Anna Sommer

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Anna Sommer
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Anna Sommer, née le à Aarau, est une illustratrice et dessinatrice de bande dessinée suisse. Elle travaille régulièrement pour des journaux tels que Annabelle (magazine féminin suisse-allemand), Vibrations (magazine musical francophone), Strapazin (revue de bande dessinée suisse), L'Imbécile, etc. Elle vit et travaille actuellement à Zurich.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anna Sommer a suivi le cursus de base de la Haute École d’art de Zürich et a effectué un apprentissage en graphisme. En parallèle, elle a toujours dessiné. Pendant son enfance « elle préfère dessiner des femmes avec des talons hauts »[1]. Malgré cela, Anna Sommer arrive à la bande dessinée presque par hasard : « étant enfant j’ai lu évidemment des Tintin et des livres de Wilhelm Busch, qui semblaient importants pour ma formation de BD. Ensuite je n’ai plus lu de BD pendant des années » [2]

C’est en 1996 que paraît la première BD de Sommer intitulée « Damen Dramen ». Cet album au format A5 raconte, sans paroles, l’histoire de différentes femmes. « Badine et au même temps très au sérieux, innocente et absolument sans scrupule » écrit Milena Moser dans le texte du rabat[3]. À travers le succès de ces histoires, parfois frivoles, avec et autour des femmes, Anna Sommer fait le pas de la graphiste à l’illustratrice et bédéiste indépendante.

Son deuxième livre Honigmond (1998), « une histoire amère-méchante en collage sur les dérives d’une nuit de noces » est vite épuisé [4]

Par la suite, Anna Sommer s’établi comme illustratrice et dessinatrice de BD. Le festival BD Fumetto lui consacre une première exposition personnelle, car « elle fait partie des mythomanes les plus fortiches de la scène de la BD progressive »[5].

Un livre autobiographique « Tout peut arriver », sous forme de bande dessinée, paraît en 2007. Dans cet ouvrage, Anna Sommer ne change pas de nom, tout comme l’ensemble des autres personnages qui portent leur véritable nom. « Sans complexe Anna Sommer raconte les expériences libératrices et les découvertes de son enfance et de la puberté : le premier petit copain, les baisers, le flirt avec l’érotisme homosexuel et l’expérimentation enfantine de l’acte sexuel » [6]. Elle-même dit « piquer dans le passé me montre comment nos souvenirs sont vasouillards »[3]. Le livre est qualifié de « très amusant » par les journalistes [7]. Ils en font de nombreux compliments, dont « c’est surtout l’aisance graphique qui fait qu’on aime beaucoup regarder ce livre » [8] et ajoutent « la qualité élevée de son histoire ne vient pas seulement des ruptures subtiles qui mènent du début jusqu’au bout de l’histoire. » [9] Elle a créé, avec ses dessins noir et blanc, « une petite perle de BD »[10].

En 2010 elle publie une commande « Julie ist wieder da ! ». L’histoire raconte celle d’une fille qui est atteinte d’une leucémie. Ce livre a pour but d’aider les parents et les frères et sœurs à supporter plus facilement les charges qu’amènent cette maladie. Déjà en 2003 elle avait publié un tel ouvrage, intitulé « Eugen und der freche Wicht ». Ce livre pour enfant a pour sujet les tumeurs du cerveau. Il s’adresse aux enfants malades ainsi que leur entourage, amis, professeurs et médecins.

Depuis les années 1990, Anna Sommer travaille régulièrement comme illustratrice entre autres pour plusieurs journaux : NZZ Folio, Die Zeit, Libération, WoZ et Strapazin

Son compagnon est le dessinateur de BD Noyau[11].

Elle est l'invitée d'honneur du festival BD-Fil en 2017, Festival international de bande dessinée de Lausanne en 2017 et créé l'affiche du festival[12].

Style[modifier | modifier le code]

„La motivation pour dessiner, c’était toujours de raconter des histoires. Même dans des images isolées j’ai toujours raconté des histoires » [13] raconte Anna Sommer sur son travail. Pour cela elle utilise des techniques différentes : au début elle dessine surtout en noir et blanc, en encre de chine, ce qui « ce prête mieux pour raconter vite » [13] ; aujourd’hui elle « dessine » des « collages pop » [4] sans phylactère, avec du papier découpé en utilisant un couteau à lame rétractable et de la colle en aérosol. Elle travaille également avec la pointe sèche. « Le langage visuel atypique, loin du modèle BD, est une des raisons pourquoi Anna Sommer plait aussi aux lecteurs et aux lectrices qui ne s’intéressent normalement pas à la BD »[9].

