80 UAV Squadron

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80 UAV Squadron
Image illustrative de l'article 80 UAV Squadron
Blason du 80 UAV Sqn

Création
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Coats of arms of Belgium Military Forces.svg Armée belge
Branche Cocarde de la composante air Composante air
Rôle Reconnaissance
Effectif 120
Garnison Base aérienne de Florennes
Ancienne dénomination
  • 80ème Bataillon d'Artillerie
  • Batterie d'Observation et de Surveillance 80A
Devise Age Quod Agis ( Fais ce que tu fais )
Équipement B-Hunter (dérivé de l'IAI RQ-5 Hunter (en))[1]

La 80e escadrille de drones (néerlandais : 80 UAV Smaldeel et anglais : 80th UAV Squadron), est l'unique escadrille de drones (Unmanned Aerial Vehicles (UAV) en anglais) de la composante aérienne de l'armée belge. Elle est basée à Florennes, dans la province de Namur.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 80e Bataillon d'Artillerie est constitué le 1er juillet 1951 et reprend les traditions du service de repérage d'Artillerie par le son et par les lueurs (SRA), anciennement appelé "Service de repérage de l'Artillerie" et "Service Topographique de l'Armée". Les sections de repérage avaient pour mission de repérer, par tous les temps, la position des batteries ennemies grâce aux lueurs et aux sons produits par les coups de départ des obus.

Faisant partie des Forces belges en Allemagne (FBA), l'unité est tout d'abord stationnée à Bergisch Gladbach et reçoit le 9 novembre 1951 son étendard des mains de Sa Majesté le Roi Baudouin. Le Bataillon est alors constitué d'un état-major et de trois batteries d'observation comprenant chacune un peloton topographique, un peloton de repérage aux lueurs, un peloton de repérage par les radars et un peloton de repérage par le son.

En mai 1952, la Batterie B du 80A rejoint Brasschaat et se transforme en centre d'instruction pour les topographes-repéreurs.

En décembre 1956, le Bataillon s'installe à Dellbrück dans la banlieue de Cologne (RFA).

Le 26 Août 1960, le Bataillon rejoint la ville de Spa.

Le 1er janvier 1969 suite à la restructuration de l'Armée belge, le 80A est réduit à une batterie indépendante composée d'un état-major, de deux pelotons topographiques et d'un peloton de repérage aux lueurs et rejoint à nouveau Dellbrück.

En 1989, le 80A fusionne avec le 1er peloton SCB (Surveillance du Champ de Bataille) et devient la Batterie d'Observation et de Surveillance 80A, utilisant le drone Epervier. Le peloton lueur de la Batterie est dissout.

Drone Epervier

1990 marque le déménagement de l'unité vers Elsenborn. Le nouveau système B-Hunter — variante belge du RQ-5 Hunter (en), de Israel Aerospace Industries (IAI) — est livré entre juillet et décembre 2002 et est admis en service en 2004. En juin 2004, l’unité devient le 80 UAV Sqn et intègre la composante air en juillet de cette même année. Le premier déploiement hors du territoire national de l'unité est réalisé en décembre 2004 (Solenzara, Corse).

Le 1er juillet 2005, le 80UAV Sqn est stationnée pour une période de 4 mois à Tuzla Air Base (Bosnie-Herzégovine) en soutien de l'opération EUFOR Althea.

En 2006, dans le cadre des élections en République Démocratique du Congo, l'unité est déployée sur l'Aéroport de Ndolo à Kinshasa pour une durée de 5 mois.

Depuis 2008, suite aux accords passés entre la Défense et le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement, les drones du 80 UAV Sqn sont régulièrement engagés au départ de Coxyde dans le cadre de la mission de lutte anti-pollution "Silent Watch"[2].

Dans le cadre du plan de transformation de la Défense de 2011, le 80 UAV Sqn déménage vers la Base aérienne de Florennes.

Le cap des 5000 heures de vol sur B-Hunter a été atteint le 3 mai 2015[3],[4].

Missions[modifier | modifier le code]

Le 80 UAV Squadron a pour mission la reconnaissance aérienne en temps réel au profit des Forces Armées. Il est également régulièrement engagé au profit d'autres organismes dans le cadre de l'aide à la nation, notamment pour la surveillance des eaux territoriales.

