2004 en économie

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Chronologie générale de l'économie
Années de l'économie :
2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007
Décennies de l'économie :
1970 - 1980 - 1990 - 2000 - 2010 - 2020 - 2030

Évènements majeurs[modifier | modifier le code]

Contexte économique en France[modifier | modifier le code]

Croissance[modifier | modifier le code]

Le contexte économique en France s'améliore en 2004 après une phase de faible croissance entre 2001 et 2003. La croissance du PIB français atteint 2,3 % en 2004 soit son plus haut niveau depuis 2000. C'est un niveau supérieur à la croissance moyenne des autres pays de la zone euro. Cependant, le second semestre marque un ralentissement de la croissance après une premier semestre particulièrement dynamique[1].

La demande intérieure française fut particulièrement dynamique et sa contribution à la croissance est de +2,5 %. En revanche, les échanges commerciaux, marqués par la dégradation de la balance commerciale en 2004, contribuent négativement à hauteur de -1,5 %. Enfin, les variations de stocks ont eu un impact positif de 0,9 % sur la croissance du PIB. Dans le détail :

  • La consommation des ménages, demeurée solide en 2002 et 2003, s'est montrée dynamique en 2004 (+2,2%) malgré la hausse modérée du pouvoir d'achat.
  • L'investissement des entreprises a connu une forte reprise en 2004 (+2,8 %)
  • L'investissement des ménages a très fortement cru en 2004 (+3,3 %) porté par le contexte très favorable de l'immobilier

Commerce international[modifier | modifier le code]

La balance commerciale s'est largement dégradée en 2004. Certes, la forte croissance du commerce mondial a stimulé les exportations françaises qui ont cru de 3,2% (cette croissance est cependant moindre que celle des autres pays de la zone euro). Pourtant, les entreprises françaises ont perdu en compétitivité au cours de l'année 2004, en partie à cause de l'appréciation de l'euro face au dollar. Sur le plan des importations, la hausse du cours des matières premières a causé une forte hausse de la facture pétrolière. Au total, les importations ont cru de 7,2% en 2004[1].

Entreprises et bourse[modifier | modifier le code]

Le résultat net cumulé des entreprises du CAC 40 s'élève à 57 milliards d'euros en 2004, en hausse de 60% par rapport à 2003.

Chômage[modifier | modifier le code]

Malgré la reprise de la croissance, la France ne connaît pas d'embellie sur le front du chômage. Après avoir fortement augmenté entre et , le taux de chômage s'établit à 9,0% en . Il diminue légèrement pour atteindre 8,4% en puis commence à croître à l'été 2004 pour atteindre à nouveau 9,0% en [2].

Inflation[modifier | modifier le code]

Secteurs économiques en 2004[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Après plusieurs années de crises marquées notamment par les attentats du 11 septembre en 2001, l'épidémie de SRAS ou le déclenchement de la Guerre en Irak en 2003, le secteur du transport aérien voit sa situation s'améliorer notablement au cours de 2004. Le redémarrage de la croissance et des échanges commerciaux internationaux (qui croissent de 9,9 % par rapport à 2003) a profité au secteur aérien dans son ensemble.

Le trafic des compagnies membres de l'OACI a ainsi atteint en 2004 1 890 millions de passagers et 38 millions de tonnes de fret. Le fret aérien connaît d'ailleurs une année faste avec une croissance de 12,6 % des tonnes-kilomètres réalisés. Le nombre de passagers-kilomètres transportés fait un bond de 14,1 %.

Du fait d'une croissance plus importante du trafic que des capacités, le coefficient de remplissage gagne deux points par rapport à 2003 pour s'établir à 73 %. Enfin, après trois années de déficit pour le secteur aérien dans son ensemble, les transporteurs aériens ont enregistré des bénéfices en 2004 avec une marge moyenne de 0,9 % des recettes d'exploitation[3],[4].

