Étienne Dupuis

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Étienne Dupuis est un chanteur lyrique canadien à la tessiture de baryton qui se produit sur les scènes lyriques internationales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne Dupuis est né à Repentigny près de Montréal en 1982. Il commence par étudier le piano jazz avant de se consacrer au chant. Il étudie à l’Université McGill puis rejoint l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal en 2002 où il reste jusqu'en 2005[1].

En 2005, il fait ses débuts dans le rôle d’Escamillo et du Dancaïre dans Carmen, ainsi que dans celui de Peter dans Hänsel et Gretel. Il se produit à l’Opéra de Vancouver et à l’Opéra de Québec où il chante Marcello dans La Bohème. Il prend ensuite le rôle de Lescaut dans Manon Lescaut de Puccini à l’Opéra d’Israël.

Étienne Dupuis fait ses débuts en France à l’Opéra de Marseille en 2007 dans le rôle-titre du Barbier de Séville avant de chanter Papageno dans La Flûte enchantée en mars 2008 à l’Opéra de Tours. De retour à Montréal en 2010, il chante Silvio dans Pagliacci de Leoncavallo. En avril 2013, il fait ses débuts à l’Opéra d’Avignon en interprétant Figaro, puis, le mois suivant, il se produit à l’Opéra du Rhin avec Zurga dans Les Pêcheurs de Perles de Bizet. En octobre 2013, il est engagé par Staatsoper de Berlin où il chante Figaro et prend le rôle de Giorgio Germont dans La Traviata[1].

En 2015, il est le Comte Almaviva dans Les Noces de Figaro à l’Opéra de Calgary au Canada avant d'interpréter pour la première fois Rodrigo dans Don Carlos de Verdi au Staatsoper de Berlin en compagnie de Rollando Villazon. Toujours en 2015, il prend le rôle-titre d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski, puis il est L’Horloge comtoise et Le Matou dans L’Enfant et les sortilèges et Ramiro dans L’Heure espagnole de Ravel au Festival de Glyndebourne[1].

En 2016, il fait des débuts à l’Opéra de Paris dans Iphigénie en Tauride mis en scène par Warlikowski où il chante Oreste. Après sa prise du rôle d’Albert dans Werther au Grand théâtre du Liceu en 2017, il est Jacques de Lusignan dans La Reine de Chypre de Jacques-Fromental Halévy en version de concert au Théâtre des Champs-Élysées. Il chante Athanaël dans une version concert de Thaïs à l'Opéra d'Australie avant de prendre le rôle-titre masculin de Pelléas et Mélisande dans la mise en scène de Robert Wilson à l’Opéra de Paris. En 2018, il chante pour la première fois Valentin dans Faust de Gounod au Staatsoper de Berlin[1].

Lors de la saison 2018-2019, après avoir chanté Marcello dans La Bohème au Met en septembre, il interprète Belcore dans L’Élixir d’amour à l’Opéra de Paris le mois suivant. Il interprète Giorgio Germont dans La Traviata au mois de décembre à Marseille, puis est Valentin dans Faust en janvier 2019. Il reprend le rôle-titre d’Eugène Onéguine de Tchaïkowski au Staatsoper en mars, puis celui de Don Giovanni à l’Opéra de Paris au mois de juin dans une nouvelle production de Ivo Van Hove[2],[1].

À l’Opéra de Montréal, il a participé aux créations mondiales de Les Feluettes de Kevin March et Another Brick in the Wall du compositeur québécois Julien Bilodeau, d’après The Wall des Pink Floyd[2].

Il a aussi interprété Enrico de Lucia di Lammermoor à l’Opéra de Québec, André Thorel dans Thérèse de Massenet et Bernard dans La Vivandière de Benjamin Godard en concert avec le Festival Radio France Occitanie Montpellier, Metternich dans L’Aiglon et Carmina burana de Carl Orff avec l’Orchestre symphonique de Montréal, John Sorel dans The Consul de Gian Carlo Menotti et les Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler avec l’Orchestre Symphonique de Longueuil[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de la soprano australienne Nicole Car avec qui il a eu un garçon en 2018[3].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

L’Aiglon de Arthur Honegger et Jacques Ibert, avec l'Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de Kent Nagano, Labelː Decca, ASIN B018WS9HQE

Thérèse de Jules Massenet avec Alain Altinoglu et l’Orchestre de l’Opéra de Montpellier, label Presto Classical, ASIN 8493968641

Il a enregistré un CD solo, Love Blows as the Wind Blows de Coallier, Butterworth, Bush, Barber, Label Atma Classique, ASIN B00T3J3GCI. Dans cet enregistrement, Étienne Dupuis interprète un cycle de mélodies du compositeur anglais George Butterworth qui donne son titre à l'album du baryton Étienne Dupuis. Il y chante aussi un autre cycle de mélodies anglaises rarement enregistré Farewell, Earth’s Bliss de Geoffrey Bush, de même que Dover Beach, une œuvre de jeunesse de Samuel Barber. On y trouve aussi quatre mélodies du compositeur québécois Réjean Coallier sur des poèmes de Sylvain Garneau. Étienne Dupuis interprète également l’attachant Danny boy, dans un arrangement pour voix et quatuor à cordes.Il est accompagné par les musiciennes du Quatuor Claudel-Canimex[4].

Il a encore enregistré Usher House de Gordon Getty avec la participation de Benedict Cumberbatch chez PentaTone Classics[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Etienne Dupuis », sur Olyrix (consulté le 8 juillet 2019)
  2. a b c et d « Etienne Dupuis », sur Opera de Paris (consulté le 8 juillet 2019)
  3. « Nicole Car et Etienne Dupuis », sur Opera magazine (consulté le 8 juillet 2019)
  4. « Love blows wind », sur Amazon (consulté le 8 juillet 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]