Élections législatives suédoises de 2022

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Élections législatives suédoises de 2022
349 sièges du Riksdag
(Majorité absolue : 175 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 7 775 390
Votants 6 544 464
84,17 % en diminution 3
Votes blancs et nuls 99 156
Magdalena Andersson in 2022 (cropped).jpg Parti social-démocrate – Magdalena Andersson
Voix 1 964 474
30,33 %
en augmentation 2,1
Sièges obtenus 107 en augmentation 7
Jimmie Åkesson Almedalen 2018 (cropped).jpg Démocrates de Suède – Jimmie Åkesson
Voix 1 330 325
20,54 %
en augmentation 3
Sièges obtenus 73 en augmentation 11
Ulf Kristersson in 2018 Swedish general election, 2018 (cropped).jpg Modérés – Ulf Kristersson
Voix 1 237 428
19,10 %
en diminution 0,7
Sièges obtenus 68 en diminution 2
Nooshi.Dadgostar.riksmotet2015.15d686.1710080.jpg Parti de gauche – Nooshi Dadgostar
Voix 437 050
6,75 %
en diminution 1,3
Sièges obtenus 24 en diminution 4
Annie Lööf 2019 (cropped).jpg Parti du centre – Annie Lööf
Voix 434 945
6,71 %
en diminution 1,9
Sièges obtenus 24 en diminution 7
Ebba Busch Thor cropped.jpg Chrétiens-démocrates – Ebba Busch
Voix 345 712
5,34 %
en diminution 1
Sièges obtenus 19 en diminution 3
Swedish Green Leadership as of 2021.jpg Parti de l'environnement Les Verts – Märta Stenevi et Per Bolund
Voix 329 242
5,08 %
en augmentation 0,7
Sièges obtenus 18 en augmentation 2
Johan Pehrson 2022 Stockholm 04 (cropped).jpg Les Libéraux – Johan Pehrson
Voix 298 542
4,61 %
en diminution 0,9
Sièges obtenus 16 en diminution 4
Riksdag élu
Par parti
Diagramme
Premier ministre
Sortante Élu
Magdalena Andersson
S/SAP
-
Résultats officielsVoir et modifier les données sur Wikidata

Les élections législatives suédoises de 2022 se déroulent le afin de renouveler pour quatre ans les 349 membres du parlement monocaméral suédois, le Riksdag. Des élections municipales et régionales ont lieu simultanément.

Contexte[modifier | modifier le code]

Législatives de 2018[modifier | modifier le code]

Les législatives de connaissent un taux de participation de 87,18 %, soit le plus élevé depuis 33 ans. Mené par le Premier ministre Stefan Löfven, le gouvernement de coalition minoritaire de centre gauche sortant, composé du Parti social-démocrate suédois des travailleurs et du Parti de l'environnement Les Verts, recule, obtenant un tiers des sièges. Avec l'appui du Parti de gauche, qui lui offrait un soutien sans participation dans la législature sortante, il demeure néanmoins le principal bloc au Parlement, avec 42 % des sièges. L'Alliance, le bloc des partis d'opposition de centre droit composé des Modérés, du Parti du centre, des Chrétiens-démocrates et des Libéraux, progresse légèrement et talonne le bloc de gauche, n'obtenant qu'un siège de moins. Le parti Démocrates de Suède progresse nettement, bien qu'en deçà de ce que ne le laissaient supposer les sondages, ce qui lui permet d'obtenir le plus important gain en sièges.

L'absence d'une majorité nette et le refus des trois blocs de coopérer entre eux conduisent à plusieurs mois d'une difficile formation d'un gouvernement, avant de finalement voir reconduit le gouvernement sortant à la faveur de l'éclatement de l'Alliance[1]. Le , après 131 jours de négociations, Stefan Löfven est reconduit au poste de Premier ministre grâce au soutien du parti du centre et des libéraux, qui refusent le rapprochement avec les Démocrates de Suède avancé par les Modérés et les Chrétiens-démocrates[2],[3].

