Batailles de Saalbourg et de Schleiz

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Batailles de Saalbourg et de Schleiz
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La ville de Schleiz en 1810, vu sur une gravure de Johann Baptist Hoessel.

Informations générales
Date
Lieu Saalburg-Ebersdorf
Schleiz
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Flag of Electoral Saxony.svg Royaume de Saxe
Commandants
Jean-Baptiste Bernadotte
Joachim Murat
Bogislav Friedrich Emanuel von Tauentzien
Forces en présence
4 000 hommes
12 canons
2 600 hommes
8 canons
Pertes
légères 566 hommes
1 canon

Campagne de Prusse et de Pologne

Batailles

Cap-Vert (navale) · San Domingo (navale) · Río de la Plata


Campagne de Dalmatie (1806-1807)
Raguse · Castel-Nuovo


Campagne de Prusse (1806)
Saalbourg et Schleiz · Saafeld · Auerstaedt · Iéna · Halle · Magdebourg · Lübeck · Golymin · Pułtusk · Stralsund


Campagne de Pologne (1807)
Eylau · Ostrołęka · Dantzig · Guttstadt · Heilsberg · Friedland


Traité de Tilsit
Coordonnées 50° 35′ 00″ Nord, 11° 49′ 00″ Est

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(Voir situation sur carte : Europe)
 Différences entre dessin et blasonnement : Batailles de Saalbourg et de Schleiz.

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 Différences entre dessin et blasonnement : Batailles de Saalbourg et de Schleiz.

Les batailles de Saalbourg et de Schleiz se déroulent le à Saalburg-Ebersdorf et Schleiz, dans le royaume de Prusse. Elles opposent le 1er corps français de la Grande Armée commandé par le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte aux troupes prussiennes et saxonnes sous les ordres du général prussien Bogislav Friedrich Emanuel von Tauentzien. L'affrontement — le premier de la guerre de la Quatrième Coalition — se solde par une victoire française.

Alors qu'elle progresse au nord à travers la forêt de Franconie, l'armée française dirigée par l'empereur Napoléon Ier vient donner sur la gauche du dispositif prusso-saxon établi en bordure du territoire prussien et de la Saxe. Le 9 octobre 1806, la division du général Drouet d'Erlon, appartenant au 1er corps de Bernadotte, se heurte aux avant-postes prussiens de Tauentzien. Devant la supériorité numérique des Français, ce dernier amorce sa retraite mais le maréchal Murat, arrivé sur place, lance une poursuite énergique. Un contingent prussien isolé du gros des troupes est mis en pièces par la cavalerie française et essuie des pertes sévères. Le reste des forces de Tauentzien se replie vers le nord, atteignant Auma dans la soirée.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne de Prusse et de Pologne.

Politique[modifier | modifier le code]

Le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, huile sur toile anonyme.

Le 3 novembre 1805, pendant la guerre de la Troisième Coalition, le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse signe le traité de Potsdam avec l'un des principaux belligérants du conflit, le tsar Alexandre Ier de Russie. Il en résulte l'envoi d'un parlementaire auprès de Napoléon Ier afin de lui transmettre un ultimatum : si l'Empereur refuse d'évacuer la Hollande et la Suisse, d'une part, et s'il ne renonce pas au trône d'Italie, d'autre part, alors la Prusse rejoindra la guerre contre la France aux côtés de l'Autriche et de la Russie[1].

Curieusement, la Prusse a déjà mobilisé son armée contre la Russie au mois de septembre lorsque le tsar propose à son souverain de se joindre à la Troisième Coalition. Irritée par le passage des troupes napoléoniennes sur son territoire d'Ansbach, en septembre 1805, la Prusse se montre très ouverte à une entente avec la Russie[2]. De son côté, Napoléon parvient à garder auprès de lui l'ambassadeur prussien Christian von Haugwitz suffisamment longtemps pour lui permettre d'assister à sa grande victoire d'Austerlitz, le 2 décembre 1805. Quelque temps plus tard, l'Autriche demande la paix et la Russie retire ses troupes, entraînant la dissolution effective de la coalition[3].

Le 15 février 1806, Napoléon manipule la Prusse en acceptant le transfert de certains territoires prussiens en échange de la rétrocession du Hanovre, alors sous contrôle de la France[4]. L'invasion du royaume de Naples par les forces françaises, entamée à partir du 8 février, se termine le 23 juillet avec la chute du dernier point de résistance[5]. Deux jours après, l'Empereur crée la confédération du Rhin, un regroupement d'« états satellites » de la France installé en plein cœur du territoire allemand[6]. Conséquence de ces multiples provocations, le parti de la guerre à la cour de Prusse, mené par la reine Louise, voit son influence s'accroître rapidement. Le pacifique Haugwitz est démis de ses fonctions ministérielles et le 7 août 1806, le roi Frédéric-Guillaume se résout à déclarer la guerre à la France[7].

