournier, « Bio c'Bon pourrait échapper à la famille Zouari », sur Capital.fr, (consulté le )
  16. Marie Bartnik, « Au bord de la faillite, Bio c’ Bon fait saliver Carrefour, Casino, La Vie Claire, la famille Zouari et Biocoop », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  17. « La cession de Bio c Bon ouverte à plusieurs repreneurs », sur Les Echos, (consulté le )
  18. « Bio c'Bon placée en redressement judiciaire », sur Le HuffPost, (consulté le )
  19. « Bio c’Bon placée en redressement judiciaire et en passe d’être rachetée », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. Jorge Carasso, « Bio C’ Bon en redressement judiciaire », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  21. Jorge Carasso, « Bio c’ Bon: 2800 épargnants piégés par la faillite du distributeur », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. « Bio C'Bon: Naturalia et Carrefour sont également candidats à une reprise », sur BFM BUSINESS (consulté le )
  23. Le Figaro avec AFP, « Bio C'Bon : Naturalia, Auchan et Carrefour se portent également candidats à une reprise de l'enseigne en faillite », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  24. « Bio C'Bon : quelles sont les offres des repreneurs potentiels ? », Capital,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Camille Harel, « Carrefour reprend Bio c’Bon », sur LSA,
  26. « L'Autorité de la concurrence valide la reprise de Bio C'Bon par Carrefour, sous réserve », sur LEFIGARO (consulté le )
  27. « Plant-sitting : cet été, Bio c’ Bon garde vos plantes », sur L'ADN, (consulté le ).
  28. « Les magasins Bio c' Bon sont des Amistocks d'Emmaüs Défi », sur Emmaüs Défi (consulté le ).
  29. « 20 km de Paris », sur 20 km de Paris (consulté le ).
  30. https://fr.runningheroes.com/challenges/5b23900cf812b2b5d23c6450
  31. « Quand les carottes d'une enseigne bio contiennent plus de pesticides que d'autres carottes non bios », France 3 Régions, (consulté le )
  32. « La chaîne Bio c'Bon mise en cause pour des pesticides dans ses carottes bio », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  33. https://bio-c-bon.eu/fr/resultats-des-analyses
  34. Jorge Carasso, « Bio c’ Bon condamné à rembourser des épargnants », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Lien externe[modifier | modifier le code]