Crise politique de 2021[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre est par la suite confronté à une crise politique courant , le Parti de Gauche annonçant le retrait de son soutien en réaction à un projet de suppression du contrôle des loyers pour les logements neufs, un sujet sur lequel le parti s'était fortement engagé en 2019[4]. Le , Stefan Löfven est l'objet d'une motion de censure votée à la majorité absolue par 181 voix pour, 109 contre et 51 abstentions. L'évènement constitue une première historique, la Suède n'ayant auparavant jamais été confrontée à la chute d'un gouvernement par une motion de censure[5]. Après plusieurs jours de spéculations sur l'organisation d'élections anticipées, Löfven annonce le 28 sa démission, ouvrant la voie à une nouvelle période de formation d'un gouvernement. Considérablement plus courte que la précédente, cette dernière voit Löfven présenter un nouveau gouvernement qui se voit voter la confiance le par 116 voix pour, 173 voix contre et 60 abstentions. Le système parlementaire suédois ne requérant pas l'obtention d'une majorité en faveur de la confiance, mais simplement l'échec d'un vote contre à la majorité absolue de 175 voix sur 349, le gouvernement Löfven III entre en fonction[6].

Gouvernement Andersson[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre demeure néanmoins considérablement affaibli politiquement par la crise. Le mois suivant, il annonce ne pas se représenter à l'élection interne de pour la présidence du Parti social-démocrate suédois des travailleurs, ainsi que son intention de quitter ses fonctions de Premier ministre après l'élection de son successeur à la tête du parti[7]. L'élection interne voit la victoire de Magdalena Andersson, et Löfven démissionne comme annoncé le [8].

Magdalena Andersson se soumet au vote des députés du Riksdag le suivant, et remporte l'investiture par 117 voix pour, 174 contre et 57 abstentions[9]. Ce vote de confiance est ainsi obtenu de justesse grâce à un accord de dernière heure avec le Parti de gauche sur une augmentation des petites retraites. Andersson perd néanmoins l'appui du Parti du centre, qui s'opposait à cette concession et dont le soutien était nécessaire pour faire adopter son projet de budget. C'est par conséquent le budget préparé par l’opposition de droite qui est adopté[10]. A peine désignée, Andersson décide cependant de renoncer quelques heures plus tard, avant même d'avoir été présentée au roi Charles XVI Gustave, à la suite du retrait du Parti de l'environnement de la coalition. Ce dernier s'oppose en effet à la disponibilité exprimée par la nouvelle cheffe du gouvernement à gouverner avec la loi de finances proposée par l'opposition et adoptée juste après son investiture[11].

Andersson est toutefois réélue Première ministre le par 101 voix pour, 173 contre et 75 abstentions[12]. Première femme à accéder à la fonction de Première ministre en Suède[13], elle forme un gouvernemental minoritaire composé des seuls membres de son parti, puis prononce le lendemain un discours de politique générale axée sur la lutte contre l'insécurité[14],[15].

Système électoral[modifier | modifier le code]

Intérieur du Riskdag

Le Riksdag est composé de 349 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal[16]. La Suède possède la particularité d'avoir des élections à dates fixes combinées à un régime parlementaire dans lequel des élections anticipées peuvent être convoquées. Dans ce dernier cas, la législature nouvellement élue ne l'est que pour le restant du mandat de quatre ans entamé par la législature précédente. Des élections législatives sont par conséquent organisées quoi qu'il arrive le second dimanche du mois de septembre à intervalles de quatre ans, en même temps que les élections municipales et régionales[17].

Sur ce total, 310 sièges sont à pourvoir dans 29 circonscriptions dont la taille varie de 2 à 34 sièges en fonction de la population. Les listes de parti sont ouvertes, les électeurs ayant la possibilité de voter de manière préférentielle pour l'un des candidats de la liste du parti. Après le dépouillement du scrutin, les sièges sont répartis selon une version modifiée de la méthode de Sainte-Laguë entre les partis qui ont atteint le seuil électoral de 4 % des suffrages exprimés au niveau national. Les partis qui atteignent le pourcentage de 12 % des suffrages exprimés dans une seule circonscription peuvent encore obtenir des sièges, mais uniquement dans cette circonscription[16],[17].

Bulletins de vote utilisés.

Les 39 sièges restants, dits compensatoires, sont attribués aux différents partis dont le cumul des voix obtenues dans les circonscriptions dépasse le seuil de 4 % des suffrages exprimés au niveau national, afin de rapprocher le plus possible la répartition finale des sièges de celle des suffrages exprimés[16],[17].

Autorisé depuis 1988, le vote préférentiel permet à un candidat d'être prioritaire dans la répartition des sièges obtenus par son parti si ses votes préférentiels atteignent au moins 8 % du total des suffrages obtenus par ce parti dans sa circonscription[16],[17]. Un seul vote préférentiel est autorisé. Les bulletins en comportant davantage sont toujours valides, mais leurs votes préférentiels ne sont pas pris en compte. Le taux d'électeurs ayant recours à un vote préférentiel varie grandement d'un scrutin à un autre. Il était ainsi de 26 % en 2002 aux législatives, contre 59 % en 2004 aux européennes[17].

