André Sangsue

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André Sangsue
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André Sangsue années 60
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Ecole des Beaux-Arts - Genève
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signature d'André Sangsue
Signature

André Sangsue est un artiste peintre et dessinateur suisse[1], né le à Moutier (BE), originaire de Cornol (JU) et mort le à Thônex (GE)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

André Paul Sangsue est le fils d’Arthur Armand Sangsue et de Mathilde Josephine Emma, née Baume. Il s’établit à Genève avec sa famille en 1936, à l’âge de 5 ans[3].

C’est à Saint-Jean, un quartier de la ville de Genève, qu’il fréquente l’école obligatoire, de 1937 à 1947, de l’école enfantine au Collège moderne[4],[5].

Très jeune, il dévoile son aspiration pour le dessin et la peinture. Après avoir suivi les écoles publiques et le Collège moderne, il effectue un apprentissage de bureau suivi de quelques stages en entreprise. Il se fait remarquer lors du Concours Galland et Lussignol-Chevalier en 1956 et de la Bourse fédérale avec un classement honorable. En 1956, il s'inscrit aux Beaux-Arts (actuellement HEAD Genève), où il est suivi et conseillé par un professeur, à côté d'une activité professionnelle "alimentaire"[5].

« Les jeux faciles d’ombres et de lumières, les griffures, les balafres d’André Sangsue méritent qu’on les cite. »

— « Concours Galland et Lussignol-Chevalier », sur www.letempsarchives.ch, (consulté le )

En 1957, le cinema Plaza à Genève expose les premiers tableaux d'André Sangsue. C'est sa première exposition personnelle[5],[6].

En 1958, il expose au Musée Rath de Genève 80 toiles et en vend 35. « C’est là l'impression que nous donne l'art éminemment intelligent de Sangsue pour qui le Musée Rath a ouvert, à raison, deux ou trois de ses salles. »[7],[8]

Max Moos, un marchand de tableaux de Genève (de Ferdinand Hodler et d'autres artistes) l’encourage et lui permet d'exposer dans trois galeries parisiennes de l'époque: Galerie Marcel Bernheim, Galerie Drouant et Galerie Charpentier[9].

En 1961, il réalise la peinture murale du Centre du Budé à Genève[10].

Lors de l'exposition en 1964 au Musée Rath de Genève, le Musée d'art et d'histoire de Genève acquiert un des tableaux exposés[11],[12]. À partir de cette période, les expositions se succèdent partout en Suisse romande, ainsi qu’en Suisse alémanique.

En 1979-80, il participe à une exposition collective des "Artistes de Genève 1980" au Musée Rath[13]. Il exposera jusqu’en 2004. Il décède le à Thônex (Genève).

En une Fondation au nom de l'artiste est constituée avec le but d'aider de jeunes artistes[14].

Style en peinture[modifier | modifier le code]

André Sangsue peint à ses débuts à la « manière de Maurice de Vlaminck ». Peinture figurative, avec un traitement personnel et fantastique, de 1951 à 1957 [15]

« C’est une peinture qui ne se devine pas mais se lit. Elle part d’une réalité, elle s’en sert, la torture, l’exalte et la provoque pour s’inscrire dans une composition audacieuse et grave. »

— Claude Richoz, « A la Galerie Badan André Sangsue », Journal de Genève,‎ , p. 11 (lire en ligne)

La peinture d'André Sangsue échappe, malgré tout, à toute classification. Son inspiration s'enracine dans un lyrisme tragique et humain difficilement descriptible. Ces peintures transcendent un univers lumineux qui n'appartient qu'à lui[16].

L'évolution stylistique d'André Sangsue s'inscrit définitivement dans la non-figuration en réconciliant la forme avec le réel. « ...le réel tend même à signifier la forme en la révélant comme l’écran révélé de la lumière. »[17]

D'après la classification personnelle de ses œuvres, on peut noter diverses périodes[18] :

  • figuratif
  • New York
  • vues aériennes
  • paysages impressionnistes
  • compositions mystiques
  • nature et montagne
  • personnages mystiques
  • vitraux

« Attentif à d'autres dimensions, par l'acuité du regard, le peintre part de la matière pour rendre aux choses leur plus profonde réalité. "Regarder ainsi un paysage, c'est une porte qu'il faut ouvrir", dit André Sangsue. Il ajoute: "Pour qu'une toile soit vraiment un tableau, il faut qu'il s'y passe quelque chose d'ascensionnel. » [19],[20]


Expositions[modifier | modifier le code]

Principales expositions[modifier | modifier le code]

Expositions « La Galerie du Château de Corsinge », Meinier[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Peintures récentes
  • 1964 : Peintures récentes
  • 1967 : Exposition d’automne
  • 1978 : Avril - mai : La Mer
  • 1978 : Juin - juillet : La Terre
  • 1978 : Septembre - octobre : L’Air (nébuleuses)
  • 1979 : Avril - mai : Neiges
  • 1979 : Juin - juillet : Paysages
  • 1979 : Septembre - octobre : Impressions solaires
  • 1980 : Banlieues
  • 1980 : Villes
  • 1981 : Carrières de Genève et alentours
  • 1981 : « Sous-bois » peintures de 1962
  • 1981 : « Rochers » peintures de 1965
  • 1982 : Peintures sur la Provence
  • 1989 : Huiles et aquarelles du Valais
  • 1989 : Plaines du Valais
  • 1989 : Montagnes valaisannes
  • 1990 : Huiles, aquarelles et dessins du Léman (Restaurant Halles de l’Île. Hommage au Jazz)
  • 1992 : Huiles et aquarelles sur le Jura
  • 1995 : Septembre-octobre : L’Allemagne Romantique
  • 1995 : Novembre-décembre : Le Rhin
  • 1998 : La Suisse par André Sangsue
  • 2001 : La Romandie par André Sangsue (rétrospective Genève, Valais, Jura et le Léman)
  • 2002 : Paysages d’Hiver
  • 2004 : Rétrospective des années 1948-1955