Militaire[modifier | modifier le code]

Campagne de 1806, théâtre des opérations.

La Prusse mobilise 171 000 soldats, dont 35 000 cavaliers, 15 000 artilleurs et 20 000 alliés saxons. Ces forces se répartissent en trois groupes. Le duc Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel reçoit le commandement du centre à proximité de Leipzig et de Naumbourg. L'aile gauche, sous la direction du General der Infanterie Frédéric-Louis de Hohenlohe-Ingelfingen, se rassemble près de Dresde avec dans ses rangs un contingent saxon. L'aile droite, enfin, se positionne entre Göttingen et Mühlhausen sous l'autorité combinée des généraux Ernst von Rüchel et Gebhard Leberecht von Blücher[8].

Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte, commandant en chef le 1er corps de la Grande Armée.

Informé des préparatifs de guerre prussiens, Napoléon fait appel à 50 000 conscrits de la classe 1806 le 5 septembre et met les troupes stationnées sur le territoire allemand en état d'alerte. Lorsqu'il apprend que les Prussiens ont intégré l'armée saxonne à leurs propres effectifs, il regroupe rapidement sa Grande Armée en vue d'anéantir les forces prussiennes. Le 5 octobre, l'Empereur prescrit l'ordre de marche pour l'invasion de l'électorat de Saxe. Le 1er corps du maréchal Jean-Baptiste Bernadotte progresse en tête de la colonne centre, suivi par le 3e corps du maréchal Louis Nicolas Davout, le gros de la réserve de cavalerie aux ordres du maréchal Joachim Murat et la Garde impériale dirigée par le maréchal François-Joseph Lefebvre. La colonne de droite est formée par le 4e corps du maréchal Jean-de-Dieu Soult en tête, avec en arrière le 6e corps du maréchal Michel Ney et les troupes bavaroises. À gauche s'avancent respectivement le 5e corps du maréchal Jean Lannes et le 7e corps du maréchal Pierre Augereau. Napoléon a défini les axes de progression comme suit : la colonne de droite marche en direction de Hof, la colonne centre de Kronach jusqu'à Schleiz et la colonne de gauche de Cobourg jusqu'à la ville de Saalfeld[9].

La colonne de droite aligne 59 131 hommes, englobant les effectifs du 4e corps (30 956 fantassins, 1 567 cavaliers et 48 canons) et ceux du 6e corps (18 414 fantassins, 1 094 cavaliers et 24 canons) ainsi que la division bavaroise du lieutenant-général Carl Philipp von Wrede qui compte 6 000 fantassins, 1 100 cavaliers et 18 canons. La colonne de gauche, la plus faible du dispositif français, comprend les 19 389 fantassins, les 1 560 cavaliers et les 28 canons du 5e corps, auxquels s'ajoute le 7e corps avec ses 15 931 fantassins, ses 1 175 cavaliers et ses 36 canons. La colonne centre, forte de 75 637 hommes, voit ses effectifs répartis entre le 1er corps (19 014 fantassins, 1 580 cavaliers et 34 canons), le 3e corps (28 655 fantassins, 1 538 cavaliers et 44 canons), la Garde impériale (4 900 fantassins, 2 400 cavaliers et 36 canons) et la réserve de cavalerie (17 550 cavaliers et 30 canons). Ces effectifs ne prennent pas en compte les 9 000 artilleurs, sapeurs et autres corps de service[10].

Grenadiers prussiens du bataillon Von Losthin défendant un pont, par Richard Knötel.

Dans le même temps, le haut commandement prussien se réunit à plusieurs reprises en conseil de guerre sans qu'une stratégie d'ensemble puisse être adoptée. Le 5 octobre, une reconnaissance révèle que l'armée de Napoléon a déjà quitté Bayreuth pour se diriger au nord vers la Saxe. Pour parer à cette menace, Hohenlohe se met en marche sur Rudolstadt tandis que le duc de Brunswick fait de même sur Erfurt ; Rüchel, de son côté, doit occuper Gotha. L'aile droite se voit assigner la mission d'envoyer des détachements sur Fulda afin de menacer les lignes de communications françaises ; quant à la réserve, sous le duc Eugène-Frédéric de Wurtemberg, elle a ordre de quitter Magdebourg pour Halle[11].