Les électeurs ont à leur disposition trois types de bulletin de vote : soit un bulletin ne comportant que le nom d'un parti, soit un bulletin comportant également la liste de tous les candidats présentés par ce parti dans la circonscription, permettant d'effectuer un vote préférentiel en cochant une case près d'un nom, soit un bulletin vide où l'électeur peut écrire lui-même le nom d'un parti. Les bulletins des différents scrutins organisés simultanément sont identifiables par leurs couleurs : jaunes pour les législatives, bleu pour les régionales et blanc pour les municipales[17].

Les élections sont précédées d'une période de dix-huit jours au cours de laquelle peut être fait recours à un vote anticipé. Toutes les municipalités doivent obligatoirement ouvrir au moins un bureau de vote à cet effet, également ouvert le jour des élections proprement dites. La loi électorale autorise également le vote par procuration tandis que les Suédois résidant à l'étranger peuvent avoir recours à un vote postal. Dans ce dernier cas comme dans celui d'un vote anticipé, l'électeur peut malgré tout voter en personne s'il change d'avis, auquel cas son précédent vote est invalidé[17].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Idéologie[18] Résultats
en 2018
Parti social-démocrate (S) Magdalena Andersson Centre gauche à gauche
Social-démocratie
28,26 %
100 sièges
Modérés (M) Ulf Kristersson Droite
Libéral-conservatisme, libéralisme économique
19,84 %
70 sièges
Démocrates de Suède (SD) Jimmie Åkesson Droite à extrême droite
National-conservatisme, opposition à l'immigration, euroscepticisme
17,53 %
62 sièges
Parti du centre (C) Annie Lööf Centre
Social-libéralisme, humanisme, agrarisme
8,61 %
31 sièges
Parti de gauche (V) Nooshi Dadgostar Gauche
Socialisme démocratique, féminisme, euroscepticisme
8,00 %
28 sièges
Chrétiens-démocrates (KD) Ebba Busch Centre droit
Démocratie chrétienne, conservatisme social
6,32 %
22 sièges
Les Libéraux (L) Johan Pehrson Centre droit
Social-libéralisme, europhilie
5,49 %
20 sièges
Parti de l'environnement Les Verts (MP) Märta Stenevi et Per Bolund Centre gauche
Écologisme, euroscepticisme
4,41 %
16 sièges

Sondages[modifier | modifier le code]

Moyenne lissées des sondages électoraux par parti de septembre 2018 aux élections

Cinq derniers sondages avant les élections[modifier | modifier le code]

Les résultats listés ne tiennent pas compte de l'abstention, les pourcentages pour chaque parti sont donc recalculés pour atteindre 100 %.

Date Sondeur Échantillon S M SD C V KD L MP Autres
Moyenne 29,2 17,3 20,5 7,4 7,6 5,5 5,4 5,9 1,1
9 septembre Ipsos 1992 28,8 18,2 21,0 8,0 7,4 4,8 4,2 5,8 1,8
9 septembre SKOP 1919 28,6 16,3 19,3 7,6 8,0 6,0 6,0 7,4 0,8
9 septembre Demoskop 2321 29,5 18,7 20,5 7,9 6,9 5,3 4,9 5,3 1,0
8 septembre Sifo 2358 29,0 16,2 20,7 6,6 7,9 6,1 6,0 6,4 1,1
8 septembre Novus 1500 30,3 17,1 21,2 7,1 7,8 5,2 5,9 4,5 0,9
Élections de 2018 28,3 19,8 17,5 8,6 8,0 6,3 5,5 4,4 1,7

Les sondages montrent peu de changement par rapport aux élections d'il y a quatre ans. Les deux « blocs » (S-C-V-MP d'un côté, M-SD-KD-L de l'autre) sont côte-à-côte (50,1% contre 48,7%) et les partis obtiendraient des résultats similaires à ceux de 2018. Une légère tendance est cependant présente : les Démocrates de Suède sont en hausse (+3%), au détriment des Modérés (-2,5%).

