Alliage plomb-étain

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Alliage plomb-étain
Image dans Infobox.
Caractéristiques générales
Composition

Les alliages plomb-étain, parfois aussi appelés métaux blancs, sont des alliages à bas point de fusion.

Assiette ancienne
Vase contemporain

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers alliages plomb-étain ont été utilisés au Ier millénaire av. J.-C. en Chine et en Égypte. Ils étaient composés d'environ 90 %m d'étain et de 10 %m de plomb en masse.

Au Moyen Âge, ils ont été utilisés pour faire des récipients (gobelets, vasques…), qui ont pu être sources de saturnisme.

Usages[modifier | modifier le code]

Actuellement, les alliages plomb-étain sont principalement utilisés pour la soudure, interdits dans les boites de conserve où ils ont été sources d'intoxications au plomb, notamment lorsqu'en contact avec des produits acides (citron, concentré de tomate, vinaigre, etc.).
Les proportions des alliages de soudure varient, mais sont environ de 63 %m d'étain pour 37 %m de plomb ; l'alliage peut également contenir du cuivre, de l'antimoine, du bismuth, de l'indium ou de l'argent[1]. Les alliages plomb-étain sont toujours utilisés en grande quantité en facture d'orgue.

L’alliage étain-plomb 60/40 était très employé en électronique pour la soudure sur circuit imprimé, mais l'usage du plomb a été interdit par la directive RoHS. On utilise maintenant de nouveaux alliages à base étain dont la température de fusion est plus élevée.

Santé-environnement[modifier | modifier le code]

La manipulation fréquente de ces produits à mains nues, notamment en conditions acides, ou sous forme de particules, et l'inhalation de leurs vapeurs sont dangereuses pour la santé et l'environnement. La combustion de ces alliages (dans les incinérateurs, lors d'incendies) produit des fumées et des vapeurs, des cendres et des scories toxiques, qui peuvent entraîner une pollution du sol ou de l'eau (en contexte acide).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Die metallischen Werkstoffe des Maschinenbaues, Dr-Ing. E. Bickel, Seiten 417-419. Springer-Verlag, 1958

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]