Le maréchal Joachim Murat, commandant en chef la réserve de cavalerie de la Grande Armée.

La forêt de Thuringe et la forêt de Franconie s'étendent au nord-ouest de la Bohême. Cet espace, composé de montagnes boisées d'environ 750 m d'altitude, n'est traversée en 1806 que par des routes mauvaises et difficilement praticables. Pour entrer en territoire ennemi, Napoléon décide d'emprunter la route où le terrain accidenté est le moins dense, à savoir l'est de la forêt de Franconie[12]. L'armée française franchit la frontière saxonne le 8 octobre, précédée par un écran de cavalerie légère. N'étant pas absolument certain de l'emplacement exact des troupes prusso-saxonnes, Napoléon organise son armée en « bataillon carré » afin d'être en mesure de contrer une attaque venant de n'importe quelle direction[13].

Le maréchal Murat mène personnellement le contingent de cavalerie légère en avant du dispositif français. À l'est, la brigade du général Antoine Charles Louis de Lasalle est en reconnaissance aux abords de Hof tandis que celle du général Jean-Baptiste Milhaud explore la région en direction de Saalfeld à l'ouest. Napoléon a également donné l'ordre au général Pierre Wattier de prendre la tête d'un régiment de sa brigade et de se porter aussi loin que possible en avant du 1er corps. Toutes ces manœuvres de la cavalerie légère visent à localiser précisément les unités prussiennes et saxonnes et de fournir un plan détaillé du réseau routier. Le 8, les cavaliers de Murat s'emparent du pont de Saalburg-Ebersdorf et forcent le petit détachement de garde à rétrograder sur Gefell. Il y est rejoint par le général-major Tauentzien dont la division recule vers le nord depuis Hof. Le commandant prussien regroupe ses hommes dans la soirée, à hauteur de la petite ville de Schleiz[14].

À ce moment, ce sont près de 9 000 Saxons qui stationnent à Auma, à 15 km au nord-est de Schleiz. Un détachement prussien sous les ordres de l'oberst Carl Andreas von Boguslawski est en poste à 18 km de là, dans la ville de Neustadt an der Orla. En outre, à 20 km de Schleiz, 600 cavaliers commandés par le général-major Christian Ludwig Schimmelpfennig occupent Pößneck[15]. À cet ensemble s'ajoute la division Tauentzien forte de 6 000 Prussiens et de 3 000 Saxons[13]. En face, Bernadotte déploie trois divisions d'infanterie sous les ordres respectifs des généraux Jean-Baptiste Drouet d'Erlon, Pierre Dupont de l'Étang et Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière[16], ainsi qu'une brigade de cavalerie sous le général Jacques Louis François de Tilly. Le parc d'artillerie de réserve est sous la responsabilité du général de division Jean-Baptiste Éblé[17].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

La bataille de Schleiz à h de l'après-midi, le 9 octobre 1806.

Le 9 octobre 1806, un premier engagement oppose les troupes de Bernadotte et de Tauentzien près du bois d'Oschitz, au sud de Schleiz. Bernadotte ordonne au brigadier François Werlé de nettoyer la forêt sur la droite alors que la division Drouet d'Erlon se dirige sur la ville. L'infanterie progresse au milieu des arbres, suivi par le régiment de cavalerie de Wattier. L'avant-garde de Werlé réussit finalement à prendre possession du bois mais la présence des Prussiens du général Bila l'empêche de pousser plus avant[18].

Le général-major Bogislav Friedrich Emanuel von Tauentzien, commandant en chef les forces prussiennes.

À h, les Français sont là en force et Tauentzien décide d'abandonner Schleiz. Sa division retraite vers le nord, couverte par l'arrière-garde de Bila — un bataillon d'infanterie et un régiment et demi de cavalerie. Drouet d'Erlon passe à l'attaque vers h et expulse de Schleiz les derniers éléments prussiens. Au nord de la ville, Murat charge l'arrière-garde de Tauentzien avec le 4e régiment de hussards mais l'assaut est repoussé par les cavaliers prussiens. Bientôt renforcé par le 5e régiment de chasseurs à cheval et soutenu par l'infanterie, Murat refoule peu à peu les troupes de Bila dans les bois au nord de Oettersdorf[19].

