Système politique

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Le système politique est un mode d'organisation d'un État. Le système politique comprend notamment le régime politique, la structure économique, l'organisation sociale, etc.

Les systèmes politiques sont nombreux. On y retrouve notamment la démocratie, le monarchisme, le féodalisme, le totalitarisme, l'autoritarisme, etc.

Les types de systèmes politiques[modifier | modifier le code]

Les systèmes politiques existants ou proposés sont multiples. Il est habituel de les classer entre régimes démocratiques et régimes autoritaires, mais dans la pratique la situation n'est pas toujours aussi tranchée. Platon distingue cinq systèmes politiques correspondant à cinq formes d'âmes humaines. "S'il y a cinq formes de constitution, il doit y avoir aussi chez les particuliers cinq formes d'âme" (La République, 544e). Les cinq sont : monarchie (aristocratie), timocratie (recherche des honneurs), oligarchie (recherche des richesses), démocratie, tyrannie (violence). Le système politique forme l'élément de comparaison majeur en politique comparée.

Aristote distingue dans sa "Politique" les différents types de constitution. Il propose au chapitre VII du livre III un classement des constitutions et combine pour cela deux critères : le nombre du souverain et la finalité de la constitution. Elle permet, en effet, la discrimination entre les constitutions dans lesquelles le pouvoir existe pour lui-même (constitutions déviées) et celles où il l'exerce pour l'ensemble de la communauté (constitutions droites). Dans les constitutions droites, le souverain gouverne en vue de l'avantage commun, dans les constitutions déviées, il gouverne en vue de son avantage particulier. Au sein des constitutions droites, qui diffèrent selon le nombre du souverain, on trouve la royauté, l'aristocratie, et le gouvernement constitutionnel, le nom étant commun à toutes les constitutions. Au sein des constitutions déviées : la tyrannie pour la royauté, l'oligarchie pour l'aristocratie, la démocratie pour le gouvernement constitutionnel.

Système démocratique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démocratie.

La démocratie est un système caractérisé par l'appartenance du pouvoir par le peuple. Sur le plan international, la démocratie est considérée comme le système idéal à atteindre.

Exemples de régime politique démocratique[modifier | modifier le code]

Système totalitaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Totalitarisme.

Le totalitarisme est un régime à parti unique, n'admettant aucune opposition organisée, dans lequel l'État tend à confisquer la totalité des activités de la société. . Ce système est caractérisé par :

  • L'autorisation de l'existence d'un seul parti (Parti Unique) contrôlant l'État, dirigé idéalement par un chef charismatique
  • La présence d'une idéologie imposée
  • Un contrôle de la population allant jusqu'à remettre en cause la liberté de penser
  • Un monopole des moyens de communications et des forces armées
  • Un recours à la terreur

Exemples de régimes politiques totalitaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs régimes à travers l'histoire ont eu des éléments totalitaristes. On peut considérer l'URSS communiste, comme un système totalitaire, tandis que plusieurs auteurs limitent cette notion à la période staliniste[1].

On retrouve plusieurs exemples à travers le temps de régime politique totalitaire :

Système autocratique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autoritarisme.

Les systèmes autoritaires sont, tout comme les systèmes totalitaires, des organisations arbitraires de la société qui ne laissent pas de place à la société civile. Par contre, si dans un système totalitaire on assiste à une fusion de la sphère publique et de la sphère privée, les systèmes autoritaires sont caractérisés par une exclusion des citoyens à la participation publique.

Bien que l'élément de la violence ne soit pas une composante systématique dans les systèmes autocratiques, souvent les deux vont de pairs.

Exemples de régimes politiques autoritaires[modifier | modifier le code]

À travers l'histoire, on pourrait retenir entre autres le Premier Empire Français de Napoléon Ier, ou la République sociale italienne de Benito Mussolini.

Système théocratique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théocratie.

La Théocratie est un système politique où la légitimité politique découle de la divinité. La souveraineté y est exercée par la classe sacerdotale, qui cumule pouvoir temporel et religieux.

Système féodal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Féodalité.

La féodalité est un système politique dont l'autorité centrale a été affaiblie ; le pouvoir souverain est attribué à des principautés, des fiefs ou des fédérations gouvernés par des seigneurs et destinés à stabiliser la région et/ou le peuple.

Cette organisation de la société se développa en Europe entre le cinquième et le huitième siècle, après le démembrement de l'Empire romain d'Occident. Basée sur le droit romain et le système dit de « l'hospitalité », la féodalité est propre à l'Occident européen.

Elle fut également mise en œuvre au Japon de 1192 à 1868, lorsque le Shogun déléguait son pouvoir sur les provinces à des chefs de clans : les daimyos.

Système monarchique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monarchisme.

Le monarchisme est une doctrine politique qui prône la monarchie, c’est-à-dire une forme de gouvernement dans laquelle l'État est dirigé par une seule personne qui représente ou exerce l'ensemble des pouvoirs. On peut distinguer plusieurs monarchismes :

Systèmes composites ou intermédiaires[modifier | modifier le code]

  • Corporatisme, doctrine économique et sociale basée sur le regroupement de différents corps de métier au sein d'institutions défendant leurs intérêts.
  • Jacobinisme, doctrine politique qui défend la souveraineté populaire et l'indivisibilité de la République française. Il tient son nom du club des Jacobins parisien où ses membres, issus du mouvement du jansénisme parlementaire, s'étaient établis pendant la Révolution française, dans l'ancien couvent des Jacobins.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Beaudoin. 2000. Introduction à la science politique. Paris: Dalloz, page 157.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Beaudoin, Introduction à la science politique, Paris: Dalloz, 2000.
  • Guillaume Bernard, Eric Duquesnoy, dir., Les forces politiques françaises, Paris, PUF, 2007.
  • Guillaume Bernard, Jean-Pierre Deschodt, Michel Verpeaux, dir., Dictionnaire de la politique et de l'administration, Paris, PUF, 2011.
  • Mamoudou Gazibo et Jane Jenson, La politique comparée : Fondements, enjeux et approches théoriques, Montréal : Les presses de l'Université de Montréal. (ISBN 2-7606-1886-2)