Bolesław Prus

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Bolesław Prus

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Bolesław Prus, 1887

Nom de naissance Aleksander Glowacki
Activités Journaliste
Naissance
Hrubieszów
Décès
Varsovie
Mouvement positivisme, réalisme

Bolesław Prus (Hrubieszów, - Varsovie, ) est un écrivain et journaliste polonais.

D'abord représentant du positivisme polonais (voir : Eliza Orzeszkowa, Henryk Sienkiewicz), il devint plus tard réaliste. Les plus grandes œuvres de Prus — La poupée (Lalka) et Pharaon (Faraon) — eurent un grand succès et Prus fut candidat au Prix Nobel de littérature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prus, par Józef Holewiński, 1890

Boleslaw Prus, de son vrai nom Aleksander Glowacki, est né en 1847 dans la région de Hrubieszow, où son père travaillait comme fonctionnaire.

Il perd sa mère à l'âge de trois ans et son père six ans plus tard. Il est d'abord confié à sa grand-mère de Lublin où il fréquente l'école élémentaire, puis, à l'âge de treize ans, s'installe chez son frère aîné Leon à Siedlce, où celui-ci travaille comme professeur particulier. Leon exerce une forte influence sur le jeune Boleslaw.

Il rentre au collège (gimnazjum) de Kielce à l'âge de quinze ans, mais, un an plus tard, éclate l'insurrection de 1863. Suivant l'exemple de son frère, il s'enfuit et rejoint les bataillons insurrectionnels. Il est blessé lors de combats et interné dans la forteresse de Lublin avec d'autres insurgés condamnés à mort. Il est libéré après quelques mois et rentre au lycée de Lublin. Son frère Leon sombre dans la folie après l'échec de l'insurrection.

Il s'installe à Varsovie une fois ses études secondaires terminées et commence des études de physique et de mathématiques à la Szkola Glowna (université de Varsovie). Il nourrit de très hautes ambitions dans ces disciplines, mais la misère le contraint d'interrompre ses études pour rechercher un travail et s'assurer un minimum de revenus. Il passe par différents métiers pendant cinq ans (serrurier, professeur particulier, ouvrier, photographe) avant d'écrire de courts récits humoristiques dans les revues satiriques « Mucha » (La Mouche) et « Kolce » (Les Epines).

Il signe ses récits du pseudonyme Boleslaw Prus, car il espère bien signer un jour de son vrai nom des travaux en tant que scientifique. Sa situation financière se stabilise en 1875 et il peut se marier la même année avec sa lointaine cousine Oktawia Trembinska.

Il commence à travailler avec deux journaux très populaires, « Niwa » et « Kurier Warszawski ». Ses deux chroniques, « Kartki z podrozy » et « Kroniki tygodniowe », dans lesquelles il fait part de ses différentes observations de ses voyages à travers la Pologne, rencontrent beaucoup de succès auprès des lecteurs. Les informations qu'il récolte au cours de ses voyages seront plus tard utilisées dans ses romans. En 1878 la maladie le force à abandonner son travail de journaliste. Un an plus tard ses premières œuvres, des nouvelles et des récits, dont une retient particulièrement l'attention: Przygoda Stasia. Les années qui suivent abondent en nouvelles, récits et critiques littéraires, où Prus se fait un observateur lucide de la vie des laissés-pour-compte. On peut retenir les nouvelles Kamizelka, Michalko, Katarynka, Antek, Powracajaca fala, ainsi que la célèbre critique de Ogniem i Mieczem (Par le feu et par l'épée) de Henryk Sienkiewicz.

En 1882, on lui confie la rédaction du journal « Nowiny », qui périclite peu de temps après. Dès lors, il se consacre principalement à son travail d'écrivain et rédige plusieurs œuvres qui deviendront des classiques de la littérature polonaise: Anielka, Placowka, Lalka, Emancypantki, Faraon. En 1895 il se rend pour la première fois à l'étranger et visite la Suisse, l'Allemagne et la France. Il écrit encore le roman Dzieci sur les évènements de la révolution russe de 1905, et laisse un roman inachevé: Przemiany.

Boleslaw Prus est mort le à Varsovie. Son enterrement rassemble ses admirateurs par foules entières. Il est enterré au cimetière Powazkowski et l'on grave sur sa tombe le titre que lui avait décerné le peuple : « Serce serc », le Cœur des cœurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

              (*traduction du titre au plus près en français)
  • Pałac i rudera (1875) * "Le palais et la masure"
  • Przygoda Stasia (1879) * "Les aventures de Stanislaw"
  • Powracająca fala (1880) * "Le reflux"
  • Michałko (1880)
  • Antek (1880)
  • Nawrócony (1880) * "Le converti"
  • Katarynka (1880) * "L'orgue de barbarie"
  • Kamizelka (1882) * "Le gilet"
  • On (1882) * "Lui"
  • Milknące głosy (1883) * "Les voix silencieuses"
  • Grzechy dzieciństwa (1883) * "Péchés d'enfance"
  • Na wakacjach (1884) * "En vacances"
  • Omyłka (1884) * "L'erreur"
  • Pleśń Świata (1884) * "Le chant du monde"
  • Żywy telegraf (1884) * "Le télégraphe vivant"
  • Cienie (1885) "Les ombres"
  • Z legend dawnego Egiptu (1888) * "Des légendes de l'Egypte ancienne"
  • Sen (1890) "Le sommeil"
  • Dusze w niewoli (1877) "Les âmes captives"
  • Anielka (1885) * "Angélique"
  • Placówka (1886) * "L'avant-poste"
  • Lalka (1890) "La poupée"
  • Emancypantki (1894) * "Les émancipées"
  • Faraon (1897) (adapté au cinéma sous le nom Faraon, Le Pharaon)
  • Dzieci (1909) * "Les enfants"

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Boleslaw Prus, L'Avant-poste. Traduction de Marie Rakowska. Paris, Éditions Gallimard, 1930. Collection polonaise, (304 p.).
  • Boleslaw Prus, La Poupée [Lalka]. Tomes 1-3. Traduit par Wenceslas Godlewski, Simone Deligne, Michel Marcq. Paris, Del Duca, 1962-1964. Coll. UNESCO.
  • Bolesław Prus, Le Pharaon. Traduction de Jean Nittman. Paris, Éditions de L'Atalante, 1990, (480 p.), réédition (1998).

Liens Externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

"Biografia Boleslawa Prusa", Placowka aux éditions GREG

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]