Expositions organisées par la Fondation André Sangsue[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Salon Forel, Galerie de l'Hôpital de Nyon, Nyon (Vaud)[37]
  • 2017 : Galerie d'art SMA, Carouge (Genève)[38]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Article André Sangsue du SIKART en ligne. », sur sikart.ch, (consulté le )
  2. « Avis de décès André Sangsue, Tribune de Genève », sur hommages.ch, (consulté le )
  3. Documents consultés[Lesquels ?] auprès de la Fondation André Sangsue dépositaire des Archives de l'artiste.
  4. Livret scolaire d'André Paul Sangsue. Consulté auprès de la Fondation André Sangsue dépositaire des Archives de l'artiste.
  5. a b et c R.H., « André Sangsue (Peintre) », La Patrie Suisse,‎ , Artistes de chez nous
  6. « André Sangsue, peintre », La Tribune de Genève,‎ , NOTES D'ART
  7. P. Th., « Sangsue », La Tribune de Genève,‎ , NOTES D'ART
  8. A. Sangsue et P. Morand au Château de Villa, « Sierre : », Confédéré,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  9. D'après le journal de l'artiste, Max Moos aurait joué un rôle important dans ses premières années d'expositions. À ce jour, aucun témoignage, provenant directement de la biographie de Max Moos, corrobore cette mention de l'artiste. Consulté auprès de la Fondation André Sangsue dépositaire des Archives de l'artiste.
  10. « Oeuvres », sur mural.ch, (consulté le )
  11. No d’inventaire : 1964-0136 / Titre : Éclosion / Dimensions : haut.: 122 cm; larg.: 75 cm; Edition: Haut 122, larg 75 cm / Matière et technique : Huile sur pavatex / Genre : non figuratif
  12. Exposition Xavier Ramade, [Sylvie Dubal, Giuseppe Pizzo, André Sangsue] : Musée Rath, [Genève], du 26 septembre au 25 octobre 1964, Genève, Musée d'art et d'histoire, 1964?
  13. a et b Artistes de Genève 1980 : Musée Rath, Genève, Genève, Musée d'art et d'histoire, 1979-1980, vol. 1 : la peinture
  14. « FONDATION ANDRE SANGSUE », sur zefix.ch (consulté le )
  15. René Terrier, « André Sangsue (peintre franco-genevois) transforme la réalité en rêve », Le Dauphiné Libéré,‎
  16. René Terrier, « André Sangsue (peintre franco-genevois) transforme la réalité en rêve. », Le Dauphiné Libéré,‎
  17. Pierre Thée, « A long des cimaises », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  18. Archives de la Fondation André Sangsue. Consultés le 4 mai 2018.
  19. Anouchka von Heuer, La Suisse par André Sangsue, Suisse, 48 p. (lire en ligne), Toucher de façon juste à l'indéfinissable ou peindre le tout-autre (pg. 32)
  20. La Suisse, Corsinge, A. Sangsue, , 48 p.
  21. « Exposition A. Sangsue, [Louis Gianoli, Madeleine Bonnard] : Musée Rath, [Genève], 11.I.5 au 2.II.58 », sur rero.ch (consulté le ).
  22. Art and Artists by Yvonne Hagen, The Paris Saison Begins, septembre 1958 (Critique)
  23. Journal de Genève du 23.10.1959 - http://www.letempsarchives.ch/page/JDG_1959_10_23/11/article/7905954/%22andré%20sangsue%22
  24. Tribune de Genève octobre 1964 - A.A.K.
  25. Journal de Genève du 13 octobre 1964 - page 16 ("Au long des cimaises" de Pierre Thée)
  26. L'Illustré (Magazine suisse) du 15 octobre 1964 (...brillant représentant de la peinture abstraite d'aujourd'hui.
  27. Tribune de Lausanne du 21 mars 1966
  28. Nouvelliste du Rhône du 21 mars 1966 (http://doc.rero.ch/record/193991/files/1966-03-21.pdf)
  29. Tribune de Genève du 18 décembre 1968 - Critique d'Arnold Kohler
  30. La Suisse du 19 décembre 1968 - Critique de Valy Wanner
  31. Nouvelle Revue de Lausanne de novembre 1976 (Exposition du 5 au 29 novembre, huiles)
  32. 24heures du 26 novembre 1976
  33. bijube.ch/page-7903.html(Onglet Jura bernois : Vendredi 16 mars, vernissage à Moutier)
  34. Le Confédéré du 28 mars 1980 (http://newspaper.archives.rero.ch/olive/APA/SNL_FR/default.aspx?action=tab&tab=browse&pub=LCE#panel=document)
  35. Le Confédéré du 1er avril 1980 (http://doc.rero.ch/record/134608/files/1980-04-01.pdf)
  36. Journal de Genève du 13.09.1984 - page 18
  37. Daniel Bujard, « Artiste de renom exposé à l'hôpital », Le quotidien de La Côte,‎ , p. 8
  38. « André Sangsue 29.09 — 27.10.17 », sur halle-nord.ch (consulté le )
  39. « Mural.ch : oeuvres », sur http://www.mural.ch, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]