Running

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Course de la Saint-Sylvestre - 15 km - São Paulo - Brésil

Le running est une pratique libre de la course à pied, accompagnée d'objectifs propres à ceux d'une discipline. Le running s'inscrit dans le culte de la performance : courir plus longtemps ou plus vite par exemple. Pour les runners, qui l'exercent de façon régulière voire intensive, il se différencie du jogging qui reste une activité « du dimanche », occasionnelle, pour éliminer les excès ou prendre l'air[1].

Running est un anglicisme, qui vient du mot courir. Il connaît un engouement récent et devient une tendance lourde des sports individuels, avec une croissance régulière du nombre d'adeptes[2].

Du fait de sa forme plus intense que le jogging, beaucoup d'outils sont apparus avec le running, mais aussi des structures et des équipements spécialisés qui permettent aux runners de compléter leur progression athlétique, aux nombres desquels figurent les courses et les rassemblements en tous lieux, les coachs, les académies sportives, les applications dédiées, les chaussures et matériels de running.

Le running constitue aussi un marché commercial, que ciblent les fournisseurs du sport, séduits par sa nouveauté, son aspect à la mode et son expression comme phénomène social.

Définition[modifier | modifier le code]

Terminologie et définition[modifier | modifier le code]

Running signifie en anglais courir, alors que jogging signifie trotter.

Le pratiquant du running est un runner.

Le running est une pratique de la course à pied, qui se compose de phases différentes d'intensité dans un but de performance et de progression athlétique.

Frontière entre définitions[modifier | modifier le code]

Le running inclut donc des phases lentes, lesquelles peuvent être de la marche à pied ou du jogging. Par exemple lors des périodes d'échauffement, où une quinzaine de minutes de jogging est une bonne préparation musculaire et cardiovasculaire à des phases de haute intensité, ou en fin d'exercice pour le retour au calme.

Le jogging et le running ne sont pas antinomiques, puisque le premier exclut seulement les phases de longue durée ou intenses. Les Anglo-saxons ont coutume d'appeler jogging, la course à pied d'une vitesse inférieure à 9 km/h considérée comme modérée, et d'appeler course (ou running en anglais) au-delà.

Le running au sens français a donc une acception plus large que son origine anglaise.

La pratique[modifier | modifier le code]

Le jogging[modifier | modifier le code]

Le jogging convient à tout le monde du fait sa vitesse modérée. Qu'importe que l'on soit débutant, amateur, senior ou en surpoids, les avantages immédiats sont évidents : l'impact sur le sol est modéré, le bassin reste stable et les articulations sont peu mises à contribution[3]. Les joggeurs n'ont pas d'objectifs de compétition. Ils courent pour les effets positifs sur la santé, l'équilibre psychologique ou sur la masse corporelle[4].

Le running[modifier | modifier le code]

Détermination d'objectifs[modifier | modifier le code]

La fixation d'objectifs de course fait partie intégrante du running, relever des défis variés, au nombre desquels la pratique de la compétition, le fait de courir plus vite ou sur une plus longue distance. Le running présente de fait une alternance de phases de course, l'endurance, la course à haute intensité, voire progresser sur des pentes à forte déclivité, qui réclament d'avantages d'efforts cardio-vasculaires, des poumons, des muscles et des ligaments, que le jogging. Une bonne condition physique de base est nécessaire[5]. Pour un débutant, sans condition préalable, les étapes logiques pour se prémunir des blessures sont la marche, le jogging accompagné de marche à pied, et enfin le running, avec un étalement sur quelques mois selon la constitution de départ.

Mental et culte de la performance[modifier | modifier le code]

Le running s'inscrit dans le culte de la performance. Il n'est pas question de se détendre, le dépassement de soi fait partie intégrante de la pratique, avec pour maître mot le mental[4].

Plan d'entraînement[modifier | modifier le code]

Un entraînement structuré et adapté aux objectifs, appelé plan d'entraînement, accompagne souvent la pratique de la discipline, réalisé en solo ou en académie sportive. Les exercices sont surtout effectués en phase aérobie, sauf quand ils sont pratiqués au-dessus de la VMA (vitesse maximale aérobie).

Les lieux[modifier | modifier le code]

En ville sur le bitume ou dans les parcs, en forêt ou à la campagne, en montagne, sur les plages.

Les épreuves de running[modifier | modifier le code]

Des manifestations dédiées sont chaque fois plus nombreuses et traduisent l'engouement pour l'activité; elles réunissent les coureurs dans des cadres variés, et leur permettent de valider la progression athlétique et mentale, au nombre desquelles figurent:

Les courses athlétiques[modifier | modifier le code]

Les courses de vitesse ou de résistance : 5 km, 10 km, semi-marathon, marathon ... Les courses en milieu naturel : trails.

Les courses divertissantes et inhabituelles[modifier | modifier le code]

Courir dans la boue, se faire asperger de couleurs, ou courir de nuit.

L'aspect social[modifier | modifier le code]

Le running est lié à l'idée de communauté. De nombreux sites facilitent le contact entre pratiquants, par le biais d'applications dédiées, de réseaux sociaux et de blogs. Ils y échangent des astuces d'entraînement, de parcours, des commentaires sur les épreuves, des conseils de performances, nutritionnels, d'hydratation ou le vécu des équipements[4].

