BD +17° 3248

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BD +17° 3248

Époque J2000

Données d'observation
Ascension droite 17h 28m 14,46970s[1]
Déclinaison +17° 30′ 35,8400″[1]
Constellation Hercule
Magnitude apparente 9,37[2]
Caractéristiques
Type spectral KII vw[3]
Indice U-B +0,08[2]
Indice B-V +0,66[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −146,55[4] km/s
Mouvement propre μα = −46,61[1] mas/a
μδ = −23,51[1] mas/a
Parallaxe 3,37 ± 1,77[1] mas
Distance ~1000 a.l.
Magnitude absolue +2,16+0,74
−1,14
[5]
Caractéristiques physiques
Masse 0,55−0,85[5] M
Rayon 2,30[5] R
Température 5 200±150[5] K
Métallicité –2,02[6]
Âge 13,8±4[5] a

Autres désignations

BD +17 3248, HIP 85487[3].

BD +17° 3248 est une vieille étoile, astronomiquement parlant, située dans le halo galactique de la Voie lactée, à environ 968 années-lumière du Système solaire. Étoile de population II, elle est ultra pauvre en métaux[5] ; elle appartient de plus à la sous-classe des étoiles, très peu nombreuses, qui fabriquent des éléments chimiques lourds par le processus r.

Elle est étudiée depuis 2000 grâce à trois télescopes : Hubble, Keck I et le Harlan J. Smith de l'observatoire McDonald. Ils ont permis de prouver que plusieurs éléments chimiques, du germanium (Z=32) à l'uranium (Z=92), s'y trouvent sous forme atomique. L'étude des rayons ultraviolets du spectre stellaire, menée grâce à Hubble, a permis de démontrer l'existence de platine, d'osmium et, pour la première fois hors du Système solaire, d'or. À partir du baryum (Z=56), tous les éléments chimiques qui contribuent à l'abondance des éléments chimiques du Système solaire ont été formés selon le processus r[5].

Respectivement à l'université Johannes Gutenberg de Mayence et à l'université de Bâle, les équipes de Karl-Ludwig Kratz (en) et Friedrich-Karl Thielemann (en), pour l'élément chimique stable europium (Z=63) et les éléments radioactifs thorium (Z=90) et uranium (Z=92), ont comparé les abondances observées aux abondances calculées pour ces éléments formés par le processus r lors de l'explosion d'une supernova à effondrement de cœur. Les chercheurs ont pu estimer ainsi l'âge de cette étoile à 13,8 ± 4 milliards d'années. Une autre étoile de la même sous-classe, BPS CS 31082-0001, est d'un âge semblable. Elles sont apparues plusieurs centaines de millions d'années après le Big Bang[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « BD +17° 3248 » (voir la liste des auteurs).

  1. a, b, c, d et e (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a, b et c (en) B. W. Carney, « A photometric search for halo binaries. I - New observatinal data. II - Results », The Astronomical Journal, vol. 88,‎ , p. 610 (DOI 10.1086/113350).
  3. a et b SIMBAD Astronomical Object Database, « BD+17 3248 -- Horizontal Branch Star », Centre de Données astronomiques de Strasbourg (consulté le 10 mars 2012)
  4. (en) P. Bonifacio, M. Spite, R. Cayrel, V. Hill, F. Spite, P. François, B. Plez, H.-G. Ludwig, E. Caffau, P. Molaro, E. Depagne, J. Andersen, B. Barbuy, T. C. Beers, B. Nordström et F. Primas, « First stars XII. Abundances in extremely metal-poor turnoff stars, and comparison with the giants », Astronomy and Astrophysics, vol. 501, no 2,‎ , p. 519–530 (ISSN 0004-6361, DOI 10.1051/0004-6361/200810610).
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) John J. Cowan, Christopher Sneden, Scott Burles, Inese I. Ivans, Timothy C. Beers, James W. Truran, James E. Lawler, Francesca Primas, George M. Fuller, Bernd Pfeiffer et Karl‐Ludwig Kratz, « The Chemical Composition and Age of the Metal‐poor Halo Star BD +17o3248 », The Astrophysical Journal, vol. 572, no 2,‎ , p. 861–879 (ISSN 0004-637X, DOI 10.1086/340347).
  6. (en) Debra L. Burris, Catherine A. Pilachowski, Taft E. Armandroff, Christopher Sneden, John J. Cowan et Henry Roe, « Neutron‐Capture Elements in the Early Galaxy: Insights from a Large Sample of Metal‐poor Giants », The Astrophysical Journal, vol. 544, no 1,‎ , p. 302–319 (ISSN 0004-637X, DOI 10.1086/317172).

Liens externes[modifier | modifier le code]