Arlette Chaumorcel

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Arlette Chaumorcel
Arlette Chaumorcel.jpg
Arlette Chaumorcel en 2020.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Arlette BrionneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Arlette Chaumorcel, née Brionne à Châteaubourg, Ille-et-Vilaine, le est une poétesse française du XXe siècle.

Poète et romancière, elle est membre de plusieurs jurys littéraires tels que le prix des Trouvères, le concours Africa poésie, prix découverte Simone de Carfort, prix des musées, prix des Beffrois[1]. Elle est également présidente d'honneur et co-fondatrice avec Noël Josèphe[2] de la Maison régionale de la poésie [3],[4],[5],[6] des Hauts-de-France.

Intervenante et conférencière, elle intervient et anime des ateliers de poésie en direction de tous les publics[7]. Arlette Chaumorcel présente son œuvre poétique aux élèves des classes de première, à la demande des professeurs, dans le cadre de l'épreuve littéraire du baccalauréat où sont présentés ses textes[8].

Biographie[modifier | modifier le code]

Arlette est la fille d’Emile Brionne (né à Domfront (Orne) le 25 avril 1885 - 19 septembre 1944) et de Maximilienne Hèches (née à Barzun le 3 décembre 1907 - 16 janvier 1992). La rencontre entre le Normand, Emile, et la jeune femme du Béarn, Maximilienne, se situe à Segré. Maximilienne est beaucoup plus jeune qu’Emile, néanmoins ils se marient le 26 septembre 1930 à Segré. De cette union naîtront quatre enfants Gérard (27 février 1933), Arlette (20 mai 1935), Irène (19 mars 1937) et Robert (26 octobre 1943). La famille est installée en 1934 à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) où Emile est percepteur. Lors de la déclaration de guerre en 1939, Emile entre en conflit avec son administration. Il est un opposant farouche au Maréchal Pétain. La perception de Châteaubourg est réquisitionnée par les Allemands. La famille doit vivre avec l’envahisseur honnit dans sa propre maison. Des altercations éclatent fréquemment entre Emile et les officiers allemands jusqu’au jour où, à la suite d’un différent avec un collaborateur du village, un officier plaque son revolver sur la tempe d’Emile. Après la libération Emile décède. Il a mal supporté les quatre années de guerre et la mort de son fils Robert, décédé d’une broncho-pneumonie (9 février 1944 à l’âge de 4 mois). Maximilienne, veuve à trente-trois ans, quitte Châteaubourg avec ses trois enfants et s’installe à Domfront dans l’Orne, où Emile possédait une petite propriété.

Le deuil du petit frère, celui du père et les années de guerre, marquent Arlette Chaumorcel et son œuvre. La situation matérielle précaire de Maximilienne l’oblige à placer Gérard et Arlette en pension dans le Cours Complémentaire de La Ferté-Macé, où Arlette est pensionnaire durant trois ans. En 1949, alors élève de troisième, Arlette entre au collège de Domfront (actuel lycée Auguste Chevalier). Elle y fait la connaissance de Francis Chaumorcel, scolarisé dans la même classe. Francis a subi l’exode en 1940, suite aux bombardements de Dunkerque d’où il est originaire. Son père Raymond Chaumorcel (24 mai 1904 - 16 juin 1973) fait prisonnier en 1940 est absent. C’est accompagné de sa mère Gabrielle Soète, (31 mai 1909 - 22 mai 1986) de son frère et de sa sœur, que Francis suit la longue file des réfugiés qui fuient vers la Normandie. La famille est d’abord hébergée à Avranches (1940 - 1941) puis à Domfront (Orne) à partir de 1941.

Au lycée Chevalier Arlette rencontre également André Malartre, professeur d’éducation physique, qui ouvre un atelier théâtre en lequel les deux adolescents s’investissent.