Anna Sommer, apprécie elle-même particulièrement « les BDs intimes de Julie Doucet, Chester Brown ou David B » ainsi que l'écrivaine d'origine hongroise Agota Kristofou le romancier Emmanuel Bove et des œuvres comme Effi Briest ou Madame Bovary[14].

Œuvres publiées en France[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Goldenes Kalb, Aarau, 1993
  • Galerie XS, Bâle, 1995
  • Papiers Gras, Genève, 1998 (avec Martin tom Dieck)
  • Fumetto, Lucerne, 1999
  • Comixshop, Bâle, 1999
  • Galerie Martine Gossieaux, Paris, 2003
  • Galerie Espace Saint-Francois, Lausanne, 2002 (avec Yves Nussbaum)
  • Galerie Hauptmann & Kampa, Zurich, 2005 (avec Noyau)
  • Fumetto, Luzern, 2007
  • Cartoonmuseum, Basel, 2009 (mit Noyau)
  • BD-Fil, Lausanne, 2017
  • Galerie Papiers Gras, Genève, 2017 (y compris au festival Les Creatives)
  • Never Stop Reading, Zürich, 2018
  • Comic Festival Fumetto, Luzern, 2018 (résidence artistique à l'Hôtel Schweizerhof)

Expositions collectives (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Little sexual things, Galerie Bommer, Zurich, 1994
  • Festival de la bande dessinée, Sierre, 1994
  • Art Magazin, Zurich, 1995
  • Comixx, Geneva, Paris, Langental, BAK, 1996
  • Galerie Marie-Louise Wirth, Zurich, 1997
  • Comicfestival Helsinki, 1997
  • Frauenkunstforum, Berne, 1997
  • Mutanten, Düsseldorf, 1999
  • Comicfestival Athen, 2001
  • Fumetto, Lucerne, 2001
  • Papiers Gras, Genève, 2002
  • Raum 62, Rapperswil, 2002
  • Arts Factory, Paris, 2002
  • Comic Brew, Johannesburg et Kapstadt, 2004
  • IG Halle, Rapperswil, 2004
  • 20 Jahre STRAPAZIN, Walcheturm, Zurich, 2004
  • Comic-Land Schweiz, Pro Helvetia, 2005
  • Les 7 péchés capitaux, BD-Fil, 2011

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1997 «Prix d’humour» au Festival de la bande dessinée Sierre pour Damen Dramen(Remue-ménage)
  • 2006 «Werkjahr Comics» de la Ville de Zurich
  • 2018 «Comicstipendium der Deutschschweizer Städte» à l'occasion du festival Fumetto

Activités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Feine Striche, starke Stories. Brigitte, 20. Juni 2007
  2. „Vom Alltäglichen gezeichnet”. Der Bund, 18. April 2007
  3. a et b Édition Moderne 2007
  4. a et b Vom Erwachsenwerden. Schweizer Illustrierte, 5. März 2007
  5. Im Zeichen der Nabelschau. St. Galler Tagblatt, 27. März 2007
  6. Porträt Anna Sommer. The-Title, 3/2007
  7. Die Besten. Schweizer Illustrierte, 24. März 2007
  8. Die Arbeit des Erinnerns. NZZ, 19. April 2007
  9. a et b Vom Alltäglichen gezeichnet”. Der Bund, 18. April 2007
  10. Vom Tampon und von den Küssen der Jungs. Mittellandzeitung, 12. April 2007
  11. Vom Tampon und von den Küssen der Jungs. Mittelland-Zeitung, 12. April 2007
  12. « affiche_definitive_2017 », sur http://www.bdfil.ch/actualites/laffiche-2017/ (consulté le 27 janvier 2017)
  13. a et b Kesse Comics. Frauenzeitung FRAZ, 2. Juni 2007
  14. Sans paroles, ils vont plus vite au lit. La Libération, 25. Juni 2009
  15. « Les grandes filles - Anna Sommer - Les Cahiers dessinés », sur www.lescahiersdessines.fr (consulté le 13 janvier 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]