Immobilier[modifier | modifier le code]

L'année 2004 est une excellente année pour le secteur de l'immobilier et de la construction en France. Le nombre de mises en chantier connaît un bond de 15,8 % par rapport à 2003 s'établissant à 363 400 sur l'année, un niveau record qui n'avait pas été égalé depuis 1982. Cette bonne conjoncture s'appuie notamment sur une offre abondante en crédit immobilier dont les encours augmentent de 10 % par rapport à 2003. Cette forte demande se traduit aussi par une forte augmentation des prix de l'immobilier résidentiel. Ainsi, l'indice des prix des logements anciens en France métropolitaine enregistre un bond de 15,5 % fin-2004 par rapport au dernier trimestre de 2003[5].

La bonne santé du secteur se traduit aussi par 20 000 créations d'emplois dans le secteur de la construction pour l'année 2004. Seul le secteur des travaux publics connaît une année mitigée avec une croissance des investissements limitée à 1,8 %[6].

Si l'immobilier résidentiel se porte bien, l'immobilier non-résidentiel connait aussi une année satisfaisante. La demande placée en bureaux en Île-de-France connait sa meilleure année depuis 2000 avec 1,9 millions de mètres-carrés placés sur l'année. L'investissement en immobilier d'entreprise s'élève à 12,1 milliards d’euros, son plus haut niveau depuis 2001, malgré un taux de vacance qui demeure non négligeable (6,3 %)[7].

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La conjoncture s'améliore légèrement pour la presse écrite en 2004 même si elle demeure sur une pente descendante entamée au début des années 2000. Certes, le chiffre d'affaires de la presse écrite en France connaît une hausse globale de 12,1 % en 2004. Cependant, cette hausse s'explique principalement par l'importante croissance du chiffre d'affaires de la presse gratuite (+76 %) alors que l'augmentation du chiffre d'affaires de la presse payante n'est que de 0,7 %, niveau inférieur à l'inflation. Concernant la presse payante, la timide reprise du marché publicitaire (+0,2 %) est contrebalancée par un fort recul du volume des ventes (-1,6 %). Et si l'augmentation des recettes publicitaires de la presse écrite est de 160 millions d'euros, 90 millions sont captés par la presse gratuite qui recueille 56 % du volume total des recettes publicitaires en France en 2004[8].

Industrie automobile[modifier | modifier le code]

Le marché automobile français, longtemps morose en 2004, a terminé sur un bilan positif de + 0,2 % grâce à une bonne fin d'année qui lui a permis de se maintenir au-dessus des 2 millions, à 2 013 709 ventes.

Marché du disque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise du disque.

Le marché du disque connaît une forte dégradation en 2004[9] :

  • Les ventes d'albums chutent de 38 % par rapport à 2003
  • Les ventes de singles chutent de 23 %

Malgré ces mauvais chiffres, les investissements marketing des maisons de disque demeurent à un niveau élevé (175 millions d'euros) en progression de 2 % par rapport à 2003.

Mois par mois[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

  • 11 février : la Commission européenne approuve la fusion entre Air France et KLM. Le nouveau groupe, un des premiers transporteurs mondiaux, adopte le nom d'Air France-KLM.

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Insee, « Retour sur 2004 »,‎ (consulté le 31 mai 2016)
  2. Eurostat, « Taux de chômage - Données désaisonnalisées », sur google.public.data (consulté le 31 mai 2016)
  3. OACI, « Rapport annuel du Conseil • 2004 »,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  4. OACI, « Rapport annuel du Conseil • 2007 »,‎ (consulté le 13 octobre 2016) pour les données chiffrées
  5. Banque de France, « Indices des prix des logements anciens - France métropolitaine - Ensemble - Base 100 au 1er trimestre 2010 - Série brute »,‎ (consulté le 14 octobre 2016)
  6. Insee, « La construction en 2004 : une année exceptionnelle pour le logement »,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  7. Nexity, « Le marché immobilier en France (Document de référence 2004) »,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  8. Ministère de la Culture, « Les chiffres clés de la presse écrite en 2004 »,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  9. SNEP, « Bilan économique de l’année 2004 »,‎ (consulté le 29 octobre 2016)