En opération[modifier | modifier le code]

  • Surveillance de frontières
  • Lutte contre le crime organisé
  • Collecte d'informations
  • Appui aux unités

Missions effectuées à l'étranger[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Mission ALTHEA en Bosnie-Herzégovine
  • 2006 : Mission EUFOR RD Congo

Sur le territoire national[modifier | modifier le code]

  • Régulièrement depuis 2008 : Mission Silent Watch au dessus de la Mer du Nord (Surveillance du dégazage des bateaux en mer du Nord)
  • 2016 : Opération Vigilant Guardian[3],[5]
  • Depuis 2017, l'unité collabore régulièrement avec le Service public fédéral Finances lors de contrôles douaniers[6],[7],[8]

Lors des vols d'entraînement, l'avion peut également être utilisé pour des opérations ponctuelles telles que :

  • Comptage du gibier au profit du Département de la Nature et des Forêts (DNF)
  • Aide aux pompiers pendant les incendies dans les Fagnes (2004)

Composition[modifier | modifier le code]

L'escadrille possède 12 drones B-Hunter.

Système B-Hunter[modifier | modifier le code]

Le système B-Hunter est composé d'une station de contrôle (Ground Control Station, GCS), d'une Station de transmission/reception de données (Ground Data Terminal, GDT) et de l'avion. Le décollage et l'atterrissage de l'avion se font de manière automatisée grâce à un système laser (Remote Autolanding Position Sensor, RAPS) disposé le long de la piste.

Ground Control Station (GCS)[modifier | modifier le code]

La GCS (Ground Control Station) est le "poste de pilotage" du système. L'équipage est composé d'un Mission Commander, d'un Pilote/Navigateur et d'un Real Time Observer.

  • Le Mission Commander est l'officier responsable de la planification et de l'exécution du vol en coordination avec les contrôleurs aériens et le demandeur.
  • Le Pilote/Navigateur est un sous-officier chargé du pilotage de l'avion et de son positionnement optimal en vue de l'exécution de la mission.
  • Le Real Time Observer est un sous-officier chargé de produire l'image et de fournir les renseignements souhaités en manipulant les caméras embarquées, ainsi que de traiter et d'analyser les images en direct ou après le vol.

Ground Data Terminal (GDT)[modifier | modifier le code]

Le GDT assure la transmission des commandes, des données de vol, ainsi que les images entre la GCS et l'UAV grâce à une antenne directionnelle et à deux antennes omnidirectionnelles. Les antennes sont disposées sur un plateau-support mobile. Le plateau-support est généralement placé sur un camion Mercedes-Benz Unimog.

UAV[modifier | modifier le code]

Le B-Hunter est la version belge du drone de surveillance RQ-5 Hunter (en), de Israel Aerospace Industries (IAI)[1].

Mise en service  : 2004

Date de retrait  : Toujours en service

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

  • Envergure  : 8,90 m
  • Longueur  : 6,9 m
  • Hauteur  : 1,81 m
  • Masse à vide  : 500 kg
  • Masse maximum  : 715 kg
  • Motorisation  : 2 × Moto Guzzi V75 Hi.e, 750cc, 65 Max HP

Performances[modifier | modifier le code]

  • Vitesse maximum  : 200 km/h (110 kts)
  • Vitesse de croisière : 110 km/h (60−65 kts)
  • Portée  : 100 km
  • Endurance  : 10 heures
  • Plafond  : 4 900 m (15 000 ft)

L'observation est réalisée à l'aide de 2 caméras contenues dans un berceau gyro-stabilisé (Multi-mission Optronic Stabilized Payload, MOSP), l'une pour l'observation de jour, l'autre pour l'observation de nuit.

L'avion est équipé d'un parachute qui permet sa récupération en toute sécurité en cas d'incident de vol.

Remplacement du B-hunter[modifier | modifier le code]

Suivant le plan stratégique de la Défense du 22 décembre 2015[9], il est prévu que les B-Hunter soient retirés du service et remplacés à partir de 2021 (2 systèmes en 2021 et 4 en 2030[10]). Le futur système n'est pas encore connu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]