Arlette bénéficie des cours de français de Michel Vincent, professeur éclairé qui lui fait découvrir Jean Racine, Victor Hugo, Molière, Alfred de Musset, Honoré de Balzac, Émile Zola, Guy de Maupassant, François-René de Chateaubriand... En 1953, au baccalauréat, sur 10 élèves présentés à la session de juin, deux seront reçus: Francis Chaumorcel en mathématiques et Arlette Brionne en philosophie. Arlette prend un poste de surveillante au lycée de jeunes filles au Havre où elle est nommée le 13 octobre 1953. Elle entre comme institutrice remplaçante, en janvier 1954 à Caullery (Nord). Francis Chaumorcel, photographe[9],[10] et Arlette Brionne se marient à Dunkerque le 17 juillet 1954. Evelyne[11], Chantal[12] et Florence[13] naîtront de cette union. À la rentrée 1955 ils sont nommés, lui, à l’école des garçons, elle, à l’école des filles de Loon-Plage. L’école des filles est dirigée par Micheline Devynck, épouse du poète André Devynck. Une amitié littéraire s’engage. Cette rencontre est importante à plusieurs titres, au titre de la Poésie, mais surtout dans l’aventure du poète. André Devynck est un ami du peintre Arthur Van Hecke. Celui-ci de passage chez les Devynck décide de faire le portrait d’Evelyne, fille aînée de Francis et Arlette. C’est cette petite fille au chapeau rouge et à la robe blanche qui est à l’origine de l’amitié indéfectible qui lie Arthur Van Hecke et Arlette Chaumorcel. Elle pose d'ailleurs, fréquemment pour l'artiste[14] et fait un don important d’œuvres d'Arthur Van Hecke, au musée de Roubaix[15] La Piscine (musée).

Les rencontres et les déménagements se succèdent. En 1968, Arlette Chaumorcel est directrice d’école à Wez-Macquart (La Chapelle-d'Armentières). Elle fait alors la rencontre de Roger Lahaye[16],[17] musicien. C’est la naissance d’un duo Auteur/Compositeur/Interprète. Plus de 150 chansons enregistrées sont le fruit de cette coopération entre les deux artistes.

Peu avant, en 1966, Pierre Descamps, rédacteur de la revue Plein-Nord, et Jean-Marie Sourgens, chargé de la culture à la Voix du Nord, consacrent un reportage à Arlette Chaumorcel . Robert Lefebvre, journaliste à la Voix du Nord, qui prépare le « Prix jeune Poésie » du journal, invite Arlette Chaumorcel à être dans le jury. C’est la première fois qu’Arlette se trouve impliquée en tant que juré. Avec elle dans le jury, se trouvent Bernard Dimey et Luc Bérimont. Les amitiés se nouent. Robert Lefebvre et son épouse Nelly Laurence , présentent le céramiste Jean Brisy à Arlette. A la suite du décès de Jean Brisy, une plaque portant une partie d’un poème d’Arlette Chaumorcel est fixée sur la maison du céramiste, 2 place aux oignons à Lille. Le poème est dédié à Jean Brisy.

A doué-la-Fontaine, en 1967, Arlette obtient un 3e prix au concours de la Rose d’Or et y rencontre Eugène Beaumont écrivain, président du Comité de la Rose, Gérard Brecq sculpteur, Henry Rougier, Jean Bancal, Jean L’Anselme, et Jean Dubacq. Une correspondance de plusieurs années s’établit entre eux.

A partir de 1973, Arlette Chaumorcel, lauréate du prix de la Rose d’Or de la Poésie en 1972 et du prix de la Rose d’or de la chanson en 1969, devient membre permanent du jury de Doué-la-Fontaine. Elle retrouve André Malartre le professeur poète de son adolescence et participe à plusieurs reprises au jury de la Rose d’or avec Luc Bérimont, Hervé Bazin, André Berry et Pierre Hiégel qu’elle seconde au jury de la chanson.

Amie intime d’Arthur Van Hecke, il lui permet de rencontrer le peintre François Seys (peintre de la mouvance Nicolas De Staël ) avec lequel elle se lie d’amitié. Avec Robert Lefebvre elle fait la connaissance un soir de récital rue de la monnaie à Lille de Serge Contesse qui lui aussi devient l’un de ses intimes. Serge Contesse, photographe à la Voix du Nord, est peintre. Plus tard Claude Génisson à son tour entrera dans le cercle des amis - Francis Chaumorcel ayant été choisi par le peintre Claude Génisson pour une série de portraits nécessaires à son exposition au château de Vacoeuil.

Au début de l’année 1980, Pierre Descamps, met Arlette en relation avec le poète André Peragallo retiré en Champagne. Par son intermédiaire, Arlette devient l’amie de Jean-Paul Mestas, poète, et de Christiane, son épouse, peintre. Tous deux animent la revue Jalons.

