Bataille du Mans (1871)

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Bataille du Mans
Description de cette image, également commentée ci-après

Le général Chanzy à la bataille du Mans, tableau de Maurice Orange.

Informations générales
Date 11 -
Lieu Champagné
Issue Victoire prussienne
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Commandants
Antoine Chanzy Frédéric Charles de Prusse
Forces en présence
150 000 hommes 67 000 hommes
318 canons[1]
Pertes
7 000 morts ou blessés
22 000 prisonniers
50 000 déserteurs
557 morts
1 470 blessés
135 disparus[1]

Guerre franco-allemande de 1870

Batailles

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Coordonnées 48° 00′ 32″ nord, 0° 22′ 32″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille du Mans

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille du Mans

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

(Voir situation sur carte : Sarthe)
Bataille du Mans

La bataille du Mans eut lieu les 11 et , à une dizaine à l'est du Mans dans la Sarthe, essentiellement sur le site du camp militaire d'Auvours à Champagné (d'où le nom parfois attribué de bataille d'Auvours), ainsi qu'à Changé[2]. Ce fut une défaite décisive de la France contre la Prusse dans le cadre de la guerre franco-allemande de 1870.

Après la bataille d'Orléans, du 2 au , le général Chanzy prit le commandement de l'armée de la Loire et regroupa les forces françaises vers Le Mans. Trois de ses corps lui sont alors retirés pour renforcer l'armée de l'Est.

Contexte[modifier | modifier le code]

Déroulement[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

L'armée bretonne de Conlie[modifier | modifier le code]

Cinquante à soixante mille mobilisés bretons, formant l'armée de Bretagne, d'abord sous les ordres du général comte de Kératry puis du général de Marivault, furent rassemblés dans le camp de Conlie. Mal vêtus, contraints de monter leurs tentes dans un terrain récemment labouré, devenu bientôt fangeux, sans aucun approvisionnement, tant alimentaire que d'ordre militaire, ils furent bientôt la proie de maladies (fièvre typhoïde, variole…). Gambetta les considérant comme des Chouans potentiels, il n'équipa qu'une infime fraction des troupes avec à peine plus de 4 000 vieux fusils à percussion de types divers, parfois rouillés, dont les plus modernes étaient des Springfield datant de la guerre de Sécession. De plus, ils furent dotés de munitions hétéroclites qui, parfois, ne correspondaient pas à leurs armes, ou dont la poudre avait été « délavée » par l'humidité et se révélaient incapables de faire feu. Dans le pire des cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir, s'avérant plus dangereuses pour leur utilisateur que pour l'ennemi. Indigné par le sous-équipement de ses troupes et les conditions sanitaires déplorables qui leur étaient imposées, et n'obtenant pas de réponse satisfaisante du Gouvernement de Défense nationale, Keratry demanda à être relevé de son commandement.

Déplacés à la Tuilerie dans un saillant, et portés à la pointe de la défense française, alors qu'ils ne devaient former qu'une armée de réserve, ils furent rapidement obligés de reculer, après la déroute des forces régulières françaises, le .

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, Volume 66, 1957, p.92.
  2. La bataille du Mans sur loire1870.fr.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Colonel Rousset, Histoire générale de la Guerre franco-allemande, tome 2, édition Jules Tallandier, Paris, 1911.
  • (fr) Frédéric Beauchef, 1871, Le Mans une bataille oubliée, éditions Libra Diffusio, Le Mans, 2010, (ISBN 978-2844924735).
  • (en) Michael Howard, The Franco-Prussian War: German Invasion of France, [EO 1962], Routledge, 2001, (ISBN 978-0415266710).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]