Auguste Pageot

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Auguste Pageot
Fonctions
Député 1936-1940
Gouvernement IIIème République
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 78 ans)
Résidence Loire-Inférieure

Auguste Pageot, né le et mort le à Nantes, est un homme politique français, maire socialiste de Nantes de 1935 à 1940, député de Loire-Inférieure de 1936 à 1940.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Auguste Pageot est le fils unique d'Auguste Pierre Marie Pageot, employé des douanes, et de Marie Adèle Beilvaire, lingère[1], tous deux originaires de Paimbœuf[2].

Durant sa jeunesse, il habita dans le quartier de la butte Sainte-Anne bâtie autour de l'église homonyme et fréquenta l'école primaire de la place des Garennes, avant de poursuivre ses études à l'école primaire supérieure du boulevard de Launay (actuel lycée Leloup-Bouhier)[2].

Auguste Pageot se présenta ensuite à trois concours différents : aux chemins de fer, aux douanes et aux PTT. Cette dernière administration ayant publiée les résultats en premier et sans attendre les deux autres, il entra avec le grade de commis au PTT[2].

Surnuméraire à Vitré durant un an, il revint dans sa ville natale avec le grade de contrôleur à la Nantes-Gare[2]. Il adhère au mouvement socialiste en 1904 et participe à l'essor du syndicalisme postier au sein de l'Association générale des agents des PTT.

Plus qu'au syndicalisme des Postes et Télégraphes, c'est au socialisme nantais qu'il s'attache.

Il est élu conseiller municipal en 1919 et réélu en 1925 (municipalités Bellamy), puis en 1929 (municipalité Cassegrain).

Le Front populaire[modifier | modifier le code]

Durant la période de formation du Front populaire, à la suite des élections des 5 et 12 mai 1935, il est élu maire de Nantes le 18 mai par 19 voix contre 16 à Abel Durand (Groupe d'entente républicaine). Parmi ses neuf adjoints se trouvent notamment : Edmond Prieur, Raoul Chevillard, Eugène Le Roux (député en 1936), Ernest Dalby[3], Alexandre Fourny[4], Maurice Thiéfaine (député en 1936).

Il est aussi élu conseiller général du deuxième canton en 1935 et député de la première circonscription de Loire-Inférieure (Nantes centre) contre le député sortant Francis Merlant en 1936. À la Chambre des députés, il fait partie des commissions du commerce et de l'industrie, de la Marine marchande et des PTT ; il intervient devant l'assemblée lors de la discussion du budget des PTT pour améliorer les conditions de travail des postiers. Il est nommé membre du Conseil supérieur de la Marine marchande en 1937.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Revenu à Nantes, il assume quelques mois ses fonctions de maire, publiant de nombreux avis appelant au respect de l'ordre. Il est cependant arrêté le 10 octobre 1940 et emprisonné comme suspect de menées anti-allemandes ; il est menacé du Conseil de guerre[5]. Finalement, il est contraint de donner sa démission au Préfet de la Loire-Inférieure le 21 décembre 1940, et exilé en zone non-occupée par ordonnance militaire de la Feldkommandantur (comme le maire de Saint-Nazaire, François Blancho, et les deux autres députés SFIO de la Loire-Inférieure, Eugène Le Roux et Maurice Thiéfaine). Il est remplacé le 23 décembre par son premier adjoint, Edmond Prieur, sollicité par le préfet.

En , il est exclu de la SFIO comme tous les parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs sans avoir ensuite opté nettement pour la Résistance.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Il meurt le 19 novembre 1962 (il habite alors au no 34 rue Edgar-Quinet dans la maison construite pas ses parents et dont il avait hérité[2]), et est enterré au cimetière Saint-Clair.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Médaille d'or des Assurances sociales, 1937.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance d'Auguste Henri Marie Pageot : Nantes, 1884, 6° canton, 23 juillet, vue 45 (né la veille) : Archives municipales de Nantes
  2. a, b, c, d et e ASuzanne Pageot, « Biographie d'Auguste Pageot », Les Annales de Nantes et du Pays Nantais (n°254), sur Archives municipales de Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, (consulté le 9 mai 2016), p. 22-25
  3. Décédé à la fin de 1935.
  4. Fusillé parmi les 48 otages du 22 octobre 1941.
  5. Le Phare de la Loire, 10 octobre 1940.