Abbaye de Saint-Pons de Gémenos

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Abbaye de Saint-Pons de Gémenos
Image illustrative de l’article Abbaye de Saint-Pons de Gémenos
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale de moniales cisterciennes
Rattachement Ordre de Cîteaux
Début de la construction 1205
Fin des travaux XIIIe siècle
Style dominant Art roman Art gothique
Protection  Inscrit MH (1926)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Commune Gémenos
Coordonnées 43° 17′ 29″ nord, 5° 39′ 44″ est
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
Abbaye de Saint-Pons de Gémenos
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Saint-Pons de Gémenos

L’abbaye de Saint-Pons de Gémenos, Sanctius Pontius, est une abbaye cistercienne sise sur la commune de Gémenos, canton d'Aubagne dans les Bouches-du-Rhône, en Provence. Le domaine est aujourd'hui un parc départemental, propriété du Conseil Général.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est dans ce cadre reculé, au pied du Massif de la Sainte Baume que fut fondée l'abbaye de moniales cisterciennes en 1205, par l'évêque de Marseille, Rainier, et le chapitre de la ville, sur des terres appartenant à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, sous la juridiction de laquelle, elle restera placée[2]. Hélie de Tholon est connu comme étant témoin de cette fondation[3]. Elle le sera sous le vocable de Saint-Pons dont le culte se diffusa dans toute la Provence et le Languedoc. Elle prendra le titre d'abbaye en 1223 et intègre l'Ordre de Cîteaux. Elle forme ainsi la quatrième des « Sœurs provençales » de l'Ordre, avec Silvacane, Sénanque et le Thoronet, devenant la fille de cette dernière, dont l'abbé assure la direction spirituelle.

Grâce au travail important des religieuses et à l'énergie hydraulique du site, le lieu deviendra un centre de production agricole et industriel important pour l'économie de la région. C'est aussi le début des travaux d'asséchement des marais de Gémenos par Charles de Castillon, qui fait réaliser des travaux d'aménagement agricole (moulins). Dans le cadre de l'expansion du monachisme féminin en Provence en ce début de XIIIe siècle, elle va essaimer par trois fois[4]. Nous possédons l'extrait du jugement des commissaires apostoliques par lequel les biens de l'église des moines de Saint-Gervais de Fos sont donnés à l'abbesse de St Pons, pour faire dans l'église de St Pierre de l'Almanare, au diocèse de Toulon, un monastère de religieuses de l'Ordre de Cîteaux lequel sera soumis à celui de St Pons du Diocèse de Marseille[5].

Une convention entre l'abbesse de Saint-Pons et le prieur du Monastère de Saint-Zacharie est passée concernant une exploitation agricole[6]. En 1407, les Abbayes d'Hyères et de Saint-Pons fusionnent.

Elle sera abandonnée par les moniales en 1426. Une légende court sur les origines de sa disparition :« C'est par la fureur divine que l'abbaye fut détruite un soir de Noël, car les nonnes eurent le malheur d'ouvrir la porte de leur couvent à une bande de jeunes gens venus inspiré par le démon s'y livrer à la fornication. À la suite de cette orgie, Dieu fit éclater un orage terrible qui détruisit le couvent, faisant périr les jeunes gens et les nonnes»[7].

Après la Révolution, elle subira diverses transformations. Aujourd'hui elle apparaît majestueuse, entièrement rénovée.

Architecture[modifier | modifier le code]

Dans la plus pure tradition romane cistercienne, elle conserve dans certaines de ses parties une influence gothique.

Église[modifier | modifier le code]

Cloître[modifier | modifier le code]

Bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

Propriétés, titres, fondations[modifier | modifier le code]

Propriétés
  • Église paroissiale de Saint-Martin de Géménos qu'elle possède dès sa fondation
Fondations

Liste des abbesses[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1205 - Garsande ou (Gersande), première abbesse, noble femme
  • 1264 - Marie Adhémar de Monteil, abbesse, noble femme
  • 1412 - Savie de Glandève, abbesse, noble femme

Statut actuel[modifier | modifier le code]

Propriété du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, elle accueille régulièrement des concerts de musique sacrée de tous les pays et des expositions. Les lieux sont surveillés par des gardes à cheval. Des visites guidées ont lieu les samedi et dimanche de 11h à 18h en compagnie d'un archéologue et d'un historien spécialistes des lieux. Elle fut inscrite aux monuments historiques par arrêté du

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alf. Saurel, Revue de Marseille et Provence, IX, 1863, p. 293-307. 348-360.
  • Alf. Saurel, Gémenos le Vieux, p. 453-470.
  • Gallia Christiana: I, 098-700
  • Gallia Christiana novissima, St Pons de Gémenos
  • Roseline Guyonnet-Dupeyrat, L'Abbaye de Sint-Pons de Gémenos, étude archéologique, descriptions des bâtiments conservés, notice dans Provence Historique, Aix-en-Provence, 1979, vol.29, n°116, pp.131-151.
  • Laurent Dailliez, Abbaye de Provence, Saint Pons de Gémenos 5, Presses Universitaires de Nice et de Corse, Coll:« Collection Connaissance de la Provence et de la Corse », Nice, 1978. 29. p.
  • Archives Départementales du Var série H.
  • Archives Municipales de Plan d'Aups Sainte Baume antérieures à 1790.
  • Archives Départementales (Draguignan), abbaye féminine de St Pons de Gémenos (XIIIe siècle)
  • Abbé C. Bonifay, Histoire du Monastère de Saint-Pons de Gémenos, (Bibl Arch. Dépt centre de Marseille côte 8F017.
  • M. Aubert, l'Architecture Cistercienne en France. Plan t. II. p. 187.
  • Dom Anselme Dimier, moine cistercien auteur de l'article paru dans le recueil des plans d'église cisterciennes, publié sous l'égide de la Commission d'Histoire de l'Ordre de Cîteaux en 1949.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « PA00081280 », notice no , base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Nadine Hemard, Le théâtre religieux médiéval en lange d'oc, Genève Librairie Droz, 1998. p.295/655. pp.
  3. Généalogie de la Maison de Tholon, texte en ligne
  4. a et b Huguette Vidalou Latreille, Les Cisterciens en Provence, texte en ligne sur le site de la Société d'Histoire du Protestantisme du Midi Méditerranéen (SHPMM)
  5. Archives Départementales du Var, 1 cahier papier (copie du XVIIIe siècle) 1229, pièce 29 H 1.
  6. Arch. Var, 1 pièce papier 1233, côte 25H38.
  7. Géraldine Surian 2005.texte en ligne
  8. Joseph. M. Chardon, Tableau Historique et politique de Marseille ancienne et moderne, 1817, P.63/300. pp.
  9. Fernand Benoit, Recueil des actes des Comtes de Provence