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

L'entraînement améliore sa vitesse de course du runner, il court plus dynamiquement et ressent les progrès physiques : l'amélioration du rythme de course, de l'endurance et de l'économie de course, avec pour avantages de la pratique régulière et sur le long terme[3]:

Santé[modifier | modifier le code]

- le renforcement de l'ossature, puisque c'est un exercice non porté

- le renforcement du cœur, de la capacité respiratoire, l'amélioration de la circulation sanguine. La tension artérielle diminue[1]

- le renforcement du système immunitaire

- le retardement du vieillissement musculaire[1]

Le running a démontré un impact positif sur la réduction de mortalité pour une pratique entre 2,5h et 4h par semaine[6]. Il s'inscrit dans la récente culture du mieux « Manger - Bouger »[7]. Une étude du Copenhagen City Heart de 2012, menée sur 19 000 personnes, fait ressortir que la pratique environ 2h30 par semaine sur deux à trois séances, améliore l'espérance de vie de 6,2 années pour les hommes et de 5,6 pour les femmes[1]

Amincissement[modifier | modifier le code]

La combustion des calories et l'aide au maintien du poids corporel[8]: c'est un des sports qui consomment le plus de calories avec environ 500 kcal par heure pour une vitesse moyenne de 10 km/h. Pour perdre de la masse grasse, mieux vaut courir lentement mais longtemps[1]. En revanche, le poids n'est pas un marqueur fiable de l'amaigrissement puisqu'on gagne en muscle du fait de l'exercice, et que celui-ci pèse plus lourd que le gras[1]

Renforcement musculaire[modifier | modifier le code]

La pratique conduit a un renforcement des muscles et tendons. Pour augmenter la puissance musculaire, quelques séances de renforcement en salle, en côte ou de vitesse sont nécessaires pour progresser[1].

Évacuer le stress[modifier | modifier le code]

Rien de tel que la course à pied pour se détendre, relâcher les tensions, évacuer le stress et se vider l'esprit. Sans compter la sécrétion d'endorphines et d'adrénaline qu'il provoque, qui donne la pêche et favorise une sensation de bien-être général.

Simplicité[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de crise, alors que les salles de sport sont encore chères, le running est une pratique du sport loisir d'accès facile, car d'initiation très bon marché : une paire de chaussures de running suffit pour débuter. Le coureur exerce l'activité à l'heure de son choix et dans la plupart des lieux extérieurs[4]. « Le running est compatible avec nos emplois du temps et nos vies d'urbains »[7]. Il est praticable sans infrastructure, pas besoin de partenaires ou d'adversaires, ni de budget conséquent.

Authenticité[modifier | modifier le code]

L'homme est conçu pour courir. La pratique du running en extérieur est aisée en toute saison. La variété des entraînements, sur plat, en côtes, en milieu naturel, sur routes, sur chemins et hors sentiers, conduit le runner à explorer son environnement, qu'il soit naturel, urbain voire dans des sites touristiques.

Inconvénients[modifier | modifier le code]

La technique de course est exigeante, elle permet d'augmenter la longueur de la foulée et de l'intensité.

Sollicitations corporelles et risques de surcharge[modifier | modifier le code]

Au fur et à mesure de la croissance de vitesse, les sollicitations sur le corps et les risques de surcharge augmentent. Le running exige une pratique rigoureuse de l'activité[3].

La dynamique de course[modifier | modifier le code]

Position du pied et de la cheville durant l'appui

Formes variées[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Équipements habituels[modifier | modifier le code]

Les chaussures de running

Accessoires[modifier | modifier le code]

Mesure de l'activité[modifier | modifier le code]

La montre équipée (ou non) GPS et de cardio-fréquencemètre

Le téléphone portable avec application dédiée reliée au GPS, avec (ou sans) ceinture cardio-fréquencemètre

Accessoires vêtements[modifier | modifier le code]

Tête[modifier | modifier le code]

Bonnet, bandeau, bandana, casquette

Bras[modifier | modifier le code]

Manchettes isolantes, brassard pour téléphone portable

Mains[modifier | modifier le code]

Gants

Hydratation et alimentation[modifier | modifier le code]

Sac à eau, ceinture à eau

Alimentation[modifier | modifier le code]

Ceinture

Running de nuit[modifier | modifier le code]

Lampe frontale, éperons lumineux, brassard réflectif

Le phénomène de mode[modifier | modifier le code]

Pour qu'une pratique humaine devienne une tendance, la reconnaissance par le monde de la mode est important. C'est justement ce qui s'est passé pour le running, il suffit de voir le nombre d'hommes et de femmes, qui arborent des chaussures de course orange, jaune ou rose fluo associées à une tenue plus classique. Coupes près du corps, couleurs attirantes, motifs modernes, le runner s'équipe de plus en plus avec un souci d'esthétique[4]. Le running est souvent synonyme de style, alors que le jogging évoque le survêtement du dimanche un peu difforme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Claire Sassonia, « Fini le jogging, mettez-vous au running ! », sur Au Féminin, (consulté le 8 mars 2015)
  2. Relaxnews, « Running : des astuces pour s'entraîner », sur Doctissimo, (consulté le 3 mars 2015)
  3. a, b et c « Jogging vs. Running », sur Ochsner Sport Coach (consulté le 8 janvier 2015)
  4. a, b, c, d et e Sara Taleb, « Comment le running a remplacé le bon vieux jogging », sur Le HuffPost, (consulté le 8 janvier 2015)
  5. (en) State Government of Victoria - Australie, « Running and jogging - health benefits », sur Better Heath Channel, (consulté le 8 janvier 2015)
  6. Vincent Bargoin, « Running : comment doser les entrainements pour le meilleur impact sur la mortalité », sur The heart.org, (consulté le 3 mars 2015)
  7. a et b Laurent David Samama, « Mathieu Le Maux : “Le running est devenu un phénomène de société” », sur Les Inrocks, (consulté le 7 mars 2015)
  8. (en) State Government of Victoria - Australie, « Running and jogging - health benefits », sur Better Heath Channel, (consulté le 8 janvier 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]