Campagne[modifier | modifier le code]

L'invasion de l'Ukraine par la Russie le entraine l'irruption dans la campagne du sujet de l'adhésion de la Suède ainsi que de la Finlande voisine à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. L'invasion provoque ainsi un large retournement d'opinion, les sondages donnant rapidement et pour la première fois des majorités favorables à ces adhésions. Les deux pays dits « non-alignés » ont alors pour accord tacite de rester en dehors ou de rejoindre l'OTAN de manière coordonnée[19],[20]. Historiquement opposé à une telle adhésion, le Parti social-démocrate, le Parti de gauche et le Parti de l'environnement Les Verts font face à la pression du reste de la classe politique et de l'opinion, tandis que les Modérés en font leur principale promesse de campagne[21].

Le , Les Libéraux font face à une crise interne selon le Dagens Nyheter, car les quatre partis de droite M, SD, KD et L organisent conjointement une rencontre électorale à Falun afin de convaincre les électeurs qu'ils sont capables de travailler ensemble sur le nucléaire. Certains membres des libéraux critiquent le rapprochement entre leur parti et les Démocrates de Suède, jugeant la rencontre « inutile » ou comme « un coup de poignard dans le dos », alors que le parti a jusqu'alors été très réticent à travailler avec SD[22]. Le président du parti Johan Pehrson a réagi en déclarant que visiter des centrales nucléaires n'était « pas une grande question idéologique ». Les autres forces politiques du bloc de droite soutiennent quant à elles cette rencontre.

La campagne s'est focalisée sur les questions sécuritaires, au point d'éclipser presque tous les autres sujets, alors que les affrontements entre bandes rivales ont fait 47 victimes entre janvier et septembre 2022[23],[24].

Les problématiques environnementales, dont le réchauffement climatique, ont été peu présentes dans le débat. Pour tenter d'interpeler les médias et les politiques près de 2 000 scientifiques suédois ont signé le 24 août une tribune dénonçant des politiques qui vont « à l'encontre des accords de Paris et des objectifs climatiques de la Suède […] Nous voulons croire qu'il s'agit d’une ignorance flagrante, car l'alternative serait que les politiciens se moquent de la gestion de la crise climatique ou se vendent pour gagner des voix à court terme »[25].

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections législatives suédoises de 2022[26],[27]
Riksdag 2022.svg
Parti Votes % +/− Sièges +/−
Parti social-démocrate (S) 1 964 474 30,33 en augmentation 2,07 107 en augmentation 7
Démocrates de Suède (SD) 1 330 325 20,54 en augmentation 3,01 73 en augmentation 11
Modérés (M) 1 237 428 19,10 en diminution 0,74 68 en diminution 2
Parti de gauche (V) 437 050 6,75 en diminution 1,25 24 en diminution 4
Parti du centre (C) 434 945 6,71 en diminution 1,90 24 en diminution 7
Chrétiens-démocrates (KD) 345 712 5,34 en diminution 0,98 19 en diminution 3
Parti de l'environnement Les Verts (MP) 329 242 5,08 en augmentation 0,67 18 en augmentation 2
Les Libéraux (L) 298 542 4,61 en diminution 0,88 16 en diminution 4
Parti de la Nuance (PNy) 28 352 0,44 Nv. 0 en stagnation
Alternative pour la Suède (AfS) 16 646 0,26 en diminution 0,05 0 en stagnation
Coalition citoyenne (MED) 12 882 0,20 en stagnation 0 en stagnation
Parti pirate (PP) 9 135 0,14 en augmentation 0,03 0 en stagnation
Autres partis 33 061 0,50 0 en stagnation
Votes valides 6 445 298 98,93
Votes blancs et invalides 69 831 1,07
Total 6 515 129 100 349 en stagnation
Abstentions 1 227 765 15,79
Inscrits / participation 7 775 390 84,21
Par blocs
Swedish Parliament by blocks 2022.svg
Parti Voix % +/- Sièges +/−
Opposition sortante (SD-M-KD-L) 3 195 474 49,58 en augmentation 0,40 176 en augmentation 2
Gouvernement sortant (S-C-V-MP) 3 152 001 48,90 en diminution 0,38 173 en diminution 2
Autres partis 97 823 1,52 - 0 en stagnation
Total 6 445 298 100 349 en stagnation

Conséquences[modifier | modifier le code]

La victoire des partis de droite et d'extrême droite est suivie d'une envolée du cours des actions des « välfärdsföretag », des compagnies privées financées par l'État pour fournir des services publics et dont les profits très élevés font l'objet de controverses. Le PDG d'AcadeMedia, entreprise leader sur le marché scolaire dont le cours des actions a bondi de 13 % en une journée, s'est réjoui dans la presse : « Le résultat de ces élections montre un fort soutien pour la liberté de choisir ». Une large majorité de Suédois serait pourtant favorable à l’interdiction des profits pour ce type de structure d'après des sondages ; les partis de gauche, contrairement à ceux de droite, s'étaient engagés à réguler ces profits[28]. La Première ministre Magdalena Andersson a reconnu sa défaite et a annoncé sa démission affirmant qu'« ils (les partis d’opposition) ont une avance d’un ou deux sièges au Parlement »[29].