A la même époque lors d’un récital « Poètes vos papiers » donné au théâtre d’Arras Arlette fait la connaissance de Pierre Seghers. Celui-ci s’éprend des chansons d’Arlette Chaumorcel, mises en musique et interprétées par Roger Lahaye et s’éprend également du travail du photographe Francis Chaumorcel une nouvelle amitié vient de naître. Arlette entretiendra avec Pierre et Colette Seghers de loin en loin jusqu’à la mort de celle-ci une correspondance. Arlette Chaumorcel est à l’origine du baptême du square Pierre Seghers et de la stèle érigée par la ville de Lens en février 2018.

A partir de 1990, Arlette Chaumorcel s’implique à la Maison de la Poésie des Hauts-de-France, située à Beuvry, dont elle est cofondatrice avec le Président de Région Noël Josèphe. D’autres rencontres avec des poètes, des musiciens ou des peintres s’y font. Parmi elles, Jean Orizet et Marie-Claire Bancquart invités à l’Alliance Française de Torreón, au Mexique, pour fêter le printemps des poètes en 2005 en même temps que se déroulent deux expositions photographiques de Francis Chaumorcel et des animations menées par Arlette Chaumorcel.

Présidente d’honneur de la Maison Régionale de la Poésie des Hauts-de-France, elle y rencontre et accueille de nombreux artistes dont ; Jacques Charpentreau, Jean-Michel Delambre, Josette Frigiotti, Jean Le Boël, Jean-Daniel Robert, Michel Bülher, Julos Beaucarne, le sculpteur Fredy Taminiaux, le peintre Rosine Devynck, le sculpteur-graveur Jacques Declercq, la collagiste Ghislaine Lejard, Jean-Marie Gilory, Jean Bensimon, Bruno Rombi, André Doms, Jean-Claude Albert Coiffard, Martine Morillon poète directrice de Poésie Première, le poète et résistant Georges-Emmanuel Clancier... la liste n’est pas exhaustive dans le mouvement perpétuel de la Poésie.

Arlette Chaumorcel réside à Merville (Nord), exerce le métier d'enseignante et termine sa carrière de directrice d'école pour se consacrer à sa passion et son talent: l'écriture[18],[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Arlette Chaumorcel publie une trentaine de recueils de poésie et de contes[20], dont son recueil de comptines « Le buisson d’Annelise » qui est remarqué par la Bibliothèque Nationale de France et exposé à Paris en 1987[21].

