Abel Durand

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Abel Durand (né le à Saint-Étienne-de-Montluc - mort le à Nantes) est un avocat et un homme politique français, adjoint au maire de Nantes, puis sénateur de la Loire-Inférieure, devenu Loire-Atlantique en 1957. Il préside le Conseil général de la Loire-Inférieure de 1945 à 1970.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abel Marie Durand est le fils de Noël Pierre Laurent Louis Jean-Baptiste Durand, capitaine au long cours, et de Marie Magdeleine Rose Mabilais, elle-même fille d'un médecin de Saint-Étienne-de-Montluc. Lauréat du premier prix de version latine au concours général de l'enseignement libre, Abel Durand suis ses études à la faculté de droit de Paris, et obtient un doctorat en droit et un en sciences économiques. Il devient avocat en 1900 et s'inscrit au barreau de Nantes en 1905. Il est porté devant les feux des projecteurs lorsqu'il est désigné comme avocat de la défense lors de l'Affaire Redureau à Nantes 1914 (le jeune valet de ferme, Marcel Redureau, est accusé du meurtre de 7 personnes) qui connaît un retentissement national.

Militant au côté de Maurice Schwob pour le développement du port de Nantes, il enseigne l'économie politique à l'École de droit de Nantes de 1925 à 1947. Il échoue aux élections législatives de 1924 dans la première circonscription de Loire-Inférieure ainsi qu'aux municipales de 1925 à Nantes. Il est élu conseiller municipal de Nantes en 1929, siégeant dans l'opposition au maire Léopold Cassegrain. À la suite d'une crise politique locale, la majorité municipale se trouve modifiée et Abel Durand devient adjoint au maire de Nantes, en . Il échoue face au socialiste Auguste Pageot à la mairie de Nantes en 1935 et devient le premier opposant au Front populaire à Nantes. Il est défait par le premier adjoint au maire de Nantes, le socialiste Edmond Prieur, aux cantonales de 1937 dans le 6e canton de Nantes.

En 1928, dès que la loi l'autorise, il crée une Caisse d'assurances sociales. Ce proche de Gaëtan Rondeau, exerce les fonctions d'adjoint au maire en 1941. Mais il est poussé à la démission le [1] à la suite du refus de la municipalité nantaise de coopérer avec les Occupants nazis. Arrêté par la Gestapo en juillet 1944, il échappe de justesse à la déportation en s'enfuyant de Belfort en .

Délégué du Secours nationale de 1940 à 1944 puis de l'Entr'aide française en 1945, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1945.

En , il est élu conseiller général du 5e canton de Nantes et, le de la même année, président du conseil général de la Loire-Inférieure (fonction qu'il occupe jusqu'en ), malgré sa défaite aux élections législatives de novembre (il est alors en quatrième position sur la liste Audibert). Il démissionne du barreau de l'ordre des avocats de Nantes en 1948.

Conseiller de la République de 1946 à 1948, il est sénateur du département jusqu'en 1965. Il est président de la Commission de la Marine et des pêches de 1947 à 1955 et membre de la commission du Travail et des assurances sociales. Il devient président du groupe des Républicains indépendants au Conseil de la République de 1952 à 1955, date à laquelle il accède à la vice-présidence de la Chambre haute. Il est président de la Commission des affaires sociales en au sein du Sénat renouvelé.

Il est nommé juge suppléant à la Haute Cour de justice de 1959 à 1962.

Durand est membre de la Commission supérieure des allocations familiales, du Conseil supérieur de la sécurité sociale, vice-président de la Fédération nationale de la mutualité française, membre du Conseil supérieur de la mutualité et administrateur de différents hôpitaux. En 1952, il devient président de l'Association des présidents de conseils généraux de France, ainsi que vice-président de la Conférence européenne des pouvoirs locaux et de la Commission de développement économique régional des Pays de la Loire.

Hommage[modifier | modifier le code]

Un rond-point situé à la limite de Nantes et Saint-Herblain, a été baptisé en son honneur par délibération du conseil municipal du (les nantais le nomment d'ailleurs souvent « rond-point des Châtaigniers », l'endroit étant baptisée auparavant « place des Châtaigniers »)[2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Nantes dans la France de l'Ouest, Librairie Plon, Paris, 1941 (couronné par l'Académie française)
  • Les Provinces dans la reconstruction nationale, 1942
  • La Chambre des comptes de Nantes : De la duchesse Anne au département de Loire-Inférieure, 1976

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Durand Abel dit Abel-Durand », Ancien sénateur de la IVe République, sur www.senat.fr, Sénat (France) (consulté le 23 février 2016).
  2. « Abel-Durand (rond-point) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté en 81er juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]