Jacques Charpentreau

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Jacques Charpentreau
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Jacques Charpentreau, né aux Sables-d'Olonne le , mort à Paris le [1], est un écrivain et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Charpentreau était instituteur, puis professeur de français dans le 13e arrondissement de Paris (collège Moulin-des-Prés). Ses œuvres comptent une trentaine de recueils de poésies, dont la Fugitive mais aussi des contes, des nouvelles, des essais et des dictionnaires. Il préside aux destinées de la Maison de Poésie.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre d'écrivain compte une trentaine de recueils de poèmes, une dizaine de volumes de contes et nouvelles, trois dictionnaires, deux livres de traductions poétiques, trois pamphlets, une quinzaine d'essais. Il a rassemblé une quarantaine de florilèges poétiques. Il a dirigé diverses collections de poésie (Enfance heureuse, Éditions ouvrières ; Pour le Plaisir, EVO ; Fleurs d’encre, Hachette, Livre de Poche Jeunesse) et des collections de disques au Studio SM. Il a été élu administrateur de la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont en 1987, président en 1989.

La poésie de Jacques Charpentreau s'est développée en dehors de toute chapelle, privilégiant le plaisir du lecteur, le chant, le rythme, sans jamais s'enfermer dans un système.[interprétation personnelle] Il a reçu plusieurs Prix littéraires (Prix Dumézil de l’Académie française, Prix de la Fondation de France, Grand Prix de la Société des Poètes Français, Prix de la Société des gens de lettres, Prix À Cœur Joie, Prix de la Maison de Poésie, de la Société des Amis d'Alfred de Vigny, Collégiens Les Veilleurs de mots, etc.) – et le Grand Prix de Poésie de la SACEM en 2002.

Ses poèmes ont souvent été mis en musique, notamment par : François Barré, Edgar Cosma, Harry Cox, Gaston-Wiener, Anthony Girard, Christian Gouinguené, Max Pinchard, Germinal Salvador, S. Verbrackel (musique classique), Jo Akepsimas, Anthonioz-Rossiaux, Michel Aubert, Claude Antonini, Raymond Arvay, Michel Bernard, Jacques Bienvenu, Leda Bœller, Denis Caure, Pierre Castellan, Bruno Clavier, François Corbier, Jacques Douai, Joël Favreau, Jean Humenry, J. Laroche, Mannick, James Ollivier, Jean-Marie Ployé et Max Rongier (variétés).

Beaucoup de ses poèmes sont devenus des « classiques » au sens littéral du mot : ses poèmes se retrouvent dans de nombreux livres et manuels scolaires, en France et à l'étranger. Sa poésie est traduite en plusieurs langues, jusqu'en Russie, en Chine, au Japon. Sa poésie personnelle, ses ouvrages de réflexion et les poètes qu'il fait connaître par ses collections ont contribué à modifier largement le paysage poétique de notre époque, particulièrement dans les établissements scolaires, en France et dans les pays francophones.[interprétation personnelle] Il fait partie des « Poètes contemporains » dont l’étude a été recommandée par le ministère de l'Éducation nationale parmi « Les œuvres classiques »......

Le groupe scolaire de Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) a pris le nom de « Groupe scolaire Jacques Charpentreau » en octobre 1996.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Ville enchantée, L’École, Paris, 1977.
  • Paris des enfants, L'école de Loisir, 1978
  • Une affaire de bons sens : La bande à Jeannot, ill. Françoise Boudignon, Paris, 1979.
  • Poèmes pour les saisons (poèmes choisis par J. Charpentreau), ill. Sophie Kniffke, Paris, 1979.
  • " Dans notre ville
  • En cherchant la petite bête, ill. Henri Galeron, Paris, 1980
  • Par la barbichette, ill. Henri Galeron, Paris, 1981.
  • Ne jetez jamais l'argent par les fenêtres, ill. Serge Pousserot, Paris, 1984.
  • La Famille Crie-Toujours, Paris, 1984.
  • La poésie dans tous ses états, Paris, Les Éditions Ouvrières, 1984
  • La Banane à la moutarde, Paris, 1986.
  • Petits poèmes pour petits enfants, ill. Véronique Arendt, Paris, 1989.
  • Le Corbeau et le Perroquet ou 17 monologues pour ceux qui ont la langue bien pendue, ill. Daniel Maja, Paris, 1992.
  • Poèmes pour peigner la girafe, ill. Florence Koenig, Paris, 1994.
  • La Poésie des poètes, ill. Frédéric Clément, Paris, 1996
  • La Révolte des poètes, ill. Bruno Mallart, Paris, 1998.
  • La Fugitive poèmes, Maison de poésie, Paris, 2000.
  • La Rose des fables, éditions La Tourelle, Paris, 2007.
  • Le Losc, Lille, Métropole éditions, 2011
  • Et Demain, poème par Charpentreau
  • La soupe de la sorcière, Jacques Charpentreau
  • La réunion de familleDans notre ville

Hommages[modifier | modifier le code]

  • « Il est une poésie qui coule de source, c'est bien celle de Jacques Charpentreau » (Hélène Cadou).[réf. insuffisante]
  • « Charpentreau appartient à cette race de poètes qui ne se complaisent ni dans l'obscurité ni dans l'informe ni dans l'ellipse. Pour lui, le poète doit nommer les êtres et les choses, susciter une émotion, créer des images, un rythme, une musique ». (Jean Orizet, Le Figaro-Magazine).[réf. insuffisante]
  • « La première vertu de la poésie, pour Jacques Charpentreau, c’est d’être lisible. Lisible par tous et à tous les niveaux. […] À ceux qui protesteraient contre la volonté de rendre la poésie à un plus large public et d’en faire une espèce de bien populaire, Jacques Charpentreau réplique avec une courageuse impertinence en retournant à son bénéfice une fameuse formule ducassienne : La poésie doit être faite pour tous est non pour un ». (Pierre-Olivier Walzer).[réf. insuffisante]
  • « Son œuvre personnelle marque son penchant à un art qui privilégie le ton direct, la fantaisie, le clin d'œil complice au lecteur, avec des images, des rythmes, de l'humour, une touche de Prévert, un rien de chansonnier tandis que d'autres poèmes affirment ses convictions sociales et politiques (…), un regard où la planète devient amicale ». (Robert Sabatier, Histoire de la Poésie française. La Poésie du XXe siècle, vol. 3, Albin Michel, 1988, p. 307).
  • « Les lecteurs de Jacques le joueur de mots savent bien que de ses livres enfantins à ses livres d'âge mûr les mots ne se privent pas de faire la cabriole, de jouer à saute-mouton et à pigeon vole, et de faire la nique aux agents de la circulation qui voudraient imposer à la poésie des sens interdits ». (Claude Roy).[réf. insuffisante]
  • « Dans le concert souvent discordant de la poésie contemporaine, sa voix est une de celles qui chantent le plus juste ». (Robert Houdelot).[réf. insuffisante]
  • « Un poète qui sait allier la modernité d'un futur et la tradition d'un passé, l'art de penser et le chant léger, le pur et le populaire, la métrique et la mystique, et, dans le rêve incarné et sublimé, les enfants de tous les âges que nous restons devant un monde humain et divin: mystère au quotidien ». (Jean Bancal).[réf. insuffisante]
  • « Les poèmes, les mots de Jacques Charpentreau n'en finissent pas d'enchanter ». (Andrée Chedid).[réf. insuffisante]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La revue Signes a publié un numéro spécial consacré à l'œuvre de Jacques Charpentreau : Pour la parole, Pour la musique, n°16, 1er décembre 1992.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]