Ses œuvres sont traduites dans plus de vingt langues et publiées dans de nombreuses anthologies nationales et internationales[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Douai : avec le Cénacle de Douayeul, une journée exceptionnelle! - La Voix du Nord », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 15 mai 2020)
  2. « Arlette CHAUMORCEL, Poétesse », sur Noël Josephe (consulté le 20 mai 2020)
  3. « Troisième étape de la visite pastorale à la Maison de la poésie de Beuvry : « Toutes les formes de l’art sont indispensables » - La Voix du Nord », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 15 mai 2020)
  4. « Beuvry : un week-end et un festival pour «vulgariser» la poésie - La Voix du Nord », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 15 mai 2020)
  5. « Arlette Chaumorcel », (consulté le 16 mai 2020)
  6. « La Maison de la Poésie des Hauts-de-France, une voix vive ouverte sur le monde », sur DailyNord, (consulté le 21 mai 2020)
  7. « Lens: des mots qui font du bien aux patients du service de soins palliatifs - La Voix du Nord », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 15 mai 2020)
  8. Ouest-France, « Poétesse et lycéens échangent », sur Ouest-France.fr,
  9. « EditionsHenry - Francis Chaumorcel », sur art-emilion.fr (consulté le 23 mai 2020)
  10. « Francis Chaumorcel », sur data.bnf.fr (consulté le 23 mai 2020)
  11. « Ève Cazala », sur data.bnf.fr (consulté le 23 mai 2020)
  12. « Talou », sur data.bnf.fr (consulté le 23 mai 2020)
  13. « Florence Davril », sur data.bnf.fr (consulté le 23 mai 2020)
  14. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Arthur VAN HECKE : Lumière intérieure », sur Ina.fr (consulté le 23 mai 2020)
  15. Hecke, Arthur van, 1924-2003., Gaudichon, Bruno., Delcourt, Amandine. et Hirjsel, Germain., Les Van Hecke de La Piscine, Invenit, (ISBN 978-2-9530537-5-3 et 2-9530537-5-1, OCLC 436107674, lire en ligne)
  16. Arlette Chaumorcel, L'imagier (lire en ligne)
  17. Roger Lahaye, Patrice Kubiak, Benjamin Mraz et Michèle Bourdiault, Ecoute, le temps passe..., Production Roger Lahaye, (lire en ligne)
  18. Ouest-France, « Arlette Chaumorcel de passage au lycée Chevalier », sur Ouest-France.fr,
  19. « Merville: les poèmes d’Arlette Chaumorcel ont maintenant leur place à la médiathèque - La Voix du Nord », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 16 mai 2020)
  20. PATRICE HOUZEAU, « notes sur arlette chaumorcel », sur BLOG LITTERAIRE (consulté le 17 mai 2020)
  21. « Le buisson d'Annelise ; avec les musiciens Patrick Desreumaux, Roland Dewulf, Dirk Van Gorp... [et al.] ; pochette illustrée par un dessin d'enfant et une photo de Michel Delplanque Lahaye, Roger », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 13 mai 2020)
  22. Poésie(s) : anthologie parlementaire, Bartillat, (ISBN 978-2-84100-195-8, lire en ligne)
  23. "Je parle d'un pays de vent" : poèmes sur le Nord-Pas-de-Calais, Imprimerie nationale, (ISBN 978-2-11-080793-9, lire en ligne)
  24. « Open Repository and Bibliography Université de Liège (Belgique) »
  25. Benito Pelegrín, « Les Chroniques de Benito Pelegrín: FICCIONES », sur Les Chroniques de Benito Pelegrín, mardi, février 03, 2009 (consulté le 15 mai 2020)
  26. « BNP - Povos e poemas », sur bibliografia.bnportugal.gov.pt (consulté le 16 mai 2020)
  27. Jacques Basse, Visages de poésie : portraits crayons & poèmes dédicacés, R. de Surtis, coll. « Anthologie », (ISBN 978-2-84672-201-8, lire en ligne)
  28. Impr. Corlet numérique), Nous, la multitude anthologie poétique., Le Temps des cerises, dl 2011 (ISBN 978-2-84109-873-6 et 2-84109-873-7, OCLC 758923204, lire en ligne)
  29. Guarracino, Eloisa., Animalidiversi : antologia di poesie contemporanee sugli animali, Nomos Edizioni, (ISBN 978-88-88145-77-8 et 88-88145-77-X, OCLC 768373443, lire en ligne)
  30. Mestas, Jean Paul., Reflexos da poesia contemporânea do Brasil, França, Itália e Portugal, Universitária Editora, (ISBN 972-700-223-4 et 978-972-700-223-8, OCLC 45417080, lire en ligne)
  31. Mestas, Jean-Paul., Um mundo no coração : un monde au coeur., Universitária Editora, [date of publication not identified] (ISBN 972-700-355-9 et 978-972-700-355-6, OCLC 48633551, lire en ligne)
  32. Muze., Kent County Council-Arts and Libraries (ISBN 1-901509-00-1 et 978-1-901509-00-7, OCLC 1119992193, lire en ligne)
  33. Estracelle : poésie d'aujourd'hui en région Nord-Pas-de-Calais., Maison de la poésie Nord-Pas-de-Calais, (ISBN 2-910703-01-0 et 978-2-910703-01-1, OCLC 33669102, lire en ligne)
  34. La Rose d'or de Doué-la-Fontaine : anthologie de poèmes, le Cherche Midi, (ISBN 978-2-86274-022-5, lire en ligne)
  35. Décret du 14 mai 2001 portant promotion et nomination, (lire en ligne)
  36. « Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire | Espace Jacques Demy – 24 Quai de la Fosse 44000 Nantes contact@academiedebretagne.com » (consulté le 13 mai 2020)
  37. Ouest-France, « Les Prix littéraires 2015 ont été remis », sur Ouest-France.fr, (consulté le 15 mai 2020)
  38. « MERVILLE - La poétesse Arlette Chaumorcel désignée officier des Palmes académiques », sur La Voix du Nord, (consulté le 13 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]