Peu de temps avant, Tauentzien a détaché un officier du nom de Hobe avec un bataillon, un escadron et deux canons à Crispendorf, à environ 6 km à l'ouest de Schleiz. Hobe a pour mission de protéger le flanc droit des Prussiens et de garder le contact avec la cavalerie de Schimmelpfennig à Pößneck. Lorsque Tauentzien commence à décrocher, Hobe se replie à son tour par le nord-est pour faire sa jonction avec le reste de la division. Dans les bois près de Pörmitz, un village situé à 4 km au nord de Schleiz, son détachement se retrouve pris entre la cavalerie de Murat et l'un des bataillons de Drouet d'Erlon. Pris au piège dans une zone marécageuse, le contingent de Hobe est sévèrement étrillé et perd l'un de ses canons. De fait, la plupart des pertes enregistrées par les Prussiens au cours de la bataille proviennent du détachement de Hobe[20]. Au total, 12 officiers et 554 hommes sont tués, blessés, capturés ou disparus, auxquels s'ajoute la perte d'une pièce d'artillerie capturée par les Français. Les pertes françaises sont inconnues mais probablement limitées[21].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le général de division Jean-Baptiste Drouet d'Erlon, commandant une division du corps de Bernadotte.

Les troupes de Tauentzien, épuisées et affamées, retraitent sur Auma où elles installent leur bivouac à h du soir. Avec le renfort des soldats saxons du General der Kavallerie Hans Gottlob von Zeschwitz, ce sont 16 400 hommes qui stationnent dans la ville. Ce soir-là, Boguslawski et ses 3 000 hommes sont toujours à Neustadt tandis que les 600 cavaliers de Schimmelpfennig restent à Pößneck. Le flanc ouest est gardé par la division du prince Louis-Ferdinand de Prusse (8 000 hommes) et le flanc est par une fraction du corps de Hohenlohe (8 000 hommes également) à Orlamünde, au sud de Iéna[22].

Pendant ce temps, le reste de l'armée prussienne se situe à l'ouest avec le corps principal du duc de Brunswick à Erfurt, Rüchel près de Gotha et Blücher à Eisenach. Le grand-duc Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach, à la tête d'un corps de 11 000 hommes précédé d'une avant-garde, est à Schmalkalden et un détachement sous le général Christian Ludwig von Winning tient Vacha. Plus éloignée, la réserve du duc de Wurtemberg se trouve au nord entre Halle et Magdebourg[23].

À l'annonce du combat de Schleiz, Hohenlohe envisage de regrouper ses troupes de l'aile gauche entre Iéna et Rudolstadt puis de faire mouvement vers l'est pour soutenir Tauentzien et Zeschwitz. Toutefois, le duc de Brunswick oppose son refus et Hohenlohe doit suspendre la manœuvre. Dans le même temps, les dépêches confuses qu'il adresse à Louis-Ferdinand sont mésinterprétées par le jeune prince qui croit devoir défendre Saalfeld face au corps de Lannes qui approche. La bataille de Saalfeld a lieu le lendemain entre les deux partis[24].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte dans son rapport essaiera de transformer cet accrochage en une grande bataille. Il est vrai que le 1er corps n’aura pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent durant cette glorieuse campagne.
Savary, aide de camp de l’Empereur ne mentionne même pas ce combat dans ses mémoires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kagan 2006, p. 539 à 541.
  2. Kagan 2006, p. 530 à 535.
  3. Chandler 1966, p. 443.
  4. Chandler 1966, p. 447.
  5. Schneid 2002, p. 48 et 55.
  6. Chandler 1966, p. 449.
  7. Chandler 1966, p. 453.
  8. Chandler 1966, p. 456.
  9. Chandler 1966, p. 460 à 467.
  10. Petre 1993, p. 74.
  11. Chandler 1966, p. 458 et 459.
  12. Petre 1993, p. 75.
  13. a et b Chandler 1966, p. 468.
  14. Petre 1993, p. 82 et 83.
  15. Petre 1993, p. 84.
  16. Petre 1993, p. 202.
  17. Smith 1998, p. 223 et 227.
  18. Petre 1993, p. 84 et 85.
  19. Petre 1993, p. 85.
  20. Petre 1993, p. 85 et 86.
  21. Smith 1998, p. 223.
  22. Petre 1993, p. 86 et 87.
  23. Petre 1993, p. 87.
  24. Chandler 1966, p. 470.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Frederick Kagan, The End of the Old Order : Napoleon and Europe, 1801-1805, Cambridge, Da Capo Press, (ISBN 0-306-81137-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) David Chandler, The Campaigns of Napoleon, New York, Macmillan, . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Frederick Schneid, Napoleon's Italian Campaigns : 1805-1815, Westport, Praeger Publishers, (ISBN 0-275-96875-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Francis Loraine Petre, Napoleon's Conquest of Prussia 1806, Londres, Lionel Leventhal Ltd, (ISBN 1-85367-145-2). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill, (ISBN 1-85367-276-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]