Analyses[modifier | modifier le code]

La percée du parti Démocrates de Suède s'expliquerait par une campagne largement dominée par les thèmes de l’insécurité et de l’immigration. Pour le politologue Jean-Yves Camus « aborder les thèmes de l’extrême droite les légitime dans l’espace médiatique », une analyse partagée par le sociologue suédois Jan Christer Mattson, selon qui « il y a une normalisation des idées traditionnelles de l’extrême droite, et pas seulement en Suède. Les organisations que nous avions l’habitude d’appeler "extrémistes" étaient les Démocrates de Suède, tout comme le Front national... Nous avons désormais cessé de les appeler ainsi. Non pas parce qu’ils ont changé d’idéologie, mais parce qu’ils se sont fondus dans le débat public[30]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sv) « Live: Statsministeromröstning och öppnandet av riksdagen », sur DN.SE, dn.se, (consulté le ).
  2. « Stefan Löfven vald till ny statsminister » (consulté le )
  3. (sv) « SD: Minskad invandring i budgeten är ett ultimatum », sur DN.SE, dn.se, (consulté le ).
  4. (sv) SVT Nyheter, « Förslaget: Fri hyressättning från juli nästa sommar », sur SVT Nyheter, (consulté le ).
  5. (da) SVT Nyheter, « Misstroendehot mot Löfven », sur SVT Nyheter, (consulté le ).
  6. (sv) SVT Nyheter, « Stefan Löfven blir statsminister igen », sur SVT Nyheter, (consulté le ).
  7. (sv) « Live: Statsminister Stefan Löfven avgår i höst », sur DN.SE, dn.se, (consulté le ).
  8. Anne-Françoise Hivert, « Magdalena Andersson, probable future première ministre suédoise », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Suède : Magdalena Andersson élue première ministre », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « Magdalena Andersson, première femme à devenir première ministre de Suède », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Suède : la nouvelle Première ministre contrainte de démissionner le jour même de son élection », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Agence France-Presse, « En Suède, Magdalena Andersson réélue première ministre cinq jours après sa démission », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. Axel Gyldén, « Magdalena Andersson élue en Suède, la fin d'une anomalie en Scandinavie », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  14. (en) Becky Waterton, « KEY POINTS: Everything you need to know about Sweden’s new government », The Local,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Virginie Robert, « La lutte contre la criminalité, priorité du nouveau gouvernement suédois », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. a b c et d « IPU PARLINE database: SUEDE (Riksdagen), Texte intégral », sur archive.ipu.org (consulté le ).
  17. a b c d e f et g « Elections in Sweden The way it's done! », sur krasinskiy.ru (consulté le ).
  18. (en) Josep M. Colomer, Comparative European Politics, Routledge, , 320 p. (ISBN 978-1-134-07354-2, lire en ligne).
  19. « L'invasion de l'Ukraine incite la Finlande et la Suède à se rapprocher de l'Otan », sur Les Echos, (consulté le ).
  20. « Pour la première fois, une majorité de Suédois pour l'adhésion à l'Otan, selon un sondage », sur LEFIGARO, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  21. « Sweden’s Moderates make joining Nato their number one election pledge »
  22. (sv) « JUST NU: Internt uppror i Liberalerna », sur Marcus Oscarsson (consulté le )
  23. « En Suède, l’insécurité au cœur de la campagne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  24. Christian Rioux, La fin de la «naïveté» suédoise, ledevoir.com, 8 septembre 2022
  25. « En Suède, les Verts marginalisés à l’approche des élections », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  26. https://resultat.val.se/protokoll/protokoll_Val_20220911_00_RD.pdf
  27. « Preliminärt valresultat », sur resultat.val.se (consulté le ).
  28. « En Suède, les acteurs privés du secteur public soulagés », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  29. « Législatives en Suède: face à la victoire des droites, la Première ministre démissionne », sur lopinion.fr, (consulté le ).
  30. Emma Bougerol, « De la Suède à l'Italie, la résistible ascension de l'extrême droite européenne », sur Bastamag,